Paradis syndical

Si les îles Caïmans peuvent s’enorgueillir d’être un paradis fiscal, le Québec doit confesser n’être qu’un vulgaire paradis syndical. C’est ce qui ressort d’une étude de l’Institut économique de Montréal publiée hier, «Le modèle de syndicalisation québécois: une anomalie à corriger». Suite sur Duhaime en droite ligne…

Publicités

12 réflexions sur “Paradis syndical

  1. Yah !!!

    Ça, ça va faire réagir les GROS syndicats !
    ;-)

    Vous dites:

    « l’enfer pour les petits travailleurs »… qui voient fermer de plus en plus d’usines et de commerces suite aux demandes débiles des syndicats.

    Et le Québec est aussi un enfer fiscal et règlementaire pour les travailleurs autonomes (+ de 500 000 au Qc), et les petits entrepreneurs.

    Et c’est EUX qui font vivre les 700 000 employés de l’état !!!

    p.s.

    J’aime bien ces chiffres:

    Les sondages(*) indiquent que 67 % des Québécois croient que l’adhésion à un syndicat ne devrait pas être obligatoire pour un travailleur engagé par une entreprise syndiquée

    Lorsqu’on leur demande si, dans leur ancien emploi, ils auraient voulu être syndiqués, seulement 46% des ex-travailleurs syndiqués répondent par l’affirmative.

    Sur la question des cotisations syndicales, plus des trois quarts des syndiqués québécois s’opposent au fait que leur cotisation soit versée à des groupes de pression dont les objectifs n’ont rien en commun avec les besoins des travailleurs.

    Enfin, 71% des Québécois –et 80% des syndiqués– croient que le vote secret devrait être automatique pour se syndiquer.

    (*)
    Nanos [sondage commandé par Infotravail pour usage exclusif du Journal de Montréal et du National Post], What Canada’s “Labourers” Are Really Thinking This Labour Day, septembre 2008; Léger Marketing [sondage mené pour le compte de l’IEDM], Étude sur la perception des méthodes d’accréditation syndicale et de décret de grève, août 2009.

    http://www.iedm.org/files/note0111_fr.pdf

  2. Et en 2000, c’était exactement 683 500 !!!

    + 117 700 employés dans les secteurs étatiques.

    P.S.
    C’est mon dernier message !

  3. Vous dites que ça faire réagir les GROS syndicats! Ils dorment sur leur deux oreilles. Il y a deux faits qui font que rien ne changera: ces syndicats sont extrêmement puissants et nos politiciens sont extrêmement lâches. Il y a aussi le fait que gros syndicats et gros état: même combat.

    Les choses changeront par la force des choses quand les travailleurs du secteur privé auront été complètement dépossédés et qu’il n’y aura plus de jus à extraire du citron… et ca va venir.

    • @ Chlorophylle :

      Ouin, vous avez probablement raison.
      Snif.

      ***

      Ok d’abord, sans toucher au code du travail, sans abolir des lois qui favorisent les dépenses futiles/extravagantes (comme la -débile- loi du 1% de formation), je rêve d’un gouvernement qui passerait une loi du 15%.

      15% de coupures dans TOUT: salaires, avantages sociaux, dépenses de ministères, subventions, etc et etc.

      Près de 10 milliards de $ d’épargné D’UN COUP et de façon récurrente. (si on se base sur le budget total de l’état). Nous serions en surplus, année après année, sans RIEN changer ailleurs !

      Je rêve, je rêve, je sais, je sais.

  4. C’est drôle, j,ai pas entendu l’IEDM ni Éric Duhaime dénoncer que le Code du travail québécois autorise l’employeur a faire un lock-out ce qui est interdit dans la plupart des pays européens ainsi qu’en Australie et dans certains États américains. Je ne les ai pas entendu dénoncer l’ineptie du Code du travail qui rend illégale toute grève pendant une convention collective alors qu’en France, par exemple, un syndicat peut faire grève à tout moment, qu’il y ait contrat de travail ou non. Ben non, ils parlent juste de ce qui fait leur affaire….

    • Quel est le taux de syndicalisation en France, en Allemagne, en Australie ou aux États-Unis?

      Alors OUI, copions intégralement un de ces modèles….
      ;-)

  5. sans parler du fait qu’ici, au Québec, on permet aux entreprises de fermer leurs portes et liquider leurs actifs sans aucune autre forme de justification malgré le fait qu,elles soient lourdement subventionnées….

  6. @ Jean-Pierre:

    Si ce que vous dites est vrai (je n’ai pas vérifié et vous ne fournissez pas de sources), alors j’imagine que vous êtes d’accord avec l’idée de copier intégralement un de ces modèles? (là ou la démocratie syndicale et la liberté d’association existent pour vrai)

    Quoi?
    Pourquoi vos yeux ont l’air de ceci:
    Ôô

    ;-)

  7. Mets tout dans la balance, et je suis comme pas sûr finalement que vous allez préférer le modèle français où le concept des services essentiels dans les services publics n’existent pas… Ni le modèle Allemand où les négos se déroulent nationalement par branche et s’applique à tous. Ou le Scandinave qui inclut l’éducation supérieure gratuite et où la main d’oeuvre est syndiquée à 90 % et plus. Non je ne suis pas d’accord de copier intégralement un modèle parce que c’est utopique de penser comme ça. Ça ne peut pas marcher. Mais c’est clair que comme partisan du syndicalisme, j’aimerais ça un régime à la Finlandaise ici. C’est juste pas réaliste… Je dis juste qu’il faut comparer des pommes avec des pommes. Ici, l’IEDM et Éric Duhaime comparent des patates avec des asperges.

  8. « sans parler du fait qu’ici, au Québec, on permet aux entreprises de fermer leurs portes et liquider leurs actifs sans aucune autre forme de justification malgré le fait qu,elles soient lourdement subventionnées…. »
    Jusqu’à nouvel ordre, les entreprises n’appartiennent pas aux travailleurs. Les propriétaires ont donc encore le droit d’en faire ce qu’ils veulent sans demander de permissions à personne. Si le gouvernement a la stupidité de subventionner sans mettre de contraintes, prenez-vous en au gouvernement pas à l’entreprise. J’oubliais, pour un étatiste le gouvernement a toujours raison même quand il a tord.

    Quelqu’un m’a dit un jour que s’il y a des paradis fiscaux c’est parce qu’il y a des enfers fiscaux.

  9. Il n’y a pas de problèmes particuliers, avec les quelques 8 milles syndicats du Québec. Un État gauchiste anti-entrepreneur et anti-entreprise privé, c’est comme ça. À une seule condition, sine qua non…

    Que le gouvernement du Québec modifie les lois du travail afin que les syndicats aient l’obligation de publier, une fois l’an, le rapport et les états financiers vérifiés. Tout comme les partis politiques.

    Par la suite… Quand nous saurons de combien sont les immobilisations, les revenus, les dépenses, les impôts et les taxes qui ont été évitées, grâce à leur statu de paradis fiscal, ce sera le moment de parler de syndicats et syndicalisme.

    Ce sera le moment de tenter d’évaluer les efforts financiers qu’ils ont investi et dépensé dans les conditions de travail et la protection de leurs membres, d’une part. D’autre part, les efforts financiers dans la politique, le lobbysme et autres entreprises non syndicales.

    En ce moment, nous sommes tous aveugles. Tous les médias sont sous le contrôle des syndicats et leur délégué syndical qui surveille de près quotidiennement ce que disent et écrivent les journalistes. Tout comme à la Pravda, Nous ne voyons que leur coté de la médaille.

    Aux sites des médis, pages de l’actualité, on ne voit que du bla bla bla buandriste à propos de syndicats. Que des paroles dans le vent. Le contenu est fortement contrôlé et n’est fondé que sur la névrose de l’intérêt humain.

    Le plus bel exemple de ce contrôle syndical total est le conflit entre le STIJM et la direction du JdeM. Dans les médias, depuis deux ans…

    Aucun journaliste syndiqué n’a osé écrire que les lockoutés ont prestement voté la grève en 2009, après quelques jours, afin de se conformer à la loi. Ainsi, s’assurer qu’ils peuvent recevoir un salaire de la CSN, appelé prestation de grève, tout à fait à l’abri de l’impôt. Imaginez, de 24000 $ à 44000 $ de prestation l’an le gréviste, à rien faire, pour ne pas retourner au travail, tout à fait sans aucun impôt.

    Aucun journaliste syndiqué, même les non syndiqués au journal Métro, n’ont osé écrire que la moyenne des salaires des membres du STIJM est de 98,000 $ l’an. Ou bien de 1,900 $ la semaine, pour quatre jours de travail seulement. Ce qui fait 2,375 $ la semaine en équivalence pour 5 jours de travail normaux. En plus des vacances archi luxueuses, de six semaines, payées à temps et demi, madame la Marquise.

    Voilà comment, les syndicats dans les médias, par l’entremise du délégué syndical, contrôlent l’information qui est divulguée au public. L’oligarchie se protège contre les dérives.

    Observons… Quand vous verrez un politicien libéral bégayer et trembler ou mouiller ses pantalons, c’est qu’il devine, sans doute, qu’il est surveillé par les syndicats FTQ, CSN, CSQ, CSD, SFPQ, APTS, SPGQ, FEUQ, FECQ, du Québec.

    SP

Les commentaires sont fermés.