L’indifférence

IndifférenceDepuis que je me suis lancé à temps plein dans la croissance de mon entreprise, VotreConseiller.net, je délaisse quelque peu la politique. En fait, plutôt que d’avoir le nez dedans chaque jour comme je l’ai fait entre 2005 et 2013, je me consacre seulement à la préparation de ma chronique hebdomadaire à Radiopirate.com. Cela implique pour moi de lire tout ce qu’il se passe en une semaine sur la planète politique québécoise en une heure ou deux. Honnêtement, c’est déprimant. Ce qui me pousse à continuer c’est que le temps d’antenne que Jeff m’offre est un magnifique défouloir que j’ai appris à utiliser et qui favorise mon équilibre mental!

De plus, ce qui aide à mon recul, c’est le fait que je n’écoute plus les nouvelles depuis maintenant 4 ans. Depuis 2014, je suis également « décâblé ». On le maintenait principalement pour écouter le Canadien. Donc, encore une fois, un autre passe-temps (maladie mentale) qui a été délaissé.

J’ai maintenant 31 ans. Je me rends compte aujourd’hui que mon parcours politique fût enrichissant. Je me suis épanoui là-dedans et surtout, j’ai appris une multitude de choses qui m’aident aujourd’hui dans le développement de mon entreprise : marketing, réseautage, analyse, scepticisme naturel… Une chose est sûre par contre, la belle utopie avec laquelle je percevais l’avenir politique est complètement disparue. En effet, j’ai déjà écrit et poussé une proposition à l’ADQ qui proposait que notre futur gouvernement fasse tous les efforts pour être libéré de l’endettement d’ici 2015! Misère… Belle naïveté. En fait, la mi-vingtaine, c’est l’âge de l’utopie, c’est ce que je réalise aujourd’hui.

La maturité que j’ai acquise au gré de déceptions politiques me permet aujourd’hui d’avoir un regard plus juste sur ce que je perçois de notre société. Mes buts politiques ont évolué vers des buts entrepreneuriaux. La beauté de la chose, c’est que dans mon entreprise, si j’ai une vision et que je veux du changement, je n’ai qu’à le faire sans me « casser le bicycle ».

Au début, j’ai eu des craintes. La gauche déteste le 1%. Elle veut toujours plus les taxer. Ce sera bientôt 53% d’impôt pour ces derniers grâce au travail des libéraux et du gouvernement du Québec. Malgré tout, on en veut encore plus. De mon côté, sans cachettes, je le dis ouvertement, mon rêve, mon but est de faire partie du 1%. Pas pour me payer de beaux jouets, un beau manoir ou une belle blonde aux faux seins. Simplement pour en faire partie. Pour atteindre un but. Pour mériter les fruits de mon travail. Car honnêtement, une chose que j’ai apprise pour y arriver, c’est qu’il faut gérer ses dépenses d’une main de maître. D’ailleurs, j’aimerais bien revenir en arrière pour corriger une erreur ou deux que j’ai faite par le passé!

Et mes craintes dans tout ça? J’avais toujours la crainte de faire tout ça pour rien. J’avais peur que le gouvernement rentre dans ma business et démolisse tout sur son passage dans 15 ans. J’avais peur de la vendre et d’être imposé à 80%! On ne sait jamais, la tendance ne joue certainement pas en notre faveur quand on regarde les graphiques. Il faut dire que la lecture du livre « Atlas Shrugged » ne m’a certainement pas aidé à atténuer ces craintes.

Si je peux qualifier ma mi-vingtaine comme l’âge de l’utopie, je peux également qualifier ma fin de vingtaine comme l’âge de la peur. Aujourd’hui par contre, tout a changé dans ma tête. Il faut dire que j’ai réussi à franchir la deuxième phase de mon développement d’entreprise, ça aide. Je n’ai plus aucune crainte. Aujourd’hui, je suis indifférent. I don’t fucking care!

J’ai rencontré plusieurs entrepreneurs dans ma vie et j’ai toujours remarqué que même s’ils avaient leurs récriminations envers le gouvernement, ils avançaient, fonçaient, sans se soucier du gouvernement même si ce dernier est littéralement un PITA (Pain in the ass)!

J’en suis rendu là aujourd’hui. Je vais m’adapter, quoiqu’il arrive. Entre-temps, je vais avoir du plaisir, je vais bien m’occuper de ma famille, je vais bien développer mon entreprise, je vais aider des jeunes à se décoller dans le métier, je vais offrir un environnement de travail intéressant pour mon (bientôt mes j’espère) employé et je vais pousser, travailler et foncer, car c’est stimulant, plaisant. Bref, je vais m’occuper de ce que je contrôle, le reste, je passerai mon défoulement à Radipirate.com!

On aura bien en masse le temps de parler de caca dans le fleuve, de négociations salariales, de tableaux de la Reine remplacés grâce aux libéraux, de rénovations du 24 Sussex, de changements climatiques, de gauche bien-pensante et de nombrilisme excessif.

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Détroit, pensions et décote

Par Ian Sénéchal,

Voici ma semaine politique en audio avec Jeff Fillion, Carl Monette et Éric Duhaime.

En Bonus, Joanne Marcotte

Et finalement, pour suivre Jeff Fillion sur Radiopirate.com de manière gratuite, un bon moyen est de vous abonner à sa page SoundCloud. (https://soundcloud.com/jeff-fillion).

 

Taxer le travail ou la consommation, telle est la question

VaselinePar Ian Sénéchal,

Liens avec ce texte :

Le PLQ est en grosse réflexion. Doit-on revoir notre système fiscal? Certainement. Toutefois, ne vous faites pas trop d’illusions, on ne vous promet pas de baisses d’impôt. On ne fait que réfléchir à comment on devrait vous taxer. Bref, on se demande quel est le meilleur lubrifiant pour… vous savez quoi.

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AVEU D’IMPUISSANCE

Daniel Paquet

(Contact via Twitter, Courriel),

Illustration : © YGRECK

Illustration : © YGRECK

«La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent.» — Albert Einstein

Le Bloc a rejeté le budget et a plongé le pays en élections parce qu’il n’arrivait pas à imposer ses volontés au parlement.
Aveu d’impuissance!

Depuis des lunes qu’il dit vouloir imposer des règles différentes au régime d’assurance emploi. Sans succès
Aveu d’impuissance!
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Les bouées

Ian Sénéchal

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Un des sports les plus violents que l’on connaisse, la boxe, m’a toujours attiré. On voit deux personnes dans un ring s’étudier, s’attaquer, se défendre et riposter aux attaques de l’autre pendant 15 longs rounds qui semblent interminables. Une des caractéristiques des grands champions est qu’ils savent reconnaître le moment où leur adversaire est dans les câbles et qu’il faut doubler la cadence. Il faut avoir l’oeil, car si vous ouvrez la machine trop tôt, votre adversaire vous le fera payer cher lorsque vous aurez fini de vous épuiser à tenter de le mettre au tapis. Je pense que j’aime ce sport pour les nombreux parallèles que l’on peut faire avec la politique. Lire la suite

Les femmes et la politique

Par Ian Sénéchal,

Une lectrice me faisait remarquer aujourd’hui qu’elle aimerait bien retrouver une ou des femmes sur notre blogue. Comme je l’ai dit dans l’article précédent, ça ressemble un peu à un « boys-club » ici. Cela m’a amené à me demander pourquoi je n’ai pas encore invité de femmes à bloguer avec nous.

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