La négation

Stéphane Lessard

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Nous vivons, au Québec, une période jamais vue dans son histoire. Le modèle Québécois, ou l’amas de règlements et de privilèges inéquitables que l’on nomme ainsi, se voit confirmé au rang de cas lourd à réformer. L’économie du Québec, sa fiscalité, son identité sont à repenser en entier. Les citoyens et les entrepreneurs croulent sous les taxes et les règlements. Les Montréalais, plus que tous, font les frais d’une absence de leadership et la province se voit gérée par les fluctuations du vide politique qui nous baigne. La seule question qui s’impose est donc celle-ci: Comment en sommes-nous arrivés là?

La réponse est assez simple: nous sommes passifs. Ces problèmes ne sont pas que propres au Québec; nombre de sociétés les ont vécus. Ce qui est propre au Québec, c’est cette ignorance du système, cette incompréhension que l’État c’est nous. Cette passivité nous a menés à la dépendance béate envers l’État, sans questionnement ni critique ni appréciation des limitations inhérentes à une telle prise en charge. Au mieux il s’agit d’un problème. Au pire, c’est une pathologie, un atavisme. Espérons que non, bien que cela rappelle notre attitude séculaire face à la mainmise de l’Église.

Pourtant, il faudrait peu pour réformer l’État et en assurer une place proportionnée: abolition de la sécurité d’emploi, règles claires d’imputabilité des fonctionnaires en charge, mises à pied progressives de 20% des fonctionnaires, baisses d’impôt et tarification en conséquence. Par une bonne sélection de gens de talent, sans doute qu’au final le recours au privé serait minime… Mais encore faut-il la patience de changer une culture de trois décennies de « va comme je te pousse ». Je rappelle que les mesures citées ci-haut furent mises en place dans les années 90 par la… Suède.

Reste le problème de notre passivité. Je suis de ceux qui croient qu’une bonne douche froide de réalité ramènera les esprits vers le réel. Je l’ai déjà dit: faisons en sorte que soit nous et non les autres qui décident des mesures à prendre. Ce n’est cependant pas en écoutant et en se confortant au doux chant de  Jean-François Lisée et des autres qui maquillent la faillite des idées sociales-démocrates « sauce Québécoise » que nous allons prendre le virage de la prise en main des problèmes qui nous affligent.

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8 réflexions sur “La négation

  1. Bon billet! La mentalité Québecoise n’a pas changé depuis trente ans. On ergote encore les mêmes affaires, la séparation, l’éducation et la santé. On parle, parle mais on agit pas. Nous sommes dans le coma! Les familles ne devaient jamais discuter de politiques ou de l’économie sinon la chicane prenait…alors, la plupart demeurent encore peu éduqués dans ces domaines. Ce n’est pas Radio-Can qui allait les éduquer eux qui passent leur temps à faire la promotion pour les partis séparatistes avec plein d’interviews avec ces personnes qui suppriment la vérité.

    Je me suis impliquée depuis deux mois pour discuter avec les séparatistes sur Facebook…tous pensent que nous sommes riches et que nous faisons vivre le Canada, ils n’ont aucune idée qu’est ce qu’est la péréquation, la plupart me disent que ce sont nos taxes qui nous reviennent…c »est décourageant. Alors….je me demande comment faire pour expliquer à ces masses qu’est ce qu’est la gauche, la droite, ils n’ontpas la moindre idée pour commencer. Ils n’ont aucune idée que nous sommes dans le trou, aucune. Incroyable l’ignorance, incroyable. Epeurant qu’il y ai des partis qui veulent entrainer ces gens vers la séparation et la faillite. Inquiétant.

    Je trouve cela merveilleux les conférence RLQ, mais nous prêchons entre nous qui sommes déja convertie, comment rejoindre ceux qui ont besoin d’info. Ah, j’oubliais….c’est Eric au Journal…..pourrait on en cloner une autre centaine. d’Eric.

  2. Heureusement que nous avons les conférences, cela nous empêche de tomber dans la dépression, sachant que nous ne sommes pas seules, étant avec les notres et échangeant des idées. Il y a toujours des orateurs superbes.

    • Je fais de mon mieux pour assurer un bon rayonnement médiatique de notre prochain évènement!

      On est déjà dans l’Écho de Laval de cette semaine et le Courrier devrait suivre de près. D’autres médias devraient suivre également.

      On se verra le 17!

  3. L’ignorance des québécois de la politique, ouff, que c’est vrai. Je travail dans un milieu universitaire et j’ai dû m’obstiner vs 7 ou 8 personnes qui mélangeaient totalement la gauche de la droite. Je n’en revenais pas de voir que tant de personnes très bien scolariser mêlaient le tout. J’ose même pas m’imaginer l’impact de désinformation de ces gens sur leurs entourage sachant que plusieurs boiront leurs paroles sans se questionner de part le statut accordé à leur diplôme.

  4. Nous sommes dans cette situation parce que nous sommes dirigés par les groupes de pression. Ces groupes pullulent et divisent notre société. Ils sont crus. Notre société est ignorante en politique et est manipulée par les médias qui sont biaisés et donne une information incomplète. Un seul coté de la médaille est montré.

  5. Les québécois malheureusement sont pour la majorité des analphabètes politique, se fiant plus a leurs intuitions plutôt qu’a leurs analyses de la situation politique et des défi a relevé dans le futur et cela se reflète dans les résultats lors des élections

  6. « …faisons en sorte que soit nous et non les autres qui décident des mesures à prendre… » SL

    Ajoutez un « ce » entre que et soit, s’il y a lieu.

    Ajoutez mon vote à celui de votre lecteur CH.

    SP

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