Le pétard mouillé de Stéphanie Grammond!

téléchargementPar Ian Sénéchal,

Stéphanie Grammond publiait récemment le texte : « La bombe à retardement du CELI« . Elle s’oppose notamment à la hausse projetée des droits de cotisations que les conservateurs veulent mettre en place, comme elle s’opposait au fractionnement du revenu. Bref, quand un gouvernement diminue les impôts, on trouve toujours un journaliste quelque part pour s’opposer, car après tout, c’est ce que le peuple veut! Mouaaiiis… Son prétexte : « le CELI serait coûteux et régressif. » Bref, ça ne favorise que les riches et le gouvernement perd de l’argent.


Le principal avantage du CELI, c’est qu’il permet d’accumuler de l’argent à l’abri de l’impôt… comme le REER et le REEE. Pour bien des gens, il faut taxer les revenus de placement. Je ne fais pas partie de ce camp. Avec des obligations 10 ans du gouvernement canadien qui rapportent 1.40% à un investisseur, je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’espace de taxation disponible. D’ailleurs, si une personne épargne, faut-il vraiment la pénaliser? Elle a déjà payé l’impôt sur son revenu qui lui a permis d’acheter ses actifs. Car oui, l’impôt est un pénalité. Une pénalité au succès, à la discipline et à la rigueur dans ce cas-ci.

De plus, contrairement à ce que pense Mme Grammond, je suis d’avis que le CELI permet aux gouvernements d’augmenter leurs recettes fiscales depuis quelques années. Bon nombre de canadiens font le choix d’investir dans le CELI plutôt que dans le REER pour leur planification de retraite. Ils choisissent donc de payer leurs impôts immédiatement plutôt que de prendre leurs déductions fiscales.

En effet, si on place de l’argent dans le REER, on place de l’argent avant impôt et on paie l’impôt à la retraite. Pour le CELI, on paie l’impôt immédiatement, mais on n’en paie pas à la retraite. Heureusement, au Canada, on ne taxe seulement qu’une fois le même revenu!

Si votre taux d’impôt marginal est le même à la retraite et dans votre vie active, vous préférerez sûrement le CELI, vous vous protégez ainsi d’une hausse future des tables d’impôt et vous pourriez protéger certaines rentes gouvernementales comme le supplément de revenu garanti. En effet, si vous cotisez 1000$ au CELI, cela équivaut à un placement de 1388$ dans le REER. Votre REER générera 388$ de retour d’impôt à un taux de 28%, ce qui vous fera, au net, une ponction de 1000$ dans votre budget.

Slogan2Si vous utilisez le même produit d’investissement pour les deux régimes qui vous rapporteront 5% pendant 15 ans, le REER vaudra 2885$ et le CELI vaudra 2078$. Par contre, quand vous sortirez votre REER à 28% d’impôt, ce dernier ne vaudra plus que… 2078$ dans vos poches. Le REER et le CELI vous donnent le même montant net d’impôt, car votre « économie d’impôt » dans votre vie active de 28% équivaut à l’impôt payé à la retraite. La différence pour le gouvernement c’est qu’il touche son impôt immédiatement si vous choisissez le CELI et dans 15 ans si vous choisissez le REER.

En fait, c’est comme si le gouvernement vous confiait la gestion de son impôt pour les 15 prochaines années quand vous le placez dans votre REER. Ses revenus dépendront de votre taux de rendement. Quand vous le placez dans le CELI, pas d’incertitudes, il passe à la caisse immédiatement.

On suggère souvent aux gens qui gagnent moins de 45 000$ et qui n’ont pas d’enfant de favoriser le CELI au dépend du REER, ce qui amène des recettes supplémentaires à l’état à court terme. Le CELI aide également ces gens à protéger leur supplément de revenu garanti. Oui, vous avez bien compris, le CELI peut aider les gens défavorisés à épargner plus facilement que le REER. Ah, mais des pauvres ça n’épargnent pas! Faux, vous seriez surpris de voir comment certaines personnes qui l’ont eu difficile peuvent réussir à épargner des montants intéressants pour protéger leur famille.

Pour les gens plus aisés, si l’économie d’impôt est de 38%, mais le taux à la sortie est inférieur, le REER sera plus avantageux. Le taux à la sortie peut être moindre si vos revenus de retraite sont moindres ou si vous changez de province d’imposition à la retraite, scénario de moins en moins exclus par les gens surtaxés. Toutefois, ils utiliseront leur CELI pour le fonds d’urgence, chose qu’ils ne pouvaient pas faire avant l’arrivée de ce dernier. Il est vrai toutefois qu’ils n’ont pas besoin de 36 500$ de droits de cotisations pour y arriver.

En fait, le gouvernement perd réellement de l’argent si on prend en considération les gens qui avaient maximisés leur REER et leur REEE et qui disposent aujourd’hui d’un nouvel outil fiscal. Mais comme je disais, est-ce si important de taxer les revenus de placement? Je ne crois pas. D’ailleurs, une bonne partie des gens qui n’ont pas beaucoup d’espace REER sont les gens riches et les fonctionnaires, avec leur gros fonds de pension qui prend toute la place. Vous voulez qu’ils utilisent moins leur CELI… coupez leur fonds de pension, ils cotiseront au REER!

Où est l’argent? Dans les poches des riches et des banques!

taxmanPar Ian Sénéchal,

Je vous place ici une phrase populaire chez les revendicateurs quand on leur demande où prendre l’argent pour financer leurs nombreuses demandes : « C’est simple, il faut taxer les riches, les institutions financières et bloquer les paradis fiscaux ». Autrement dit, on ne le sait pas, mais on s’en fout.

C’est difficile pour eux de se rendre compte, qu’en réalité, les institutions financières sont les contribuables, indirectement. En effet, ces dernières refilent la facture aux consommateurs quand on augmente leurs taxes. Prenez en exemple ce message que j’ai reçu ce matin d’un assureur canadien.

<<NOUVELLES MESURES FISCALES ANNONCÉES À L’OCCASION DU POINT SUR LA SITUATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE DU QUÉBEC

Voici les modifications annoncées ayant un impact sur les assureurs :
  • La taxe sur le capital qui augmente de 2 % à 3 % de la prime payable;
  • La taxe compensatoire des institutions financières qui passe de 0,30 % à 0,48 % de la prime payable.
Quels seront les impacts pour vos clients actuels?
Comme l’effet de ces hausses est significatif, à compter du 31 mars 2015, des ajustements de primes seront effectués sur toutes les polices dont le libellé le permet.>>
De toute évidence, les méchantes institutions financières n’entendent pas perdre de l’argent suite à un changement de règles soudain d’un gouvernement endetté. Ce gouvernement pourra certainement se pavaner sur la place publique en disant qu’il n’a pas augmenté vos taxes et impôts, mais ce sera de la malhonnêteté intellectuelle. Toutefois, comme d’habitude, vous ne leur en tiendrez pas rigueur, après tout, la nouvelle ponction sera marginale, comme les cinquante précédentes!
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De plus, admettons que ces institutions ne réussissent pas à vous refiler entièrement la facture, elles devront alors voir leur marge de profit diminuer. À moins, évidemment, qu’elles coupent dans leur principale source de dépenses… la masse salariale. Que ce soit en augmentation de salaire ridiculement basse ou encore en diminution des heures de travail ou en mises à pieds, si la masse salariale est touchée, les impôts sur le revenu de ces employés seront touchés également. Si en plus ces employés consomment moins, car les revenus ont été moindres, évidemment, cela réduira les revenus d’autres commerces canadiens!
Finalement, supposons que les institutions ne sont pas capables de vous refiler la facture et qu’elles sont incapables de couper leur masse salariale. Évidemment, leur marge de profits sera touchée. Qui sont les propriétaires de ces institutions financières selon vous? Les actionnaires! Qui sont les actionnaires? Vous, évidemment. Ce genre de mesures peut se traduire dans le cours des actions et diminuer la valeur potentielle de vos portefeuilles de placement.
Ah, vous vous en foutez, car vous n’êtes pas investisseur. Vous avez un fonds de pension du secteur public et vous n’aurez que votre RRQ comme autres revenus à la retraite. Ah, eh ben, êtes-vous sûrs que la Caisse de Dépôt et Placement du Québec ne possède pas d’actions de banques et d’assureurs canadiens? Eh oui, même si vous ignorez tout du fonctionnement de la bourse, vous êtes un investisseur malgré vous et vous serez touchés par la hausse de taxes!
Bref, que vous soyez consommateurs, employés ou actionnaires, c’est vous qui allez payer, pas les institutions financières! Car les institutions financières… c’est vous!

Étape 6, on taxe ou on ne taxe pas

essence-conseilsPar Ian Sénéchal,

Vous le savez, au Québec, les taxes sur l’essence et l’alcool sont très élevées. Mais tout le monde n’est pas égal devant la loi.

En effet, il existe une multitude de déductions possibles pour différentes clientèles. On s’entend que derrière ces déductions, il se cache quelques formulaires et quelques fonctionnaires pour analyser les-dits formulaires. Faisons abstraction de cet aspect.

(Voir le plan complet)

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3.2 milliards : Étape 5

téléchargementPar Ian Sénéchal,

Aujourd’hui, on ajoute 54 millions de dollars aux économies réalisées dans le cadre de mon programme de réduction des dépenses (programme complet). Comme j’en ai « placoté » à NRJ aujourd’hui avec Jeff Fillion, j’essaie de me rendre au chiffre sans toucher les services importants aux citoyens, ni même les salaires, ni même les avantages sociaux des employés.

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