Et si on faisait preuve d’imagination, avec nos jeunes?

Daniel Paquet

On a tous été témoins de débrayages dans des établissements secondaires, les professeurs ayant encouragé les étudiants en voulant leur offrir une leçon de démocratie.
L’intention est louable, j’en conviens.

Ça m’a rappelé une expérience marquante que j’ai vécue au sortir du primaire.

Quand j’étais au secondaire, pour nous donner une idée de ce qu’était la vraie vie, on avait organisé un procès. Un élève avait contesté une décision du prof de Méthodologie du travail intellectuel, et ce dernier avait dit, OK, faites-moi un procès. On a avait un accusé, on a nommé un juge, des avocats, des jurés, etc…

Et on a délibéré selon les règles de l’art, avec le directeur comme maître de jeu.
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Une belle journée

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Courriel),

Une belle journée: le vidéo ridicule de nos « écrivains » m’a mis de très bonne humeur! J’ai les neurones gazéifiés, l’esprit effervescent, le cœur en fête!

Je me marre trop de les voir, faussement graves, profonds, parler d’une hausse de $325 par an comme on raconte son passage à Auschwitz ou le massacre de sa famille sous Pol Pot. Vous êtes pitoyables. Charest a quand même pas fermé les universités pour vous envoyer en camp de réforme!

Les décisions les ’tis-amis, ça se prend de façon rationnelle, cartésienne. Surtout quand on gère un État. Pour une fois que Charest semble se servir de sa tête, on devrait sabrer le champagne même s’il s’agit sans doute d’une anomalie comportementale dans son cas.

Depuis 40 ans, on gère le Québec comme une aile psychiatrique de « borderlines », en semi-collégialité, par supposé consensus qui ne sont en fait que des consensus de paille d’acteurs sociaux prévisibles. La dette, l’absence de pérennité pour NOS enfants, ça c’est concret et c’est plus qu’une débilité de hausse de $325 pour des gens qui vont gagner $600000 de plus au cours de leur vie.

Le Québec, disent les gauchistes, a franchit des étapes cruciales de son développement et de son mûrissement. Il me fait plutôt penser au type prêt à se marier et à avoir des enfants mais qui a besoin de ses chums comme à ses 14 ans, incapable d’abnégation et de jugement.

La maturité, la vraie, c’est de faire la différence entre un enjeu de société comme la dette, le chômage des jeunes, la compétitivité de notre main d’oeuvre, le vieillissement de la population et des faits divers de gestion courante comme $1625 de plus par an pour les 3 ans des études.

D’ailleurs, si les syndicats sont si solidaires, au lieu de lancer des miettes à leur futurs remplaçants (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/04/03/003-finances-etudiants-bourses.shtml) pourquoi ne proposent-ils pas de mettre fin aux odieux avantages des fonds syndicaux qui minent les finances du Québec par pure faiblesse du gouvernement (un manque à gagner de 400 millions sans avantages mesurables!!!!) ou ne proposent-ils pas d’abolir la déduction des cotisations syndicales qui ne sont en fait qu’une protection comme un plan d’assurance collectives qui lui est pourtant un bénéfice imposable au Québec??? Pourquoi les profs d’université et de CEGEP, pas trop mal payés pour la tâche et le plan de retraite, ne feraient-ils pas leur part, comme les recteurs, doyens etc…? Parce que nous sommes au Québec et qu’ici, au pays des merveilles, notre univers est ainsi structuré que la causalité ne tient plus. On peut foutre de l’argent que nous n’avons pas, dans quelque truc qui soit, et c’est sans conséquence! D’ailleurs, nos ministres des finances font de la « fiscalité quantique » depuis 13 ans; le même fric se retrouve dans les colonnes des revenus et des dépenses! On balance des budgets qui ne balancent pas ici! L’argent semble être à plusieurs endroits à la fois, intangible…

La gauche veut, autant que faire se peut, que le fric sorte des poches de ceux qui ne font pas partie du « boys club ». Les syndicats veulent des taxes, mais des taxes qui vont leur rapporter quelque chose. Les citoyens en général, les enfants, les malades, les pauvres ce ne sont que de la chair à canon dans le microcosme socialiste Québécois. Quand on s’apprête à toucher un syndiqué, on sort un pauvre ou un enfant pour s’en servir comme bouclier. Ça fait 40 ans que ça dure. On pourrait se demander comment il se fait que les Québécois ne se réveillent pas… N’oublions pas que nous avons mis 200 ans pour sortir les curés de nos chambres à coucher.

Nous allons battre les Grecs au ridicule avant de mettre les syndicats au pas je vous le dis. Si vous comptez sur Legault, regardez ses commentaires des dernières semaines; il ne résisterait pas 3 jours face à la CSN et la FTQ. Il parle tel un péquiste bien campé dans son rôle de relais des vues syndicales à l’Assemblée Nationale. C’est normal, c’est un péquiste.

Si Marois prend le pouvoir, elle pourra sans doute le rallier en lui promettant de mettre à la retraite 5 fonctionnaires de la commission de la toponymie… Et il se pointera au téléjournal, triomphant, en prêchant le compromis honorable. Fiction? On verra…

JE SUIS LE JEUNE, ET DEMAIN JE SERAI…

Daniel Paquet

Je suis le jeune qui manifeste quotidiennement en «enfantdechiennisant» ta vie.

Photo : Fabien Demarteau - Patrouilleurs Médias Québec

Photo : Fabien Demarteau - Patrouilleurs Médias Québec

Je suis le jeune qui manifeste quotidiennement en cautionnant la marche des casseurs masqués.
Je suis le jeune qui manifeste quotidiennement en refusant de dénoncer l’occupation et le vandalisme.

Et tu sais quoi?
Il y a plus.
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Finançons des ingrats

Ian Sénéchal

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Ma dernière chronique à CHOI abordait le sujet des rentes de retraites. En général, quand on aborde ce thème, on se fait critiquer par les plus vieux. Ils ne veulent rien savoir qu’on leur dise qu’il faudrait diminuer leur rente garantie par le régime public s’ils prennent leur retraite trop tôt (avant 67 ans selon moi). Ces frictions sont le produit de ce qu’on appelle l’iniquité intergénérationnelle. Ce genre de réactions est normal, après tout, « ils ont payé toute leur vie » comme dirait mon père! N’en reste pas moins que le gouvernement doit agir rapidement avec ce régime public, car il devra soit augmenter très rapidement les cotisations, soit le reformer en profondeur ou encore l’abandonner dans quelques années s’il ne fait rien immédiatement.

Mais les iniquités de ce type, ça ne va pas seulement dans un sens. Les plus jeunes bénéficient aussi des politiques mur-à-mur de la société québécoise, notamment grâce aux frais de scolarité ridiculement bas au Québec. On ne pait que 2415 $ par an alors que c’est 6307 $ en Ontario. C’est au Québec que les frais sont les plus bas au Canada. On y pait en moyenne 5138 $.[i]

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La réforme de l’enseignement des sciences

Reynald Du Berger

(Contact via Courriel),

Dans le cadre d’une journée pédagogique organisée à leur intention par leur commission scolaire, j’enseignais les sciences de la Terre vendredi dernier à des enseignants en sciences au secondaire. Sur 18 enseignants, il y avait 14 femmes, ratio qui m’a étonné. Se pourrait-il que les garçons soient moins attirés que les filles par cette profession d’enseignant en sciences au secondaire? C’était pourtant l’inverse autrefois. Lire la suite