Les syndicats ont-ils perdu la guerre?

Daniel Paquet

(Contact via Twitter, Courriel),

Avec le règlement du conflit au Journal de Montréal, la CSN vient de perdre sa plus grande bataille. Si je travaillais chez Couche-Tard, je me méfierais des promesses de prospérité et du paradis à la fin de mes jours.

En plus, la CSN ne se reconnait aucun tort. Le problème, ce sont les lois actuelles, et moi, le lecteur, qui ai choisi de ne pas boycotter les quotidiens de Quebecor.

Selon la CSN, j’aurais du me priver des excellentes enquêtes de Dany Doucet et d’Andrew McIntosh, et ignorer le suivi minutieux de Matthieu Turbide sur le gaspillage des fonds publics. J’aurais aussi du me passer du savoureux blogue de Michel Hébert, et des reportages éclairés de Taieb Moalla, autant sur les péripéties à l’Assemblée Nationale que sur les conflits dans le monde arabe. Souvenons-nous d’ailleurs que Moalla a sonné le grelot à ce sujet au Québec bien avant tout le monde, dans un quotidien de Quebecor.

Personnellement, je ne crois pas que le lamentable résultat du conflit au Journal de Montréal soit de ma faute, mais c’est une opinion bien personnelle.

Il faut quand même se poser la question:

En ce début de 21e siècle, devrions-nous adapter les lois aux besoins (ou aux désirs, c’est selon) des centrales syndicales, ou ces dernières devraient-elles s’adapter aux réalités d’aujourd’hui?

Qu’en pensez-vous?


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37 réflexions sur “Les syndicats ont-ils perdu la guerre?

  1. « Qu’en pensez-vous? »

    Je sais que vous le savez… et une mise en demeure par an, c’est suffisant.

    Et oui, moi aussi je suis parfois sage comme une image…
    ;-)

  2. Les syndicats, c’est comme les vaccins, ça été prescrit pour une durée limitée, on doit prendre toute la dose et après c’est fini ! L’excès engendre l’accoutumance et lorsque
    prescrit à nouveau, il ne fait plus aucun effet !

  3. Le citoyen ordinaire non syndique se defend (evidemment aucune couverture mediatique la dessus)
    Le citoyen non syndique souhaite que le code du travail soit modifie par le gouvernement afin de mieux proteger les citoyens ordinaires. Le citoyen non syndique souhaite que:

    1- La formule rand soit abolie. L adhesion et le choix de payer des cotisations a un syndicat doit respecter le choix inviduel de chacun.(le contraire etant de l esclavage ou dictature)

    2- que les cotisations ne soit pas exemptes d’ impots. Le citoyen ordinaire non syndiquer n a pas a subventionner les syndicats.

    3- Que les votes « syndicaux » soit cache et non a mains levees. l’ intimidation est inacceptable dans une societe moderne.

    4 – que les  » protections » reelles que les syndicats offrent fasse simplement partie des normes du travail rendant ainsi les syndicats desuet et inutiles

    • Le problem avec les sindicats, est qu’ils vivent encore dans les annees 40 et 50, lorsque l’exploitations des travailleurs etait evident. Ce n’est plus le cas.

      • Et par quel miracle n’est-ce plus le cas? Par un opération du Saint-Esprit? Vous croyez vraiment que ceux qui possèdent les entreprises sont devenus des anges? Expliquez-moi toutes ces révisions des conditions de travail à la baisse que l’on observe depuis quelques années, alors même que les très riches accumulent de plus en plus de richesse. Pour reprendre la célèbre phrase, « Houston, We Have A problem ».

        • nommez moi une seule place ou les salaires de 12-15$/h ont baissé. ce que vous voulez nous faire passer comme des martyrs sont les malchanceux qui étaient surpayés et qui doivent vivre un rajustement de salaire ou si vous préférer un retour a la NORMALE. et entre avoir le salaire NORMAL et pas de salaire du tout? posez vous la question M.Monette lequel des deux fait plus mal? amoins que vous préfériez d’autre ELECTROLUX

        • @ papajohn j’avoue avoir de la difficulté à vous comprendre. Vous n’avez vu aucune baisse des conditions de travail ces dernières années? Pourtant au Québec, le salaire médian a diminué de 5,5% entre 1980 et 2005, passant de 39 938$ à 37 722$ (dollars de 2005). Et on ne parle que du salaire. Pendant ce temps la richesse s’accumule dans le haut de la pyramide.

        • Rienque pour vous mettre dans le contexte M. Monette on va prendre quelques chose de présent dans votre mémoire «le Wisconsin» population 5.6millions avec 214k fonfons vs québec avec 7.7millions et avec la partie fédérale Canadienne plus celle du québec on a 600k fonfons, un tier de plus en population, mais trois fois plus de fonctionnaire, mais pour vous avoir lu déja je sais tres bien que vous etes pro fonfon pro syndicat a l’os. ce qui a pour effet que a cause de la machine trop grosse et(pas assez grosse a votre goût)ce qui nous coute un bras et une jambe pour SURPAYER des gens qui ne mérite pas ces salaire/ conditions et par la bande ça vient retirer aux entreprises la marge de manoeuvre qui leurs permettraient de donner de meilleurs salaire aux autres.Et ce n’est même pas la peine de me dire «vous voyez si il y avait un syndicat ces gens la aurais un meilleur salaire» ce qui est faux, ça ne ferait que surgonfler la bulle. Car si tu donne 20$/h pour une job qui en vaut 14$ cela fait que l’autre qui trouve son salaire border line a 32$ quant il verra que ti-cul en bas recoit 6$/ h de plus avec une job cul-cul sans risque et sans étude,il voudra lui aussi 6-8 de plus pour sa job plus risqué et avec de longue étude. tout ça a pour effet que tes vieux parents qui ont trimmer dur pour se payer une maison confortable pour leurs vieux jours, avec cette escalade démesuré des salaires et de par le fait même de tout produit de consommation, y compris les maisons,ils se verront obligé de la quitter car le compte de taxe dû a l’augmentation de la bulle artificiellement créé par des salaire injustifiés sera plus élevé que que l’hypothèque qu’eux ont payé et cela rienque pour acquitter les taxes annuelles(maison acheté 75k en 60-70 vaut maintenant 350-380k). alors pourquoi ne pas simplement se fier au fait que les bon employés, travaillant, performant et honnêtes sont rare et donc mieux rémunéré point final. Depuis que j’ai réussi a me détacher de job contrôler par la RAND, mon salaire a doublé et mes conditions ont triplé.
          et vous etes tres malhonnete en parlant des salaire médiant au qc en mettant les fonctionnaires sur le même pied d’égalité que les autres qui les font vivre a mêmes les impots et taxes sans fin. Les CON tribuables subventionne a tour de bras des cie comme Bombardier qui servent d’example au syndicat qui demande la même chose pour les fonctionnaires qui ne génere que des dépenses et ne créer aucune richesse.

          Tiens mon Ian si t’es pas trop frileux passe le, sinon je comprendrai que les syndicats et gouv ont réussi a nous baillonner pour ne pas déranger le CONSENSUS CHOCIAL, liberté d’expression mon oeil

    • Selon vous, qu est-ce qui est mal a 4 mes propositions ?
      Je n ai jamais dis qu ils ne devraient pas exister. Lorsque mes 4 propositions seront en action, laissons donc choisir les travailleurs
      On se reparlera du resultat apres…

  4. Le pire c’est qu’il n’y a pas de gagnant dans un conflit pareil, ces conflits n’existerait pas
    si une partie de l’entreprise appartenait aux employés. Donc au lieu de cotiser une rente mensuel à un syndicat pourquoi pas la cotiser dans l’entreprise.

    • tres justifié comme comm. et en plus cela créerais un sentiment d’appartenance, de respect, et un réel intéret a ce que la cipagnie soit financierement en santé , donc viable

  5. Entièrement d’accord avec M.Laplante et Zénobias j’ai toujours pensé et je le pense encore que les syndicats sont devenus une plaie parce que trop envahissant et qu 1 jour,j’espère que l’on aura 1 gouvernement avec assez de couilles pour tenir tête a ces dictateurs et intimidateurs que sont la FTQ et la CSN et que ce futur gouvernement prenne exemple sur le Wisconsin.Je ne suis pas 1 fan des Républicains loin de la,mais je salue l’audace et la détermination du nouveau gouverneur du Wisconsin qui na pas peur de cette mafia que sont les syndicats et en passant,M.Paquet,moi j’ai boycotté le JDM par solidarité aux travailleurs mis en lock-out par le philantrope qu’est PKP

    • Grâce au Wisconsin, la véritable nature des syndicats éclate au grand jour. Pas un seul politicien québécois n’aura jamais le courage d’un Scott Walker.

  6. Pour une rare fois, je suis en accord avec cette grande protectrice des droits des travailleurs qu’est Claudette Carbonneau. Je suis effectivement pour une réforme du Code du travail (code syndical)
    1-Accréditation conditionnelle au vote secret obligatoire.
    2-Interdiction des clauses d’adhésion obligatoire à l’emploi
    3-Abandon de l’obligation de payer des cotisations pour l’employé accompagné d’un droit de ne payer que pour les frais de négociation. L’employé n’a pas à financer les phantasmes du syndicat.

  7. Et il s’en trouvera encore pour écrire dans ces blogues que les Syndicats sont trop forts, au Québec! Deux ans de lock-out sans issue certaine dans le but de protéger son emploi alors que l’employeur réussit à publier quand même son journal et même à augmenter son tirage, grâce à des briseurs de grève, qui, cette fois, on bien profité du courage des autres et à des lecteurs qui font abstraction du fait que ce journal est publié sans journaliste.

    Et il s’en trouvera pour écrire que le Code du travail doit être modifié parce qu’il est trop contraignant pour les employeurs! Deux ans de lock-out et PKP s’emplit encore les poches! Voyons donc, revenons sur terre!

    Ces pauvres gens se sont heurtés à un mur. Pas de sortie de crise sans de grandes concessions. Une soixantaine de personnes gardent leur emploi. pour les autres, c’est fini.

    Et on trouve que les syndicats sont trop forts???

    • Et si on faisait le compte de combien de « victoires » les patrons ont eu vs les syndicats depuis 30 ans ?
      Faites un effort objectif et vous verrez que ca penche tres souvent vers les syndicats.

    • Hello! Hello!

      Les journaux papier, c’est FINI!

      Mais le syndicalisme moderne n’a pas de rapport avec la réalité.

       »(…) pour les autres, c’est fini. »

      !!!??? Pourquoi le serait-ce??? J’ai perdu un emploi après 25 ans, et ça n’a pas fini la!

      • Et pourtant, durant le lock-out, le tirage papier du Journal de Montréal a augmenté. Que le papier achève, ce n’est pas une cachette, loin de là, c’est une évidence que je ne croyais pas nécessaire de mentionner.

        Pensez-y un instant, cependant: papier ou pixels, il faut bien que quelqu’un écrive les textes, non? Hello! Hello!

        Enfin, je crois qu’on peut être en conflit de travail et aimer son travail passionnément. C’est ça qui est fini. S’il faut tout expliquer…

        • la seule chose que vous ne voulez pas voir est simple , le journal était meilleur avec ce beau monde sur le trottoir plutôt que dans la salle de rédaction. ça me rappelle une chose que j’ai vu sur le net « une chèvre née avec 12 patte au lieu de quatre, on aurait pu croire que douze aurait été plus avantageux, mais non» ce qui prouve que la salle de rédaction pleine a craquer ne performait pas autant qu’une poigné de col blanc motivé et quelques pigistes (et non des scab comme certain cretons le disent).

  8. Claudette la carpette

    Patrick Lagacé
    La Presse
    Publié le 28 février 2011

    C’est indécent de voir Claudette Carbonneau, présidente de la CSN, faire une tournée médiatique et dire que «tout a été fait» par la centrale syndicale pour épauler les lock-outés du Journal de Montréal. C’est indécent de la voir parler du fric injecté par la CSN dans le plus long conflit médiatique de l’histoire du pays.

    Parce que c’est pas une question de fric.

    C’est une question d’engagement. C’est une question d’intensité.

    http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/patrick-lagace/201102/27/01-4374476-claudette-la-carpette.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B40_chroniqueurs_373561_accueil_POS1

  9. Pingback: L’ère des communications « Les analystes

  10. Les syndicats c’est le cancer qui ronge le Quebec depuis bien trop longtemps. Ce serait le temps que le Quebec soigne ce cancer.

    • Salaire moyen des employés syndiqués en 2009 : 23,48$

      Salaire moyen des employés non syndiqués en 2009 : 19,03$

      De plus, les femme non syndiquées gagnaient en moyenne 4,10$ de moins l’heure que les hommes non syndiqués en 2009. La différence entre les hommes et les femmes syndiqués était de 94 sous.

      Un cancer les syndicats?

      • wow! bravo! vous venez de demontrer que dans notre belle societe gauchiste les syndiques ont une place de choix et ne sont surtout pas tres  » solidaire » du reste de la population.

        • et en plus, ca ne compte pas tous les merveilleux avantages
          conges maladie accumulables
          securite d emploi

          En effet si la population ordinaire avait a se revolter, c est bien contre les chouchou de la societe: les syndiques

        • Généralement, quand les gens se syndiquent, c’est pour améliorer leurs conditions de travail et la plupart du temps, c’est ce qui arrive. Qu’est-ce qui vous surprend?

          Les libertariens et les personnes anti-syndicales (elles on bien le droit, remarquez, ce n’est pas mon point) prétendent souvent qu’ils négocieraient mieux leurs conditions de travail qu’une organisation syndicale. Ça ne marche pas comme ça. Ça vous surprend aussi?

          Enfin, vous proposez que le gouvernement intègre dans les normes du travail les protections offertes par le syndicat. Vous rendez vous compte que ça déstabiliserait les petites et moyennes entreprises gravement? Quand on négocie, il faut tenir compte du marché, que diable!

  11. @Zenobias….Je trouve tes propositions absolument géniales, totalement logiques et raisonnables. Pourquoi nos élus ne peuvent pas raisoner et trouver telles solutions? Avec l’internet, les élus ne peuvent plus se trainer les pieds…tout est instantané maintenant, ils leur faut être en avant de nous.

  12. Fin du conflit au JdeM: Carbonneau rejette toute critique

    Publié le 28 février 2011
    Paul Journet
    La Presse

    (Québec) Malgré les critiques d’observateurs et de certains lock-outés, la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, rejette pratiquement toute forme de blâme dans sa gestion du conflit au Journal de Montréal.

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/medias-et-telecoms/201102/28/01-4374761-fin-du-conflit-au-jdem-carbonneau-rejette-toute-critique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1

  13. Si les apparatchiks de la CSN étaient sortis une minute de leur bulle d’idéal et de slogans idiots, ils auraient compris qu’un mouvement de boycott du journal de Montréal était voué à l’échec. Pourquoi ? Parce que le journal de Montréal est un journal éminemment populaire, dont le lectorat est composé, pour l’essentiel, de petits salariés, de travailleurs manuels et de retraités à petit revenu. Le vrai prolétariat, en somme. Reprocher à ces personnes d’avoir continué à lire leur journal préféré est tout bonnement odieux. Car ces milliers d’individus n’avaient strictement rien à cirer des revendications de la petite bourgeoisie médiatique. Je suis tout à fait favorable aux syndicats quand ils se consacrent à défendre les travailleurs les plus pauvres. Mais on ne viendra pas me faire pleurer sur les malheurs de la vertu journalistique…

  14. » J’ai vu pire en terme de souffrances et insécurité financière. Les « lockoutés » ont trouvé un moyen original de générer des revenus, ils avaient un fonds de grève leur permettant « d’endurer » le conflit pendant au moins deux ans qu’ils disaient. IS »

    Des souffrances vraiment intéressantes.
    Quelque semaines après le début du barré-dehors et le vote de grève pour se mettre en règle avec les lois, afin de toucher des salaires de la multimillionnaire CSN, un associé au média bashing avait fait le pari d’une durée deux ans et un montant de 8 millions en salaires à ne rien faire.

    La semaine dernière, la présidente de Chez Claudette a confirmé un cout avoisinant le 7 millions, après deux ans. Le conflit est terminé. Bon… Conclusion…

    Imaginez la torture au STIJM…
    Des salaires de grève de 24,000 $ à 44,000 $ l’an le syndiqué, nets, sans impôts ou charges sociales à payer, afin de ne pas retourner au travail. Tout en étant parfaitement libres de travailler ailleurs, sans pénalité.

    Ce qui a donné un manque à gagner de 1,5 million en impôts au ministère du Revenu du Québec. En plus des manques à l’ARC.

    C’est nous, les idiots de contribuables fournisseurs d’impôt jusqu’à la mort, qui avons payés pour tous les services publics, éducation, santé, routes, etc, dont les 253 syndiqués du STIJM ont bénéficié, pendant deux ans. Plus exploités que ça, les idiots de contribuables, tu meurs.

    Aujourd’hui on rapporte que le paradis fiscal, CSN, souhaite que le Code du travail soit modifié par le gouvernement du Québec, afin de mieux protéger les travailleurs lors d’un conflit de travail. Mais, ne pas modifier les lois de l’impôt afin que les salaires de grève soient imposés, évidemment.

    Ils ont vraiment souffert les syndiqués du STIJM, hein ?…

    Les 170 remerciés vont recevoir un lot de 20 millions, quelques 118,000 $ chacun, pour leurs souffrances.
    Les autres, à un salaire moyen de 98,000 $ ou 1,900 $ la semaine, vont retrouver leur travail à 4 jours semaine. Un fond de pension super luxueux et des vacances payées à temps et demi par surcroît.

    Pauvres petits !…

    CH

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