M. Picher, poussez votre analyse plus loin svp…

Ian Sénéchal

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Extrait : C’est quand on compare au PIB qu’on se rend compte que le Québec est choyé de se retrouver au Canada. Il reçoit en transferts fédéraux 4.65% de son PIB. C’est 1.89% en Alberta et 3.87% dans le reste du Canada…

Vous le savez, Amir Khadir, il en dit des âneries dans une année. Il peut dire n’importe quoi, ça ne m’affecte pas. Je ne lui accorde pas de crédibilité et je sais que les gens ne lui en accordent pas trop, surtout sur les questions économiques. Par contre, voir un chroniqueur économique jouissant d’un bonne notoriété tomber dans le simplisme pour entretenir l’illusion que le Québec n’est pas si pire après tout, ça, ça me fait  pomper. La cause de mes sautes d’humeur cette semaine, c’est Claude Picher.

M. Picher, dans un article intitulé :  » La province de quêteux: un mythe » utilise un tableau publié par l’Institut de la statistique du Québec pour affirmer :

« L’image d’un Québec qui vit aux crochets des autres provinces n’est que cela: une image, un mythe qui ne résiste pas à l’analyse. […] C’est donc dire que 25% des recettes du gouvernement québécois proviennent d’Ottawa. Or, il se trouve qu’en Ontario, la proportion correspondante est de 22%. […] Les transferts fédéraux représentent pas moins de 36% des recettes budgétaires des gouvernements manitobain et néo-écossais, 37% au Nouveau-Brunswick et 43% à l’Île-du-Prince-Édouard. »

Voici les chiffres qu’il utilise dans un tableau résumé. J’ai ajouté deux blocs au bas pour relativiser les affirmations de M. Picher. Les chiffres sont en millions. Cliquez pour agrandir.


Je rageais au début, car je n’ai pas apprécié la façon dont c’était présenté. L’argument principal est que la part du fédéral dans les revenus provinciaux représente presque la part observée dans le reste du Canada (24.8% VS 22.9%). Premièrement, exprimé ainsi, l’écart semble mince, mais pour arriver au même niveau que les autres provinces canadiennes, il faudrait nous couper 1.2 milliards de transferts fédéraux sur les 15.4 que nous recevons. C’est quand même 7.6% du montant.

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Autres textes sur le même sujet :

Antagoniste

Martin Coiteux

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De plus, je n’aime vraiment pas cette statistique. Le but est de savoir si le Québec reçoit plus du fédéral que les autres provinces canadiennes afin de déterminer si oui ou non, nous sommes des quêteux. Je ne vois pas en quoi la mesure quantitative utilisée nous apprenait quoi que ce soit sur ce sujet. En effet, si le gouvernement du Québec augmente ces impôt de 20 milliards demain, la part du fédéral chutera à 19%. On dira alors qu’on se fait avoir? Pour comparer avec les autres provinces, il faut utiliser une même base comparative. Il me semble que ça va de soi! Malheureusement, les provinces n’ont pas toutes la même base d’imposition.

C’est pour cela que j’ai décidé d’utiliser comme dénominateur, non pas les revenus autonomes du Québec, mais bien la population et ensuite le PIB. L’utilisation du PIB pour représenter la contribution fédérale me semble plus juste, car c’est le meilleur moyen de représenter le juste apport du Québec dans la fédération canadienne. La statistique idéale aurait sans doute été une ventilation des revenus fédéraux par province, mais malheureusement, je n’ai rien trouvé de plus récent que 2004. On aurait ainsi pu comparer ce que l’on reçoit par rapport à ce que l’on pait à Ottawa. Le PIB représente toutefois une bonne approximation. Plus ton PIB est élevé, plus tu paies d’impôt pour des niveaux d’imposition identiques.

Donc, le Québec reçoit 1963$ en transfert par habitant, alors que l’Ontario en reçoit 1751 et le reste du Canada 2025. Si on utilisait cette base comparative, on pourrait même affirmer que le Québec se fait avoir en comparaison des autres provinces. Comme quoi, on peut faire dire n’importe quoi aux chiffres.

Toutefois, notre PIB par habitant est plus faible au Québec que dans le reste du Canada, donc à la base, le gouvernement fédéral récolte moins de revenus sur notre territoire qu’ailleurs au Canada. C’est cet aspect que l’utilisation de la population comme dénominateur échappe. Le PIB par habitant au Québec est de 42 227$ et il est de 53 350$ ailleurs au Canada selon les projections des tableaux de l’ISQ, soit 19% de moins.

C’est quand on compare au PIB qu’on se rend compte que le Québec est choyé de se retrouver au Canada. Il reçoit en transferts fédéraux 4.65% de son PIB. C’est 1.89% en Alberta et 3.87% dans le reste du Canada. À titre indicatif, pour recevoir en transferts fédéraux le même ratio que les reste des provinces, il faudrait soustraire 2.6 milliards de dollars au gouvernement du Québec. C’est 16.8% du montant de ses transferts fédéraux totaux.

Il n’y a qu’une chose à retenir de tous ces chiffres, c’est qu’il faut être prudent quand on analyse trop rapidement et pas suffisament en profondeur la situation du Québec. Par contre, il y a un objectif tout simple que l’on peut collectivement se fixer. S’organiser pour arrêter de recevoir de la péréquation, car il n’y a qu’au Québec que l’on perçoit ces paiements comme un dû plutôt que comme une maladie honteuse. Il faut arrêter d’en recevoir pour faire partie du groupe des provinces riches. Et quand on regarde notre potentiel, rien n’indique que nous sommes condamnés au sort des provinces maritimes. On n’a qu’un seul boulet à se libérer pour exploiter notre plein potentiel et c’est notre gouvernement tentaculaire. Et ça, c’est pas Legault qui va régler ça…

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38 réflexions sur “M. Picher, poussez votre analyse plus loin svp…

  1. Si on exploite pas nos richesses naturel et que nous recevons des peanuts en redevance, les souver-haineux vous diront que c’est de la faute du fédérale.Sur qui jetteront-ils le blâme dans un Québec souverain sur le FMI je suppose.

  2. C’est ça M.Piché… continuez à semer la confusion avec vos pourcentages qui disent n’importe quoi et qui font accroire que tout va bien dans la belle province. Vous aidez à cultiver, nourrir et garder les séparatistes dans l’ignorance… eux qui sont déjà peu éduqués en politique et en économie.

    « Tout » les séparatistes que je connais, pensent que le Québec fait vivre le reste du Canada….si vous en voulez des vrais mythes, je vous passe çelui là, je trouve que c’est un des meilleurs. Et j’en ai plein d’autres mythes séparatistes si vous en voulez. . Si jamais le Québec fait l’indépendence, et que ce merveilleux rêve de pays tourne en cauchemar horrifiant, nous pourrons vous pointer du doigt d’avoir pris avantage de votre plume pour éparpiller des demi-vérités qui brouillent la vérité de la pietre situation économique du Québec. Shame on you!

  3. Ah, justement. Je cherchais le bouton pour commentarier sur cyberpresse, tellement que je trouvais l’analyse mauvaise.

    Mais bon, tu as dit ce que je voulais dire, mais avec plus de chiffres! :-)

  4. Pingback: lacapitaleblogue.com | M. Picher, poussez votre analyse plus loin svp… « Les analystes

  5. Le PIB est une mesure douteuse, de plus en plus contestée par ailleurs, pour comparer deux économies (voir par exemple http://ecorev.org/spip.php?article518 ) Piché fait un job de journaliste, de votre côté vous tentez de nous convaincre que le Québec va mal. Ce n’est pas pour vous offenser, mais Piché est plus crédible.

    • Vous remettez en doute ma crédibilité? Quel chiffre du présent texte est mensonger? Comme Picher, j’ai utilisé le document de l’ISQ! Tout est vrai, alors…

      • Je me suis sans doute mal exprimé. Je veux dire que l’approche de Piché (comparer des sommes réelles redistribuées) est plus crédible que votre approche par le PIB pour déterminer si le Québec est ou non une province gâtée au sein du Canada. Il ne faut pas, par ailleurs, négliger le fait que le PIB comporte des coûts (notamment les coûts environnementaux des sables bitumineux). Un PIB plus bas n’est pas forcément signe d’une économie moins « efficace », surtout quand cette «efficacité» est liée à des nuisances : plus de pollution, plus de prélèvements sur des ressources épuisables…

        • Contrairement aux prétentions écologistes, l’exploitation des sables bitumineux a un poids environnemental négligeable. Qu’on arrête de nos les rebattre avec les GES! Le Québec par la bouche de son Premier ministre a osé décrier les Albertains à Copenhague. Quelques semaines plus tard, M. Charest envoyait une délégation d’hommes d’affaires québécois en Alberta pour « brasser de l’argent bitumineux » : Deux discours opposés. Les Québécois traînent de la patte en ressources naturelles surtout gaz et hydrocarbures. Les autres provinces et états américains doivent nous montrer du doigt. Et ce laxisme en matière de ressources naturelles est souvent dû à la paresse mais aussi à l’obsession écologiste typique au Québec.

        • Je suis sidérée de lire que des prélèvements sur des ressources « épuisables » sont des nuisances. Pensez-y la prochaine fois que vous remplirez votre voiture d’essence à la station-service. Pas de mines de fer, pas d’autos. Pas de puits de pétrole ou d’extraction de sables bitumineux, pas d’essence pour les remplir. Idem pour les clous de votre maisons (fer), votre vélo (molybdène, aluminium, titane), et mêmes les énergies vertes!!! Pas de mines de bauxite ou de Terres Rares, pas d’éoliennes. Commencez-vous à comprendre???

          Nous sommes pleins de PME QUÉBÉCOISES qui oeuvront en concert pour tenter de déterminer où et combien de ressources il y a dans le sous-sol. C’et LE SEUL domaine d’activité en pleine effervescence au Québec actuellement.

          Je suis bien fière d’Ian pour son analyse afin de remettre les pendules à l’heure. Vous savez, les journalistes ne sont pas des êtres infaillibles. Il arrive parfois que des propos erronés se lisent dans les journaux. Quelquefois, c’est une simplement une méconnaissance des dossiers. D’autres fois, c’est un biais idéologique. M. Picher n’est pas un mauvais chroniqueur financier mais j’avoue que j’ai sursauté en lisant son article.

        • Mon cher Réjean,

          Je n’ai rien à dire sur la véracité de quelques faits cités dans l’introduction de ce mémoire maîtrise. Toutefois, il faudrait que le discours ambiant anti-exploitation-des-ressources-naturelles regarde l’ensemble des activités de la société et tienne compte de ces constats suivants:

          Toute activité lié au développpement est susceptible de perturber l’environnement. L’idée, c’est de tenter d’avoir un équilibre entre notre qualité de vie et les impacts environnementaux générés par ces activités. Le développement d’une ville comme Montréal par exemple a conduit au déboisement de biens des forêts et nous a amputé des meilleures terres agricoles du Québec, non? Surtout avec l’étalement de la banlieue qui prend de l’ampleur année après année. Puis-je vous rappeler un certain dézonage sur l’Île Bizzard pour accomoder une certaine politicienne?

          Quant à la forêt BORÉALE détruite et la déviation des cours d’eau, il me semble que le Québec n’ait pas grande leçon à donner à l’Alberta. Combien d’hectares de forêt à été détruite par les réservoirs Opinaca et Robert-Bourassa? La Rivière Romaine et La Grande, ça vous dit quelque chose? Eh oui, L’énergie propre, propre, propre d’Hydro-Québec, c’est une propagande très habile pour faire taire les groupes de pression… Est-ce parce que Hydro-Québec est une société parapublique syndiquée qu’on n’entend JAMAIS parler des impacts environnementaux lié à ce type d’énergie. Vous ne pensez pas que certains écosystèmes auraient été un petit peu chamboulé, localement? C’est sur que loin des yeux, loin du coeur mais pour ceux qui se rendent régulièrement à la Baie James, les impacts sont réels et bien visibles.

          Et pour ce qui est des émissions de gaz à effet de serre, celles émises par l’exploitations des sables bitumineux représentent une fraction MINIME par rapport au total que le Canada émet. D’autre part, est-ce vraiment si grave compte tenu que le réchauffement climatique lié aux émissions de CO2 n’a pas encore été prouvé (pour ne pas dire; mis en sérieux doute) ??

          En ce qui a trait à la fuite des contaminants, eh bien que voulez-vous que je vous dise, à chaque station service, à chaque usine pétrochimique, à chaque site d’enfouissement etc…il y a un risque. Au lieu d’infantiliser la population et leur faire croire que la sécurité existe à 100%, il faudrait peut-être lui parler franchement, en adulte, et lui dire que les risques existent mais qu’on va faire notre possible à 100% pour que rien de fâcheux n’arrive. Et que dans l’éventualité qu’une telle chose arrive, on traitera l’affaire de manière responsable.

          Bref, tout le contraire du triste chapitre du viaduc la Concorde.

          Finalement, trop drôle l’argument de la fin: il y a trop d’afflux de travailleurs et les loyers deviennent exhorbitants. Hon! Que c’est triste!! Allez-donc dire ça aux québécois qui se rendent chaque semaine à Fort McMurray…Eh puis, c’est tellement mieux pour une province d’avoir un gros taux de chômage et le secteur de l’immobilier en chute libre ;-)

        • a Rejean , vous faites exactement ce que les journalistes ont fait a Sarah Palin lors de la fusillade d’une politicienne aux states «comme tout bon droitiste»il est ou le rapport?puis pour votre Bruxellois qui ne vit pas en Alberta et qui a passe en coup de vent dans ce bled monte un tres bon papier ,pas dépourvu de termes scientifique qui font ronflant , le tout présenté devant des prof.qui n’ont aucune idée de ce que notre bon monsieur a pu voir ou entendre car ils ne se font une tête que sur ce qu’ils lisent du mémoire. je vous signale que le gvt du québec fait la même chose ici avec des firmes de publicité qui nous donnent des communiqués et des discours remplis de chose qui se tiennent et de demi-véritéqui une fois amalgamé ont l’air d’etre la VÉRITÉ, mais vous comme moi on sait que l’on se fait enc… mais qui dans le fond n’est que de la poudre aux yeux. ici on essaie de nous faire croire au socialisme voire au communisme pourtant partout ou ces régimes sont en vigueur les peuples se rebelle en masse contre les dirigeant en place ou dictateur c’est selon. alors Rejean paies moi un mois de tourisme en afrique pour une étude du méru et je te promet un mémoire assez solide pour faire croire a des universitaire non-spécialisés que le méru est en voie d’extinction.et surtout pourquoi ton candidat au MASTER n’est pas aller au Vénézuela pour son papier , ils exploitent eux aussi les sable bitumineux , et de maniere moins propres que nous . Ah oui Chavez est communiste et COMME TOUT BON GAUCHISTE , on ne plante pas un KAMARADE de gauche. Claude Bandelier a présenté un bon mémoire , un autre candidat peut en présenter un completement contradictoire en étant tout aussi bon. ultimement n’est pas le propre de la science , tout remettre en doute. car si tu ne peux remettre en doute, ça devient une RELIGION

  6. Et si tu y vas per capita, nous sommes les plus quêteux parmi les 5 plus grandes provinces en termes de population.

  7. On a beau palabrer, tergiverser, seuls les chiffres témoignent implacablement de la réalité crue… et je crois crédibles les chiffres présentés par Ian ,Ils sont éloquents quant à la situation très inconfortable de dépendance dans laquelle le Québec se retrouve présentement.

    • Et ceux, qui ont créer cette dépendance sont les mêmes, qui veulent faire l’indépendance.Des fois je me demande, si doit rire ou pleurer.

  8. a lire Picher, on conclu qu’au Québec on est pas pire que les moins bons, ca fait qu’on continue dans notre médiocrité, belle logique de Québécois qui attend son chèque

  9. Le ratio utilisé pour faire la comparaison est biaisé. Il utilise l’équation suivante : (péréquation fed. / revenu gouv prov.)

    C ‘est sur que plus on est à gauche et plus on administre mal, plus nos impôt doivent être élevés.

    Comme on est la province la plus taxé, le démoninateur est tellement élevé que la grosseur du numérateur est noyé dans la valeur du pourcentage.

    Pour être un peu plus crédible, il aurait du montrer les revenus (impôts) de chaques provinces et encore la ce ne serait pas encore un bon indicateur.

    • De plus, dans les revenus du gouvernement provinciale, la péréquation est si je ne m’abuse budgété.

  10. M.Monette je ne suis pas caler dans les chiffres mais ils me semble que nous sommes les plus taxer en Amérique du nord et par le fait même les plus endettés donc si je me fie à vous ca ne va pas si mal que ca.Un jour les taux d’intéret vont montés à cause de la bulle immobillière,notre or vert ne rapporte plus (forê
    t) ont ne veux pas dévellopper nos richesses naturelles de peur de polluer regardez autour de vous les seuls qui tiennent la province envie à l’heure actual se sont les travailleurs de la classe moyenne et les retour du fédéral. Je ne suis pas calé dans l’écriture non plus mais par-compte je sais compter.Agouter à cela un État de plus en plus gourment et qui veux gérer mes dépenses dans leur direction ca fait un bon coktail pour la faillite personnel et si tu appauvris tes payeurs de taxes qui va payer pour ce système.Pour conclure M.Monette si vous croyer que ca ne va pas si mal que ca, attendez que les futurs retraites de la fonction public se concrétisent;Un cas parmi tant d’autres.Sans compter…

  11. J’ai analysé récemment les cas des PIGS européens (Portugal, Ireland, Greece and Spain), avec un focus précis sur la Grèce et sur sa dépendance grandissante envers les prêts d’urgence accordés par l’UE et le FMI. Les similitudes avec le Québec sont troublantes. Faible croissance, dépenses publiques incontrôlables, vieillissement de la main-d’œuvre, etc. En Grèce, la correction a été brutale et le dégraissage de l’État se déroule dans la catastrophe, au détriment de la population, qui paye le prix pour 35 ans de mauvaise gouvernance, tant de la part de gouvernements de gauche que de droite.
    Le Québec est mûr pour un questionnement en profondeur sur son modèle économique et je trouve particulièrement positif que le débat fédéralisme/souverainisme cède progressivement sa place à une structure plus classique gauche/droite. Il faut être honnête dans cet exercice et réfléchir sur des éléments aussi fondamentaux que l’universalité des programmes sociaux, la participation de l’État au capital d’entreprise et le monopole public sur certains secteurs d’activité économique. Le tout progressivement, sans dogmatisme.
    Prendre les devants dans cette voie nous évitera de subir le même sort que la Grèce et les autres pays européens qui se trouvent à l’infirmerie du FMI.

  12. @monsieur Rejean
    « Vous faites de la désinformation et c’est, ou malhonnête ou c’est de l’aveuglememt volontaire (comme tout bon droitiste).  »
    la désinformation selon vous , consistant à émettre un avis qui contredit votre opinion…

    « Mémoire de fin d’études présenté par
    BANDELIER Claude
    En vue de l’obtention du grade académique de
    Master en Sciences et Gestion de l’Environnement
    Université Libre de Bruxelles
    Institut de Gestion de l’Environnement et d’Aménagement du Territoire
    Faculté des Sciences
    Master en Sciences et Gestion de l’Environnement »

    Vous ne croyez pas que «  Institut de Gestion de l’Environnement et d’Aménagement du Territoire
    Faculté des Sciences » carbure avec des fonds publics et qu’ils ont intérêt que leurs thésards pondent des thèses qui vont du côté alarmiste plutôt que rigoureusement scientifique? Bref, pas de problème environnemental = pas de fric. Je vous réfère à mes collègues climato-alarmistes de l’UQAC pour une leçon de fric 101 pour biologistes , ils ont monté un maladroit site sur le carbone boréal cousu de fil vert…. le pire, c’est que ça marche! http://carboneboreal.uqac.ca/

    Je suis un professeur d’université, géophysicien à la retraite. Je n’ai aucun intérêt à promouvoir une direction particulière en matière d’environnement. J’ai une opinion basée sur mes convictions, mes valeurs, mais avant tout sur mes connaissances scientifiques, comme celle que madame Robillard vous a exprimée. Elle est géologue elle aussi.

    « Toutefois, d’importants impacts sociaux et environnementaux sont générés par l’exploitation des sables bitumineux. »

    Tu parles d’importants impacts sociaux!!! plus de 8 milliars de dollars albertains versés chaque année sous forme d’aumône qu’on appelle péréquation, aux BS du Québec pour maintenir leurs extravagantes garderies et CPE que l’Alberta n’ose même pas se payer.. c’est tout un impact social, en effet!!!

    Les « impacts » environnementaux, j’aime pas ce mot, ça fait bang!!! disons les « conséquences », environnementales ça vous va? Comme vous le rappelle adroitement madame Robillard, on ne crée jamais de richesse sans « casser des oeufs »… je mélange deux proverbes à dessein.
    Les écolos n’ont jamais d’équations équilibrées… c’est toujours « oui aux gaz de schiste (shale) mais pas à n’importe quel prix » et moi je dis « oui à l’environnement mais pas à n’importe quel prix »
    vous l’avez entendue souvent cette phrase sur Radio-Canada?

    Faut voir les prix social et économique énormes à laisser dormir les richesse naturelles … épuisables ou non épuisables. Nos voisins des autres provinces et états américains ont compris ça , nous, pas encore.

    Les socialistes aiment tellement les pauvres qu’ils en fabriquent.

    C’est l’opinion d’un ingénieur géologue, prof d’université à la retraite… , j’espère ne pas vous avoir vexé.

    • Les socialistes aiment tellement les pauvres qu’ils en fabriquent.
      Il n’y a pas si longtemps de cela, tout au plus quelques années que, les socialistes qui gèrent la province ont même fait un observatoire sur la pauvreté au Québec.Ils ont observés la pauvreté au lieu d’y remédier.Personnellement j’aurais aimé plutôt qu’ils en fassent un observatoire sur les richesses qu’ils laissent dormir au Québec.
      En Démocratie, on ne peu se laissé gouverner par la tyrannie de la minorité.Sinon ce n’est plus une démocratie.J’espere qu’un jour un premier ministre au Québec mettra cela en pratique.

  13. @ Réjean:

    Je ne sais pas où vous avez pris vos chiffres mais j’avais lu ceci:

    Les sables bitumineux constituent présentement moins de cinq pour cent des émissions de gaz à effet de serre (GES) au Canada. Cela représente moins de 0,1 pour cent des émissions mondiales.
    Source:

    http://www.oilsandsdevelopers.ca/index.php/oil-sands-information/oil-sands-in-french/

    Vous dites: « Nier l’effet sur le réchauffement climatique de l’émission de gaz à effet de serre est une autre preuve de l’aveuglement volontaire de la droite. »

    Libre à vous d’adopter la posture d’un curé de paroisse en face d’une brebis égarée mais je vous suggère tout de même comme lecture d’été: Climatism!: Science, Common Sense, and the 21st Century’s Hottest Topic écrit par Steve Goreham. Histoire de se forger un peu de sens critique, ce n’est jamais mauvais, vous savez ;-)

    Malheureusement, je ne sais pas si il est traduit en français. Je ne peux m’empêcher de penser que c’est des cas comme ça qui font souhaiter à certains ténors du PQ de mettre le plus possible des bâtons dans les roues à la jeunesse pour qu’elle apprenne l’anglais.

    Huummm!…Si il fallait que jeunesse sache, peut-être serait-elle moins malléable par la suite…

    • Effectivement, les chiffres que j’ai fourni proviennent du côté des pétrolières. Vous pourriez reconnaître que j’ai fait preuve de transparence en citant mes sources (un travers que j’ai hérité de mon mémoire de maîtrise en géologie).

      Et vous, ils viennent d’où vos chiffres???

      En quoi sont-ils plus valide que les miens? Je vous retourne la question: peut-on avoir confiance?

      La confiance, voilà le coeur du problème. Un gros problème de société. Les industriels, les scientifiques qui sont associés à ceux qui veulent faire du développement économique sont systématiquement démonisés, ce qui permet à d’autres groupes d’intérêt d’invalider leurs conclusions.

      Vraiment triste de voir que la Science est désormais perçue comme suspecte. Mais…à qui la faute? Le climategate a permis de mettre en lumière certaines pratiques très douteuses en ce qui a trait au domaine de la publication d’articles dans les revues spécialisées. Le comité en charge de la publication des articles s’est fait infiltré par des chercheurs peu scrupuleux où on cherchait à empêcher toute remise en question sur des idées qui ne faisaient pas leur affaire. Un article très intéressant sur le sujet:

      http://fullcomment.nationalpost.com/2011/06/18/rex-murphy-climate-scientists-make-a-mockery-of-the-peer-review-process/

      Et si vous voulez savoir comment les dirigeants politiques se sont fait prendre par la fièvre du réchauffement climatique, je vous suggère une autre lecture d’été: L’imposture climatique de M. Claude Allègre. Je trouve assez comique ces grandes messes climatiques où tous les dirigeants et organismes qui prônent la limitation des gaz à effet de serre ne se gênent aucunement pour prendre l’avion pour des destinations, ma foi, assez attrayante d’un point de vue touristique: Copenhague, Cancun…. Avec les nouvelles technologies de l’Internet, me semble qu’un rencontre VIRTUELLE montrerait l’exemple. Mais c’est faire preuve de trop d’idéalisme sans doute…

      Quant aux plans du PQ, c’est en parti une boutade mais, dans les médias de masse, force est de constater que la majorité des informations qui viennent contrebalancer la thèse du réchauffement climatique ne se trouvent qu’en anglais (du moins sur ce continent). Avouez qu’ il y a de quoi devenir quelque peu perplexe.

      Alors j’ai beaucoup de respect pour des professeurs comme M. Du Berger qui a décidé d’investir de son temps et de son énergie pour montrer aux jeunes comment demeurer critique envers certaines informations qu’on veut bien nous donner.

      Et je suis 100% d’accord quand il dit:

      « La majorité des jeunes Québécois n’ont aucune idée de la démarche scientifique, de la façon dont les connaissances scientifiques sont produites et ensuite diffusées. »

      Personnellement, j’aurais peut-être été tenté d’enlever « jeunes » de sa phrase. Surtout quand je vous lis.

  14. « Le PIB est une mesure douteuse, de plus en plus contestée par ailleurs »

    Yep, le PIN est meilleur pour qu’on puisse tenir compte de la dépréciation du capital.

  15. « Nier l’effet sur le réchauffement climatique de l’émission de gaz à effet de serre est une autre preuve de l’aveuglement volontaire de la droite. »

    On ne parle même plus de réchauffement climatique, mais de changement climatique (un terme fourre-tout). Ensuite c’est l’eau dans l’atmosphère qui est le principale GES. Il y a 3000 ans l’Europe occidentale avait un climat quasi tropical et ça n’a pas empêché l’humanité d’exister et de se développer.

    De quelle droite parlez-vous? Des nationalistes? Des traditionalistes religieux? La gauche va renaitre le jour où elle cessera d’être socialiste et redevenir ce qu’elle était: libérale.

  16. Ne vous en faite pas Monsieur Réjean, la majorité des gens au Québec sont de votre avis. Ils ne sont qu’une minorité à vouloir se payer du luxe sur le dos des gens qui n’ont pas eu la même chance qu’eux dans la vie ou sur le dos de l’environnement ou plutôt la santé des futurs générations. Les dernières élections fédérales sont une preuve de leur minorité au Québec et je crois que la secte des drettistes est entrain de paniquer. Ils n’ont pas l’air à réaliser que leur « bashing » sur le Québec au nom du superprofit en ont fait la risée des médias.. Ne perdez pas d’énergie sur cette minorité, leurs disciples sont trop bien « brainwashés ».

  17. Avec un commentaire comme celui de Réjean, ça prouve encore une fois qu’il n’y a rien à faire pour essayer de réveiller tous les endoctrinés dans son genre. Aussitôt que quelqu’un essaie de lui démontré que la propagande qu’il défend n’est pas la réalité, il part en peur , et accuse les autres d’être à la solde de compagnies, qui ne veulent que faire de l’argent, contre les intérêts du peuple. Ils mélangent tout, les gaz de shystes, le pétrôle, les multinationales, la droite, les capitalistes, les riches et tout le reste. Ils voient des complots partout pour nous exploités. C’est pathétique.

    Tous les Réjean de ce monde ont-ils déjà pensé que les entreprises qu’ils comdamnent, font vivre de nombreux travailleurs, avec de très bons salaires, qu’ils sont soumis à une règlementation stricte et que les impôts et revenus qu’ils génèrent, aident les gouvernements à payer tous les avantages et programmes qu’il est fière de proclamer et qu’il ne veut surement pas se départir ou perdre.

    Et comme le disait Mme Isabelle Robillard , on n’entend jamais personne du côté des anti pétrôle de l’alberta, dénoncé Hydro-Québec qui a détruit et qui continue à détruire plusieurs centaines (ou des milliers) de kilomètres carrés, de forêt vierge, en détournant des rivières et en créants des réservoirs pour les barrages. Ça doit être surement parce que c’est une société d’état, qui rapporte de l’argent, qui est mal gérer, et donc le vérificateur général du Québec n’a pas l’autorisation de vérifier les dépenses. Ça nous appartient mais on ne peut pas voir les livres???

  18. Il n’y a aucune honte à être ignorant, ou « ignare » comme vous dites péjorativement, la seule honte est de vouloir le demeurer. Certains enseignants du secondaire et du collégial à l’esprit ouvert me permettent de rencontrer leurs élèves et de les contaminer avec mes idées de scientifique que vous qualifiez de droite. Certaines commissions scolaires, comme celle de La Capitale et des Découvreurs, font confiance au scientifique de droite que je suis au point de me confier des journées entières de formation pour leurs enseignants en sciences. C’est à l’occasion de telles cliniques géologiques que j’instruis les enseignants des connaissances scientifiques fondamentales et essentielles à partir desquelles ils pourront ensuite se former leur propre opinion sur les sables bitumineux, les gaz de shale et l’évolution du climat. Il ne s’agit pas de « banaliser » comme vous dites, mais il s’agit d’abord d’informer. Et sur ces questions, l’information essentielle est de nature scientifique et non politique.

    Il est regrettable que le débat scientifique sur ces questions ne se soit pas fait publiquement au Québec. Peut-on s’en étonner quand on considère la polarisation gauchisante de la majorité de nos médias québécois à commencer par Radio-Canada?
    Plus je parcours nos écoles secondaires et cegeps, plus je déplore l’endoctrinement de nos jeunes vers la gauche au détriment de l’enseignement de la science. On leur entre des slogans et des opinions politiques de gauche dans le crane plutot que les connaissances essentielles et rigoureuses à partir desquelles ils pourraient pourtant se former une opinion éclairée sur les questions environnementales. Ce détournement de l’enseignement de la science au profit de la politique gauchiste n’est malheureusement pas unique au Québec. Il est quasi universel. Et c’est justement pour cela que je considère ma croisade dans les écoles essentielle afin de vaincre cet obscurantisme. La tâche est colossale: nos jeunes n’ont aucune idée de la façon dont les connaissances scientifiques sont produites et encore moins de la façon dont elles sont diffusées. On me demande souvent d’où viennent tous ces graphiques que je leur montre et qui contredisent le message propagé par le petit ourson polaire si mignon mais triste sur son glaçon « fondant à la dérive » qu’ils ont à la apge 484 de leur manuel. Je leur explique alors que je suis géophysicien, que la climatologie est une partie de la géophysique, que j’ai accès aux revues « Journal of Geophysical research, Reviews of Geophysics et surtout Geophysical Research Letters dans lesquelles 80% des résultats en climatologie sont publiés. La majorité des jeunes Québécois n’ont aucune idée de la démarche scientifique, de la façon dont les connaissances scientifiques sont produites et ensuite diffusées. Comment voulez-vous alors qu’ils se forment une idée correcte, une opinion valable et basée sur des arguments scientifiques rigoureux quand ils ignorent la quintessence de ces choses qui ont une portée environnementale. Oui la tâche est colossale, mais pas désespérée. Je poursuis donc inlassablement ma croisade contre l’obscurantisme, la désinformation et l’endoctrinement.

    p.s. Vous me demandez si j’accepterais un puits de gaz de schiste (sic) dans ma cour: bien sûr, à la condition que la loi des mines m’assure de redevances équitables entre le promoteur du projet, le gouvernement et moi-même. Mais je n’ai aucune chance que cela m’arrive car j’habite sur des gneiss du Précambrien (plus d’un milliard d’années) , tandis que les roches – qui sont des shales et non des schistes- contenet ces précieux gaz sont d’age Ordovicien. Je vous invite à la clinique de formation en géologie que j’offrirai le 28 juin à une trentaine d’enseignants en sciences du secondaire de la Commission scolaire de La Capitale. Vous en sortirez davantage informés sur les sables bitumineux, les gaz de shale et l’évolution du climat… Vous vous coucherez alors « moins niaiseux » comme on dit chez-nous et peut-être aussi un peu plus à droite…. :)

  19. En connais tu beaucoup de pauvre qui partent des compagnies et font par le fait même de la création d’emplois? moi aucun. Plus pauvre! plus pauvre que quoi ? c’est comme dire mort ou plus mort ?on peux tu etre plus mort que mort ? ici on ne peut etre pluys pauvre sauf si tu fais expres en étant drogué , alcoolique pis si t’es un vrai champion , les deux en même temps chacun des québecois qui travaille laisse la moitié de sa paie a chaque semaine sur la table pour faire vivre justement ces champions qui s’evertuent a rester pauvre car elle est tellement bien structurée la pauvreté qu’ils ne veulent pas la quitter sous aucun prétexte. il y a des tonnnes de lobby et organisme qui oeuvre pour aider les pauvres et de surcroit tu ne peux même pas avoir la contrepartie qui serait pour la protection des gens riche et on dit riche a 50k ici alors que dans les faits a moins de 90-100k on est juste moyen a aisé tout dépendant si tu sais gérer tes affaires et si tu n’embarque pas dans le tant qu’a y etre avec l’écran plat de 2m pis les chars de l’année. alors pour faire court car tout a l’air au dessus de ta compréhantion , les riche créer de la richesse et les pauvre la SIPHONNE, alors les riches devraient se pousser d’ici et laisser les sangsue se canibalisé entre elles jusqu’a l’extinction totale

  20. Personne pour répondre à Réjean ?
    Est-ce que les droitistes auraient avaler de travers ses attaques justifiées.
    Qui va répondre de l’aveuglement de la droite dans le dossier des changements climatiques au profit des pétrolières ?

    • Vous dites: « Personne pour répondre à Réjean ? Est-ce que les droitistes auraient avaler de travers ses attaques justifiées. Qui va répondre de l’aveuglement de la droite dans le dossier des changements climatiques au profit des pétrolières ? »

      Relisez nos commentaires. Nous avons largement répondu à ce que vous appelez « attaques justifiées » de M. Réjean. Personnellement, je ne suis à la solde d’aucune pétrolière et mon avis sur les questions d’ordre scientifique concernant gaz de shale, pétrole et autres ressources naturelles n’est motivé par aucun intérêt personnel, contrairement aux chercheurs et chefs de mouvements écolos dont les rentrées de fonds dépendent de leur habileté à faire persister dans la population la croyance et la crainte d’une apocalypse climatique ou environnementale. J’aimerais bien que le problème de fond sur ces questions, qui en est d’abord un de nature scientifique, soit débattu sur la place publique, plutôt que l’éternel duel gauche droite auquel on assiste. Un peu de rigueur et un peu moins d’émotion svp.

  21. Réponse à Monsieur Réjean
    « M. Du Berger,
    Une simple question. Pourquoi l’idéologie est à gauche et la science à droite ? C’est ce que vous semblez affirmer. Pour moi ça n’a aucun sens. Et vous le savez. « L’obscurantisme, la désinformation et l’endoctrinement », on n’y va fort là. C’est la clique d’Harper qui lors des élections affirmaient sans rire que leurs priorités etaient les « vrais priorité ». C’est pas de la désinformation ça ? »

    L’ idéologie n’a pas de nid fixe M. Réjean, elle est vagabonde, et parfois frivole. Elle peut se situer aussi bien à droite qu’à gauche, rarement au centre. Avez-vous déjà entendu parler d’une idéologie du centre? « les tièdes je les vomirai » qui a dit ça ? surement pas Kant et encore moins Nietzsche que vous citez. Se proclamer au «centre » , est-ce un signe d’équilibre? J’ai eu un peu d’urticaire quand au premier-rendez-vous du Réseau Liberté Québec, j’ai vu sur l’écran dans la salle, comme slogan de la journée, « la droite s’affirme!? – je ne suis pas certain du point d’exclamation-. Pourtant, j’ai entendu maintes fois des intervenants préciser que la droite de laquelle ils ou elles se réclamaient, en était une purement économique, financière, fiscale. Surtout pas question de morale! Pas question d’être associé à une supposée droite dite religieuse – que Madame Marie France Bazzo semble craindre comme la peste quand elle parle de Harper et des lobbys qui le courtisent- Vous savez très bien M. Réjean qu’il n’y a qu’une idéologie qui est propagée à l’école et dans les médias au Québec et elle n’est pas à droite. C’est celle de gauche, appelée aussi par nous de la droite, la pensée unique, et notez que je ne mets même plus cette expression entre guillemets tellement elle est universelle et consacrée.

    « Un schiste est une roche qui a pour particularité d’avoir un aspect feuilleté, et de se débiter en plaques fines ou « feuillet rocheux ». On dit qu’elle présente une schistosité. Il peut s’agir d’une roche sédimentaire argileuse, ou bien d’une roche métamorphique. Quand celle-ci est uniquement sédimentaire, les géologues canadiens préfèrent utiliser le terme « shale »[1].
    Alors on laisse tomber les chicanes de mots : schiste ou shale y a pas de « sic » à faire avec ça. Perte de temps. »

    Vous avez repiqué ça sur internet ou dans le dico du service de la langue française de Radio-Canada qui a répandu et consacré cette erreur de vocabulaire. La roche qui contient ces gaz est un objet géologique et il revient aux géologues de la décrire et de lui trouver un nom. Or il se trouve que partout au Canada , en anglais comme en français, ça s’appelle un shale,- oui horrible mot anglais, beurk!-. C’est comme ça, je n’y peux rien. Un schiste a déjà été une roche sédimentaire dans les vieux dicos et en France, mais plus maintenant. Une roche qui possède une schistosité est forcément métamorphique et ne peut donc contenir de gaz. Ça va pour votre pétrologie 101?

    « Toujours il y la question ; pourquoi, parce que vous êtes géophysicien et que la climatologie est une partie de la géophysique, vous seriez plus objectif qu’un autre géophysicien qui lui est d’avis contraire. Il y aurait les bons géophysiciens, dont vous faites partie, et les méchants géophysiciens (les méchants gauchistes) qui affirment l’effet sur le climat de l’activité humaine ? »

    Je ne prétends aucunement à l’objectivité. J’ai aussi mes idées, mes valeurs, mes convictions, bref je suis politiquement orienté, comme vous, mais diamétralement orienté. Il en demeure que la majorité des géophysiciens, du moins ceux que je connais, comme mes anciens élèves, sont plutôt des climato-sceptiques et non des réchauffistes. Nous voyons la Terre dans une lorgnette qui est généralement plus ouverte que celle des autres, car nous l’étudions sur toute l’étendue de son histoire, tandis que les biologistes n’y sont intéressés qu’à partir des époques où la vie est apparue et ils ont tendance à s’accaparer le domaine de l’environnement, en ne le considérant que végétal et animal.

    « Kant : « il y a la raison de croire à la vérité de la proposition (il n’y a pas d’effet sur le climat de l’activité humaine) et la raison de cette vérité elle-même, la raison de ce que les choses sont ce qu’elles sont. » Toute une différence entre les deux propositions n’est-ce pas ? Il y a une différence entre affirmer une chose et la démontrer.  »

    Kant a raison : les réchauffistes affirment, sous prétexte d’un faux consensus, que l’atmosphère se réchauffe sous l’effet des GES émis par l’homme , tandis que nous, les climato-sceptiques, n’affirmons rien, nous doutons, En science seul le scepticisme est de rigueur, Le réchauffement anthropique est une hypothèse, pas un fait.

    « Nietzsche : « L’homme est la maladie de peau de la terre ». C’est encore plus vrai aujourd’hui. « Jadis, l’outrage contre Dieu fut l’outrage le plus grand, mais Dieu est mort, et avec lui moururent aussi ces outrageurs. Faire outrage à la terre est maintenant le plus terrible, et estimer plus haut les entrailles de l’insondable que le sens de la terre ! Ainsi parlait Zarathoustra. »

    Là aussi, vous me donnez raison. Vous évoquez le poème symphonique de Strauss – Richard, le vrai, pas Johan- Vous tombez dans mes cordes. Je vous réfère à mon billet de Noël dernier sur le sens du sacré, le zoroastrisme (mazdéisme) ou son avatar, le manichéisme. http://duberger.wordpress.com/2010/12/20/le-sens-du-sacre/
    La gauche a une vision manichéenne de l’univers. Je suis allé à Yazd en Iran où le prophète Zaratustra que vous évoquez a commencé à propager cette religion, la plus vieille au monde, encore pérenne. Vous rejoignez exactement mon point de vue. En citant ces mots de Nietzsche, vous me donnez donc raison: Faire outrage à la terre est maintenant le plus terrible, on a donc remplacé les religions anciennes par la nouvelle religion verte, celle enseignée dans les médias et les écoles, le veau vert -et non le veau d’or- est toujours debout , on encense sa puissance d’un bout du monde à l’autre bout….. pour fêter l’infâme idole, rois et peuples confondus, au bruit sombre des écus, dansent une ronde folle, autour de son piédestal. Et Satan conduit le bal. – celle-là je vous laisse la trouver.

    Au diable veau vert!

  22. …. « comme si de rien n’était. « … mais justement! qu’en est-il? les réchauffistes disent que c’est l’apocalypse si on ne fait rien.. moi je doute, je suis sceptique et je demande qu’en est-il?

    … « Et si vous aviez tort, »… comment puis-je avoir tort puisque je n’affirme rien, je ne fais qu’exprimer un doute, un sain scepticisme…

    … « Si les réchauffistes ont raison, il sera trop tard » … vous tombez dans le piège du « principe de précaution » sur lequel j’ai déjà fait quelques billets sur mon blogue… principe ridicule en science et que la France a érigé en dogme et osé mettre dans sa constitution comme le principe d’Archimède!!!

    … « On sait maintenant que l’eau des océans se réchauffe et que son taux d’acidité augmente » .. aucun récif corallien n’est en péril. C’est la hausse de température qui fait augmenter le CO2 atmosphérique et non la hausse du CO2 qui fait augmenter la température… regardez votre bouteille de Perrier. 85% du volcanisme est sous la mer… avec des millions de milliards de tonnes de CO2… plus la pression est élevée et la température basse, plus l’eau peut contenir de CO2 en solution. Et il n’y a aucune accélération de la hausse du niveau des mers contrairement aux prétentions des réchauffistes.Pour éclairer votre lanterne, voyez l’excellent site de mon collègue, directeur de recherches au CNRS Jean Martin: http://www.pensee-unique.fr/

    … « Le doute, n’est-ce pas, est essentiel en science ? »… d’accord là-dessus… vous voyez donc pourquoi je ne suis pas un réchauffiste (le réchauffiste étant celui qui affirme haut et fort que l’atmosphère se réchauffe à cause des GES émis par l’homme)

    • Au lieu de perdre votre temps à nous dire que nous avons tort, ça ne vous tenterait pas de profiter de l’été pour lire et vous informer???

      Après tous ces liens qu’on vous suggère, vous en auriez largement pour vous instruire. J’ai comme l’impression que ça ne vous tente pas tellement.

      Et…je ne sais toujours pas où vous avez pris vos chiffres dans votre commentaire du 19 juin à 14H 49.

      Et, en passant, je n’ai rencontré AUCUN géologue qui trouvait que gaz de schiste était une expression approprié pour désigner l’exploration des gaz de shale. M. Berger fait bien de dire (sic) parce que c’est une aberration pour les professionnels et académiciens des Sciences de la Terre.

      Par contre, mon conjoint (Ph. D en géologie glaciaire et climato-sceptique) tient beaucoup à l’expression gaz de schiste. Devant mon air ahuri, il m’a expliqué pourquoi: on doit la préserver quand on parle de toute cette hystérie collective qui s’oppose à l’exploitation de cette ressource. Comme cette hystérie relève du domaine de l’ignorance, employer l’expression « gaz de shale » dans ce contexte précis serait lui faire trop d’honneur.

    • M Réjean,
      répondre à vos interrogations scientifiques légitimes et à vos affirmations qui le sont beaucoup moins me prendrait des moyens qui débordent de ceux qui me sont offerts sur ce blogue. Je vous invite à me contacter par courriel ou mieux, je vous refère à l’excellent site de mon collègue Jean Martin directeur de recherches au CNRS http://www.pensee-unique.fr. Oui, le titre est tendencieux et traduit justement la pensée unique réchauffiste.
      J’ai aussi une présentation powerpoint que j’ai faite et développée par la suite après que je l’aie présentée à la première rencontre du RLQ à Québec en octobre dernier intitulée « La science défaillante et la religion florissante du changement climatique ».
      reynald_duberger@uqac.ca.

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