Et si on faisait preuve d’imagination, avec nos jeunes?

Daniel Paquet

On a tous été témoins de débrayages dans des établissements secondaires, les professeurs ayant encouragé les étudiants en voulant leur offrir une leçon de démocratie.
L’intention est louable, j’en conviens.

Ça m’a rappelé une expérience marquante que j’ai vécue au sortir du primaire.

Quand j’étais au secondaire, pour nous donner une idée de ce qu’était la vraie vie, on avait organisé un procès. Un élève avait contesté une décision du prof de Méthodologie du travail intellectuel, et ce dernier avait dit, OK, faites-moi un procès. On a avait un accusé, on a nommé un juge, des avocats, des jurés, etc…

Et on a délibéré selon les règles de l’art, avec le directeur comme maître de jeu.

Les autres classes et même des médias sont venus assister à l’audience.
Une extraordinaire leçon de vie pour des ti-culs de 14-15 ans.

Mais sapristi, on n’a pas envoyé le professeur en prison pour vrai!

Là où je veux en venir, c’est que les enseignants auraient pu organiser des débats et un vote symbolique, sans pour autant recommander aux ados de débrayer réellement!

C’est des enfants, maudit.
On peux-tu jouer à faire semblant, à cet âge?

T’sé, des fois, faut savoir faire preuve d’imagination, avec les jeunes!

 

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3 réflexions sur “Et si on faisait preuve d’imagination, avec nos jeunes?

  1. Parfaitement d’accord avec votre texte. Tant qu’à y être, pourquoi ne pas y aller à fond de train et suggérer aux classes du primaire et de la maternelle de faire la grève elles aussi ! À mon avis un peu de retenue et de neutralité de la part des professeurs serait souhaitable dans ce débat. Ce sont les étudiants et le gouvernement du Québec, soit le ministère de l’Éducation, qui doivent débattre et s’entendre sur cette question de la hausse des frais de scolarité.

  2. Je suis d’accord avec votre approche.

    Mais… les professeurs-syndicalistes, donc pas tout les professeurs mais ceux qui sont plus près de leur syndicats que leurs élèves, n’ont aucune appartenance à l’enseignement des jeunes, au bien-être collectif qui comporte des idéologies différentes, Non! Les professeurs-syndicalistes n’ont que leur idéologie syndicalistes et puisque les syndicats, bien qu’ils aient outre-passé leur mandat de veillez à la convention collective des leurs membres, ont décidé de s’ingérer dans ce conflit. Alors cela fait un bon prétexte pour s’offrir une journée de « congé » en endoctrinant les étudiants, bien que certains peuvent déjà avoir des affinités avec la gauche ou la droite.

    Mais la société a également ses torts. Nous avons laissé les syndicats faire ce qu’ils voulaient quand ils le voulaient. Nous, pendant ce temps, payons la facture de se désagrément sans rien dire. Comme nous le faisons présentement avec la CLASSE et leur pseudo manifestation démocratique. la presse complaisante, les artistes, les syndicats les encourage et nous le « bon » peuple… nous payons la facture…

  3. Les profs ont profité de l’occasion pour manipuler les étudiant et faire la propagande de leurs idéologies personelles, que ce soit la séparation, en attaquant indirectement Charest, ou le socialisme/marxisme en appuyant la révolution anti-capitaliste de la CLASSE

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