3.2 milliards : Étape 3

biberon-2232615Par Ian Sénéchal,

Poursuivons notre vague de coupures pouvant être qualifiée de « massacre à la tronçonneuse »… not.

Aujourd’hui, on sauve 285 millions de dollars sans couper dans les services aux citoyens, again.

  1. Étape 1 : 134 millions
  2. Étape 2 :     4 millions

C’est un sujet que j’aime bien, car je m’amuse beaucoup avec mes clients… à leur dépens! Ce sont Les crédits d’impôt aux fonds de travailleurs qui sont visés. Évidemment, le plus populaire est le Fonds de Solidarité FTQ (FSTQ) mis en vedette à la Commission Charbonneau à plus d’une reprises. Comme plusieurs le savent, c’est une prison pour les épargnants. Impossible (ou presque, car il y a de rares exceptions) de sortir. L’argent doit demeurer au FSTQ jusqu’à la retraite de l’épargnant. J’en ai parlé en 2011,  2012, 2013 et en 2014… Bon, c’est officiel, moi aussi je radote.

Voici ce qui est intéressant. Depuis longtemps, le gouvernement du Québec essaie de stimuler l’économie en aidant les entreprises. Évidemment, il y a toutes sortes de subventions et programmes qui se donnent. On essaie également de favoriser la capitalisation des entreprises. On pense qu’en incitant les gens à acheter des actions d’entreprises québécoises on va les aider. Faisons quelque chose. Arrêtons  de trop les imposer, de trop les réglementer, de trop les culpabiliser et trop les aider. On verra ce qui arrivera quand elles seront plus libres, plus rentables après impôts et moins dépendantes.

Vous comprendrez qu’une grande partie de l’aide fiscale pour favoriser la capitalisation des entreprises provient des crédits au FSTQ, à Fondaction de la CSN et au Capital Régional Coopératif Desjardins. Le reste, c’est la déduction relative au régime d’investissement coopératif, la déduction pour l’acquisition d’actions dans le cadre du régime d’épargne-actions II et les déductions pour l’acquisition d’actions accréditives. 

Tout ça, pour 2013, ça vaut 285 millions de dollars. Eh ben… CHOWWWW, la hache doit passer là-dedans.

Laisser de l’oxygène aux entreprises à la place. Diminuer la paperasse, baisser leurs impôts, leurs obligations, leurs réglementations. Laissez-les se battre entre elles, c’est comme ça qu’elles deviendront fortes.

Les actionnaires seront toujours prêts à acheter des actions d’entreprises intéressantes venant du Québec. C’est juste qu’au lieu de regarder leur crédit d’impôt, ils vont regarder le potentiel de la compagnie. C’est beaucoup plus logique. 

Finalement, tant qu’à y être, allons-y d’un « wet dream ». Permettez aux gens de sortir 10% de leur fonds du FSTQ par année. De toute façon, si vraiment ils pensent que des syndicalistes sont les mieux placés pour gérer leur retraite, ils vont laisser leur argent à l’intérieur du fonds, right?