On nous vole encore bordel!

Ian Sénéchal

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Après 8 ans de règne que l’on peut facilement qualifier de médiocre, Jean Charest est désespérément à la recherche d’un héritage qu’il pourra laisser à la population pour, peut-être, voir son nom inscrit dans les livres d’histoire de nos enfants. Après avoir longtemps misé sur les « performances » environnementales du Québec, il a choisi de se rabattre sur le « développement » économique de la province avec le Plan Nord. De plus, il a le culot de surnommer son plan, le « chantier d’une génération » en parlant de l’avenir de nos jeunes Québécois!

Sans utiliser les données cuisinées par le ministre Bachand et son créatif ministère des Finances et en éliminant tout le fla-fla enrobant le Plan Nord, on peut résumer la situation simplement. Le gouvernement dépense massivement de l’argent, en empruntant sur la carte de crédit des jeunes, pour construire les infrastructures nécessaires au secteur privé pour développer les ressources naturelles non renouvelables de manière rentable. Le terme « non renouvelable » ici est très important, car une fois exploitée, on n’a pas de deuxième chance, c’est irréversible, la ressource est disparue.

Pourquoi diantre le secteur privé n’investit pas lui-même pour ces infrastructures? Probablement que sans l’aide gouvernementale, les projets miniers ne seraient pas suffisamment rentables. Bref, ils font des analyses coûts-bénéfices intelligentes. Or, la situation sera-t-elle toujours la même?

Les ressources facilement exploitables se font, tranquillement, de plus en plus rares dans le monde. C’est ce qui explique la montée des prix des matières premières en général. C’est ainsi qu’il est devenu rentable d’exploiter des sables bitumineux en Alberta alors que le tout aurait été impensable il y 50 ans alors que le pétrole liquide coulait à flot et que les réserves semblaient inépuisables.

C’est pour cette raison qu’il faut être patient. L’exploitation des ressources dans le Nord du Québec est probablement plus coûteuse que ce qui peut se faire au Mexique par exemple. Il faut attendre que les ressources facilement exploitables s’épuisent ailleurs dans le monde avant d’exploiter les nôtres trop rapidement, sinon, on risque de ne pas en avoir pour notre argent. En fait, ce sont les jeunes, encore une fois, qui se font dérober. Ce sont eux qui pourront exploiter ces ressources sans subventions et aides gouvernementales dans 10, 20 ou 30 ans.

Déjà qu’on nous laissera une énorme dette, un système de santé sous pression et sous financé avec une population vieillissante, des infrastructures désuètes, serait-ce trop demandé de laisser nos ressources naturelles dans le sous-sol afin de nous aider à payer toutes ces factures lorsque le prix de la ressource sera plus élevé?

Ben non, on étire la sauce, on nous endette encore plus, on prolonge le party et en plus, on dérobe nos ressources.

Je suis personnellement en faveur du développement du gaz de schiste. Mais s’il fallait que le gouvernement subventionne à fond de train l’industrie pour la rendre rentable, je serais contre le développement.

Le rôle du gouvernement devrait se limiter, dans le domaine des ressources naturelles, à :

  • fixer des redevances suffisantes, mais concurrentielles,
  • établir et mettre en application une réglementation environnementale suffisante et adéquate.

Bref, pas de subventions ou autres aides ridicules permettant seulement le devancement de l’exploitation de nos ressources naturelles.

Je suis très conscient que le train a quitté la gare, que Charest va aller de l’avant et que l’exploitation minière va être largement subventionnée de manière indirecte grâce au Plan Nord. Mais pour l’amour du Bon Dieu, est-ce possible d’arrêter au moins de nous prendre pour des imbéciles et de dire que vous le faites pour nous, les jeunes? Si ce plan est le « chantier d’une génération » eh bien, ce n’est certainement pas le chantier des X, des Y ou des plus jeunes encore…

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18 réflexions sur “On nous vole encore bordel!

  1. Non seulement les dépenses sont exorbitantes, mais en plus on vole les compagnies avec des redevances trop haute (on s’en vente d’ailleurs dans le dernier budget).

  2. Impossible d’être en désaccord avec vous !! Je reviens sur une expression que vous utilisez « Le train » Pourquoi notre gouvernement super brillant n’investit-il pas afin de redonner à nos réseaux ferrovières un état permettant d’être attrayant pour les usines et commerçants québécois ? Une ressource qui permettrait de réduire les coûts de transport influant sur les prix et coûts ! De plus ces convois ferrovières déplaçant des milliers de tonnes de matériaux réduiraient la pollution en plus de soulager toutes nos infrastructures routières dans un état pitoyable. On diminue le nombre de gros camions qui sont de plus en plus nombreux sur nos routes réduisant bainsi les risques d’accidents trop souvent mortels. Mais pourquoi le Ministère des Transports du Québec, propriétaire du Réseau du Québec-Central entre Sherbrooke et Québec, ne restaure-tìl pas ce réseau et attirer les acheteurs de bois comme Cascades, Kruger et Domtar, puis leur offrir un service économique pour l’expédition de leurs produits ? La réponse que j’ai obtenu d’un ex-attaché politique de M.Charest, « Le lobby du camionnage et des pétrolières bloque toute démarche visant à relancer le trafic ferrovière! » Donc encore là notre gouvernement handicap l’avenir de nos jeunes en favorisant la pollution, les frais monstrueux de l’entretien de nos infrastructures routières aisi que la perte d’emplois relié aux frais engendrés par les producteurs !! Ensemble « Merci Johnny et son équipe! »

  3. Je suis d’accord avec le fond (l’État n’a pas à financer des routes pour des projets privés).

    SAUF QUE,

    Cette fameuse mine de diamants a fait l’objet d’investissements massifs depuis au moins 2001-2002. Qui est partenaire à 50% de ce projet? SOQUEM depuis le début? une institution para-publique. Une création de l’État québécois, à l’époque des belles années 1965-1970, où on a commencé à mettre le nez de l’État dans tous les secteurs possibles et inimaginables de notre société. Dernièrement, SOQUEM a cédé tout ces droits…en contrepartie du fait que maintenant, la SGF détient 37% d’intérêt dans Stornoway.

    http://www.cnw.ca/en/releases/archive/December2010/14/c5224.html

    Alors, sans trop le savoir, voilà bientôt 15 ans que l’argent des contribuables est mis dans ce projet. Et, maintenant que la SFG a 37% d’intérêt dans ce projet…on continue où on laisse tout tomber??

    En ce qui a trait à la route, une grande partie de celle-ci existe déjà. 100% construites par les minières avec leur propre argent. Je comprend parfaitement, étant une résidente de Montréal et, de ce fait, une emprunteuse régulière du Tunnel Ville-Marie, que l’annonce d’investissements d’argent pour la route Chibougamau-Projet Renard fasse grincer des dents les québécois (d’autant plus qu’ils sont pas mal, beacoup hostiles d’avance au secteur minier).

    De plus, je ne crois pas que le secteur minier à lui seul viendra à bout de compenser pour notre manque d’entrepreneurship, notre mauvaise gestion et notre embonpoint étatique qui fait gonfler notre dette à la vitesse grand V.

    Toutefois, on peut se questionner si il est de bon aloi de décourager un des rares secteurs qui va passablement bien au Québec (et encore là…c’est fragile. Pour vous en convaincre, jetez-donc un coup d’oeil sur le TSX aujourd »hui pour le fun…).

    Triste, triste, triste de lire les journaux qui profitent des malheurs des uns pour aiguiser la haine des autres….

    • Mon lien ne semble pas fonctionner.

      Je vous en propose un autre:

      http://forum.argent.canoe.ca/dcboard.php?az=show_topic&forum=105&topic_id=12926

      Et puis, si une perspective historique vous intéresse:

      http://www.mrn.gouv.qc.ca/english/mines/industry/industry-diamond-exploration.jsp

      Soquem est donc sur ce projet depuis au moins 2001. À l’origine son partenaire était Ashton Mining of Canada.

      27 M$ avait été dépensé sur la propriété entre 2001 et 2004…Je ne sais pas le montant global en date d’aujourd’hui mais ça doit être assez impressionnant.

      Dans cette période, bien des PME québécoises étaient très actives pour la recherche de diamants. Toutes la région entourant le projet Renard était claimée et bien des géologues, foreurs, laboratoire d’analyses, monteur de camps d’exploration, compagnies d’hélicoptère s’affairaient dans la région. Cela engendrait de l’activité économique et des $$$ pour le Québec (via les impots).

      Je ne sais pas si les belles études économiques de la Caisse Desjardins tiennent compte de toutes ces incidences. Peu importe puisque le Devoir, bien trop content de varger sur l’industrie tant détestée, a sauté là-dessus pour nous la faire haïr un peu plus.

      • Isabelle,

        Je ne pense pas, dans mon texte, entretenir la haine envers l’industrie, bien au contraire. J’aimerais que la ressource puisse se développer. La seule chose que je demande, c’est qu’il n’y ait pas de subventions, donc pas de Plan Nord, peu importe le projet.

        Quant au fait que le gouvernement avait déjà les pattes là-dedans, je trouve cela ridicule. Ça n’aurait jamais dû arriver. Par contre, tu ne corriges pas une erreur du passé par une autre erreur.

        • Ian,

          Je sais bien que tu n’es pas de la gang des anti-développement-économique et je ne te visais absolument pas pour l’entretien de la haine envers l’industrie (à vrai dire, je pense plutôt au Devoir pour cela).

          Je suis bien d’accord moi aussi que ça n’a pas de sens de subventionner à mort une industrie ou un projet pour qu’il soit rentable. Je voulais juste dresser le portrait de la situation (ça m’a trop écoeuré de lire tout les commentateux du Devoir crier au scandale sur cette route qu’on va donner aux minières privés, alors que ce sont ces mêmes commentateux qui sont à genoux devant les discours de Khadir et sa nationalisaton des mines. Si il y a un projet minier a peu près nationalisé, c’est ben celui-là!!!).

          Mais qu’on le veuille ou non, la réalité c’est qu’une société d’État qui s’est mêlé de faire de l’exploration minière a investi beaucoup d’argent dans ce projet. Autrement dit, on est un peu pogné dans l’engrenage. Mais, je te comprends quand tu dis: on ne corrige pas une erreur du passé par une autre erreur. Surtout dans le contexte d’endettement actuel.

          Je te comprends aussi parfaitement de trouver cela ridicule et c’est triste de voir à ce moment-ci un gros montant d’argent pour faire une route dans une région éloignée. Surtout quand on sait que les routes déjà existantes ne sont pas adéquatement entretenues. Je connais des gens très bien qui travaillent ou qui ont déjà travaillé pour Soquem et je les respecte. Malgré tout, je trouve que ce n’est pas l’affaire de l’État de se mêler d’exploration minière.

          Toutefois, pour me faire l’avocat du diable, je voudrais tout de même souligner que cette route ouvrira d’autres possibilités de secteurs à explorer. Ça ne fait que 20 ans qu’on explore un peu plus la Baie-James. La route menant à Radisson et la Transtaïga ont grandement contribué à cet essor. Mais, comparé à l’Abitibi, on ne connaît que de façon très sommaire la géologie. Je pense que ça prendra plusieurs générations pour connaître le sous-sol et ses possibles trésors dans le très vaste territoire que représente la Baie James. Les ressources minérales ne s’épuiseront donc pas pour demain. En développant le réseau routier, ça aidera les prochaines générations. Enfin…C’est ainsi qu’on peut toujours voir la chose, d’un côté plus positif.

          Après tout, Agnico-Eagle est née parce qu’on a trouvé une mine d’argent/cobalt en faisant le chemin de fer pan-canadien (Cobalt, Ontario). Qui sait si on ne découvrira pas de mines en faisant cette nouvelle route? ;-)

          Si, nouvelle route il y aura.

        • Effectivement, l’hypocrisie du Devoir est fantastique. Tant mieux si au moins, on ne perd pas tout dans cette histoire, mais je suis très, très sceptique.

  4. Pingback: lacapitaleblogue.com | On nous vole encore bordel! « Les analystes

  5. Mme Robillard s’y connaît! Et je suis en total accord avec vos propos. J’ai moi-même participé, en tant que prospecteur (fallait être un peu fou…) à la vague d’exploration du diamant. C’est très dispendieux les travaux pour le diamant. Mais si on ne pense qu’aux claims qui ont été pris à l’époque pas des dizaines des compagnies (et en exploration diamantifère les propriétés se doivent d’être très grandes, donc comporter souvent des centaines de claims), quelle rentrée d’argent cela a été pour le gouvernement. Cependant comme cela va dans le fond consolidé directement, je crois que les revenus de prises de claims ne sont pas comptabilisés dans ce que rapporte l’industrie minière au Québec.

  6. Merci Isabelle de ces informations ! Le calcul de recette dans l’étude de Desjardins se limite aux impôts des travailleurs et aux redevances des projets miniers. Cependant, il ne faut pas négliger la somme d’argent qui est aussi injecté dans ces projets et qui provient en bonne partie de capitaux étrangers. Cet argent ne disparait pas de l’économie Québécoise (sauf si on engage des travailleurs de l’extérieur) mais continu de circuler pour se rendre éventuellement vers les grands centres.

  7. Mon conjoint a travaillé de 2002 à 2005 sur une propriété voisine de celle de Stornoway. Il s’agissait de la propriété Portage de la compagnie Majescor. À la même époque, BHP a également effectué d’importants levés régionaux pour la recherche de diamant et a engagé une PME québécoise pour effectuer ces travaux.

    Mon conjoint étant sur le terrain une grande partie de l’année, je reste à Montréal et travaille sur l’historique de plusieurs propriétés minières. Je peux affirmer que SOQUEM était omniprésente dans les années ’70 et ’80 dans plusieurs régions du Québec.

    Entre 1977 et 1982 (période où le PQ était au pouvoir), énormément de travaux ont été réalisés dans les monts Otish pour la recherche d’uranium. Trop drôle de voir Agnès Maltais et autres députés du PQ à forte saveur écolo-anti mines-anti uranium faire des pieds et des mains pour un moratoire sur l’exploration de cette substance.

    Après tout cet argent PUBLIQUE dépensé.

  8. Ça sent encore les élections cet automne…Sinon, pourquoi reparler de ce Plan Nord à mi-mandat, comme étant urgent et essentiel, alors que les ponts et les routes nous tombent sur la tête actuellement?…
    Car n’oubliez pas que cet automne, Jean Charest a d’autres atouts dans sa manche, pour une belle campagne électorale ; soit le règlement de l’harmonisation des taxes telle que promise par les conservateurs au printemps dernier, et le projet de loi 204 afin de sceller l’entente Quebecor-Labeaume sur l’amphithéâtre de Québec…

    Avec ça, Jean Charest et sa gang, sont probablement convaincus, qu’ils vont faire ce que Jean Chrétien avait fait en 97…Soit de gagner, parce qu’il y a trop de partis d’opposition, et que ces derniers sont tous DÉSORGANISÉS ( ADQ, QS, PQ et CAQ…)

    Donc, ce n’est pas pour rien, que Jean Charest reste « cool », et se prépare à une grande tournée en ASIE ( Chine ) pour justement y VENDRE son plan Nord…Après avoir passé une bonne partie de l’été en Europe ( Desmarais et Sarkozy )…

    Ce qui fait que l’automne risque réellement d’être très chaud… Mais pas pour nous donner un « automne Québécois » qui ferait suite au « printemps arabe » et à « l’été israëlien »…Mais plutôt, pour s’en faire « passer une petite vite » par notre oligarchie québécoise, qui elle, ne lâche vraiment pas le morceau…Pendant que nous, le peuple, on s’entredéchire sur des « diversions »…

  9. Sur le principe, moi aussi je suis d’accord avec Ian.

    Mais je crains que si on attend que les choses se fassent 100% par le privé, ça risque d’être long.

    Il n’y a pas que des routes à construire. Il faut aussi, entre autres, de l’électricité et des traités avec les autochtones.

    Alors oui, un jour ou l’autre ces ressources seront rentables à exploiter dans un modèle 100% privé, mais d’ici là on va continuer de se faire plumer copieusement par la Bête.

    Je pose la question: le Québec a-t-il les moyens d’attendre?

    • S’il coupe dans les dépenses, oui. Il peut même le faire sur certains programmes de « jeunes » si tout le système y passe : RQAP, frais de scolarité, garderies…

      • Il doit d’abord couper dans les programmes de « vieux » – j’en suis- car nous les vieux sommes largement responsables du désastre économique que les « jeunes » devront essuyer. Nous sommes à l’origine de la révolution tranquille qui a mené ensuite à des programmes sociaux trop généreux qu’aucun autre pays – même pas la Grèce- ne rêvent de se payer…. toutes nos cartes de crédit sont chargées à bloc, et il est temps de payer! – mais qui va payer?

  10. Je propose une expérience scientifique concernant les redevances.

    Ils disent : « il faut s’assurer que ce son les Québecois qui en profitent »

    Le problème c’est que les redevances vont au gouvernement et NON au Québecois, alors si c’est vrai que les redevances c’est pour les Québecois, si on leur propose de simplement envoyer un chèque à chaque québecois du genre (Total Redevance Année / (population totale)) ils vont être emballés par l’idée puisque c’est POUR les Québecois.

    Non ? Il faut que ce soit le gouvernement, donc ce n’est pas pour les Québecois. Imbécile incohérent démasqué
    Oui : Cohérent un peu, mais encore en faveur du vol

    Cassage garanti ou argent remis.

    Attention, je connais l’imbécilité du sophisme disant que compagnie = riche only = pauvre Québecois = maudit anglais = juif tueur de bébé etc … mais c’est seulement pour l’exercice.

  11. Intéressant comme idée. Remarquez, moi j’ai bien mieux que cela: mes taxes municipales ont baissées de 300$ cette année (et ma maison est évaluée à moins de 100,000$) grâce à l’importante augmentation de revenus de taxes générée par la nouvelle mine dans la municipalité. La baisse de taxe est arrivée avant même que la mine ne soit ouverte, et cet argent de plus qui me reste, ce n’est pas imposable. Une redevance directe, on ne verrait probablement passer que la moitié du montant car ce serait assurément un revenu imposable. Cependant, c’est bien clair que pour le sud du Québec où il n’y a que très peu d’exploitations minières (et où il n’y en aura bientôt plus du tout grâce à la dévastatrice Loi 14), le compte de taxe ne bougera pas.

    Voici une étude récente de Ressources Naturelles Canada et qui semble très sérieuse sur les redevances: http://www.nrcan.gc.ca/mms-smm/busi-indu/infoblt-fra.htm

    Le Québec se classe effectivement dans les plus exigeants au pays, et les baisses d’impôts généralisées (pas juste pour le secteur minier) des dernières années au pays sont bien visibles. On voit aussi que seul le Québec et la Mongolie ont augmenté leurs redevances depuis 10 ans. En Ontario, elles sont passées de 12% à 10% pendant ce temps. C’est très différent de la façon de voir les choses des écologistes et des politiciens en mal de popularité non? Mais je ne suis pas fiscaliste (les écolobsessifs non plus) mais j’ai tendance à me fier davantage à Ressources Naturelles Canada qu’à ces anti-mines notoires, à défaut de faire moi-même ce genre d’étude.

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