Si le PLQ est à gauche, quel genre de droite sommes-nous?

Ian Sénéchal

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Je vous transcris ici une lettre reçue tout juste avant l’événement du Réseau Liberté-Québec du 16 avril. J’ai masqué le nom de la personne qui avait pris la peine de s’identifier. Je vous laisser exprimer votre opinion à sa question finale. Cela risque d’être intéressant.

Pour ma part, j’aurais tendance à dire que le PLQ, avant d’être de gauche ou de droite, est d’abord et avant tout un parti impuissant et incapable de quoi que ce soit. Il aura contribué à l’accroissement de l’état par son inaction et par ses tentatives répétées d’achat de vote à peine déguisées.

Bonjour,

Pour ma gouverne personnelle j’aimerais que vous me disiez c’est quand la dernière fois que nous avons eu un gouvernement de gauche au pouvoir soit au Canada ou au Québec. En ce qui me concerne, j’ai plutôt l’impression que c’est la droite qui dirige ce pays, et ce depuis toujours. La gauche n’a jamais eu d’autre pouvoir en ce pays que celui de la rue. Elle n’a jamais siégé en aucune chambre de ce beau Commonwealth du Canada. Parfois les soubresauts de la gauche populaire sont parvenus à arracher quelques concessions de nos dirigeants de droite, mais c’est tout. Je suis pour le débat d’opinion et vous allez m’y trouver. Je ne ferai pas comme votre bon ami conservateur de droite Harper qui par deux fois a mis la clef sur la porte du parlement pour ne pas avoir à débattre.

 J’aurais vraiment aimé être libre samedi pour aller vous entendre, mais malheureusement je n’ai connu la date de votre rassemblement que ce midi. Comptez sur moi pour y être. La droite au Canada comme au Québec ce n’est pas une nouveauté, mais une énormité. Certes vous avez droit à vos opinions, mais comment pouvez-vous vous présenter comme étant les martyrs qui n’ont pas de tribune alors que vous dirigez ce monde  et contrôlez tous les instruments de l’état, et ce depuis le début de ce pays et avant. Venir dire comme vous l’avez fait ce midi à l’émission de Martineau que Charest est de gauche parce qu’il a fait grossir l’état est d’un ridicule épouvantable. Sou Pinochet que la droite américaine a mis au pouvoir, l’état chilien a plus que doublé. Diriez-vous que Pinochet était en dirigeant de gauche?

 Le discours de la nouvelle droite plus insidieuse que vous représentez est dangereux et inhumain il ne vise qu’à concentrer la richesse entre les mains de ceux qui l’ont déjà.

 Vous représentez très bien à mon avis ce capitalisme bête et sauvage qui avec la complicité de tous les clergés de la terre avez fait tant de mal dans l’histoire. Pour vous le bien commun n’a d’importance que dans la mesure ou vous pouvez le concentrer entre les mains du plus petit nombre possible.

 Si vous appelez le parti libéral du Québec la gauche, quel genre de droite êtes-vous?

 Merci et à la prochaine

Publicités

41 réflexions sur “Si le PLQ est à gauche, quel genre de droite sommes-nous?

  1. La ton et le fond de la lettre semble être une immense mésentente sur ce qu’est la droite et la gauche. Nous semblons utiliser les mêmes termes mais avec des définitions complètement différentes. De là la discussion est impossible. Dernière note au sujet des «méchants» gens de droite qu’on semble y décrier et qu’on dit inhumains avec pour seul but de concentrer la richesse dans les mains qui la possède déjà. On voit ici un fameux discours contamment répété au sujet de la droite mais qui ne comporte aucun fond. Cette droite n’est pas celle de super riches, mais avant tout celle de gens de la classe moyenne qui voit l’état s’engraisser lui-même et constamment augmenter une dette qui pèse sur leurs épaules. La dette du Québec seul est de plus de 236 millairs selon l’institut économique de Montréal. Qui a-t-il d’inhumain à vouloir couper dans du gaspillage pour ne pas léguer ça à nos enfants? Lorsque la dette aura atteint des seuils intolérable économiquement, comment va-t-on payer pour tout ces beaux programmes sociaux? C’est un discours rempli d’émotions, mais dans lequel il faudrait laisser un peu de place à la raison…

    • Voila bien ce qui arrive lorsqu’on infentilise toute une population, la deresponsabilsation sociale a entraine une classe politique qui s’est habitue a gouverne en pensant qu’elle seule savait ce qui etait bon pour la masse, tout en lui detroussant les poches pour mieux pouvoir patronner au lieu de gouverne. Malheureusement cela nous entraine directement vers le mur. Ironiquement c’est le liberal le plus a droite des 30 derniere annees qui nous a permis de traverse la derniere crise sans heurts. La dualite Canadienne s’exprime de toutes sortes de facons.

  2. Il n’y a pas d’arguments qui puisse convaincre cette personne, car elle fait montre d’une ignorance historique du Québec et d’un flagrant manque de culture politique.

    « Si vous appelez le parti libéral du Québec la gauche, quel genre de droite êtes-vous? »

    Pour débuter, il faudrait clarifier que l’axe gauche-droite est obsolète et qu’il faut utiliser un mutli-axe du genre « political compass » (http://www.politicalcompass.org/crowdchart.php) afin de départager les différents partis/mouvements politiques qui existent au Canada et au Québec.

    Ensuite, il faut faire le bilan du PLQ depuis 2003 pour définir dans quel cadran il se situe. Je dirais centre authoritaire.

    Finalement, je conclurais en parlant des différents courants de penser qui évoluent au sein du RLQ (libéraux classiques, libertariens, conservateurs, etc.).

    Personnellement, je considère qu’il y a beaucoup moins de libertariens et de libéraux classiques au sein du RLQ qu’il n’y parait.

  3. Honnêtement, ce texte est intéressant car il me permet de déterrer certains mythes.

    En premier lieu, j’aime peu les concepts de droite et de gauche car ceux-ci sont des aberrations dans un monde aussi complexe que le notre. Pour moi Pinochet et Mao sont deux formes quasi-identiques de collectivistes comme que le fascisme et le communisme le sont. Ils font tout deux appel à la nation et au fait que l’individu devient un simple corollaire de l’état. Puis encore, ironiquement, dans son époque, un libéral classique comme Bastiat, était-il de droite? Bien non, il était considéré comme de centre-gauche dans son temps!

    Et puis encore, n’allez pas me dire que le régime de Pinochet était une démocratie libérale, lorsque le Général Pinochet était lui-même un nationaliste qui ne respectait pas les droits individuels. L’ironie du sort est aussi que l’indice de liberté économique est plus haute au Chili aujourd’hui que dans la fin des années 80.

    Puis je le répète pour la 500 000 fois, GWB était un étatiste qui a tout en commun avec les interventionnistes. En occurrence, vous croyez sérieusement que GWB était un adepte du laisser-faire? Même dans le domaine de la santé, il a augmenté considérablement la taille du gouvernement fédéral Américain et cela sans parler de l’augmentation maladive de l’appareil de sécurité intérieur et des dépenses militaires. Il se déclarait lui-même un  »compassionate conservative », qui signifie un conservateur étatiste qui aime dépenser pour tout pour des fins bien-pensantes.

    En occurrence, est-ce que le PLQ est socialiste en soi? La réponse est oui, car ça ne veut pas dire que le corporatisme veut dire libre marché. En d’autres termes, regardez l’augmentation de l’état depuis 2003 pour vous faire dire que le PLQ pratique une forme de socialisme en achetant diverses clientèles avec des programmes étatiques dont il est facile d’en faire une liste longue comme le bras. Puis encore, est-ce que donner des subventions à tout ce qui bouge (ou bouge plus) est de droite ou de gauche? Pour moi, c’est une forme de socialisme car on choisit les gagnants et les perdants.

    C’est comme un peu le fait que même si les socialistes (et autres adeptes de l’état-nounou) ne sont pas nécessairement au parlement, beaucoup sont présents dans les sphères de la fonction publique. Lorsque je vois certaines lois adoptées ou politiques émises par l’état, je considère en fait que c’est loin d’être du laissez-faire mais bien une forme de dictature tranquille et bien-pensante.

    Puis encore, honnêtement, lorsque 50% de ton PIB vient de l’état, je ne crois pas qu’on puisse dire que le socialisme n’a pas lieu. Au fait, c’est plutôt le contraire. Et peu importe ce qu’on en dise, je ne crois que le régime fiscal est très flexible en soi. C’est une chose de travailler six mois par année pour l’état, mais je ne vais pas dire que cela n’est pas une forme de régime socialiste car cela l’est évidemment.

    Peut-être qu’après tout, le problème vient du fait que les gens ne savent plus la différence entre corporatisme et libéralisme classique. Puis encore, je suis pour la légalisation des drogues et de la prostitution et je trouve cela ironique que certains socialistes sont pour cela, tout en étant pour du planning social dans d’autres domaines (comme la nourriture) lorsque cela amène les mêmes effets sur le long terme que la prohibition de la drogue ou de la prostitution.

  4. @Ian: Peut-on arrêter d’utiliser l’épithète de droite et de gauche pour désigner n’importe quoi sur la scène politique?

    Soit dit, comme vous, j’arrive au fait que le PLQ est corporatiste, comme du fait qu’il est est très loin du libéralisme. Comme le PQ dont je vois aucune différence entre les deux partis en matière de gestion quotidienne des affaires publiques. Puis encore, avec ses programmes qu’il propose, certains partis Européens qui sont sociaux-démocrates sont beaucoup plus prudents en matière de finances publiques et de fiscalité.

    • « Peut-on arrêter d’utiliser l’épithète de droite et de gauche pour désigner n’importe quoi sur la scène politique? »
      Au risque d’avoir l’air arrogant, je vous répondrais que pour une bonne partie de la population, ce genre de sursimplification est nécessaire, sinon on les perd. Dans le débat politique actuel, ce qui me frappe le plus, c’est l’absence générale de nuances dans les opinions et les raisonnements: pour plusieurs (y compris l’auteur de la lettre en cause), c’est noir ou c’est blanc…. aucune capacité à intégrer une argumentation plus complexe, faite de pour et de contre, encore bien moins une caractérisation politique sur plusieurs axes. Doit-on s’étonner que les postions extrêmes (qu’elles soient « de gauche » ou « de droite ») sont si fréquemment exprimées sur différentes tribunes, dont en ligne? De là, on en arrive habituellement à des conclusions prévisibles, du style « X est un cave » ou « Y est une communiste déconnectée ».

  5. moi je suis un néo-libéralo-capitalo-tarien… devinez alors si je suis libéral, péquiste, communiste , souverainiste, séparatiste, fédéraliste, républiciste, québéco-solidariste, khadiriste, chariste (disciple de Charest) , Pauliniste, activiste démocrate (ADQ) ou « autre »…

    puis-je être « autre »… ?

    j’aime Israël que j’ai visité deux fois et les USA où je m’installerais (dans la région de Boston) si j’avais 24 ans avec l’expertise technique que j’ai développée .. ça fait quoi de mon orientation politique?

  6. L’auteur de cette lettre ouverte a dû fumer du bon stock avant de rédiger cela. La droite est au pouvoir depuis longtemps au Québec. Je ne peux pas m’arrêter de rire, elle est bien bonne. Depuis 1970, notre province est dirigée par deux partis politiques sociaux-démocrates qui prônent une intervention de l’État dans tous le aspects de la société (économie et social). Le Québec est sur le bord de la faillite et cela prouve que le modèle keynésien n’a pas fait son travail et que l’on a besoin d’un changement qui devrait se situer à droite du centre du spectre politique.

  7. Meh, ce sont les mêmes insanités qu’on entend encore et encore. Tout ce qui n’est pas purement socialiste ou communiste est nécessairement à droite. Bref, seul QS est vraiment à gauche!

    « capitalisme bête et sauvage »

    qqn peut m’éclairer sur ça? Qu’est-ce que le capitalisme suavage?

    • avec la gauche québecoise , si ce n’est pas full subventionné par au moins deux palier de gvt, c’est automatiquement du capitalisme sauvage. même chose pour les artistes si ca chante en anglais, ou ca a tendence a vouloir sortir de la francophonie et vivrent sans subvention c’est automatiquement de la marde et ça même si ca vend des tonne de copie.par contre si ca chante en francais pis que ca vends rien ( pis on s’en cr….) car c’est full subventions pis on sait que c’est bon car il y a trois douzaines de génie de îles aux génies qui nous le rentre dans l’c.. malgré qu’on serre les fesses.

  8. Pour des définitions claires de gauche et de droite, je me réfère souvent au Political compass. Les résultats des partis canadiens (2011) se trouvent ici
    http://www.politicalcompass.org/canada2011

    Si vous naviguez sur les différentes projections offertes sur le site, vous observerez clairement un axe gauche droite suivant la diagonale allant d’un socialisme libertaire au capitalisme autoritaire (ce qui est contre-intuitif pour la majorité des gens).

    Les résultats au Canada:
    * Bloc, NPD sont centre-centre-gauche.
    * Les verts sont au centre.
    * PLC, centre droit.
    * PC, droite.

    Évidemment, pas de résultats pour le Québec. Mais vous pouvez faire le test en ayant (honnêtement) à l’esprit les idées défendues par les partis.

  9. L’une des caractéristiques principales des gauchistes est la déconnexion complète avec la réalité (ils encensent encore Staline!)… on en voit ici un exemple patent.

    Pour ce qui est du PLQ il a du passer à gauche pour gagner l’appui des massives clientèles bénéficiaires des programmes sociaux développés par le PQ.

    Tout ça a commencé en 76 à l’arrivée du PQ au pouvoir lorsqu’ils ont déclaré, d’entrée de jeux: ‘L’ère des grandes autoroutes est terminée!’

    On voit ou on en est.

    (le type parle de Pinochet… il devrait s’informer sur Allende… je ne perdrai pas mon temps à donner un cours la-dessus… en plus il devrait nous ficher la paix sur ce qui s’est passé en 1973!!! A ce compte, si vous voulez parler de socialisme on pourrait débuter avec Spartacus)

  10. C’est n’importe quoi ou presque, c’est la complainte du pauvre petit moi socialiste qui se regarde le nombril en faisant de l’apitoiement de bas etage, il ne s’est pas donne la peine de comprendre ce qu’est le veritable mouvement de droite canadienne. Ce mouvement qui exhorte ses concitoyens a devenir creativement responsable de leur vie et de leur avenir et qui veux leur donner les moyens d’y parvenir et ce en leur laissant plus d’argent a leur disposition, en leur permettant d’exercer leur jugement, non pas en les infentilisant ; voila bien ce que la gauche pratique depuis longtemps peu importe le prix. Coudonc est-ce un ancien conseille du maire Lallier qui a ecrit cette lettre? Je crois y deceler le meme ton meprisant de quelqu’un qui veut faire avorter le projet du colisee de Quebec

  11. Je tape sur le PQ mais tout bien considéré, ce sont les Libéraux de Lesage qui ont lancé le bal en permettant la syndicalisation de la fonction publique. Parait qu’a la fin de ses jour, il avait des regrets. Trop tard! Pas grave Jean, c’est moi et mes enfants qui allons payer.

  12. Bernard a un bon point lorsqu’il parle de la syndicalisation de la fonction publique qui n’aurait jamais dû avoir lieu, puisque cela a donné une emprise de la part de tous les travailleurs de l’État sur le reste de la population québécoise…Et c’est une mesure « de gauche »…

    Même chose pour toutes les Sociétés d’États qui ont permi de « nationaliser » l’alcool, le jeu, l’électricité, etc., ainsi que l’assurance-automobile, l’assurance-maladie, etc…

    Et que dire de nos « capitalistes rouges » ( Bombardier, Quebecor, Power Corp., etc. ) qui ne sont pas nationalisés mais qui « syphonnent » les fonds publiques via la Caisse de dépôt, etc…

    L’auteur de cette lettre est un bel exemple de la CONFUSION qui règne chez la plupart d’entre-nous, concernant ce qui est « de gauche » et ce qui est « de droite », au Québec…Car tout ce que je viens de mentionner plus haut relève de la « gauche », et est en place depuis la merveilleuse Révolution tranquille…

  13. Vous pensez que c’est différent du Party de Noël de la FTQ Construction?

    Il ne sont pas motivés par l’aide aux plus démunis, mais ils payent probablement plus de salaires que Falardeau l’indigné en a jamais payé.

    Je ne suis pas non plus d’accord avec vous quand vous dites que Falardeau était un salaud de la gauche. Je pense qu’il était un salaud tout court.

    Je me demande si là ou il est il s’est réconcilié avec Claude Ryan, qu’il avait traité de pourriture lorsque celui ci est mort… (à moins qu’ils ne soient dans des endroits différents).

    Ceci dit je ne vois pas vraiment ou est le scandale dans votre petit film (à part les coiffures de certaines madames).

  14. Ce qui je trouve triste par contre c’est de voir le fait que certains se réclament avoir le monopole de la vertu. Aucune pensée politique n’a le monopole de la vertu.

    Pour moi, lorsque j’entends parler certains étatistes, j’ai l’impression qu’il ont un espèce de monopole de la raison peu importe les résultats de leurs politiques. En d’autres termes, ce sont les intentions qui comptent et non le résultat pourvu que ceux-ci se donnent bonne conscience.

    Prenez les garderies subventionnés. À part le ratio coût/bénéfice effroyable d’une telle politique, aide-t-elle vraiment le 5% de la population qui a vraiment besoin d’un tel service? Au contraire, c’est simplement un espèce de programme qui sert à gagner des votes tout en se foutant carrément des générations futures qui doivent payer la facture.

    Puis encore, je suis aussi critique des crony capitalists que de ceux qui aiment beaucoup les régimes corporatistes. Or, aujourd’hui, est-il normal qu’un parti politique qui se dit pro-entreprise subventionne tout ce qui bouge. Même qu’à la limite, je suis pour un taux d’imposition aux entreprises beaucoup plus bas qu’actuellement pourvu que l’on coupe l’équivalant en subventions. Au moins, cela n’a pas le côté copinage tel que vu actuellement avec les subventions diverses.

    Or, une chose, lorsque que les dépenses étatiques sont environ la moitié du PIB, cela me fait dire que c’est une forme de socialisme.

  15. D’après moi, le PQ ou le PLQ gère la province avec le même nationalisme gauchiste.

    Les Québécois associent la droite au diable comme Duceppe leur a enseigné.

  16. Cette lettre est un exemple flagrant de:

    1) Le manque de culture politique au Québec. Le fait que ce type croit que c’est la droite qui règne au Québec alors que nos gouvernements, tous partis confondus n’ont cessé d’instituer des programmes socialistes est totalement irréel, et pourtant ce sophisme est très répandu ici.

    2) La fallacie de l’axe gauche-droite. L’opposition n’est pas entre le peuple et les méchants exploiteurs capitalistes, elle est entre l’individu et l’état et tous ses tributaires. Les vrais exploiteurs de notre société sont tous ceux qui vivent de l’État au détriment de tous les autres. Que ce soit des BS corporatifs, des fonctionnaires, les syndicats, les politiciens, etc. Ce sont eux les véritables exploiteurs de notre société.

    • Le problème est le suivant, certains vont croire que la  »droite » signifie un ramassis de tout ce qu’ils détestent. Bien oui, Hitler et Pinochet ils se disaient pas de droite? Pour moi, ils ont tous en commun avec Staline ou Mao. L’état, la nation en premier et tu es qu’un corolaire de la nation.

      Or, c’est quoi la  »droite »? Moi-même j’ai beaucoup de difficulté à arriver à une réponse. Par exemple, en Allemagne, j’ai vu des collègues qualifier certaines politiques du PQ de  »droite » principalement à cause du nationalisme.

      Mais encore, quelque chose qui me fait rire est pour un leader donné, il est bien plus facile de mettre sa population en servitude et de lui donner tout pour ensuite faire le gros paquet. À ce moment, s’il y a corruption, le politicien peut toujours utiliser comme excuse, pourquoi osez-vous me critiquer si je vous donne tout! Regardez l’Arabie Saoudite comme exemple.

      C’est pour cela que c’est toujours plus profitable politiquement d’être un socialiste. Au moins, peu importe les résultats, tu peux toujours utiliser l’excuse des bonnes intentions.

      Puis encore, je suis certain que vous serez surpris de voir que ceux qui prèchent la pseudo-solidarité dans les appearances sont souvent les moins solidaires lorsque cela arrive à une situation quotidienne.

    • @Réjean Rioux

      Et alors? Ce qui est important n’est pas le niveau du salaire, ce qui est important est le pouvoir d’achat; c’est ça qui détermine le niveau de vie.

      Si on doublait tous les salaires demain matin nous ne serions pas plus riches puisqu’il n’y aurait pas plus de biens et services à acheter. Ce qui crée la richesse est la production et pour produire plus il faut du capital.

      Ensuite, la fin de votre commentaire laisse entendre que le profit est une mauvaise chose, ce qui est complètement saugrenu. Voir ceci:

      http://minarchiste.wordpress.com/2010/05/03/limportance-du-profit/

      • @Réjean Rioux

        Et alors? Ce qui est important n’est pas le niveau du salaire, ce qui est important est le pouvoir d’achat; c’est ça qui détermine le niveau de vie.

        Si on doublait tous les salaires demain matin nous ne serions pas plus riches puisqu’il n’y aurait pas plus de biens et services à acheter. Ce qui crée la richesse est la production et pour produire plus il faut du capital.

        Ensuite, la fin de votre commentaire laisse entendre que le profit est une mauvaise chose, ce qui est complètement saugrenu. Voir ceci:

        http://minarchiste.wordpress.com/2010/05/03/limportance-du-profit/

        Je trouve ridicule que vous parliez de « la chute du capitalisme » quand ce sont en fait les États et les banques subventionnées qui sont en faillites. C’est plutôt le système monétaire étatique qui est en chute. Espérons qu’il sera remplacé par un vrai système capitaliste.

    • Réjean Rioux dit:

      « …Mais on sait bien, ce que la droite désire c’est le retour à la barbarie.
      Affirmer que les capitalistes sont « méchants » ou « bon » est ridicule. »

      Lire ces deux phrases une après l’autre, c’est commique aussi…

      • quelle démagogie , pour commencer on ne dit pas capitalisme marchand mais économie de marché il fallait inclure CAPITAL HEIN! car capitalisme ca fait gros américain qui mange sur le dos des autres petites victime hein «Gilles Duceppe sors de ce corps avec ta petite démonisation puerille

        «démagogues-idéologues-droitistes-petits-moutons-serviles.» eh bien moi ma perception serait plus démagogue- peurologue-idéologue-enverdeur-gogauchiste-petit mouton sodo-aplaventrie! et je vous signale que serviles au moins ca inclus que ca bouge encore! contrairement a sodo-aplaventrie! mais bien sûr le tout est une question de perception

  17. … de la haine aveugle (et de la jalousie) à l’état pur… y doit pas dormir la nuit. Il n’y a aucun doute dans mon esprit qu’il y a des gens très bien dans cette salle…

  18. Le PLQ de Jean Charest ne fait plus parti de l’axe gauche droite. C’est un parti en campagne électorale constant mené par les sondages journalistique et les groupes de pressions.

    Un jour, d’ici 10-15 ans, Jean Chaest passera à une émission de télévision à saveur politique et va dire: « Ah non ça on aurait voulu, mais on aurait jamais pu faire ça dans notre temps, les québecois n’auraient pas été prêt pour cela… ».

    Ça reste que les problèmes du modèle Québécois sont connus des gens avertis et politisés. Mais ils sont rabroué par une plus forte majorité de (1) personnes politisés qui jouissent trop de la présente situation, comme Réjean Rioux probablement, + (2) des gens qui ont peur + (3) les quelques socialistes à saveur montréalaise qui « se croient » vraiment comme l’auteure de la lettre.

    C’est à la fois un manque de modèle dans notre histoire récente et une croyance que rien que l’on puisse faire réussira à faire changer les chose qui paralise les québécois. Nous aurions besoin d’un leader fort pour nous guider. Mais il n’y en aura pas de sitôt car nous les détruisons systématiquement par peur du changement. La façon dont les nouvelles sont rapportés doit changer. Le négativisme doit laisser sa place à du positivisme. Parce que présentement, le statu quo est encore payant car en effet le PQ et le PLQ vont encore se faire ré-élire.

    Concernant l’axe gauche-droite, même en chacun de nous, plusieurs idées se trouvent à différentes positions sur celui-ci. Je crois que comme toute orientation théorique, il n’existe pas de recète miracle. Présentement, c’est certaint qu’il faut tourner à droite pour les prochaines années.

    Par compte, ce que la majorité des gens veulent c’est que les politiciens prennent des décisions que l’on pourrait qualifier d’intéligentes, et sachent compter. Qu’une idée soit plus socialiste ou plus de droite, moi je n’ai pas de problème avec ça en autant qu’elle serve à résoudre un problème et qu’elle soit bien géreré et que si elle ne fait pas l’affaire, bien qu’elle soit remplacé par quelque chose de mieux ou soit abolie. That’s it ! C’est la base et elle n’est pas atteinte.

  19. Avec des termes aussi chargés de sens que « gauche » et « droite », on risque de passer à côté du message que l’on tient à véhiculer si on persiste à utiliser ces termes sans bien les expliquer. Surtout quand la droite est traditionnellement associée à des mots comme « jungle », « sauvage », « individualisme », « inhumain ». Disons qu’en partant, on a une côte à monter…

    Je me demande parfois, si on ne devrait pas exprimer nos points de vues et faire valoir les valeurs auxquelles on tient (responsabilité, liberté, dépassement), tout en évitant d’utiliser l’axe gauche-droite, celui-ci étant peut-être un piège plus qu’autre chose.

    Concernant la lettre, on sens beaucoup de frustration et de passivité et, ça en devient presque cliché, le plaignant se dépeint, lui et son groupe, comme des victimes. Les riches sont riches parce que eux, ils sont pauvres. C’est à se demander si ça lui est déjà passé par la tête si il ne pouvait pas faire quelque chose pour améliorer son sort au lieu d’attendre après les autres. En voilà un qui devrait se demander ce qu’il peut faire pour son pays au lieu de se demander ce que le pays pourrait faire pour lui…

    Et comme toujours, la richesse est perçu comme un élément fini. Une tarte que l’on se doit de couper en partie les plus égales possibles on nom de l’équité et de la solidarité. Curieux cette facilité déconcertante à oublier ceux qui sont allés cueillir les pommes, ceux qui les ont coupés avec risque de blessures, ceux qui ont pétri la pâte et ceux qui ont pris la peine d’investir pour acheter un four afin de la produire. Ne pourrait-il pas en fabriquer lui même des tartes?

    Un peu plus d’initiative et un peu moins de convoitise serait peut-être salutaire pour l’ensemble de la société. Pas juste la rue. Lâchez-moi avec votre rue. Elle appartient à tous le monde la rue…et elle existe grâce aux payeurs de taxes, ne l’oubliez pas.

    • @Réjean Rioux

      Pour votre information, le terme nazi est l’abréviation du terme « national-socialiste »; le nazisme est une idéologie collectiviste diamétralement opposée à l’objectivisme (Ayn Rand) et au libertarianisme (moi).

      Et c’est vous qui parlez d’égarement dialectique?

      • En fait, dans la dernière minute, elle critique sévèrement le nazisme en tant qu’idéologie collectiviste.

        En somme, c’est un très bon exposé.

        Le seul passage avec lequel je suis en désaccord est celui ou elle mentionne que le capitalisme et l’altruisme ne peuvent coexister. C’est faux. Au contraire, l’altruisme est encouragé dans une société libre, alors que dans les systèmes collectiviste on se fie sur l’état pour aider son prochain.

        Voir ceci : http://minarchiste.wordpress.com/2010/06/25/9-mythes-a-propos-des-libertariens/

  20. Il n y a pas de gauche-droite-centre-enhaut-enbas…
    Ont vie dans une dictature legale et que c’est l’argent et non les politiciens qui dirigent le pays,province,territoire,ville, etc…

  21. Si on a des gouvernements de droite depuis 50, soit depuis la révolution tranquile, si ces gouvernements de droite ne font que des lois de droite depuis 50 ans … On doit donc nécessairement vivre dans une société pas mal plus à droite maintenant qu’en 1959, juste avant la dite révolution granquile.

    Maintenant, prétendre que la société Duplessiste était plus à gauche que notre société actuelle relève d’une amnésie invraisemblable.

    Ce qui est exact c’est que les gouvernements qui se sont succédés ont été à la droite de M. Rioux, c’est pas la même chose.

  22. @Réjean Rioux

    Et selon vous, les salaires moyens ils montent ou ils baissent selon vous? (si je pose la question c’est parce que je connais la réponse :-) )

    Le capital n’est pas l’argent. Le capital est un bien qui sert à la production d’autres biens. On pourrait créer $1 million en argent comptant, nous n’aurions pas plus de capital.
    Tout le monde peut se constituer du capital en épargnant et en investissant. Je ne vois pas en quoi ceci est un « tour de passe-passe » idéologique… C’est ça la définition!

    Voir ceci : http://minarchiste.wordpress.com/2010/05/10/vive-le-capital/

    C’est vrai que les banques privée et libres sont une institution nécessaire au système capitaliste, mais le système actuel n’est pas composé de banques privées et libres. Nous avons présentement un système bancaire chapeauté d’une banque centrale qui contrôle la création de monnaie au profit des banques. C’est donc une industrie subventionnée. Allez-vous me dire que les subventions font partie du capitalisme? ça me ferait bien rire! Les libertariens militent pour l’abolition de toute subvention, surtout la banque centrale.

    Par ailleurs, les banques ont actuellement le pouvoir de créer de la monnaie en transformant les dépôts à vue en prêts; une véritable fraude. La fraude ne fait pas partie d’un vrai système capitaliste puisque dans un tel système, la protection des droits de propriété est primordiale. Or, en prêtant un dépôt à vue, les banques violent les droits de propriété des déposants.

    La plupart des problèmes du système financier actuel proviennent de ces déviations du vrai système capitaliste (i.e. banque centrale + réserves fractionnaires).

  23. @Réjean Rioux

    « Si je vis dans une communauté autarcique sans argent et où le production et la distribution des biens se fait par le troc, l’échange direct de biens: alors, selon votre pseudo-science je suis donc dans l’impossibilité de produire quoi que ce soit puisque le capital n’existe pas. »

    Hein? C’est vous qui avez dit que le capital est de l’argent. Donc c’est vous qui dîtes que s’il n’y a pas d’argent il n’y a pas de capital et donc pas de production. Avez-vous cliqué sur mon lien ci-haut (vive le capital)? Sûrement pas.

    Le capital se constitue par l’épargne. Donc si un individu épargne du temps pour fabriquer un outil, cet outil fait partie de son capital. Il pourra l’utiliser pour augmenter sa production de biens et s’enrichir. Pas besoin d’argent pour cela. L’argent n’est qu’un outil qui sert à faciliter les échanges; l’argent est un véhicule de la richesse, il ne constitue pas de richesse en lui-même.

    Ai-je vraiment besoin d’expliquer ça?? Les gauchistes partent vraiment de loin en économie!

    « pour qu’il y ait capital, il faut de l’argent. Ça nécessite une force de travail privée de tout moyen de subsistance, ce qui l’oblige à chercher un emploi pour vivre. L’investisseur vend le produit en échange d’argent, le profit est placé dans une banque : c’est cela le capital. »

    Encore une fois, vous vous mettez le pied dans la bouche. L’argent n’est qu’un moyen d’échange. Pas besoin d’argent pour avoir du capital.

    Cherchez un emploi pour vivre? Évidemment! Car autrement vous vivrez sur le dos des autres, comme un parasite.

    L’investisseur ne vend pas de produit, il investit son épargne. C’est le producteur qui vend des produits, et son profit indique que ce qui produit est désiré par la société, c’est donc un bon signal. Le profit n’est pas « placé dans une banque », du moins il ne l’est que temporairement. Il sera soit distribué en dividendes aux investisseurs (celui qui a épargné pour investir) ou réinvesti dans l’entreprise pour augmenter la production.

    « Alors selon vous, si une entreprise, par le biais du chantage de délocalisation, exige de ses employés une baisse de salaire disons de 20 %, le prix du pain et du beurre va diminuer d’autant ?  »

    Dans un contexte de récession, les réductions de salaires sont généralement un bon moyen d’éviter le chômage. Et oui, durant les récessions, les prix ont tendance à baisser. Et oui, dans ce contexte, l’entreprise conservera une partie du gain en profit, ce qui lui permettra de rester en vie et de conserver les emplois plutôt que de faire faillite et renvoyer tout le monde au chômage.

    Maintenant, en période normale, pensez à tous les biens dont la production a été délocalisée. Quel a été l’impact sur leur prix relativement aux autres biens? Il a baissé drastiquement. Alors oui les délocalisations ont un impact déflationniste, c’est élémentaire. Ce n’est même pas sujet à débat, c’est documenté à souhait.

  24. @Réjean Rioux

    J’avais oublié de commenter ceci:

    « Placez une machine dans un garage : elle se détériore et ne produit plus rien. Une machine doit être remplacée parce qu’elle s’use, n’est plus productive, parce qu’il y a d’autres machines plus productives. (…) L’argent n’est jamais obsolète. (…) il pourra être investi et rapportera un profit grâce au taux d’intérêt demandé. »

    Effectivement, le capital se déprécie au fil du temps, surtout s’il n’est pas correctement entretenu. En comptabilité on appelle ça la dépréciation. En fait, les biens de capital ont un prix, une valeur, comme n’importe quel autre bien, et cette valeur fluctue entre autres en fonction de la capacité productive de ce bien de capital.

    L’argent aussi se déprécie. Pour une quantité fixe de biens et services offerts, plus il y a d’argent de créé, plus sa valeur diminuera. C’est ce qu’on appelle l’inflation.

    Évidemment que l’argent rapporte un profit lorsqu’il est investi. Mais selon vous il vient d’où ce profit? Il vient de la production réalisée par lesdîtes « machines » qui ont été achetées ou maintenues grâce à l’argent que les investisseurs ont épargné. Ainsi, je le répète, l’argent n’est qu’un intermédiaire entre le capital productif et l’investisseur, ou entre le marchand et son client. L’argent n’est pas le capital. Vous auriez beau avoir une malette contenant un million de dollars en billets de $20 sur une île déserte, vous n’auriez aucun capital pour autant.

    Généralement, les gens qui empruntent « consument de l’épargne ». Il est normal que l’épargnant veule être compensé pour sa privation de jouissance de son épargne. Lors d’un emprunt sain, les modalités du remboursement sont généralement prédéterminées sinon le prêt n’a pas sa raison d’être. S’il s’agit d’un emprunt pour investir, on s’attend à ce que le rendement sur l’investissement dépasse le coût du financement. Sinon, l’investissement n’en vaut pas la peine car il détruit de la richesse. Généralement, si tout le monde fait bien sont travail dans le processus, le prêt est remboursé avant la fin de la vie utile de l’investissement, c’est une base en finance.

    Quant aux prêts que vous décrivez servant à financer la consommation de biens non-durables, c’est un non-sens, ce genre de crédit est stupide et je ne vois pas ce que ça vient faire dans cette discussion.

    J’ai noté que les libertariens sont selon vous des « chiens sales ». Très intéressant comme niveau d’argumentation. Si c’est tout ce qu’il vous reste comme munition, alors aussi bien arrêter là.

  25. @Réjean Rioux

    Tellement de sottises dans vos commentaires…c’est désolant.

    Si vous étiez quelque peu informé, vous sauriez que les libertariens ne sont pas d’extrême-droite, mais plutôt au centre.
    Les libertariens méprise la droite presque autant que la gauche.

    Si vous avez 200 camions dans votre garage et que vous voulez faire un voyage à Cuba, vous n’aurez qu’à utiliser ces camions pour générer un revenu et vous le ferez votre voyage.
    Si vous avez investi dans l’achat de ces camions, c’est que vous prévoyez qu’ils vous seront utiles pour gagner votre vie. C’est là que réside leur valeur. Ils constituent votre capital.
    La possession de ces camions constituent donc une richesse pour vous; plus grande que la monnaie que vous avez dépensé pour les acquérir (sinon vous auriez gardé la monnaie!).
    Vous avez mal lu mon précédent commentaire. Si vous aviez $1 million dans une mallette sur une ile déserte, cela ne vous servirait à rien. En revanche, un briquet et un filet de pêche seraient fort utiles, ce seraient de vraies richesses.

    Comment démarrer votre entreprise d’informatique? La plupart des entreprises sont démarrées à partir de l’épargne personnelle des entrepreneurs.
    Ceux-ci doivent donc mettre de côté une partie de leurs revenus (i.e. se priver de consommer maintenant, pour consommer davantage plus tard).
    Pour « avoir de l’argent » comme vous dîtes il faut générer un revenu et en épargner une portion.
    On peut aussi bénéficier d’un don ou d’un héritage; qu’y a-t-il de mal là-dedans si ces sommes ont été légitimement obtenues?
    Si je travaille toute ma vie et qu’à ma mort il me reste de l’épargne, il serait injuste que cet argent ne soit pas utilisé selon mes désirs, pour aider ma famille.
    Mais le petit socialiste que vous êtes salive à l’idée d’utiliser la force coercitive de l’État pour m’exproprier mon épargne si durement gagnée.

    Quant à votre référence à « l’expropriation de force des producteurs indépendants », je ne sais pas à quoi vous faîtes référence, mais une chose est sûre, les libertariens sont absolument contre l’expropriation de la propriété, qui est généralement effectuée par l’État.

    Ma « théorie » et mon « discours » ne sont pas inutiles. Ils servent notamment à expliquer les différences entre les pays pauvres et les pays riches.
    Comparez l’indice de liberté économique à n’importe quelle mesure de richesse. La corrélation est frappante.

    Quant à l’inflation, vous avez tort. C’est bel et bien la monnaie qui se déprécie lorsqu’on en crée davantage.
    L’inflation est uniquement un phénomène monétaire.
    Oui la spéculation peut faire augmenter les prix, mais vous oubliez bêtement qu’une telle spéculation est financée par des emprunts, qui eux sont octroyés grâce à de la création monétaire par les banques. Je suis bien placé pour le savoir, j’œuvre dans cette industrie.

    Le milliardaire a le choix entre investir son $1,000 dans le capital d’une entreprise, créant ainsi des emplois, de la richesse et des profits (le rendement sur cet investissement), ou il peut vous le prêter contre rétribution (le taux d’intérêt). Pour qu’il choisisse de vous prêter cet argent, il faudra qu’en tenant compte du risque, le taux d’intérêt soit supérieur au rendement qu’il pourrait obtenir en investissant.

    Non je ne demande pas à l’État d’empêcher les prêts à la consommation. En revanche, je demande à l’État d’instaurer un système monétaire qui respecte les droits de propriétés des déposants, c’est-à-dire un système à réserves entières. Cela mettrait un gros frein à la croissance du crédit, je vous l’assure.
    Encore une fois, vous mélanger la droite et les libertariens. La droite prône le capitalisme juste quand ça fait son affaire.
    Le système bancaire actuel est totalement anti-capitalistique. La chute d’un tel système est souhaitable.

    Je les attends vos munitions. Jusqu’à maintenant c’est plutôt bénin…

Les commentaires sont fermés.