Une belle journée

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Courriel),

Une belle journée: le vidéo ridicule de nos « écrivains » m’a mis de très bonne humeur! J’ai les neurones gazéifiés, l’esprit effervescent, le cœur en fête!

Je me marre trop de les voir, faussement graves, profonds, parler d’une hausse de $325 par an comme on raconte son passage à Auschwitz ou le massacre de sa famille sous Pol Pot. Vous êtes pitoyables. Charest a quand même pas fermé les universités pour vous envoyer en camp de réforme!

Les décisions les ’tis-amis, ça se prend de façon rationnelle, cartésienne. Surtout quand on gère un État. Pour une fois que Charest semble se servir de sa tête, on devrait sabrer le champagne même s’il s’agit sans doute d’une anomalie comportementale dans son cas.

Depuis 40 ans, on gère le Québec comme une aile psychiatrique de « borderlines », en semi-collégialité, par supposé consensus qui ne sont en fait que des consensus de paille d’acteurs sociaux prévisibles. La dette, l’absence de pérennité pour NOS enfants, ça c’est concret et c’est plus qu’une débilité de hausse de $325 pour des gens qui vont gagner $600000 de plus au cours de leur vie.

Le Québec, disent les gauchistes, a franchit des étapes cruciales de son développement et de son mûrissement. Il me fait plutôt penser au type prêt à se marier et à avoir des enfants mais qui a besoin de ses chums comme à ses 14 ans, incapable d’abnégation et de jugement.

La maturité, la vraie, c’est de faire la différence entre un enjeu de société comme la dette, le chômage des jeunes, la compétitivité de notre main d’oeuvre, le vieillissement de la population et des faits divers de gestion courante comme $1625 de plus par an pour les 3 ans des études.

D’ailleurs, si les syndicats sont si solidaires, au lieu de lancer des miettes à leur futurs remplaçants (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/04/03/003-finances-etudiants-bourses.shtml) pourquoi ne proposent-ils pas de mettre fin aux odieux avantages des fonds syndicaux qui minent les finances du Québec par pure faiblesse du gouvernement (un manque à gagner de 400 millions sans avantages mesurables!!!!) ou ne proposent-ils pas d’abolir la déduction des cotisations syndicales qui ne sont en fait qu’une protection comme un plan d’assurance collectives qui lui est pourtant un bénéfice imposable au Québec??? Pourquoi les profs d’université et de CEGEP, pas trop mal payés pour la tâche et le plan de retraite, ne feraient-ils pas leur part, comme les recteurs, doyens etc…? Parce que nous sommes au Québec et qu’ici, au pays des merveilles, notre univers est ainsi structuré que la causalité ne tient plus. On peut foutre de l’argent que nous n’avons pas, dans quelque truc qui soit, et c’est sans conséquence! D’ailleurs, nos ministres des finances font de la « fiscalité quantique » depuis 13 ans; le même fric se retrouve dans les colonnes des revenus et des dépenses! On balance des budgets qui ne balancent pas ici! L’argent semble être à plusieurs endroits à la fois, intangible…

La gauche veut, autant que faire se peut, que le fric sorte des poches de ceux qui ne font pas partie du « boys club ». Les syndicats veulent des taxes, mais des taxes qui vont leur rapporter quelque chose. Les citoyens en général, les enfants, les malades, les pauvres ce ne sont que de la chair à canon dans le microcosme socialiste Québécois. Quand on s’apprête à toucher un syndiqué, on sort un pauvre ou un enfant pour s’en servir comme bouclier. Ça fait 40 ans que ça dure. On pourrait se demander comment il se fait que les Québécois ne se réveillent pas… N’oublions pas que nous avons mis 200 ans pour sortir les curés de nos chambres à coucher.

Nous allons battre les Grecs au ridicule avant de mettre les syndicats au pas je vous le dis. Si vous comptez sur Legault, regardez ses commentaires des dernières semaines; il ne résisterait pas 3 jours face à la CSN et la FTQ. Il parle tel un péquiste bien campé dans son rôle de relais des vues syndicales à l’Assemblée Nationale. C’est normal, c’est un péquiste.

Si Marois prend le pouvoir, elle pourra sans doute le rallier en lui promettant de mettre à la retraite 5 fonctionnaires de la commission de la toponymie… Et il se pointera au téléjournal, triomphant, en prêchant le compromis honorable. Fiction? On verra…

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4 réflexions sur “Une belle journée

  1. Merci à vous Monsieur Lessard d’avoir décrit si bien ce que je pense. Je suis certaine qu’une grande majorité de gens sont du même avis, sauf qu’ils ont peur de mal paraître en le disant tout haut. Bravo pour votre article. J’adore !

  2. « La gauche veut, autant que faire se peut, que le fric sorte des poches de ceux qui ne font pas partie du “boys club”. Les syndicats veulent des taxes, mais des taxes qui vont leur rapporter quelque chose. Les citoyens en général, les enfants, les malades, les pauvres ce ne sont que de la chair à canon dans le microcosme socialiste Québécois. Quand on s’apprête à toucher un syndiqué, on sort un pauvre ou un enfant pour s’en servir comme bouclier. Ça fait 40 ans que ça dure. On pourrait se demander comment il se fait que les Québécois ne se réveillent pas… N’oublions pas que nous avons mis 200 ans pour sortir les curés de nos chambres à coucher. »

    Ce paragraphe est une des choses les plus lucides et clairvoyantes qu’il m’ait été donné de lire sur le Québec depuis longtemps.

  3. Bien écrit !

    « N’oublions pas que nous avons mis 200 ans pour sortir les curés de nos chambres à coucher. »

    Si vous incluez dans « les curés » les Frères comme le Frère Untel et les Soeurs, comme Soeur Angèle, depuis qu’ils ont été sortis de nos écoles et de nos hôpitaux, les coûts en éducation et en santé, sans calculer coûts par tête et en dollars constants, ont augmenté considérablement. Notre endettement y trouve son origine depuis « qui s’instruit s’enrichit ! »

    C’est pas le pire. Depuis 40 ans, époque visible de leur sortie, nous sommes en dénatalité, une situation que l’on peut considérer problématique en volonté de croissance économique. Comment remplacerons-nous nos forces de travail et de régénération et comment rembourserons-nous notre dette publique ?

    Je ne suis pas contre la sortie des curés qui a été effectuée en éducation et en santé mais socialement, ça nous a donné les syndicats je dirais comme effet secondaire, collatéral.

  4. Merci. Si vous permettez que j’en remettre,

    « Les décisions les ’tis-amis, ça se prend de façon rationnelle, cartésienne. Surtout quand on gère un État. Pour une fois que Charest semble se servir de sa tête, on devrait sabrer le champagne même s’il s’agit sans doute d’une anomalie comportementale dans son cas. »

    À entendre nos médias dominants, donc leur cour et messagers, comment pourrions nous être convaincu d’un fait, que Jean Charest a plus d’expérience que Maurice Duplessis en politique, il cumule le fédéral et le provincial et il ne s’intéresse pas au baseball comme divertissement, je dirais.

    Vous n’êtes pas sans savoir que Pauline Marois mise sur le fait que l’expérience compte autant que tout en Paulitique.

    Le fait que Jean Charest se serve de sa tête est une promesse d’avenir. Croyez-vous encore aux promesses de politiciens ?

    Nous serions en « passage obligé » de changement de cycle selon certains, ne me demandez pas de noms, ça crève les blogues.

    C’est là que je suis rendu.

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