LE TROU NOIR

Daniel Paquet

(Contact via Twitter, Courriel),

Trou noir (définition) : En astrophysique, un trou noir est un objet massif dont le champ gravitationnel est si intense qu’il empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper.

Montréal est un trou noir. Un gouffre sans fond, sans vision, sans avenir! Alors que le gouvernement du Québec impose, taxe et tarife, Montréal surimpose, surtaxe et « surtarife » encore plus ses citoyens (ce trio d’expressions est de Joanne Marcotte. Merci). Le Québec est l’état le plus taxé en Amérique, et sa métropole est en voie de battre tous les records d’imposition. De plus en plus de coûts imposés aux citoyens, pour de moins en moins de services. Il faut être riche pour habiter cette pauvre mégapole.

Le déclin du Québec est amorcé, et c’est à Montréal que ça se passe. L’aspirateur fiscal de Québec vide les poches de la population, et à Montréal, immanquablement, en y ajoute des taxes et des tarifs supplémentaires. Si, au Québec, on prévoit que le contribuable paiera cette année 1000.00 $ de plus en frais divers, à Montréal, on peut facilement doubler ce montant. Les montréalais s’appauvrissent quotidiennement, avec l’assentiment d’un maire d’une compétence douteuse et d’un gouvernement complaisant. Une taxe sur l’essence par ci, une augmentation du coût des laissez-passer par là, la spirale des hausses se nourrit d’elle-même, avec l’assentiment des administrateurs inconscients.

Parallèlement à cette situation périlleuse, ajoutons une gestion déficiente et anémique.

On a l’impression que les Montréalais sont pris au piège dans une ville sans vie, où le manque d’imagination suffoque l’esprit. Les montréalais voudraient-ils sortir de l’enceinte qu’ils en sont incapables. La bête les aspire et les retient. La Ville les asphyxie. Elle étouffe son monde quasiment jusqu’à l’inconscience. À part quelques exceptions, les médias du coin, cette élite autoproclamée, parlent et écrivent pour eux-mêmes. Des séances quotidiennes qui veulent rassurer le citoyen en même temps que le scribe se rassure lui-même. Comme pour ankyloser la réalité. À quelques exceptions près, heureusement.

N’hésitons pas à le répéter : vivre à Montréal, c’est être témoin du déclin du Québec. On le voit, on le sent, on le respire. La Ville crie son désespoir, et personne n’écoute. Au Québec, comme l’autoroute, tout passe par Montréal, et tout prend fin à Montréal. Observez la métropole : vous y verrez le Québec des années à venir. Ce Québec est malade. Sa tumeur structurelle croit avec l’usage, s’y engouffre aveuglément, et personne n’y peut plus rien.

J’aimerais croire en Montréal, j’aimerais l’aimer. J’en suis incapable. Le trou noir m’effraie.

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21 réflexions sur “LE TROU NOIR

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  2. Distribuez les Paxils! Ce qui est le plus enrageant, c’est de voir Tremblay et Charest avec des sourires genre moqueurs… »Vous nous avez élus, bien subissez en les conséquences, on y est pour rester! Tant pis pour vous autres, imbéciles » « Vous pouvez signer des petitions…. ha ha ha, cela ne nous dérange guerre! »

    Sommes nous tous dans la cage de homards. Pauvres Québecois que nous sommes! Levons nous ou restons imbéciles!

  3. Je pense que s’il y a des Québécois qui peuvent être réceptifs aux idées de réformes, ce sont bien les Montréalais! Allez, ils ont rendez-vous le 16 avril 2011!

    • Montréal constitue une mosaïque complexe avec laquelle le RLQ, s’il veut que son discours soit entendu et compris, devra composer avec parfois fermeté, et parfois avec ménagement et délicatesse. Il faudra en prendre certains par la main pour les amener lentement à comprendre la situation périlleuse dans laquelle leur gouvernement socialiste de gauche les a amenés et que ce sont des attitudes et politiques de droite seules qui sont la solution. Montréal est un tissu d’ethnies et de cultures dont les intérêts économiques et sociaux à court terme sont irréconciliables. Il faudra en tenir compte. Le RLQ réussira peut-être là où tous les autres mouvements ont échoué. C’est la grâce que je vous souhaite.

  4. Je suis sidéré de voir que vous ne mentionnez pas le fait que Montréal n’a absolument aucune intention de couper quelque dépense que ce soit. C’est le nœud du problème. Je crois que Tremblay a mentionné quelques coupures récemment mais ce sont des vœux pieux tout comme celles de Bachand d’ailleurs. La seule chose qui est sure, ce sont les taxes… tremblay ne cesse d’en parler… une fois que l’une est implémenté, on commence a parler d’une autre. Laissez-moi vous rassurer… cette taxe sur le stationnement avec laquelle Tremblay revient récemmment n’est pas oubliée. Il faut aussi mentionner que TOUT le Québec est taxé pour Montréal… pas un seul Québécois n’y échappe. Et ici comme ailleurs, en toile de fond, constamment, tout le temps, des syndicats pirates et des élus d’une lâcheté a faire frémir.

  5. le déclin de Montréal a commencer en 1976 lors de l élection du PQ et l’essor de Toronto coïncide avec ce fait donc on peut dire que le PQ a contribuer a bâtir Toronto.Avant 1976 Montréal était la métropole du Canada,maintenant c est devenu le furoncle du Canada et la province de Québec est le Haïti du Canada, De tout temps le Québec fut trahi par ces élites et ce depuis l intendant Bigot.regarder ce qui ce passe au Québec et prouver moi que j ai tort.

    • Il y a deux côtés à la médaille.
      L’arrivée du PQ au pouvoir en 76 est le résultat d’une somme de travaux, de luttes populaires et de souhaits d’une majorité de gens dans la majorité québécoise. Vu d’un seul angle, il est bien évident que le ‘nettoyage ethnique’ de la communauté anglaise du Québec fut quelque chose de négatif. Mais lorsqu’on regarde à l’opposé, on se rend compte qu’avant ces années-là, le Québécois moyen était peu scolarisé (souvent pas de DES), donc, professionnellement parlant, il commençait sa vie comme personne limitée. Il était la plupart du temps engagé dans une usine, occupant des fonctions de base à bas salaires, il devait appeler son contremaître «foreman», parce que ‘contremaître’ n’était pas un terme utilisé. Lorsqu’il voulait opérer sa machine, les instructions étaient en anglais seulement, mais vu qu’il n’était pas très scolarisé, son anglais était loin d’être fonctionnel. Alors, il était pris dans un cercle vicieux qui le maintenait toujours limité. Alors, dans un tel contexte, quelles étaient les chances qu’un Québécois typique obtienne un poste dans la haute finance, dans les CA d’entreprises très respectables, que des Québécois bâtissent des entreprises qui allaient s’étendre aux quatre coins du globe … quelles étaient les chances d’avoir une belle carrière, sincèrement ? L’establishment montrealer anglais était très fort avant 76, et ce dernier n’avait pas grand intérêt à ce que la majorité se développe (pour garder leur position dominante), les compétitionne et prenne plus de place dans les affaires locales et nationales.

      Ces gens-là ont sacré le camp avec l’arrivée du PQ. Démographiquement et économiquement parlant, ça a donné un coup. Mais d’un autre côté, ça a laissé le chemin libre à la majorité pour se développer et obtenir mieux au final, d’un point de vue individualiste. Et ça, c’est un fédéraliste non-nationaliste qui vous le dit !

      Il suffit maintenant que les Québécois insistent pour avoir de saines finances publiques, que le Québec revitalise ses secteurs primaire et secondaire, avec les fossiles, les minerais de haute valeur, métaux industriels, l’eau, l’énergie et le bois, et il sera, à nouveau, sur le bon rail.

      Fraddé
      P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

  6. Montréal n’est que le reflet de ce qu’est le Québec de demain…..Solutions à court terme, appauvrissement à long terme…..

    José Soucy

  7. Quand j’étais plus jeune – il y a bien longtemps- une chanson de The Papas and the Mamas m’avait marqué: Twelve Thirty . « I used to live in New York City, Everything there was dark and dirty, Outside my window was a steeple, With a clock that alway said twelve thrity » Entre ma conférence aux HEC et ma présence sur le plateau de RDI sur le sujet du climato-scpeticisme, j’ai séjourné à l’Hotel Gouverneur de Place Dupuis: De ma fenêtre je voyais des douzaines de voitures mal garées entre des congères de neige tournée en glace de la dernière bordée qui datait pourtant de dix jours et un misérable panneau de néon de chez Archambault qui clignotait son demi-message blafard  » … ambault »… Everything there is dark and dirty! Le reflet de la fierté d’une ville… Le RLQ aura tout un défi le 16 avril!

  8. Le plus ironique c’est que malgré que cela soit loin d’être parfait, la ville de New York a connu une grosse évolution depuis 20 ans!

    • tout à fait d’accord avec vous M. Vaillancourt et il n’y a aucune autre ville au monde qui peut rivaliser avec elle en ce moment avec le niveau de culture , avec un grand « C » qu’on y offre… pendant la même journée j’y ai vu et entendu Rostropovitch (selon le London Times à ce moment « the greatest living musician ») diriger le NY Philharmonic et Pierre Boulez diriger ses propres oeuvres au Carnagie Hall…

  9. Pour ma part , je pense que Montréal à commencer sa descente depuis le cauchemar olympique. Le stade est un reflet; pas fini depuis 35 ans !!! Et depuis ce temps je ne pense pas qu’il y ait eu de projet privé de plus de 500 millions qui ait abouti. Bien sûr il y a eu des projets « public » avec nos taxes mais ça c’est une autre histoire.
    Quand je me promène à Montréal j’ai l’impression d’une ville en fallite totalement ingérable et ingouvernable.
    Pouvez-vous me parler des grandes réalisations des 3-4 derniers maires de Montréal??
    Je peux par contre vous parler des derniers flops de la ville.
    Il faut dire aussi que le gouvernement provincial n’est pas là pour aider mais pour nuire.

    • C’est un peu d’ailleurs ce que je crois aussi. Montréal a atteint son appogée en 1967 avec l’Expo et tout s’est écroulé avec le désastre olympique de 1976.

      Par contre, ce n’est pas seulement une question de maires. C’est vrai que les Montréaliais n’ont pas été très gâtés quand on pense à Tremblay ou à Bourque (et imaginez ce qu’aurait été la mairesse Harel!) mais Jean Drapeau ce n’était pas une merveille non plus!

      Drapeau ce n’était seulement que le Lebeaume de l’époque. Un grand rêveur (de 5 pieds 4) dont les grandioses idées devaient être payées par les autres, entre autres, son stade.

      Ce que je crois, c’est qu’à partir de l’échec olympique, Montréal a arrêté d’innover et de se développer de peur d’échouer une autre fois. De là le fait que Montréal se soit fait dépasser par Toronto.

      En plus, le multiculturalisme de Montréal fait qu’une partie des nouveaux arrivants n’ont probablement aucun attachement à cette ville. Alors qu’elle soit sale, laide et quelques fois dangereuse, ne les dérange pas du tout. C’est ainsi qu’à partir du moment où le sentiment d’appartenance est disparu, l’amélioration de la ville devient de plus en plus difficile.

      Tout ça est triste parce que lorsque la métropole coule, c’est l’image de la province qui est en péril. C’est pour ça que même si l’on habite pas Montréal, il est important de s’en préoccuper…

      Pour ce qui est de la visite du RLQ à Montréal, je vous souhaite sincèrement bonne chance. Je ne pense pas que ce sont les Montréalais eux-mêmes qui seront un problème, ce sera probablement la pseudo-élite socialiste Montréalaise (les médias et les tartistes entr autres) qui vous recevront avec une brique pis un fanal!

  10. (Qu’est-ce que je disais, hein?)

    Et la ville s’engouffre, de plus en plus profondément…(Agence QMI) Plus cher pour louer les installations sportives

    MONTRÉAL – Si les hausses de taxes foncières et des droits d’immatriculation ont retenu l’attention au cours des derniers mois, plusieurs augmentations de tarifs pour l’accès aux installations culturelles et sportives attendent aussi les Montréalais en 2011.

    http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2011/01/20110106-184803.html

  11. J’aimerais bien que ça change… Pourquoi souvent le même produit coûte 80% plus cher ici même si nous avons atteint la parité avec le dollar de États Unis? grr….

  12. Pingback: lacapitaleblogue.com | Suggestions du jour 01/07/2011

  13. Montréal, notre métropole, notre mégapole, une grande partie du système sanguin du Québec que l’on veuille l’admettre ou non…….n’en déplaise peut-être à certaines régions plus quémendeuses que d’autres où la pensée libre n’est que réflexion féodale…gentille et soumise….aux rythmes des subventions de tous  »bons » gouvernements……

    Montréal avec ses démesures, le Plateau avec ses  »parures », représentent une certaine autonomie de  »penser », de créer, de voir et de boire dans le lit de l’international, de la diversité, de l’ouverture avec ses + et ses – sur le MONDE……

    Montréal coquine tu n’es point parfaite mais bon sang que tu nous  »groundes »….xxx

  14. Le problème le plus criant à décrier le plus important à solutionner est l’entrée du crime organisé italien dans les sphères publiques et politiques de Montréal dont son hôtel-de-ville, raison du laxisme de l’indolence qui sied bien Gérald Tremblay le politicien le plus poltron,naïf et méprisable de la Belle Province.
    En 1975-76 on le savait que la mafia et les canailles de la construction Dédé Desjardins en menait trop large avec la construction des installations olympiques et à la Baie-James puis 35 ans, la FTQ et les italiens sont encore dans l’actualité pour collusion et corruption.

    le R.L.Q. ne devrai jamais sous-estimé les ravages du crime organisé nonobstant l’ethnie ou la nationalité qui gangrènise la vie politique au municipal comme à Montréal et dans sa banlieue.
    Un Gérald Tremblay et un Jean Charest indifférent prenant avec un grain de sel les allusions de corruption de collusion il devrait Y AVOIR péril en la demeure (?)(!) ça relève presque de l’insensibilité.
    Dans la culture anglosaxone et américaine lorsqu’un politicien important sent que l’eau du bain l’ébouillante ben, il démissionne il fait amende honorable il sort la tête basse honteux.

    1 nettoyage à l’exterminateur de la vermine mafieuse autour de l’hôtel-de-ville de la métropole québecoise d’abord, et un futur maire au grand leadership courageux intègre et incorruptible rassembleur. Après on pensera à relever l’économie de la ville et projets.

    p.s. Jean Drapeau avait été élu la première fois au début des années’50 car Montréal vivait sous le joug du crime organisé les tripôts,les maisons closes et les maisons de jeux et la police fermant les yeux volontairement et corrompue.
    Avec Pacifique Plante, le jeune avocat Drapeau il a fait maison nette. _

    • Oui, vous avez raison à propos de Drapeau.

      Par contre, je parlais plutôt de la fin de l’ère Drapeau. À l’époque, où, grace à la molesse de Bourassa, il agissait comme Roi de Montréal. De là, mon allusion à Lebeaume qui fait la même chose lui aussi parce que le Québec est dirigé par un Premier Ministre ayant perdu toute crédibilité.

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