La droite bubonique

Pedro Rodriguez

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Peste bubonique

Anti-étatique, anti-culturelle, anti-intellectuelle, ignorante, méprisante. Voilà les termes avec lesquels ceux qui s’autoproclament « représentants d’une vision de la société faite de progrès et d’émancipation » définissent la « nouvelle droite », bref, cette sorte de peste en pleine progression en Europe et en Amérique du Nord.

Basés sur la thèse que la droite est en expansion, car l’opinion publique, c’est-à-dire, les citoyens, vous et moi, sommes devenus stupides et, bien sûr, avons été bernés par les manitous de cette peste bubonique qui s’étend et qui s’étend…

Bref, pour une partie la gauche socialiste – ne généralisons pas, quand même —, les gens de droite sont simplement des pauvres ignorants dupés par les médias et dénoués totalement de toute pensée rationnelle.

Ces « seigneurs du progrès » — qui possèdent, évidemment, le monopole de la vérité et une recette éprouvée pour résoudre tous les maux de l’humanité – sont en quête d’une réponse vigoureuse, d’un nouveau projet de société pour faire opposition à l’apparition d’une « droite prête à tout ».

Et quoi de mieux pour planifier une réponse énergique aux barbares que d’organiser des conférences, des ateliers ou des événements comme celui organisé par la section de Montréal du Parti socialiste français ce weekend. Inévitablement, l’on invite un député du Parti Québécois (Yves-François Blanchet, député de Drummond), un chercheur en mondialisation et un prof en sciences politiques. Très original comme panel, n’est-ce pas?

De quel droit les mouvements de gauche ou dits «sociaux » peuvent-ils prétendre que tout courant idéologique différent au leur est une farce dangereuse? Soyons clairs, ni la gauche ni la droite ont la formule magique, n’ici ni ailleurs dans le monde, pour assurer un meilleur avenir aux générations à venir.

Au Québec, la renaissance d’un courant politique de droite n’est pas le résultat d’une aliénation sociale, elle constitue principalement un symptôme précurseur d’une crise socioéconomique qui est à nos portes et qui est causée notamment par l’immobilisme de l’État.

Au lieu de préparer une réponse pour contrer l’expansion de la droite, chers « seigneurs du progrès », il ne serait pas temps d’une remise en question et de construire au lieu de détruire.

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45 réflexions sur “La droite bubonique

  1. «Au Québec, la renaissance d’un courant politique de droite n’est pas le résultat d’une aliénation sociale, elle constitue principalement un symptôme précurseur d’une crise socioéconomique qui est à nos portes et qui est causée notamment par l’immobilisme de l’État.»

    Voila!
    On ne saurait mieux expliquer le phénomène.

    ;-D

  2. Ce qui me fait peur, c’est que les solutions proposées par le RLQ ne pourraient qu’individualiser les coûts de services que nous avons mutualisés pour le plus grand bénéfice de tous. Personne ne va en sortir gagnant. Pourquoi est-ce si mal de s’offrir collectivement des services publics? Je ne comprends pas que l’on critique tant le coût de ces services sans expliquer ce que signifie pour chacun l’alternative. Qui va avoir le courage de dire qu’il y a un coût au désengagement de l’État et de le chiffrer?

    • Penser qu’il s’agit seulement d’individualisation serait injuste. Il s’agit de réaliser que la mutualité au niveau des services est une recette qui doit être bonifiée par une responsabilisation individuelle, compte tenu de la précarité de la situation économique du Québec. Je suis d’accord avec vous, Michel, sur le fait qu’il faudrait du courage politique pour dire clairement quels seront les choses que l’on devra sacrifier pour s’assurer d’un meilleur avenir (économique) pour nos enfants.

      • Je ne suis pas contre la responsabilisation invididuelle, loin de là. Il faut faire attention de ne pas rejeter la mutualisation du coût des services publics. J’ai un très bon salaire et je suis malgré tout contre les baisses d’impôt. C’est même une question de pure logique pécunière, comme l’a démontrée une étude du Centre Canadien de politiques alternatives http://www.policyalternatives.ca/publications/reports/aubaine-discrete-du-canada

        La situation financière du gouvernement du Québec doit nous préoccuper, mais il ne faut pas non plus l’exagérer. Le Québec n’est pas la Grèce, loin de là. Le problème se situe aussi du côté des revenus, pas seulement de celui des dépenses publiques. Mais c’est d’abord une question de philosophie : individualisation ou partage des coûts qu’engendre la vie en société. Je préfère le partage des coûts.

        • @ Michel Monette:

          Je lis votre blogue et je suis souvent d’accord avec vous, mais là, vous devriez cessez de lire les « études » et devriez penser par vous-même… 2 secondes(je sais que vous êtes capable):

          Le Québec ne vit pas dans un « bulle ».

          Nous sommes en Amérique du Nord. Je sais, c’est évident, mais trop d’utopistes semblent l’oublier !

          Nous sommes les plus taxés… à TOUS les niveaux.

          Les entreprises aussi. Et pour les plus petites entreprises -la BASE de notre économie- c’est 8% d’impôts = c’est le double de la moyenne canadienne!!!. Certains disent que les impôts sur les profits des moyennes et grosses entreprises sont basses ici, c’est vrai, mais de moins en moins vrai, car les autres provinces et états ne cessent de les baisser. Et si on tient compte du fait que les taxes sur la masse salariale (très régressives/nocives, comme les taxes sur le capital), sont les plus élevées ici (par rapport à toute l’Amérique du Nord!), là le portrait est vraiment sombre.

          Nous ne sommes plus compétitifs et c’est presque uniquement les entreprises privées qui soutiennent ENTIÈREMENT l’économie.

          En Amérique du Nord, c’est ici que les entreprises et individus subissent les plus lourdes règlementations.

          Les riches ici sont les plus taxés et ils sont mobiles, tout comme beaucoup d’entreprises (surtout les plus rentables et les plus innovatrices!).

          Je ne suis pas à 100% contre le « mutualisation » des « services publics », par contre, le Québec est « l’expert » nord-amércain dans ce domaine et avec des résultats pas toujours « jojos ». Par exemple, le Régime des rentes du Qc est insoutenable. L’assurance médicaments itou. Et la déresponsabilisation est une « maladie » très présente ici, justement parce que l’état est TROP présent dans nos vies. Etc.

          Et il faut arrêter d’écouter les syndicats qui disent que la dette n’est pas un problème ici, car si les taux d’intérêts montent (et ils vont monter tôt ou tard!), là vous allez comprendre pourquoi les méchants « droitistes » gueulaient tant…

          :-)

          p.s.
          Faites le calcul vous-même!
          C’est sur la dette TOTALE qui faut calculer la hausse des taux d’intérêts…

        • @ Michel Monette:

          p.s.
          Je ne retrouve pas un de vos anciens blogues que je lisais (et que j’aimais). A moins que je me trompe de blogueur. En tout cas, je me souviens que le fond du blogue était foncé…

        • @Michel: « Je ne suis pas contre la responsabilisation invididuelle, loin de là. Il faut faire attention de ne pas rejeter la mutualisation du coût des services publics. »

          Vous avez le discours que la gauche essaie de passer. Cette espèce de diabolisation du noir ou blanc. Tout ou rien. Tout privé ou tout public.

          Presque personne ne parle de tout privatiser. Il s’agit seulement d’utiliser les outils économiques qui ont fait leur preuve pour améliorer notre situation en tant que SOCIÉTÉ. Vous dites que tout le monde y perdrait mais vous vous basé sur une prémisse fausse. La droite québécoise parle d’amener la concurrence dans les services pour les améliorer, libérer des fonds de l’État pour lesquelles vont pouvoir être distribués à ceux qui en ont vraiment besoin. Personne (ou presque) ne parle d’enlever le filet social. Il doit rester. Mais, il doit être ciblé à ceux qui en ont vraiment besoin. PKP n’a pas besoin d’un filet social. La madame monoparentale avec ses 3 enfants dans Hochelega-Maisonneuve, oui.

          Bien à vous.

    •  »Qui va avoir le courage de dire qu’il y a un coût au désengagement de l’État et de le chiffrer? »

      Votre solution à vous est déjà chiffrée:

      http://www.iedm.org/fr/e

      … et insoutenable… continuez a vous nourrir de vos illusions… le réveil sera brutal. Le jour venu, on déchouquera le monstre étatique pierre par pierre. Vos semblables ont détruit l’avenir de mes enfants et de tout le Québec.

    • « ce qui me fait PEUR » tiens encore un autre peureux, je pourrais comprendre que ca te gosses,ca te tannes, que ca t’achales mais que t’es peur, non la je comprends pas. Où était le congé parental, les garderie a 5$ et toute ces cochonneries quand j’en ai eu besoin dans les années 80. quand j’ai payé 25$ par jours pour faire garder mes enfants et le gouv. me remboursait ma JUSTE PART pour les frais de garderies et c’était de beaucoup plus logique et équitable, il y a des frais au fait d’avoir des enfants et c’est un choix personnel non-collectif donc ce n’est pas a la collectivité de l’assumer, en tout cas pas de cette manière. les frais d’hopitaux que j’aurais eu a assumer sont de tres loin inférieur a ce que j’ai donné en impot. même chose pour les médicament en 46 ans si j’ai pris 15 fois des antibiotique et méd c’est un gros max. autrement dit en un ans de franchise médicament,j’ai payé ma consommation a vie. toute ces mesures font juste déresponsabilisé les gens ce qui nous donnes des imbéciles en shoe-clack le cul a l’air a -20 dehors, des filles et femmes qui se font avorter au 7-8 mois car c’est la responsabilité de tous,SA contraception, des bonhomme soaul dans le chemin pour une 18ieme ballounes, et des jeunes de 20 ans 6pied 225 lbs sur le bs a vie, mais on fait venir de la main d’oeuvre mexicaine(mais la dessus, j’ai une suggestion, a chaque fois qu’on recoit une avion pleine de travailleurs étrangés, on renvoit l’avion pleine de bs dans ces même pays essayer l’aide social étrangère) comme ca ils se rendront compte que l’aide social est un privilège de dernier secour et non un droit inaliénable a vie! la merde que l’on vit maintenant a justement débuté quant au milieu des années 60s on a voulu se doter de mesures COLLECTIVE c’était drette la le début de notre fin!

        • mon pauvre Michel si tu ne vois pas que tout s’écroule autour, que le fric manque partout pour faire VOS maudit programme sociaux qui ne sortent personne parmis les plus pauvre du trou mais enfonce d’avantage la classe moyenne dans la merde et engraisse les syndicats et élite politique sur le dos des générations future. si vous continuez de nier voir ceci, je serais a la limite de dire, que l’époque woodstock a laissée des séquelles.

  3. Au lieu de diaboliser la droite, la gauche québécoise devrait nous proposer des idées modernistes qui pourraient améliorer le système de santé, rembourser la dette publique et rééquilibrer nos finances publiques. Au lieu de faire cela, la gauche diabolise la droite et prône de vieilles politiques étatistes dépassées. La gauche québécoise a un gros examen de conscience à faire car elle est responsable de l’état délabré de la société québécoise. La droite s’organise et propose de nouvelles idées et la gauche se referme sur elle-même et diabolise ceux qui ne pensent pas comme elle. Il n’y a pas de débat d’idées possible avec elle et c’est cela qui est dommage.

  4. Il faut persévérer, il y a des chose qui vont changer peu à peu, et ce sera vers la droite politiquement, on ne peux continuer à nourrir une telle quantité de fonctionnaires et travailleurs sociaux, leur payer pensions à partir de 52 ans jusqu’à 85 ans encore bien longtemps, la nouvelle génération va réagir, ils ne voudrons pas payer 75% de leur salaire pour nourrir et gâter la génération qui a vidée les plats..

  5. @Ian Bonnes réflections. Au Québec, la droite ‘ce n’est pas catholique’. Même si nous avons rejeté la religion, elle a eu un effet profond et est ancrée dans le psyche, et affecte la manière de voir les choses pour plusieurs Québecois.

    Mais voilà… pour un bon cliché, je dirais à la gauche… « If you’re so smart, how come you ain’t rich! »…and I would add….how come you depend on others to save you from yourself.

    •  » Même si nous avons rejeté la religion (…)  »

      … pas du tout! Le nouveau dieu, c’est l’état.

  6. Pingback: lacapitaleblogue.com | Suggestions du jour 01/21/2011

  7. Il nous faut des hommes et femmes super articulés avec beaucoup de charisme, très convainquants pour apprivoiser les gens de gauches afin qu’ils puissent considérer d’envisager un si grand changement dans leur manière de penser. Il nous en faut plusieurs qui sont là au bons moments, régulièrement avec des plans de stratégie à la Harper.

  8.  »Il nous faut des hommes et femmes super articulés avec beaucoup de charisme »

    … pas du tout! Quand tout va péter, et ca va péter tout seul, on aura pas besoin de grands discours! Ça va prendre des leaders avec de la poigne pour arrêter les apparatchiks qui vont s’accrocher à leur privilèges… preview: la Grèce…

  9. Efficacité de l’État

    L’éducation et la santé ne pourront pas s’améliorer en efficacité, tant aussi longtemps que l’on maintient des monopoles d’État gérés par des monopoles syndicaux.

    Il a été démontré mondialement que des institutions publiques qui sont sur une emprise monopolistique deviennent de plus en plus lourdes, de plus en plus chères et de plus en plus inefficaces, d’où le pourquoi de la disparition de ce type de gouvernance.

    Si on veut instaurer l’efficacité dans nos institutions publiques, il faut attaquer le problème à la source, rétablir l’IMPUTABILITÉ aux employés d’État et aux gestionnaires, tel que les pays scandinaves l’ont fait.

    Un État, qui prône l’efficacité, décentralise l’essentiel des effectifs publics et la rend imputable, d’où la notion d’entreprise publique.

    a)Pour les entreprises publiques (ex. : école, hôpital), ils sont gérés comme des entreprises privées : comptabilités équilibrées, mises en concurrences entre le privé et le public, gestionnaires imputables, sous-traitance accélérée.

    b)Pour les employés du secteur public, contrats temporaires, primes de résultats, salaires individuels, évaluations permanentes et en cas de non-satisfaction, licenciement immédiat.

    c)Imputabilité des employés d’États selon la compétence et le rendement, aucune condition particulière entre un employé d’État ou le secteur privé.

    De telles réformes visent un but bien précis : efficacité.
    On ne peut demander aux gestionnaires des établissements publics d’améliorer leur efficacité, si 80 % de leurs coûts sont figés par des conditions de travail directement négociées au plan provincial.

    Pour satisfaire efficacement les besoins de la population, il faut que le pouvoir exécutif de l’établissement se déplace le plus près possible du concitoyen. L’entreprise publique (ex. : école, hôpital) est imputable aux peuples, puisque celui-ci est le vrai pourvoyeur de fonds et celui-ci est en droit d’exiger des institutions publiques efficaces, non pour satisfaire des conventions collectives trop rigides qui empêchent toutes réformes majeures.

    Lecture complémentaire : http://www.quebecdroite.com/2010/12/le-modele-scandinave.html

    • @ Québec Droite :

      Tant qu’à y être, aussi bien tout privatiser et garder seulement ces « sévices publics » pour les plus pauvres d’entre nous.

      De toute façon, si nous continuons comme ça, il ne restera plus rien -même pour les plus pauvres- « tantôt »…

  10. @ M. Monette…Si les provinces riches du Canada ne nous donnaient pas ce $8.6 Milliards, nous serions dans la graisse bouillante. Nous sommes maintenant juste en dessous de la Grèce….et continuons à dépenser irresponsablement.

  11. à Michel Monette

    Extraits de la biographie de Hugh Mackenzie , l’un des pontes du Centre Canadien de politiques alternatives :

    « In the early 1980s, Mr. Mackenzie served as Principal Secretary to NDP Leader Bob Rae, and was one of the three-person team that negotiated the 1995 Accord that resulted in David Peterson becoming Premier of Ontario.

    Prior to joining the staff of the Steelworkers in 1980, Mr. Mackenzie was Executive Assistant to Toronto Mayor John Sewell and a member of the research team for the NDP in the Ontario Legislature under NDP Leader Stephen Lewis. »

    Secrétaire de l’impayable Bob Rae… Sans commentaires…

  12. @ sebas

    Attention

    Entreprise publique ne veut pas dire entreprise privé, c’est toujours des fonds publics, sauf quelle est géré comme une entreprise privée.

    Je vous donne deux exemples :

    1) L’introduction des écoles autonomes :

    Le directeur d’école reçoit l’argent du ministère par étudiant.

    Il dirige son école comme une entreprise privée, il négocie directement les salaires de ses professeurs et l’organisation de travail, et il est seulement imputable en fonction des résultats scholaires.

    En fait, il dirige l’école publique, comme une école privée, mais avec des fonds publics, et les professeurs sont directement imputables aux directeurs.

    C’est une tendance dans le monde aussi bien aux États-Unis et aux Royaume-Uni, il faut remettre les gens du secteur publics imputables, si le professeur est démotivé ou non performant, il peut le licencier, sans avoir une série d’arbitrage qui n’en finit plus.

    2) Prenez le gestionnaire d’un hôpital

    Il a plein contrôle sur les budgets, il négocie directement les salaires de tous ses employés comme une entreprise privée et c’est le même gestionnaire qui décide l’organisation du travail.

    Si le gestionnaire considère que les infirmières seront plus performantes avec des horaires de 12 heures, c’est lui qui décide, aucune convention collective signer par l’État.

    Tous les hôpitaux publics se font concurrences et sont payés par pathologie, non par simple budget, de plus le patient a le droit de choisir quel hôpital qu’il préfère, le but de créer de l’imputabilité et de l’efficacité.

    • @ Québec Droite:

      Ça serait déjà BEAUCOUP mieux que maintenant.

      Mais je ne crois pas que cela se fasse… à temps.

      C’est pourquoi j’ai écrit mon commentaire précédent.
      —» C’est un peu comme si je disais: « Sauvons les meubles »… « la maison brûle ».

      Je suis peut-être trop pessimiste.

      Et j’avoue que j’en ai ras le ponpon d’essayer d’améliorer notre « système ».
      Je suis tanné que de vivre dans des « systèmes ».
      Tanné que ceux qui peuvent changer les choses nous voient comme des « systèmes ».
      Nous sommes des humains, pas des « systèmes ».
      J’aimerais pouvoir CHOISIR avec QUI je suis solidaire et COMMENT.
      Pour l’instant, la plupart d’entre nous n’avons même pas ce choix.

      J’en ai ras le ponpon de vivre dans un endroit « démocratique » ou les pères/mères/travailleurs/petits entrepreneurs qui payent pour tout ce « système » et endurent ce « système », n’ont pas beaucoup de pouvoir. « Nous » avons créé des « monstres » corporatistes, égoïstes, bureaucratiques, déshumanisés et ingérables.

      Bon, voilà, c’est ça qu’y’est ça.
      Vous m’enverrai la facture par la poste.
      J’espère que vos tarifs ne sont pas trop chers.
      ;-)

      Pour me faire plaisir:

      p.s.
      Par rapport à vos recherches et votre blogue: j’apprécie ce que vous faites.

      • « « Nous » avons créé des « monstres » corporatistes, égoïstes, bureaucratiques, déshumanisés et ingérables. »

        T’as pas mal tout résumé ici Sébas. Ils sont trop puissants et je ne vois pas comment on pourrait les déboulonner autre que par une révolution… tous les gouvernements ont peur d’eux et se rendent a toutes leurs demande.

        • @ Chlorophylle :

          Vous écrivez:

          « je ne vois pas comment on pourrait les déboulonner autre que par une révolution »

          Réponse:
          CONSULTATIONS POPULAIRES !!!

          Les Québécois aiment BEAUCOUP LA LIBERTÉ. Le seul référendum -non-constitutionnel- tenu au Québec, concernait la prohibition. Résultat? Plus de 77% des Québécois étaient contre [la prohibition] !

          Si les politiciens (ou plutôt leurs conseillers), étaient vraiment « stratégiques », ils se « serviraient » du « peuple » de façon INTELLIGENTE… justement pour éviter ce qui s’en vient ! On dirait qu’ils ne réalisent pas ce qui va arriver si ça « on » continue comme ça. Ou peut-être que certains le savent, mais ne disent rien ou ne font rien, car ils ont peurs (des représailles? de perdre du $ ? du pouvoir ?). Ou encore, certains VEULENT que cela arrive, pour pouvoir établir le « nouveau régime »… ils sont comme des orignaux « figés » (i.e. embrigadés!), par « les phares » de leurs « grandes lumières »… et eux ils méprisent le « peuple » comme c’est pas possible ! De vrais « lemmings aveugles » ! Par contre, je dirais que la plupart des politiciens, des « penseurs » et des « riches », se font berner eux aussi, par plus puissants qu’eux ! Ils sont en quelque sorte les « idiots utiles » du « nouveau régime à venir ». Ils vont le réaliser très bientôt, j’en suis presque certain.

          En tout cas, dans tous les cas, ça fait dur! Et même si je sais que la plupart des gens n’ont pas le temps de lire/réfléchir/méditer comme moi, je trouve BEAUCOUP, BEAUCOUP plus de sagesse, d’intelligence, etc, parmi les gens « ordinaires », les « petits », etc, (ils « savent » reconnaitre les manipulations ou les cul-de-sacs, sans nécessairement connaitre tous les détails), que chez les « grands » (ou chez leurs « agents »), que chez les « intelligents », chez les « experts » de tout acabit… qui détiennent les clefs pour arrêter « l’inévitable ».

          C’est assez incroyable de constater que certains ne réfléchissent plus par eux-mêmes, même s’ils se croient et se disent « rationnels » et « éclairés ».

          La preuve que l’intelligence est INUTILE, lorsqu’on a pas de sagesse (ou d’amour sincère pour les « autres »!)

          ***

          J’ai écrit ce texte sur un autre blogue (désolé pour ceux qui l’ont déjà lu):

          « Le Québec est devenu ingérable. »
          (message du 05 nov 2010 à 18:41 )

          http://www.josephfacal.org/la-foi/

          Qu’est-ce que vous en pensez?

          p.s.
          En passant, j’aime bien ce que vous écrivez ici !
          :-)

  13. Comme la gaugauche, la droite est affluée de certains archétypes. On a qu’à penser au  »papi » de Maxime Bernier qui a déjà décrit les écrivains  »d’écriveux de livres » ou encore Stephen Harper que l’on peut soupçonner quelque peu de  »droite religieuse » qualifier les artistes de  »bouffeux de caviar »….Bon sang, pour reprendre les propos de Margaret Atwood qui pourtant n’a pas grandi dans le bleuissement de vastes étendues du Lac-St-Jean…est-ce que M.Harper, qualifié de droite, a déjà lu un moindre livre ?……

    En quelque sorte, est-ce que la  »droite » ou  »l’extrême droite » serait uniquement le côté  »gauche » du cerveau ?…..Rationnel…..calculateur….Excel……Est-elle capable d’y apporter un peu de lobe droit ?…de Paint…d’Access…?

    • BonjourBonsoir Renee

      Si je comprends comme il se faut le sens de votre intervention, je semble faire du Harperbashing……et bien probable que je vais vous surprendre quelque peu……je prendrais volontiers une bonne bière avec M.Harper canadien anglais de l’ouest plutôt que feu Pierre-Elliot-Trudeau canadien français de l’ouest québécois…..M.Harper et le parti Conservateur ont quelque part manifesté une certaine sensibilité envers le Québec…..je vous jette sur le cul là …hein…..xxx…..sans rancunes….

    • C’est l’équivalent canadien du Bush Derangement Syndrome… d’ailleur, on fait souvent mention que Harper est un «ami de Bush»… pour le discréditer.

  14. Les militants de la gauche politique ne diabolisent pas les citoyens québécois qui adhèrent aux idées de la droite politique ! Ce sont certains de vos portes-paroles que nous dénonçons ! Nous réagissons tout simplement aux discours envenimés de certains individus qui ne se gênent pas pour lancer des demi-vérités et des propos diffamatoires. Vous savez probablement à qui je fais allusion ici.

    L’heure est au dialogue. Certains citoyens veulent conserver les services publics et sont tout à fait d’accord pour dire qu’il faut les améliorer et explorer des pistes de solution pour réduire les coûts. Je crois que là où nos convictions se rejoignent c’est principalement dans la lutte contre la corruption et la collusion. Je crois que nous pouvons unir nos efforts pour se débarasser des libéraux et exiger de nos instituions publiques qu’ils gèrent les fonds de façon responsable.

    Nous proposons netres autres une réforme du mode de scrutin en adoptant une certaine forme de « proportionnelle ». N’est-ce pas là la meilleure façon de s’assurer que les idées de la droite et celles de la gauche puissent se faire entendre à l’Assmeblée nationale et influencer les politiques québécoises ?

    Ce qui me désole actuellement, c’est de voir qu’on tente de transposer le débat sur des enjeux qui n’ont rien à voir avec ce qui est urgent. Par exemple, pourquoi veut-on diviser les québécois sur le conglit entre la Palestine et Israël ?

    Finalement, comme le mentionne Michel Monette dans cette chaîne de commentaires, il faut aller plus loin que les constats et il faut proposer du concret. Par exemple, si on suggère d’abolir la Régie des Rentes du Québec, il faut expliquer clairement quels seront les impacts sur l’ensemble de la population.

    Un dernier mot: certains intervenants ont un ton calme et une approche constructive. Des gens comme Ian Sénéchal et Joseph Facal, qui adhèrent à certains concepts un peu plus à droite, sont des gens intéressants et qui semblent rechercher un certain consensus. Personnellement, ces gens là ont toute mon attention.

      • @ Martin Coiteux

        Ni « lucide » ni « solidaire » !

        Et je suis fatigué de me répéter, mais TOUTES positions est par définition « idéologique ». Certains essayent de se faire passer pour des personnes plus « ouvertes », moins « dogmatiques », etc, en se positionnant ou se définissant comme des « non-idéologues ».

        Vous êtes les seuls à penser comme ça!
        Ceux qui vous lisent, savent que vous essayer de vendre « une » position spécifique.

        Et vos idées m’oblige à dire :

        NON!

        Non, je ne veux pas *que* des « réformes comptables ».
        Non, je ne veux pas *que* « rendre plus efficace le système »
        Non, je ne veux pas de faux choix entre les collectivistes de gauches et les corporatistes « efficaces » de droite. (des visionnaires comptable$ et des visionnaires solidaire$)

        Les réformes démocratiques sont la base de toutes les réformes, n’en déplaise aux Johanne Marcotte et M.Deltell de ce monde.(qui disait qu’il n’y avait pas de problèmes concernant la nomination des juges, mais que M.Charest était le problème).

        De la vraie « petite politique » partisane… sans envergure !
        PLUS CAPABLE !

        Il faut se baser sur des principes -et pas uniquement comptables- pour faire les réformes nécessaires.
        Principes démocratiques.
        Réformes des institutions.
        Un plus grand respect des droits de TOUS.
        Etc et etc.

        La droite actuelle, je n’en veux pas.
        De la gauche actuelle, non plus.

        TOUT DOIT ÊTRE BASÉ SUR LE RESPECT DES DROITS FONDAMENTAUX… les fondements de notre pays/de notre démocratie.

        Par exemple (mais j’en aurais une page complète à écrire):

        Le cours ECR a été instauré en DÉTRUISANTS des droits fondamentaux.
        C’est grave, très, très, très grave.
        C’est en plus une vraie perte de temps (et d’argent = ça devrait vous plaire!).

        Je ne veux plus qu’une vision comptable de notre société.
        Non je ne veux pas à avoir à choisir entre 2 grandes tendances qui se chamaillent sur la couleur de la peinture des murs.

        Le Québec est à la dérive (l’occident itou), justement parce que ceux qui détiennent les leviers du pouvoirs (de gauche OU de droite), pensent presque de façon IDENTIQUE, sur tous les grands enjeux.

        Le droit démocratique à la liberté d’association (dans un paquet de domaines), est un droit qui n’est pas respecté ici et cela affecte ÉNORMÉMENT et TRES NÉGATIVEMENT notre société. Nous sommes dominés PAR DES CORPORATISMES ET CE, DANS TOUS LES DOMAINES.

        Bon, je m’arrête là, je crois que j’en ai écrit assez pour que vous -et vos amis lucides ou solidaires- compreniez ou je veux en aller avec mon blablabla. (je suis tellement tanné de me répéter!)

        • @Sebas Je pense que vous n’avez pas compris ma démarche qui n’a rien de comptable. La comptabilité et l’économie sont deux choses différentes. J’ai des idées sur les libertés et la réforme des institutions démocratiques mais le billet sur lequel j’ai attiré l’attention parle d’autre chose. La conscience de la contrainte budgétaire de la société, avec tout ce qu’elle implique sur l’équité entre les générations présente et future, est ce qui fait la différence entre l’utopie et la réforme utile de notre société. Je fais le pari qu’il existe des gens d’horizons divers qui partagent cette conscience et avec qui il est possible de travailler, sans être nécessairement d’accord sur tout. Je suis moi-même souvent d’accord avec certains de vos commentaires et suis surpris de voir que vous tiriez à boulets rouges sur le contenu de ce billet. Mais bon. On écrit aussi pour voir comment les choses sont perçues.

    • Luto, pour avoir vérifié un peu autour de moi, je puis t’assurer que ²la population, (terme galvaudé a outrance pour faire paraitre la gang bien plus grosse qu’elle ne l’est en réalité) fini par etre dans le fait qu’une poigné de citoyen et c’est exactement la même poignée qui ne paie pas une maudite cenne d’impot et qui via les lobbys,via les syndicats,via les gouvernements nous dise qu’ils veulent garder ce modèle chôchial ruinant²

  15. à Luc

    Ainsi, selon la très pincée Margaret Atwood, Stephen Harper n’aurait jamais lu le moindre livre ? Voilà qui ressemble bien à l’un de ces « raccourcis » faciles que la gauche bien-pensante aime bien dénoncer… quand ils viennent des autres.

    D’abord, Harper a parfaitement le droit de ne trouver aucun intérêt à la littérature. Ce ne sont pas les livres idiots de Yann Martel qui vont aider Harper à mieux diriger le Canada. Mais l’indifférence envers cette merveilleuse « culture » qui nous « rassemble », paraît-il, est évidemment suspecte pour la bourgeosie culturelle à laquelle appartient miss Atwood… Nos littérateurs et nos « artistes », voyez-vous, veulent des éloges. Du respect… Je me demande bien comment ils pourraient les mériter…

  16. à Lutopium

    Non, les « militants » de la gauche politique ne diabolisent pas les citoyens québécois qui adhèrent aux idées de la droite politique. Ils les dénigrent ou les traitent avec condescendance, c’est bien pire. Quant aux « propos diffamatoires » et aux « demi-vérités » qui semblent tant vos indigner, ils ne sont pas l’apanage exclusif de la droite, loin de là. Les prétentions de pureté morale et de probité intellectuelle de la gauche sont aussi discutables que toute autre prétention, d’où qu’elle vienne… Et question « discours envenimés », les porte-parole de la gauche sont-ils absolument sans reproche ? Vous me l’apprenez !

    Vous vous demandez pourquoi on veut diviser les Québécois sur le conflit israélo-palestinien. Il faudrait que vous demandiez ça à votre grand homme, Amir Khadir. C’est lui qui a décidé d’étaler au grand jour, devant un commerce de Montréal, ses convictions anti-sionistes. Est-ce qu’on a encore le droit de dire qu’un poseur est un poseur, et un emmerdeur un emmerdeur sans se faire accuser de « diffamation » ?

    • Diviser pour régner, c’est autant à droite qu’à gauche. Les conquérants écrivent l’histoire qu’ils disent. La gauche dogmatique le fait à merveille.

      Question à lutopium: on s’est déjà parlé. Pourquoi toujours parler de la droite en hyperbole stéréotypés ? Vous parlez qu’il est le temps de dialoguer. Moi ce que je vois/lis dans les médias, c’est que la droite veut dialoguer et que la gaucher dogmatique sort l’attirail pour la faire taire. Où est le dialogue ?

  17. Ce que je trouve très drôle et ironique, c’est que c’est nous, la droite, les « conservateurs ». ;-)

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