RLQ : est-il encore possible d’exploiter les ressources naturelles au Québec?

Ian Sénéchal

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Aujourd’hui, je suis très heureux de vous annoncer la présence de 4 conférenciers plus qu’intéressants pour la prochaine conférence de réseautage du Réseau Liberté-Québec qui aura lieu le 16 avril à Montréal. Le thème du panel de discussion auquel ils participeront : « Est-il encore possible d’exploiter les ressources naturelles au Québec? » Les conférenciers seront messieurs Martin Masse, Michael Binnion, Normand Mousseau et Gerry Angevine. Qu’en pensez-vous?

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16 réflexions sur “RLQ : est-il encore possible d’exploiter les ressources naturelles au Québec?

  1. Ça m’apparait plutôt un mélange des genres. Peu de ressources naturelles posent problème en ce moment. Un tel titre laisse croire que les cas particuliers sont la règle. Lucien Bouchard avait tout de même raison de dire que l’intérêt privé ne doit jamais aller à l’encontre de l’intérêt public. Non?

    • @ M. Monette: Il ne s’agit pas ici de ressources minières ni de minéraux industriels pour lesquels le Québec possède d’excellentes statistiques d’exploitation. Je pense que le RLQ vise ici exclusivement les ressources gazières (gaz de shale) et pétrolières. Les médias, les hommes politiques et la population québécoise en général éprouvent beaucoup de difficultés d’abord à comprendre l’environnement géologique (schiste vs shale) de ces ressources, ensuite à les explorer puis les exploiter. Au Québec, on est timorés et on aime bien ré-inventer la roue à coups de BAPE redondants et ensuite attendre en lançant des moratoires. On s’écroule devant les puissants épouvantails environnementaux. Pendant ce temps, non seulement nos voisins ont fait rigoureusement toutes les études environnementales nécessaires du même environnement des shales que nous refusons obstinément d’explorer, mais ils exploitent leurs gaz de shale efficacement et avec un rendement qui leur permet des temps d’attente dans leurs urgences pas mal plus courts qu’ici. Au Québec, on aime bien attendre, on pose donc des moratoires. Mais au moins, on est cohérents! Je rappelle ce « la maîtrise de nos ressources!!! » lancé comme priorité par Jean Charest dans son discours inaugural. Au Québec, on maîtrise pendant que les autres exploitent.

    • Je ne sais pas si vous les aviez vu, mais j’ai mis 4 articles rédigés par ces gens en lien dans le texte. Également, il y a un autre lien menant vers une présentation plus complète sur le site du RLQ.

  2. Malheureusement, il suffit de quelques écolos-religieux, qui fondent des organismes (et demandent ensuite des subventions) et parlent forts, font des menaces, propagent des histoires de peur, et disent parler au nom de tous le monde. Heureusement, il reste encore des gens avec un esprit critique pour faire la part des choses, mais dès qu’ils osent parler, les écolo-religieux vont les accuser d’hérésie et d’être à la solde des grosses compagnies.

    Dès fois, j’ai honte d’être québécois.

  3. Est-ce que c’est ce genre de « fausses histoires » de peur dont vous faites mentions:

    « Le quotidien insiste sur le fait que les 493 000 puits en exploitation aux États-Unis génèrent des quantités faramineuses d’eaux usées (jusqu’à 4 millions de litres par puits). Ces eaux très chargées en sels corrosifs et en produits cancérigènes et parfois radioactifs (certains naturellement présents dans le sol et remontés avec l’eau comme le radium) décantent dans des stations d’épuration avant de rejoindre les rivières puis les robinets des gens.

    L’industrie avoue dans des documents internes ne pas savoir totalement éliminer la radioactivité de ces eaux usées. Problème : les stations de potabilisation situées en aval des bassins de décantation ne testent pas toujours la radioactivité. Par exemple en Pennsylvanie, aucun prélèvement n’a été fait depuis 2006.

    L’agence fédérale de protection de l’environnement (EPA) se dit préoccupée par les gaz de schiste, d’autant qu’un certain nombre d’installations «sont probablement hors la loi» en ce qui concerne les normes de pollution. »

    http://www.nytimes.com/2011/02/27/us/27gas.html

  4. Pourquoi tant de hâte pour exploité nos ressources les redevances sont dérisoire pour ne pas dire inexistante la loi sur les mines doit être d’abord revu et corriger car en ce moment le Québec fait figure de pauvre cloche en Amérique avec cette vielle loi de porteur d eau.les ressources ne s’envoleront pas alors prenons notre temps pour en tirer le maximum.

  5. Bien sûr on nous dira que la loi des mines québécoise est désuète en matière de redevances et de droits miniers fonciers. Avec l’inertie qui caractérise l’Assemblée législative québécoise on peut attendre longtemps ces corrections. Mais on peut aussi voter des amendements en un seul jour qui permettent l’exploration et l’exploitation demain quitte à peaufiner la loi plus tard. On l’a déjà fait au moyen de lois spéciales et ici il y a péril en la demeure. On n’a ni le courage ni la volonté de le faire devant les groupes écolos qui vous assènent leur stupide argument « le gaz sera encore là dans 50 ans! » Qui agira?

  6. Alors c’est facile, « la solution… avec la tenue d’un moratoire »…. c’est simplement de sabrer dans tout nos programmes de A à Z sans jamais avoir à prendre de risques avec nos richesses …en cas ou…il y aurait des problemes environementaux.

    Je suis rendu à l’évidence que le Québec qui est toujours dépendant du Canada, sera dans un gouffre écomomique profond si jamais les provinces riches ne nous subventionnent plus de Milliards après Milliards de dollars que leurs explorations risqués leur ont apporté.

    Est-ce que la gauche est prête à faire d’énormes sacrifices? Je ne suis pas certaine.

    Ce qui en est de canceller nos contracts avec les compagnies (Béland, Larose etc) qui attendent pour commencer à explorer au Québec…il faut oublier çela. Le monde n’est pas fait comme cela en affaires. Le Québec pense qu’il peut faire erreurs après erreurs sans jamais se responsabiliser. C’est gênant ce genre de naivité en affaires. La société distincte…

  7. @Melvine…Wow! J’ai lu les conclusions de ce long report avec le lien trouvé à la fin de tes commentaires. Ce genre d’information fait refléchir profondément…

    Je me demandais une quetion…les eaux usés qui poluent les lacs et les provisions d’eau des villes, est-ce que ces eaux ne pourraient pas être « réétulisés » pour continuer l’exploration?

    Esperons que nous pourrons trouver une solution tràs bientôt, pour que l’on puisse jouir de nos richesses avec le moins de répercutions possibles et enfin se sortir de notre immense dette.

  8. Dans le lent processus de transformation de l’argile en schiste, qu’arrive-t-il au gaz contenu dans le shale? Est-il expulsé vers les couches géologiques supérieures?

    • M. Laplante, dans le lent processus de diagénèse qui permet à l’argile de devenir shale gazier, il faut d’abord un peu de matière organique dans cette argile – 5% à 10% suffit- puis enfouissement, où la température et la pression élevée, et plusieurs millions d’années formeront une roche stratifiée, de couleur généralement foncée (elle pourra être rouge s’il y a des oxydes de fer). Allez sur la terrasse Dufferin ou aux pieds de la chute Montmorency et cassez quelq

  9. suite: quelques roches au marteau et vous sentirez immédiatement une forte odeur de mazout. Ces shales bitumineux sont aussi présents en abondance dans le Cap Diamant. Si vous cherchez bien comme je l’ai fait en 1966, vous trouverez peut-être de magnifiques cristaux de quartz qui contiennent des inclusions de pétrole visibles à l’oeil nu. Ce pétrole a été emprisonné dans les cristaux de quartz à basse température, de sorte que si on serre les cristaux dans la main et qu’on les presse contre son oreille, on entend les inclusions éclater comme du pop corn. Ce sont ces cristaux qui ont fait que Jacques Cartier (ou était-ce Champlain?) a baptisé l’endroit Cap aux « Diamants ».

    • M. Du Berger, j’avais compris comment se forme le gaz dans le shale. Ce que je me demandais c’est ce qui arrive à ce même gaz quand le shale se transforme en schiste qui n’est pas poreux.

      • Le shale par métamorphisme se transformera en schiste ardoisier ou si vous voulez, en ardoise, (on fait les toits des châteaux, des hales et des cathédrales avec ça) une roche plus dure et plus feuilletée que le shale. Mais encore faut-il que les conditions de pression et température soient adéquates, puis il faut compter encore des millions d’années de métamorphisme et c’est la raison pour laquelle l’évolution vers l’ardoise ou schiste ardoisier n’est pas le sort de tous les shales. le gaz? comme vous le soulignez, ça n’est pas poreux, donc il va lentement s’échapper, se « diluer » dans le processus et finalement disparaître au cours du processus de métamorphisme. On peut cependant en retrouver sous forme de bulles dans des inclusions fluides dans des roches datant de plus de 1 milliard d’années… Les bulles existent aussi dans les coprolithes (excréments fossiles) de sorte que le géologue qui les a trouvées pour la première fois ces bulles, s’est écrié « this is the first evidence of a paleo-fart » – la première preuve d’un paléo-pet. Sur cette géo-plaisanterie, bon weekend à vous!

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