Bonne fête nationale? Non, bon congé!

PC_140309_4e9gg_peladeau-souverainiste_sn635Comme ça, on a eu une faible foule sur les Plaines le 23 juin 2015. Normal. Vous avez voulu en faire une fête de péquistes, ben fêtez entre vous autres. Entre-temps, nous, on buvait une bonne bière japonaise en riant de vous.

J’ai appris à arrêter de me faire « /$?$% dans la vie par vous. Je suis fier de moi, je suis fier de ma famille et j’ai des amis que je respecte et j’adore. Si vous voulez que je sois fier d’être québécois, vous devrez apprendre à me laisser aimer « Mon Québec » de la façon dont je le perçois et je l’aime.


Un Québec résilient, rempli d’entrepreneurs et de familles aux bonnes valeurs qui avancent malgré vous. On est tanné des quêteux qui nous représentent. Heureusement, on trouve des gens qui nous ressemblent quand on apprend à vous ignorer.

Vos pleurnicheries, vos demandes et vos accusations envers Ottawa nous font honte comme peuple. Vous demandez de protéger notre langue, de protéger nos sièges sociaux, de nous protéger face à Uber, de nous protéger face aux immigrants…

Nous, ce qu’on demande réellement, c’est d’être protégés contre vos idioties et vos lamentations.

Les québécois ont une génétique pour être fiers, droits, résilients, innovateurs et combatifs. On n’a pas le choix, on est constamment en train de se battre face à un gouvernement géré par de purs imbéciles qui attaquent le privé simplement pour se faire du capital politique. Notre élite politique ne vise qu’à se maintenir en place en profitant de l’ignorance de la masse qu’ils ont infantilisée avec leurs programmes sociaux à n’en plus finir.

Ils nous donnent des pt’its nananes de temps en temps pour nous divertir ou plutôt faire diversion (Expos, Nordiques, FEQ…) Ils briment nos libertés les unes après les autres, petit à petit, de manière quasi-imperceptible. Et vous, vous  nous demandez d’être fier de notre nation?

À votre avis, est-ce que ça me tente? Vous voulez votre pays pour quoi au juste? Vous pensez que c’est un jouet qui nous amènera vers une plus grande liberté ou une plus grande autonomie?

Vous avez déjà un tas d’outils entre les mains pour accomplir votre autonomie, mais vous faites constamment le choix de remettre votre liberté entre les mains du gouvernement central.

Voilà pourquoi on ne peut vous faire confiance pour avoir « Notre Pays ». Tout ce que vous recherchez, c’est plus de pouvoirs afin de mieux contrôler notre peuple de brebis.

Sur cette note, bon congé tout le monde, vous l’avez mérité si vous avez travaillé fort cette année. Et pour les péquistes, j’espère que vous êtes fiers de vous. Vous l’avez « votre fête nationale ». Amusez-vous avec maintenant, ce n’est plus la mienne. Je vous la donne.

La fameuse mère monoparentale!

téléchargement (1)Par Ian Sénéchal,

Chaque fois qu’un gouvernement tente de baisser les impôts des gens, on voit une multitude de groupes de pression sortir pour dire que les familles monoparentales dirigées principalement par des femmes ne bénéficieront pas de la mesure, donc, qu’elle est régressive. Impossible au Canada de faire quoi que ce soit si la femme monoparentale n’en profite pas plus que les gens de la classe moyenne supérieure. On n’a qu’à lire cette déclaration de Niki Ashton du NPD pour s’en convaincre. La déclaration a été faite dans le cadre de la présentation du projet de fractionnement du revenu des conservateurs, vous savez, le seul gouvernement qui a baissé vos impôts récemment.

Curieusement, le gouvernement conservateur est celui qui essuie le plus le plus de critiques de la part des québécois, alors que leurs gouvernements municipaux et le gouvernement provincial les endettent et augmentent leurs ponctions fiscales sans arrêt. En fait, est-ce vraiment les québécois qui les critiquent où ne serait-ce plutôt que notre élite journalistique, vous savez, celle qui n’est pas très forte en maths?

Premièrement, mettons les choses au clair. Si un gouvernement veut baisser les impôts, peu importe la façon dont il va s’y prendre, ça va bénéficier plus aux riches et à la classe moyenne supérieure. Savez-vous pourquoi? Parce que ce sont eux qui paient la majorité des impôts!

Deuxièmement, nous arrive-t-il à l’occasion de remettre en questions notre système fiscal. La réponse est non. Donc, on analyse l’effet d’un changement au système fiscal en comparant la situation avant et la situation après et on détermine ensuite qui a profité le plus du changement. Si une mesure vise à corriger une injustice du système, on considérera la nouvelle mesure comme étant injuste, car elle ne bénéficie qu’à un petit groupe! Quelle logique! Quelle logique, je suis impressionné.

Je vous place ci-bas un graphique qui va vous intéresser et ensuite, nous allons faire une mise en situation. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Laff

Ce graphique représente la courbe de Lafferière pour une famille monoparentale de 3 enfants classique. On se trouve à mesurer le taux d’imposition réel sur tous revenus additionnels d’une personne selon sa situation et son revenu. Bref, pour chaque dollar supplémentaires de revenus, combien la personne paie en impôt et combien elle perd en avantages gouvernementaux. En effet, la plupart des programmes sociaux sont de moins en moins généreux plus on avance dans l’échelle salariale. Ça semble logique, mais quand on empile les programmes les uns par dessus les autres, on peut complètement détruire le système d’incitatifs à la base du capitalisme.

Slogan2MISE EN SITUATION

Christine travaille 40 heures par semaine à 16.34$ de l’heure et ce, 52 semaines par année. Christine est une vraie de vraie mère monoparentale, elle à trois enfants. Elle gagne donc 34 000$ par année.

Son employeur adore Christine, elle est vaillante et elle la voit occuper un rôle clé dans son entreprise dans quelques années. Elle décide donc de lui donner une augmentation de salaire cette année de 1.45$, ou 8.8%. C’est beaucoup plus que l’inflation. Christine gagne donc maintenant 37 000$.

Toutefois, Christine avait droit à une multitude d’aides gouvernementales. En fait, après avoir reçu ses chèques, payé ses impôts et payé ses frais de garde, Christine avait 46 375$ dans ses poches. Maintenant, elle a… 46 835$. Eh oui, 460$ de plus par année seulement.

Une hausse salariale brute de 8.8% se traduit finalement pour Christine en une hausse salariale nette de 0.9%.

L’employeur de Christine voulait la récompenser. Toutefois, l’année suivante, Christine arrive dans son bureau et lui demande une hausse salariale du même genre. Son employeur lui répond qu’elle ne peut pas l’augmenter de 8.8% chaque année. Christine lui dit qu’elle comprend, mais malgré sa belle augmentation de l’an passé, elle ne se sent pas plus riche. En fait, la réalité, c’est que même si elle a reçu 3000$ de plus, seulement 460$ s’est rendu dans ses poches. C’est ce qu’on appelle un taux marginal d’imposition de 85%.

Bref, le système est dur envers Christine. Le système la démotive. Elle a beau travailler plus fort, en bout de ligne, ça ne lui rapporte pas grand chose. On entend souvent des histoires de femmes qui occupent trois emplois pour subvenir aux besoins de leur famille. Ces femmes auraient peut-être avantage à s’asseoir et sortir la calculette. Elle pourrait découvrir que leur troisième emploi ne rapporte que quelques dollars nets pour chaque heure travaillée… et ça, c’est triste.

Le système capitaliste fonctionne par incitatif. Un investisseur investit en espérant avoir de bons retours sur investissement. Un employé travaille fort en espérant avoir une promotion. Un employeur augmente le salaire d’un employé pour le récompenser. Malheureusement, quand le gouvernement intervient trop, il vient détruire l’équilibre du système d’incitatifs. Ça nuit à la productivité, aux investissements et aux relations employés-employeurs. Mais, ça on s’en fout, ça prend toujours plus de programmes sociaux pour les mères monoparentales, c’est payant politiquement!

Le pétard mouillé de Stéphanie Grammond!

téléchargementPar Ian Sénéchal,

Stéphanie Grammond publiait récemment le texte : « La bombe à retardement du CELI« . Elle s’oppose notamment à la hausse projetée des droits de cotisations que les conservateurs veulent mettre en place, comme elle s’opposait au fractionnement du revenu. Bref, quand un gouvernement diminue les impôts, on trouve toujours un journaliste quelque part pour s’opposer, car après tout, c’est ce que le peuple veut! Mouaaiiis… Son prétexte : « le CELI serait coûteux et régressif. » Bref, ça ne favorise que les riches et le gouvernement perd de l’argent.


Le principal avantage du CELI, c’est qu’il permet d’accumuler de l’argent à l’abri de l’impôt… comme le REER et le REEE. Pour bien des gens, il faut taxer les revenus de placement. Je ne fais pas partie de ce camp. Avec des obligations 10 ans du gouvernement canadien qui rapportent 1.40% à un investisseur, je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’espace de taxation disponible. D’ailleurs, si une personne épargne, faut-il vraiment la pénaliser? Elle a déjà payé l’impôt sur son revenu qui lui a permis d’acheter ses actifs. Car oui, l’impôt est un pénalité. Une pénalité au succès, à la discipline et à la rigueur dans ce cas-ci.

De plus, contrairement à ce que pense Mme Grammond, je suis d’avis que le CELI permet aux gouvernements d’augmenter leurs recettes fiscales depuis quelques années. Bon nombre de canadiens font le choix d’investir dans le CELI plutôt que dans le REER pour leur planification de retraite. Ils choisissent donc de payer leurs impôts immédiatement plutôt que de prendre leurs déductions fiscales.

En effet, si on place de l’argent dans le REER, on place de l’argent avant impôt et on paie l’impôt à la retraite. Pour le CELI, on paie l’impôt immédiatement, mais on n’en paie pas à la retraite. Heureusement, au Canada, on ne taxe seulement qu’une fois le même revenu!

Si votre taux d’impôt marginal est le même à la retraite et dans votre vie active, vous préférerez sûrement le CELI, vous vous protégez ainsi d’une hausse future des tables d’impôt et vous pourriez protéger certaines rentes gouvernementales comme le supplément de revenu garanti. En effet, si vous cotisez 1000$ au CELI, cela équivaut à un placement de 1388$ dans le REER. Votre REER générera 388$ de retour d’impôt à un taux de 28%, ce qui vous fera, au net, une ponction de 1000$ dans votre budget.

Slogan2Si vous utilisez le même produit d’investissement pour les deux régimes qui vous rapporteront 5% pendant 15 ans, le REER vaudra 2885$ et le CELI vaudra 2078$. Par contre, quand vous sortirez votre REER à 28% d’impôt, ce dernier ne vaudra plus que… 2078$ dans vos poches. Le REER et le CELI vous donnent le même montant net d’impôt, car votre « économie d’impôt » dans votre vie active de 28% équivaut à l’impôt payé à la retraite. La différence pour le gouvernement c’est qu’il touche son impôt immédiatement si vous choisissez le CELI et dans 15 ans si vous choisissez le REER.

En fait, c’est comme si le gouvernement vous confiait la gestion de son impôt pour les 15 prochaines années quand vous le placez dans votre REER. Ses revenus dépendront de votre taux de rendement. Quand vous le placez dans le CELI, pas d’incertitudes, il passe à la caisse immédiatement.

On suggère souvent aux gens qui gagnent moins de 45 000$ et qui n’ont pas d’enfant de favoriser le CELI au dépend du REER, ce qui amène des recettes supplémentaires à l’état à court terme. Le CELI aide également ces gens à protéger leur supplément de revenu garanti. Oui, vous avez bien compris, le CELI peut aider les gens défavorisés à épargner plus facilement que le REER. Ah, mais des pauvres ça n’épargnent pas! Faux, vous seriez surpris de voir comment certaines personnes qui l’ont eu difficile peuvent réussir à épargner des montants intéressants pour protéger leur famille.

Pour les gens plus aisés, si l’économie d’impôt est de 38%, mais le taux à la sortie est inférieur, le REER sera plus avantageux. Le taux à la sortie peut être moindre si vos revenus de retraite sont moindres ou si vous changez de province d’imposition à la retraite, scénario de moins en moins exclus par les gens surtaxés. Toutefois, ils utiliseront leur CELI pour le fonds d’urgence, chose qu’ils ne pouvaient pas faire avant l’arrivée de ce dernier. Il est vrai toutefois qu’ils n’ont pas besoin de 36 500$ de droits de cotisations pour y arriver.

En fait, le gouvernement perd réellement de l’argent si on prend en considération les gens qui avaient maximisés leur REER et leur REEE et qui disposent aujourd’hui d’un nouvel outil fiscal. Mais comme je disais, est-ce si important de taxer les revenus de placement? Je ne crois pas. D’ailleurs, une bonne partie des gens qui n’ont pas beaucoup d’espace REER sont les gens riches et les fonctionnaires, avec leur gros fonds de pension qui prend toute la place. Vous voulez qu’ils utilisent moins leur CELI… coupez leur fonds de pension, ils cotiseront au REER!

Où est l’argent? Dans les poches des riches et des banques!

taxmanPar Ian Sénéchal,

Je vous place ici une phrase populaire chez les revendicateurs quand on leur demande où prendre l’argent pour financer leurs nombreuses demandes : « C’est simple, il faut taxer les riches, les institutions financières et bloquer les paradis fiscaux ». Autrement dit, on ne le sait pas, mais on s’en fout.

C’est difficile pour eux de se rendre compte, qu’en réalité, les institutions financières sont les contribuables, indirectement. En effet, ces dernières refilent la facture aux consommateurs quand on augmente leurs taxes. Prenez en exemple ce message que j’ai reçu ce matin d’un assureur canadien.

<<NOUVELLES MESURES FISCALES ANNONCÉES À L’OCCASION DU POINT SUR LA SITUATION ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE DU QUÉBEC

Voici les modifications annoncées ayant un impact sur les assureurs :
  • La taxe sur le capital qui augmente de 2 % à 3 % de la prime payable;
  • La taxe compensatoire des institutions financières qui passe de 0,30 % à 0,48 % de la prime payable.
Quels seront les impacts pour vos clients actuels?
Comme l’effet de ces hausses est significatif, à compter du 31 mars 2015, des ajustements de primes seront effectués sur toutes les polices dont le libellé le permet.>>
De toute évidence, les méchantes institutions financières n’entendent pas perdre de l’argent suite à un changement de règles soudain d’un gouvernement endetté. Ce gouvernement pourra certainement se pavaner sur la place publique en disant qu’il n’a pas augmenté vos taxes et impôts, mais ce sera de la malhonnêteté intellectuelle. Toutefois, comme d’habitude, vous ne leur en tiendrez pas rigueur, après tout, la nouvelle ponction sera marginale, comme les cinquante précédentes!
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De plus, admettons que ces institutions ne réussissent pas à vous refiler entièrement la facture, elles devront alors voir leur marge de profit diminuer. À moins, évidemment, qu’elles coupent dans leur principale source de dépenses… la masse salariale. Que ce soit en augmentation de salaire ridiculement basse ou encore en diminution des heures de travail ou en mises à pieds, si la masse salariale est touchée, les impôts sur le revenu de ces employés seront touchés également. Si en plus ces employés consomment moins, car les revenus ont été moindres, évidemment, cela réduira les revenus d’autres commerces canadiens!
Finalement, supposons que les institutions ne sont pas capables de vous refiler la facture et qu’elles sont incapables de couper leur masse salariale. Évidemment, leur marge de profits sera touchée. Qui sont les propriétaires de ces institutions financières selon vous? Les actionnaires! Qui sont les actionnaires? Vous, évidemment. Ce genre de mesures peut se traduire dans le cours des actions et diminuer la valeur potentielle de vos portefeuilles de placement.
Ah, vous vous en foutez, car vous n’êtes pas investisseur. Vous avez un fonds de pension du secteur public et vous n’aurez que votre RRQ comme autres revenus à la retraite. Ah, eh ben, êtes-vous sûrs que la Caisse de Dépôt et Placement du Québec ne possède pas d’actions de banques et d’assureurs canadiens? Eh oui, même si vous ignorez tout du fonctionnement de la bourse, vous êtes un investisseur malgré vous et vous serez touchés par la hausse de taxes!
Bref, que vous soyez consommateurs, employés ou actionnaires, c’est vous qui allez payer, pas les institutions financières! Car les institutions financières… c’est vous!

Étape 6, on taxe ou on ne taxe pas

essence-conseilsPar Ian Sénéchal,

Vous le savez, au Québec, les taxes sur l’essence et l’alcool sont très élevées. Mais tout le monde n’est pas égal devant la loi.

En effet, il existe une multitude de déductions possibles pour différentes clientèles. On s’entend que derrière ces déductions, il se cache quelques formulaires et quelques fonctionnaires pour analyser les-dits formulaires. Faisons abstraction de cet aspect.

(Voir le plan complet)

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