Jos Public n’est pas joyeux

Daniel Paquet

(Contact via Twitter, Courriel),

J’ai croisé Jos Public, cette semaine, au café du coin.

Vous connaissez Jos: Un homme tranquille, réservé, peu bavard, mais très attentif à ce qui l’entoure. Quand il s’exprime, il parle comme vous et moi, et on dirait le gros bon sens incarné.

Il avait devant lui le quotidien du jour, celui qui rapportait les réactions au rapport du commissaire Bastarache. Et il n’avait pas l’air joyeux, notre Jos.

«Je comprends que le rapport soit discutable» lui dis-je, «mais avoues que pour toi, Jos Public, ce fut l’occasion de comprendre comment ça se passe, la nomination des juges. Et en démocratie, c’est important, non?»

«Ouain», répondit-il, «mais ça m’a surtout permis de comprendre que mon cynisme envers la classe politique et ce qui l’entoure est bien justifié. Je me doutais qu’il y avait de l’entourloupette, mais à ce point!

En écoutant la commission et en entendant monsieur Bastarache présenter son rapport, j’ai eu la confirmation que des avocats donnent à la caisse et s’attendent à un retour d’ascenceur, comme une nomination à la magistrature. Ça a été dit et accepté en preuve.

J’ai eu la confirmation que des administrateurs donnent à la caisse et s’attendent à un retour d’ascenceur, comme une nomination à la tête d’une société d’état. Ça a été dit et accepté en preuve.

Moi, Jos Public, j’en conclus donc que lorsqu’un entrepreneur, le propriétaire d’une entreprise de construction ou de tout autre compagnie offrant des services, donne personnellement à la caisse d’un parti, il s’attend à un retour d’ascenseur, pour lui ou pour sa compagnie. Non? Même monsieur Fava a admis qu’il proposait des candidatures, mais que les juges, ça ne l’intéressait pas. On est donc en droit de penser à d’autres sortes d’entrepreneurs, des hommes d’affaires. Si tel est le cas, si ces gens donnent au parti et reçoivent du gouvernement en retour, on appelle ça de la corruption, et ça nécessite une enquête publique. Mais on n’écoute pas Jos Public quand il demande ça.

On a même appris qu’au bureau de monsieur Charest, il y a cette dame, très gentille, j’en suis certain, qui est payée par l’Assemblée nationale pour travailler auprès de notre Premier ministre, mais dont une des fonctions est de recevoir les recommandations des argentiers du parti. Recommandations qu’elle note, et qu’elle refile à son patron lorsque vient le temps d’une nomination. La banque de candidats, elle a une couleur, au bureau du Premier ministre : rouge ici, bleue là. C’est normal, et c’est acceptable, selon monsieur Charest. Et selon monsieur le commissaire.

Des politiciens qui s’accusent, des avocats qui se contredisent l’un l’autre sous serment, des témoins qui pensent plus à leur avancement professionnel qu’à la vérité : c’est ça que je retiens de la commission Bastarache. Je réalise que mon cynisme est justifié. On me l’a démontré dans une téléréalité morbide, jusqu’au pathétique rapport final, qui me rappelle tristement qu’il n’y a aucune volonté de changement, que le politicien, il se balance de Jos Public.

Oh oui, on va s’en rappeler, de la commission Bastarache. On se rappellera que cet été là, les politiciens et leurs lèche-fond-de-culottes sont venus devant les caméras pour nous dire qu’ils se foutent de Jos Public, de ce qu’il pense, de ce qu’il veut, et de ce dont il a besoin.

Ils s’en foutent, parce que quand viendront les élections, ils vont nous rappeler qu’ils nous ont donné un bel amphithéâtre, et ils vont nous en promettre d’autres, dans toutes les villes, et dans tous les villages. Et on va les croire. Et on va voter pour eux. Encore. Ou pour l’autre.

Ils sont tous pareils.»

Puis Jos Public s’est à nouveau replié dans son silence.

Non, Jos Public n’est pas joyeux, par les temps qui courent. Mais méfiez-vous, il n’est pas résigné pour autant. Un matin, Jos Public va se lever, et il va parler… Fort! Assez fort pour que ceux qui se sont fait élire sous de fausses promesses l’entendent. Et le craignent tellement qu’ils n’auront d’autre choix que de l’écouter.

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11 réflexions sur “Jos Public n’est pas joyeux

  1. Bon commentaire M.Paquet

    On a beau nous affliger peuple québécois parfois de bien des défauts, mais nous sommes un des peuples capable de voyager dans leur esprit entre les abdos de pompier et les cracs de plombier……Je pense qu’en chaque Québécois quelque part, sommeille un Jos Public…..puisse-t-il un jour se priver de lever la main et se lever tout court……

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  3. Je lis: «On a même appris qu’au bureau de monsieur Charest, il y a cette dame, très gentille, j’en suis certain, qui est payée par l’Assemblée nationale pour travailler auprès de notre Premier ministre, mais dont une des fonctions est de recevoir les recommandations des argentiers du parti.» Malgré tous les défauts ou prétendus défauts de notre système politique, il faut reconnaître qu’il comporte au moins une dose de séparation des pouvoirs. C’est ainsi que la «dame, très gentille, j’en suis certain» qui travaille au Bureau du Premier ministre relève, de ce fait, du Ministère du Conseil exécutif, lequel comme tous les ministères et organismes gouvernementaux (pouvoir exécutif) a un budget propre, sans rapport avec celui de l’Assemblée nationale (pouvoir législatif).

    La ministre Kathleen Weil ne s’est donc pas trompée quand elle «n’a pas voulu se prononcer sur la décision des services de sécurité de l’Assemblée nationale (de refuser l’accès à l’Assemblée nationale à des sikhs armés de kirpans). «Je suis neutre par rapport à ça. Je prends acte de leur décision. Il faut respecter l’indépendance des institutions», a-t-elle commenté…» Geneviève Lajoie, Le Journal de Québec, 22 janvier 2011

  4. @ Daniel Paquet:

    Merci de parler au nom du monde ordinaire… celui qui est méprisé par presque tous ceux qui peuvent réellement changer les choses.

    ***

    « Le Conseil législatif du Québec était la chambre haute du Parlement du Québec. Il a existé de 1867 à 1968. »

    Jos public dit qu’il n’a y a pratiquement plus de réelle démocratie au Québec.

    « Grâce » à la ligne de parti, les élus ne peuvent PAS représenter LIBREMENT leurs électeurs de leurs circonscriptions = bye bye démocratie REPRÉSENTATIVE.

    Les députés sont souvent que des « pancartes » (dans les 2 sens du terme).

    On vote aux 4 ans… ensuite Jos Public est occuper à travailler pour payer pour maintenir le système en place… mais n’a pas de pouvoir pour que la « machine » travaille réellement pour lui.

    Le PM a pratiquement TOUS les pouvoirs ici.

    Il a le pouvoir ultime sur la nomination de beaucoup de juges.

    Il a le pouvoir ultime sur ses ministres et sur le conseil des ministres.

    Les divers corporatisme-égoistes (syndicats, patronat, professionnels, groupes communautaires, UPA, UDA, associations étudiantes, alouette), sont très PUISSANTS au Québec, et ont BEAUCOUP trop de pouvoir sur les élus.

    Jos Public, celui qui paye pour tout ça et qui SUBIS tous ces « pouvoirs », ne fait pas l’poid.

    La justice est de moins en moins acce$$ible pour Jos Public…

    Etc.

    Séparation des pouvoirs?
    Véritable démocratie?
    Justice véritable?

    Euh-hum…

    On a beau enrober la réalité dans des tonnes de rhétorique (ou des campagnes de « relation publique »), cela ne berne PERSONNE.

    • La «ligne de parti», en français «la discipline de parti», c’est l’excuse des lâches pour ne pas voter selon leurs convictions. Personne au Québec n’a jamais été fusillé pour avoir voté librement. Le seul risque que court un député qui vote dans un sens contraire à celui de son parti, c’est celui d’être exclu du caucus, voire du parti. Mais pas de l’Assemblée nationale, car ses mandants, ce sont les électeurs, les citoyens, non le parti. Si un député choisit d’obéir à son parti plutôt qu’à ses électeurs, à ses convictions ou à sa conscience, c’est lui qui est tout simplement indigne de sa fonction. Cessons d’accuser la prétendue «discipline de parti» de tous les maux. Le vrai problème, c’est la veilléité, la lâcheté de ceux qui tout en bénéficiant de l’appui et des ressources d’un parti prétendent ne pas avoir la liberté de s’exprimer librement. Tous les députés sont libres. Ils sont même protégés par un article spécifique de la Loi sur l’Assemblée nationale, l’article 55 qui interdit d’«essayer d’influencer le vote, l’opinion, le jugement ou l’action du député par fraude, menace ou par des pressions indues». Cela étant, un député doit accepter, comme tout adulte responsable, d’assumer les conséquences de ses actes, en l’occurrence, la sanction politique de ses choix. Trouverait-on normal qu’un parti communiste accepte en son sein un député qui prendrait position en faveur du capitalisme, ou vice-versa?
      Alors, trêve de bavardage et restons sérieux.
      Le PM aurait trop de pouvoir entre les élections aux quatre ans? À qui devrait-on confier le pouvoir? À des «soviets» responsables devant leurs seuls petits camarades? À quel rythme devrait-on tenir des élections générales? Tous les ans, tous les mois, tous les jours?
      De grâce, ne perdons pas de vue que «le mieux est l’ennemi du bien» et que celui qui croit faire l’ange ne réussit généralement qu’à faire la bête.

  5. @ Gérard Laliberté:

    « Jos public » trouve que vous passez par-dessus presque tous ses arguments.
    ;-)

    Et que par rapport à la seule idée que vous abordez, il trouve que vous attachez trop d’importance à la loi, et pas assez à la réalité actuelle vécue par nos élus.

    Jos public aimerait bien savoir ce que vous pensez des propositions du dernier congrès de l’ADQ… qui visent à augmenter la démocratie:


    PROPOSITION 2 : DONNER LE LIBRE-CHOIX AUX ENTREPRENEURS DANS LE PLACEMENT DE LA MAIN-D’OEUVRE DE LA CONSTRUCTION

    PROPOSITION 3 : COUPER L’INDEMNITÉ DE DÉPART D’UN DÉPUTÉ QUI DÉMISSIONNE EN COURS DE MANDAT

    PROPOSITION 4 : DESTITUER UN DÉPUTÉ RECONNU COUPABLE D’UNE INFRACTION EN LIEN AVEC SON TRAVAIL

    PROPOSITION 5 : ÉLARGIR LES POUVOIRS DU VÉRIFICATEUR GÉNÉRAL

    PROPOSITION 6 : RENDRE TRANSPARENTE LA NOMINATION DES JUGES

    PROPOSITION 7 : ADOPTER UNE REFONTE DES RÈGLES DE GOUVERNANCE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE DU QUÉBEC ET DU CONSEIL DES MINISTRES

    PROPOSITION 8 : APPELER DES PROJETS DE LOI ISSUS DES PARTIS D’OPPOSITION

    PROPOSITION 9 : PERMETTRE LA TENUE DE VOTES LIBRES À L’ASSEMBLÉE NATIONALE

    PROPOSITION 13 : AUGMENTER LA REDDITION DE COMPTE DE TOUS LES ORGANISMES FINANCÉS PAR LE PUBLIC

    PROPOSITION 14 : ÉLIRE LE PREMIER MINISTRE AU SUFFRAGE UNIVERSEL

    PROPOSITION 15 : INSTAURER UN MODE DE SCRUTIN PROPORTIONNEL MIXTE

    PROPOSITION 16 : METTRE EN PLACE UNE PROCÉDURE DE DESTITUTION DES DÉPUTÉS (RE-CALL)

    PROPOSITION 17 : AUTORISER DES RÉFÉRENDUMS D’INITIATIVE POPULAIRE

    Les propositions sont expliquées ici:
    http://www.adq.qc.ca/wp-content/uploads/Cahier-de-propositions-adopt%C3%A9es.pdf

    Alors, qu’est-ce que vous pensez de tout ça ?

    Inutile ?
    Des idées trop « soviétiques » ?
    Une vraie perte de temps ?
    Trop « démocratique » comme idées ?
    Dangereux pour la « stabilité politique » ?
    Trop « populiste » ?
    Trop de pouvoir pour Jos Public ?
    ;-)

    • Cher camarade,

      Je consens bien volontiers à répondre aux accusations de votre tribunal populaire:
      1. On n’attache jamais trop d’importance à la loi, c’est elle qui soit nous libère soit nous réduit en esclavage, y compris les députés
      2.Proposition 2: d’accord
      3.Proposition 3: d’accord
      4.Proposition 4:
      5.Proposition 5:Faudrait préciser; à la limite, qui trop embrasse mal étreint
      6.Proposition 6:Trop vague; ce qu’il faut, c’est retirer complètement au pouvoir exécutif la nomination des membres du pouvoir judiciaire
      7.Proposition 7:Trop vague; dans quel sens veut-on refondre?
      8.Proposition 8:C’est déjà possible, pas suffisamment j’en conviens, mais c’est possible; on ne va quand même pas demander au gouvernement de faire le travail à la place de l’opposition; si elle préfère présenter des motions inutiles, le mercredi, au lieu de présenter des projets de loi, elle n’a qu’à s’en prendre à elle-même
      9.Proposition 9:Tous les votes sont libres à l’Assemblée; je vous renvoie à l’article 55 de la loi (c’est quand même utile une loi … à condition de la connaître et de s’en servir)
      10.Proposition 13:D’accord
      11.Proposition 14:Jamais. Cette folie a été essayée, puis abandonnée en Israël; si l’on veut instaurer davantage de bordel dans notre système politique, on n’a qu’à instaurer une telle mesure
      12.Proposition 15: Jamais. On ne peut pas à la fois être contre la discipline de parti et en faveur d’une proportionnelle quelle qu’elle soit; la proportionnelle favorise les partis et non les citoyens (Jos Public, comme vous dites). Qu’un parti soit sérieux, qu’il fasse son travail, qu’il soit crédible, qu’il recrute des chefs, des membres et des candidats de valeur et un jour il percera; pensez à Québec Solidaire, à l’ADQ, au PQ (qui a délogé l’Union nationale), voire à l’Union nationale qui avait remplacé le Parti conservateur. On n’a pas à faire de cadeaux à tous les particules du seul fait de leur existence, qu’ils fassent leurs preuves et ne viennent pas affaiblir notre système politique en conditionnant la formation de gouvernements à la réalisation de coalitions artificielles où ils détiendraient la balance du pouvoir.
      13.Proposition 16: So-So. C’est contraire aux grands principes de la démocratie représentative; en ce sens, ce n’est pas bien. Par contre, si c’est fait avec sérieux (rien n’est moins certain que cela),cela peut servir au moins d’avertissment aux députés peu délicats
      14.Proposition 17: D’accord

      «Jos Public», comme «la société», comme «la communauté internationale» n’existent pas. Ce ne sont que des concepts commodes, réducteurs et, pour cette raison, potentiellement dangereux car ils peuvent être utilisés par des leaders d’opinion pour faire émerger une pensée unanime, pour ne pas dire unique. Pour ma part, je ne connais que des hommes et des femmes en chair et en os.

      • Presque d’accord avec tout ce que vous dites. En tout cas, nous semblons chercher la même chose.
        Et c’est TRÈS constructif.
        Merci.

        Pas rapport à l’article 55, je propose ceci pour l’améliorer:

        PERMETTRE LE VOTE SECRET À L’ASSEMBLÉE NATIONALE.
        :-)

        Car comme je disais, il y a la loi, et il y a la réalité (les pressions sont souvent trop fortes sur les députés).

        • Cher ami,

          Vous avez raison. Nous cherchons la même chose même si nous divergeons parfois sur les moyens à prendre pour y arriver. C’est notamment le cas sur la question du vote secret à l’Assemblée nationale. Rappelons que le vote secret quand et là où il existe a pour raison d’être la protection des électeurs soit dans le secteur politique, soit dans le domaine syndical; nécessaire protection contre les pressions de toute nature que pourraient subir ces électeurs de la part de patrons, de collègues,de concurrents, d’amis, de parents, de voisins, etc. Il s’agit donc bien de protéger les électeurs et non pas les élus. Ces derniers, en raison même de leur statut d’élus, ne sont plus de simples citoyens ordinaires; ils sont des mandataires et, à ce titre, ils ont des comptes à rendre à leurs mandants. Dans ces conditions, leur permettre de prendre position en secret sur les questions (motions, projets de loi, etc.) qui leur sont soumises, c’est les autoriser à se soustraire à la vigilance de leurs commettants qui, par la suite, ne disposeront plus des informations nécessaires pour décider de les réélire ou non.

          Il est vrai qu’une mode, pour ne pas dire une manie, s’est propagée dans nos parlements d’élire leur président au scrutin secret; c’est le cas à Québec, à Ottawa, mais aussi au Royaume Uni. Le motif invoqué est de permettre aux députés d’élire librement leur président en les soustrayant aux pressions de leurs chefs politiques. Il s’agit là d’un motif fallacieux car, comme je l’ai écrit précédemment dans un commentaire «Tous les députés sont libres. Ils sont même protégés par un article spécifique de la Loi sur l’Assemblée nationale, l’article 55 qui interdit d’«essayer d’influencer le vote, l’opinion, le jugement ou l’action du député par fraude, menace ou par des pressions indues».» Et l’expérience québécoise a démontré cette imposture car, depuis l’instauration du vote secret pour l’élection du président de l’Assemblée nationale, les scrutins secrets ont continué à être arrangés, négociés entre les partis, de sorte qu’au moment de voter les députés se sont toujours retrouvés avec un seul candidat, parfois deux pour sauver la face (le vaincu étant assurer d’obtenir une vice-présidence).

          Je termine par un extrait du rapport de la Chambre des communes de Londres qui recommandait le vote secret pour l’élection du «speaker» de la Chambre. Malgré cette recommandation, il avait l’honnêteté de mentionner les arguments à l’encontre d’une telle procédure:

          House of Commons
          Proceedings of the Procedure Committee
          13 February 2001
          The ballot: secret or open?
          The most difficult decision in relation to a ballot is whether it should be secret or open. There are strong arguments on both sides of the question. The most powerful argument in support of secrecy is that it would protect those voting from any form of improper pressure, whether from the party leaderships or supporters of particular candidates. …
          The major argument in favour of an open ballot is that as a matter of principle the electorate is entitled to know how Members of Parliament have voted on this, as on all other decisions which are made by the House. Mr Tony Benn stated that:
          « Where we vote, as in a general election, on our own behalf, it is proper that it should be private, but where we vote in our representative capacity, namely, as Member of Parliament, I think our constituents are entitled to know. »
          Several witnesses also argued that allowing a secret ballot for the Speakership would set a bad precedent, leading to pressure for secrecy in other divisions on sensitive subjects. Mr David Maclean argued:
          « Once we start on the secret ballot route for Speaker we are on a slippery slope to demanding secret ballots for a range of other things; and the day will come, we will be able to say to our constituents, ‘Well I can’t tell you how I voted on the Embryology Bill; it’s a secret, you know.’ It maybe seems far-fetched at the moment, but we can be heading on that route. »
          The Clerk of the House commented that « if you are going to go for a secret ballot, … I think you have to explain what is so special about this decision … which makes it distinct from any other decision the House takes ».

          Au plaisir de vous lire !!!

  6. Le CRTC acquiesce a la demande de Bell de limité a 60 Gig la bande passante sur internet ce qui est une attaque direct a notre liberté.60 Giga-octets c est moins de 20 film en HD que l on peut se procurer légalement via des site comme Netflix par exemple.
    le gouvernement devrait abolir immédiatement le CRTC qui brime la liberté individuel des canadiens et qui est au service des monopoles des telecom.
    le CRTC est le furoncle du Canada Shame on you CRTC

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