Mon analyse du débat hier

téléchargementVoici mon commentaire face au débat d’hier.

Le grand perdant? Justin Trudeau. La canisse vide a été mal remplie par son War Room. Ils sont dans le champ avec leurs trois modestes déficits. Rien ne justifie de replonger le Canada en déficit maintenant qu’on est sorti. Keynes ne le recommanderait même pas. Même le très à gauche NPD a compris le tout. Et pourtant, hier, les libéraux ont répété des dizaines de fois leur justification bidon pour plus de déficits. En plus, deux de ces « liners » répétés ad nauseam se contredisaient complètement. D’une part, il accuse Harper d’avoir le pire bilan économique de l’histoire du pays. De l’autre, il répète sans arrêt que c’est maintenant le temps d’investir (lire emprunter), car les taux d’intérêt sont bas et que la dette par rapport au PIB est plus basse que jamais prouvant ainsi… le bon bilan économique d’Harper.

Autre grand perdant? L’auditoire. Ce débat était affreux. Mal arbitré, mais surtout, cacophonique. Comment 11 républicains peuvent tenir un débat où on entend tout le monde alors que 3 personnes virent le tout en foire. Pathétique. Mulcair parlait trop vite, Trudeau et Harper répétaient constamment les mêmes lignes. Le prochain débat devrait être de 30 minutes. Ils vont peut-être arrêter de répéter s’ils n’ont rien à dire. On n’est pas des caves les boys.

Ma surprise : Mulcair. Il commence à se dégourdir et à un peu de répartie. C’était le seul qui mettait un peu d’action et un peu de plaisir. Sa joke sur Trudeau et les huffs and puffs. J’ai adoré. Ça reste un parti de communistes.

Autre surprise : Les libéraux sont rendus les champions de la gauche et le NPD les champions du centre! Belle confusion électorale. Attention aux masques qui vont tomber amis canadiens.

Et Harper? Bof, il a fait sa job. Il est la seule alternative pour les gens qui ne veulent pas voir AUCUN impôt ou taxe monter. Il reste le même homme. Il a joué la trappe, comme toujours. Mes oreilles de conservateurs saignent quand je l’entends parler de son crédit d’impôt à la rénovation. Il demeure le choix logique. Sauf que pour la première fois, je vais voter conservateur par dépit plus que par enthousiasme. Ça doit être ce qu’on appelle l’usure.

Ce qui me fait capoter par contre, c’est la chose suivante. Sommes-nous seulement environ 30% des Canadiens qui ne souhaitent pas voir les taxes et impôts augmenter? Sérieusement? Vraiment? Vous êtes fous les amis, vous êtes fous.

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Immaturité collective

Ian Sénéchal

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Citoyens et industrie, négociez!

Avant de débuter ce texte, je trouve important que vous lisiez cette excellente pièce de Martin Masse – le lien est brisé pour l’instant :( – et bien entendu, notre cher analyste Reynald Du Berger sur le sujet. Également, je veux que vous sachiez, pour fin de transparence, que je possède des actions dans l’industrie de l’exploration gazière au Québec.

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La vraie indépendance

Éric Duhaime

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Bazzo.tv

Pour écouter le débat :

Éric Duhaime, conclusion du débat sur la montée de la droite québécoise, Bazzo-TV, Télé-Québec, 16 septembre 2010

Merci à Daniel Paquet pour avoir sorti le verbatim de la fin du débat diffusé hier à Bazzo.tv portant sur la droite québécoise.

Ça fait 40, 50 ans que le mouvement indépendantiste au Québec est en croissance. Il a été au pouvoir pendant plus de 20 ans, et ce qu’on remarque, c’est que le Québec n’a jamais été aussi dépendant du Canada anglais. Et ces gens-là réclament toujours plus, plus, plus d’Ottawa.

Donc, la vraie indépendance pour le Québec, ça commence en se gérant nous-mêmes, en étant autonomes financièrement, en arrêtant de dépendre du 8,5 milliards que nous envoie annuellement l’Alberta, en arrêtant de dépendre des programmes sociaux fédéraux, en arrêtant de dépendre de l’argent d’Ottawa, du gouvernement fédéral.

Le jour où on ne sera plus des «quêteux» à Ottawa et dans le reste du Canada et vis-à-vis l’Alberta, alors je pense qu’on aura acquis la vraie indépendance, celle qui compte le plus: on sera financièrement autonome, et là on pourra prendre les décisions politiques qui s’imposent!»