Comment baisser les taxes municipales

Par Ian Sénéchal,

Une réflexion sur “Comment baisser les taxes municipales

  1. Effectivement, les hausses de taxes prises comme un acquis (un dû) doivent cesser. Les salaires n’augmentent pas au même rythme que l’inflation. Les hausses devraient se moduler sur un portion des hausses salariales plutôt que sur la hausse du coût de la vie.

    Rationaliser et revoir les services, ce n’est pas uniquement couper des postes. Une véritable révision des services peut faire ressortir que ce qui se fait depuis 40 ans, n’est plus justifié, ni un droit acquis. Par exemple, le business de la multiplication des spectacles gratuits appartient-il au municipal et aux gouvernements? Certes cela peut peut-être aider au tourisme (hôtellerie, restauration), mais inversement, la hausse incessante des taxes peut «empoisonner» l’économie d’une ville et pousser les résidents à l’extérieur des noyaux urbains (exode vers le «beigne»).

    PRIVATISATION

    Et la privatisation n’est pas magique. Certaines villes se rendent compte que des services moins coûteux les premières années (ou premiers renouvellement de contrats) n’ont cessé d’augmenter lors des renouvellements de contrats, jusqu’à devenir plus coûteux que les mêmes opérations en régie.

    Pour le déneigement, la formule mixte permet de valider les coûts du privé et de conserver l’expertise des travaux de déneigement.

    Une des raisons expliquant au moins en partie que le privé n’est pas toujours une aubaine, est que si les salaires et conditions au privé, sont théoriquement à l’avantage du client, le municipal, par contre les économies sur les avantages des travailleurs syndiqués, sont en partie ou totalement récupérées en profits; raison d’être du privé. Alors qu’une municipalité peut opérer aux coûts réels, car elle ne vise pas à faire des profits, le privé vise les meilleurs profits possibles. Donc, l’économie sur les salaires et avantages sociaux peut être partiellement ou totalement annulée ou même moins avantageuse après quelques renouvellements de contrats.

    Une autre raison peut être que les contrats spécialisés limitent le nombre d’entreprises candidates (ex. 2 entreprises spécialisés vont probablement facturer plus cher, selon les lois du marché).

    Il y a aussi, évidemment, les ententes non écrites entre entrepreneurs de services privés qui peuvent se partager le territoire en soumissionnant volontairement trop haut pour être écartés d’un contrat ou territoire, comme l’ont démontré par exemple, des enquêtes journalistiques (Radio-Canada), ou de la Commission Charbonneau, et même la simple comparaison des coûts avec ceux dans une province voisine ou un État voisin (près de la frontière commune avec le Québec).

    Ce n’est pas simple. Il faudrait un Eliott Ness des contrats avec les villes. D’autre part, le développement de la fraude vient en partie du fait que les entrepreneurs qui soumissionnent trop bas (sous-évaluent les coûts). Ceci contribue à l’instauration d’ententes secrètes pour éviter les pertes, lesquelles ne sont que des mécanismes de défenses des entreprises qui autrement perdent de l’argent ou font très peu de profits pour être le plus bas soumissionnaire. L’approche du contrat au plus bas soumissionnaire contribue à la perte de la qualité (sortir le plus vite possible en coupant sur certains aspects de la qualité).

    Les contrats attribués le plus près possible des coûts réels sont une avenue à considérer sérieusement (ex. prendre le plus près de la médiane ou de la moyenne, au lieu du coût le plus bas).

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