Gestion (stupide) de l’offre

Ian Sénéchal

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

On apprend aujourd’hui qu’une agricultrice est menacée de devoir payer une amende salée si jamais elle continue d’avoir le culot de… donner à son prochain!

La dame de Ste-Mélanie donne des oeufs qu’elle produit à des organismes de charité. Malheureusement pour elle, ça ne plait pas à son syndicat agricole. Comme le gouvernement, via le ministère de l’Agriculture, mange dans la main du dit syndicat, la dame se retrouve aujourd’hui en fâcheuse position.

Mais qu’est-ce qui pousse le gouvernement et le syndicat à agir d’une manière qui peut paraître, pour le commun des mortels, complètement stupide. Une seule chose peut expliquer cette absurdité. La défense et le maintien du système de gestion de l’offre qui fait rage dans le monde agro-alimentaire québécois.

Un système archaïque

Les ratés des systèmes de gestion de l’offre canadien et québécois ne sont plus à démontrer. Ces systèmes coûtent cher aux contribuables et n’aident en rien à la productivité des agriculteurs. Selon la note économique à laquelle je fais référence, le prix d’un oeuf à Montréal était de 55% supérieur à celui d’un oeuf aux États-Unis en 2007.

Ce système n’est donc rien d’autre qu’une taxe déguisée permettant aux gouvernements de subventionner l’industrie agricole sans avoir à réellement verser de chèques aux agriculteurs. Le citoyen n’y voit donc que du feu.

Des produits de base importants

Ce qui est le plus révoltant dans ce système, c’est que le gouvernement se fait complice de l’industrie pour maintenir le prix de ces produits alimentaires importants anormalement élevé. Alors que plusieurs familles à faibles revenus troquent le lait pour le Pepsi faute de moyens, on continue aveuglément à maintenir en vie cette taxe déguisée. Savez-vous pourquoi certains produits ne sont pas sujets à la TPS et à la TVQ? C’est justement pour ne pas venir nuire aux ménages à faibles revenus. Pourquoi le faire pour les produits agricoles alors?

Pis encore, pourquoi venir empêcher une dame de distribuer gratuitement ses oeufs à des organismes de charité? Même les grands penseurs du régime soviétique trouveraient ces décisions complètement imbéciles!

Souvenirs d’enfance

Quand j’étais jeune, on demeurait près d’un producteur laitier. Pendant un an, il nous offrait gratuitement son lait. Je me rappelle avoir brassé pendant des minutes interminables la crème de ce lait afin de le transformer en beurre. J’adorais ça. Je ne comprenais pas pourquoi, par contre, mes parents m’interdisaient de parler de cette « transaction » avec mes amis. Aujourd’hui, je comprends mieux. L’agriculteur violait le code de son syndicat en posant ce geste. Le pauvre, il détestait le fait de devoir jeter du si bon lait dans le drain de son étable, car son quota était atteint.

Souvenirs de campagne

Lorsque je me suis présenté aux élections de 2008 dans Kamouraska-Témiscouata, j’ai rencontré des gens travaillants qui étaient totalement en colère contre le gouvernement. Ces gens ont eu la « malheureuse » idée de produire du sirop d’érable sur leur propre terre et d’aller le vendre au marché sans passer par leur syndicat agricole. Résultat, des amendes salées dépassant les 10 000$.

Bien qu’il faille parfois en prendre et en laisser avec les histoires que les gens nous racontent en campagne électorale, j’avais plutôt tendance à les croire. Ça me révoltait. Mais ce qui me choquait encore plus, c’était de devoir leur répondre que je ne pouvais rien pour eux, car mon ancien parti n’a jamais semblé vouloir mettre un frein à la gestion de l’offre.

Peut-être qu’un jour, l’ADQ et/ou le PCC feront un pas dans ce sens…

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24 réflexions sur “Gestion (stupide) de l’offre

  1. Le producteur de poulets ou de cochons du sud n’a pas à chauffer ses étables ou ses poulaillers. Peut-être qu’aussi, ses employés ne sont pas plus syndiqués que ses animaux… Il peut écouler sa production localement mais aussi au Canada… et moi je suis prêt à lui acheter sa volaille et son bacon à deux fois moins cher que je paie pour du produit identique québécois local, élevé à grands frais et à coup de subventions. Mais tant qu’il y aura ces fameux quotas et ces politiques protectionnistes gouvernementales dont les syndicats sont les dobermans, rien à faire! Le fermier producteur québécois qui ne peut concurrencer son collègue de l’extérieur sans subventions de son gouvernement (avec mes taxes) et qui me vend ensuite un oeuf deux fois plus cher que son voisin fermier du sud serait prêt à me le vendre, doit se recycler en vendeur d’auto ou de meubles ou retourner à l’école apprendre un autre métier! à bas les quotas et le protectionnisme sauvages! (qu’on cesse de me rebattre les oreilles avec le capitalisme sauvage) et vive la mondialisation et la libre entreprise! Que le plus fort (qu’il soit Mexicain ou Japonais) gagne et que le plus faible ( le plus souvent Québécois) se relève, se mouche le nez, retrousse ses manches et se recycle pour devenir plus fort! Et ça vaut pour tous les pays!

  2. « Les ratés des systèmes de gestion de l’offre canadien et québécois ne sont plus à démontrer. Ces systèmes coûtent cher aux contribuables et n’aident en rien à la productivité des agriculteurs. Selon la note économique à laquelle je fais référence, le prix d’un oeuf à Montréal était de 55% supérieur à celui d’un oeuf aux États-Unis en 2007. »

    Le plus pathétique là dedans est que le système de gestion de l’offre est défendu comme assurant la compétitivité du Québec en agriculture…

    souvenons-nous de la Déclaration du Bloc à ce sujet en 2005…

    « Que, de l’avis de la Chambre, le gouvernement ne devrait consentir à aucune concession qui ait pour effet d’affaiblir le système de gestion de l’offre et les mécanismes de mise en marché collective dans les présentes négociations à l’Organisation mondiale du commerce, […] tout en visant un accord qui offre des règles justes et équitables favorisant la compétitivité internationale des exportateurs agricoles du Québec et du Canada. »

    Si nos produits agricoles sont plus cher ici qu’aux USA, pourquoi les américains achèteraient nos produits?

    Encore mieux… Si les oeufs du Québec coutent plus cher à cause de cette « gestion de l’offre », serait-ce une partie de la raison pourquoi la vaste majorité des oeufs offerts dans mon épicerie viennent de l’Ontario?

    « Mais ce qui me choquait encore plus, c’était de devoir leur répondre que je ne pouvais rien pour eux, car mon ancien parti n’a jamais semblé vouloir mettre un frein à la gestion de l’offre. »

    C’est l’un de mes grands problèmes avec l’ADQ. Ils sont très motivés à démontrer leur différence comparativement aux autres partis, mais lorsqu’il vient le temps de le mettre en application, cette motivation semble s’évaporer.

    L’Action Démocratique du Québec aime bien critiquer le gouvernement, mais lorsque vient le temps de critiquer les centrales syndicales qui dictent comment le gouvernement doit agir, ils sont étrangement absents.

    • M Boiteau , donnez moi juste une seule example d’un politicien qui a osé planter les syndicats? car la seule que je vois est André Boisclair qui est disparu si vite de la carte que je pense qu’il a demandé ASILE DANS UNE AUTRE PROVINCE!

      Quand tu ne vas qu’au village, une fois par semaine pour la messe du dimanche , le seul problème est le gros cr…de trou avant le pont, pas tres révélateur de l’ampleur du problème. Mais si tu es camoinneur et que tu fais l’atlantique,le québec et l’ontario dans la même semaine, là tu sais que le problème est majeur et généralisé, que les routes sont scrap partout. bien c’est exactement la même chose avec les syndicats, quand tu mets toute les petites crossettes d’ici et là bout a bout, la tu vois que le syndicalisme est une merde généralisée partout ou le syndicat est présent, même chose avec les vieux parti politiques(financement et copinage)quand tu te recules du mur la tu as une vue global du tableau qui n’est autre chose qu’un gros tas fumant et nauséabond. le point de non retour est franchis et seul la coupure des banque viendra faire reculer la machine.le mur on l’a déja fessé ,le coin du hood est déja retroussé avec des électrolux qui ferment, le message est on ne peut plus évident. Les syndicats qui viennent nous écoeurer avec leur so-so-solidarité et les démunis qui va s’en occupé?qu’ils scandent dans tout les médias comme les sauveurs de la planète, ou ils sont quand la madame fait preuve de so-so-solidarité envers ses prochains?

      • Premièrement, n’étant pas aussi fataliste que vous, je crois qu’il est possible de faire tourner le vent de côté. Le travail sera long et ardu (il ne mériterait pas d’être accompli s’il en était autrement), mais il a été possible de retirer le contrôle que le clergé possédait depuis des siècles de façon graduelle, sans nécessiter une « révolution » dans le véritable sens du terme. Certes le changement a été relativement rapide mais le sentiment existait depuis longtemps.

        Pourquoi donc serait-il impossible de retirer graduellement le contrôle des syndicats?

        Deuxièmement, votre commentaire semble beaucoup trop émotionnel et manque un peu de cohérence…je m’explique…
        Que voulez vous dire par « coupure des banques »? Rajouter du contrôle gouvernemental dessus? Même gouvernement qui est contrôlé par les syndicats? Ou voulez-vous bannir les banques? (comment est-ce que l’économie fonctionnerait?)

        Troisièmement, André Boisclair a été une anomalie. D’après ce que j’ai pu voir, la seule raison pourquoi il a été élu chef était pour la pure et simple raison que Pauline Marois a osé dire les « vraies affaires » concernant la souveraineté en disant que les 5-10 premières années suivant l’indépendance seraient difficiles, a quel point les intentions pour Pauline ont baissé dans les sondages en faveur de Boisclair.

        Quatrièmement, votre analogie de cammionneur est suspecte. Les infrastructures routières se comparent mal aux syndicats. La façon de régler un tel problème(celui des syndicats) est d’y aller pas petit bouts, de graduellement montrer aux gens que la philosophie syndicale n’est pas l’unique façon de faire les choses et même que c’est la MAUVAISE façon de faire les choses. C’est, selon moi, ce que le RLQ cherche à accomplir.

        On ne peut changer le système du jour au lendemain, mais des changements graduels dans la façon de penser des gens sont possibles, et si les gens ont une vision différente de la société, les politiciens, qui sont assujettis à la loi de la jungle, n’auront d’autre choix que de se plier aux demandes de la population.

        Regardez Charest et les Libéraux, qui n’ont plus que les anglophones pour les supporter parce qu’ils (les anglos) ne considèrent ne pas avoir d’autre option, le PQ étant souverainiste et l’ADQ à qui ils ne font pas confiance. Ils persistent dans leur obstination et « si la tendance se maintient » (comme disait Derome) jusqu’aux élections, ils se feront laver par le PQ et ne garderont que leurs fiefs anglo-montréalais et probablement quelques circonscriptions « sûres » dans le Québec Francophone.

        Qu’est-ce qui empêche l’ADQ de courtiser le vote anglophone? Honnêtement je ne les vois pas travailler beaucoup sur ce front. Le PQ ne peut gagner dans ces circonscriptions, mais l’ADQ devrait pouvoir avoir la capacité d’offrir une 2e option aux anglophones de notre province.

        • @ F. Boiteau :

          Papajohn a raison pour le système monétaire/bancaire basé sur de « l’argent-dette ». Avec le corporatisme syndical, rien n’est plus dommageable pour notre avenir que ça.

          Tous devrait apprendre comment fonctionne ce système -étatique- débile.

        • oui je vous acccorde le point de l’église mais l’église n’était pas pourvoyeur de fric!! le syndicat oui dans une grande mesure et ceux assis sur les grosse convention, ne seront pas coopératif avant leurs belle mort.
          2) « les banques » sont celles qui nous financent la dette de 214milliards que nous avons accumulé grace a la cote de crédit que nous avons, mais qui est sur le bord de prendre une débarque car les états unis sont et de loin en grand danger de replonger dans la récession. et c’est connu de tous, les states poigne la grippe et nous toussons.
          3)Boisclair est mort retiré sur trois prises, a) le monsieur était une coke-relle, b) le monsieur est Gay et on a beau dire québec terre de tolérance. ouais ouais c’est bien beau la parade gaie, mais de la a avoir une tapette comme PM (je n’ai rien contre les gay, j’en ai dans ma famille) mais je l’ai entendu a plusieurs reprises venant de personne agées autour de moi.c) le gars a fait l’erreur suprême dans disant que sous sa gouverne, les syndicats auraient affaire a prendre leurs trou, que l’ingérence ne serait plus tolérée
          4)le trou dans la route du camoinneur est le trou dans ma poche par les cotisation pour un non-service,car les syndicats ne font rien pour les membres, apart s’en servir comme levier pour les négociations comme des otages passifs. Et un trou dans la poche du gouvernement par le manque a gagner, les couts exorbitif dû a des conventions qui ne seraient jamais signé au privé qu’ils entrainent et le non-rendement que ça occasionne pour sauver le cul des incompétants,non motivé et disons le ,les lâches. Car les centrales ne paient pas une cenne d’impot(environ 700 millions de revenu de cotisation par année, a les entendrent il faut faire payer les riches, on pourrait commencer par là hein!) et en plus elles entrainent des déductions sur une part d’impot qui serait autrement recevable dans les coffres de la province.
          ce n’est pas mojoritairement les anglos mais les vieux qui votent pour le PLQ car ils craignent de voir Pôline prendre le pouvoir a cause de 1)elle a fait des tonnes de merde a tout les ministeres qu’elle a touché et depuis sa mise en poste comme cheuffe elle ne parle jamais d’économie, mais de stupidité comme la langue dans les cégep etc… la séparation n’est pas une inquietude ces années ci et surtout tout les cr…s de points de dépenses « assurance méd,garderie a 5$, ass parental sont tous nés sous les années pquiste. je ne suis pas fataliste mais LUCIDE dans le vrai sens du terme, pas celui de ti-Luce Bouchard, justement le pire, a nous avoir enfoncé dans des programmes crève-finance que l’on s’entête a conserver au prix d’un endettement collectif et générationnel.

  3. Tu sais ce que l’anecdote de ton enfance me rappelle: les petits Allemands de l’Est ne devaient jamais parler de la télévision de l’ouest qu’ils regardaient chez eux.

    Et, justement, la politique agricole du Québec est communiste…

  4. @ Ian Sénéchal et derteilzeitberliner:

    OUI!
    En lisant le texte de Ian, c’est CE mot et surtout le mot « soviétique » qui revenait sans cesse « dans mon dedans ». ;-)

    Mais selon les statu quoistes, on exagère.

    Mausus, faudrait vraiment faire des recherches pour retrouver des textes sur l’ex-RDA ou sur l’ex-URSS. Là, plus de monde prendrait conscience de la situation actuelle…

    p.s.
    Si on réussissait à « fédérer » TOUS les individus lésés par le « modèle Québécois », je crois bien que nous aurions facilement 35-40% des Québécois = assez pour remporter une élection. L’ADQ est-il LIBRE, vraiment libre ou est-il « contrôlé », lui aussi par des intérêts « cachés » ou corporatistes ? Je ne comprends vraiment pas leur peur de prendre FERMEMENT position contre tous les corporatismes égoïstes du Québec (syndicats, ordres professionnels, bureaucrates inutiles, etc), et de prendre fermement position pour une décentralisation généralisée. Et de toute façon, ces gens ne voteront JAMAIS pour l’ADQ ! Bon, peut-être que F. Boiteau (ou un autre?), va trouver que j’exagère et que je vois une « conspiration » là ou on retrouve seulement de la « mollesse » de politiciens ? Je vais enlever mon « tin foil hat » d’abord. ;-)

  5. S’il n’y avait pas autant de profiteurs pour abuser des consommateurs, on n’aurait pas beaoin d’autant de réglementation. Pensez seulement au scandale de la viande avariée au Québec dans les années 70. À moins que je me trompe, un fermier avait le droit de vendre ses animaux morts à n’importe qui sans qu’on connaisse les causes de décès.

    En 2011, on est peut-être étouffé par les normes et réglements mais on est au moins un peu plus rassuré sur ce qu’on mange. Je suis certaine que le fermier ou la fermière n’a pas écoulé ses surplus à bon marché, provenant d’animaux potentiellement malades. Quand bien même ce système profiterait au syndicat agricole, la santé publique s’en porte grandement mieux.

    Monsieur Sénéchal, j’appréciais moi aussi le lait provenant de la ferme de mes oncles. Mais c’était à mes risques. Voyez-vous ça si le fermier décidait, par charité, de distribuer son lait NON pasteurisé dans des écoles de milieux défavorisés et que les enfants tombaient malades? Qui blâmerait-on? Le fermier? L’école? Le gouvernement?

    • On peut réglementer la qualité des produits sans pour autant imposer des quotas de production. Il est également possible d’imposer les mêmes normes pour des produits qui seraient donnés en charité.

      D’ailleurs, à mon sens, un des rôles de l’état est justement de réglementer les industries où le consommateur pourrait être lésé par une piètre qualité des produits sans qu’il ne s’en aperçoive.

    • mais quel monstruosité que vous écrivez là mme st laurent , la pasteurisation des aliments n’a pas pour but de les rendre comestible, mais seulement d’en arreter la germination et ainsi en rallonger la durée de vie. cette pratique est somme toute tres récente dans l’histoire de l’humanité,et qui au départ avait été débuté car a ce moment de l’histoire les réfrigérateurs n’existaient pas et le lait distribué par le laitier chaque matin se serait yogourtisé sur les galeries au soleil du matin. Il n’y a aucun danger a consommer du lait non pasteurisé a condition que celui ci ait été refroidis rapidement apres la traite des vaches et conservé entre 4-6 degrés celsius. encore une histoire de PEUR pour faire vendre des produits, produit complètement vider de leurs valeurs nitritive, tellement vide que l’on doit y rajouter des vitamines et autres complément au point que c’est presque de l’eau blanche que vous buvez! d’où pensez vous que vient les fromages au lait crû? d’un lait non-pasteurisé. cette manipulation par la peur n’a qu’un but en controler une vente TAXÉE et est aussi ridicule que la bouffe pour chein et chat d’ailleur, on ne peut donner des restant de table a un chien! le chien était la bien avant l’homme et pourtant la race canine a survécu, bien oui ils mangeaient de la charogne et tout ce qui leurs tombait sous la dent. P.S. l’humain est le seul mamifère qui consomme du lait apres le seuvrage naturel.

      • Franchement, papajohn, vous ne mourrez probablement pas si vous consommez du boeuf haché cru mais on s’entend que ce n’est pas très recommandé… Il y a autant de risques de retrouver l’E.coli dans le lait cru (non pasteurisé) que dans la viande crue.

        • L’endroit où on retrouve le plus d’E.coli c’est dans les hôpitaux gérés par votre État tout puissant et nettoyés par vos sacrosaints syndicats. C’est probablement ce que nos bons socialistes appellent de la bonne gestion.

  6. « L’Action Démocratique du Québec aime bien critiquer le gouvernement, mais lorsque vient le temps de critiquer les centrales syndicales qui dictent comment le gouvernement doit agir, ils sont étrangement absents. »

    L’ADQ est populaire davantage ruralement (à l’instar du PQ dans une moindre mesure) que le PLQ et s’aliéner une telle clientèle par des mesures impopulaires pourrait être catastrophique dans certaines régions.

    Par contre, le PLQ serait gagnant de remettre l’UPA à sa place, il va être lavé en région de toute façon. Il ne restera que les comtés anglophones qui ont une peur bleue du PQ et d’un éventuel référendum sur la saoul-veraineté, référendum qui a mon avis n’a que très peu de chances de se produire.

    • @Tym,

      Bien des agriculteurs appuient l’ADQ pour qu’elle remette l’UPA à sa place, sinon qu’elle en propose (et réalise) l’abolition…

      Et étant donné l’éclatement de l’ADQ, ils voteront probablement pour le PLQ, très à contrecœur…

      En effet, rien ne leur ferait plus mal qu’un nouveau régime péquiste, plus à gauche que jamais… Si on se méfie des Libéraux actuels pour leurs gestes douteux, il ne faut jamais faire bien des efforts pour se rappeler les désastres liés au PQ…

      Si vous saviez combien faire de l’agriculture est devenu compliqué, avec la bureaucratie qui y est liée, grâce aux talents de nos amis péquistes… Les Libéraux, au moins, n’en ajoutent pas plus… Et avec ce qui s’entend au PQ relativement à l’agriculture, bien des agriculteurs sont loin de rentrer dans les sillons du désert péquiste…

  7. J’ai vu une annonce bizarre dans un détaillant provenant de « l’office de protection de la consommateur » – qu’il est interdit d’escompter le prix du lait! C’est plutôt l’office de protection du producter!

  8. La gestion de l’offre est une stupidité même pour les agriculteurs… Moi-même fils d’agriculteur, j’en sais quelque chose… Et comme la grande majorité d’entre eux, ils contreviennent au régime stalinien de l’UPA en cachette… la culture du silence est légion…

    Les agriculteurs paient leurs cotisations à ce syndicat, car c’est OBLIGATOIRE pour avoir une entreprise à vocation agricole au Québec, mais peu y adhèrent vraiment… Et comme dans le reste du monde socialiste, être proche des têtes dirigeantes « upa-iennes » donne droit à des privilèges malhonnêtes, immoraux, voire antisyndicaux !

    Dans la vraie vie, ça donne que, par exemple, ils ne peuvent pas donner de lait à leurs propres enfants qui ne sont pas domiciliés chez eux… Même pour un enfant qui prend la relève, mais qui ne reste pas sur la « Terre »… C’est exact, il n’aura pas droit au lait qu’il aura produit sinon qu’à l’épicerie… Et je vous apprendrai peut-être qu’il est illégal pour un producteur agricole de stocker du lait (par congélation par exemple), même si c’est pour son seul usage personnel !

    Heureusement, l’UPA ne dispose pas – encore – d’un KGB qui surveille tous et chacun pour savoir si du lait franchit le Mur de Berlin… Mais la gang de communistes qui y est très active est un puissant instrument de répression…

    Dans les autres domaines de l’agriculture, ça ne va guère mieux… à part peut-être les maraîchers qui ont conservé une liberté d’action satisfaisante… liberté d’action que plusieurs « upa-istes » aimeraient bien leur retirer…

    Et je vous rappellerai que 1995, dans les temps précédant le second référendum sur la souveraineté, des haut-cadres de l’UPA ne cachaient point leur satisfaction de la chose… Ils souhaitaient tout haut, pour leur pays, une fermeture complète de la nouvelle frontière aux productions étrangères… Comme le disait son « cheuf » d’alors, pourquoi importer des bananes et des oranges quand on a des bleuets et des fraises… Et certains péquistes semblaient plutôt favorables à ce point de vue…

    Sur le second sujet, de ça quelques années, j’ai fait mon tour dans l’ADQ en espérant qu’il soit le bon véhicule pour que le Québec cesse de se diriger vers une « Petite Russie »… Et je l’ai quitté lorsque j’ai compris qu’il avait peur de se démarquer sur ce point… entre autres, au moment où il a choisi l’un des chefs les plus corporatistes qui soit, M. Taillon, face à un Caire qui proposait une timide réforme qui avait le mérite d’aller dans le bon sens et qui avait des assises intellectuelles remarquables…

    Depuis ce temps, Deltell a repris le flambeau, et montre les dents contre la grosse machine, mais seulement en terrain conquis… Il est incapable de réseauter le clan des réformateurs, témoignage d’une incapacité à véhiculer son message, et d’un message plutôt lacunaire et sans vision concrète de l’avenir…

    C’est ainsi qu’à présent, je ne crois pas que je retournerai dans un parti politique, à moins qu’il naisse un jour lors duquel un parti doté d’un chef convaincu se fera le devoir de mettre fin à la société des privilèges, société qui engraisse les écoles improductivistes, qui force la rationalisation des ressources dans le système de santé, qui finance à gros frais des éléphants blancs, qui autorise l’esclavage syndical des travailleurs, qui fait la promotion du conformisme intellectuel et qui condamne celle des libertés humaines, qui laisse les infrastructures se détériorer afin qu’elles vieillissent aussi rapidement que sa base militante, qui se vante de sa perfection tout en laissant les pires imbécilités se produire par une cohorte de fonctionnaires déconnectés, envieux et blasés…

    Évidemment, on n’en est pas à l’U.R.S.S. brejnévien… mais le Québec se suicide à petit feu… Le Québec mérite de retrouver sa fierté passée… Le Québec aurait besoin d’une nouvelle direction… Et probablement, d’une autre révolution…

    • @T@sk
      Si demain la « gestion de l’offre » tombait serais-tu en moyen de survivre avec ta ferme ou aurais-tu besoin d’une période de transition?
      Pourrais-tu exporter tes produits un peu partout ?

    • T@sk, étant fils d’agriculteur, vous devez bien savoir que la plupart des agriculteurs, aujourd’hui à la retraite, sont multi millionnaires. Ils ont travaillé fort pour y arriver, la question n’est pas là. Mais il reste que si les fermes sont devenues si rentables pour les producteurs agricoles à partir des années 70, c’est en grande partie grâce à la gestion de l’offre et donc aux quotas. Avant 1960, on n’entendait jamais parler d’agriculteurs qui avaient fait fortune avec leur ferme.

      Alors quand vous écrivez, que  »la gestion de l’offre est une stupidité même pour les agriculteurs »… permettez-moi d’en douter. Vous ne voudriez pas être un fermier pauvre, obligé de jeter sa production impossible à vendre et finir par déclarer faillite, croyez-moi.

      • Mme St Laurent vous comparez deux choses qui n’ont aucune commune mesures avant 1960 les famille d’agriculteurs c’était un papa une maman et entre 6 et 12 enfants sur de petite ferme mal équipée avec beaucoup de bras et bouche a nourrir et ou la culture de l’emprunt n’était pas bien vu si tu changeais un tracteur c’est que l’argent était ramassé d’avance, alors que maintenant on ne parle plus de ferme mais d’industrie laitiere prise a la gorge par le crédit agricole sans relève ou presque et ou il est interdit de vendre ses pommes si il a un vergé , son sirop d’érable si il ya une acériculture son bois de pulpe si il a une terre a bois et ou un tracteur ne vaut plus 8000$ mais 140,000$. et surtout ou le proprio ne peut plus se prendre des vacances sans avoir au préalable formé un travailleur pour la traite et l’alimentation spécifique a son troupeau.un microbe importé par accident d’une ferme et vlan 12-15-20 vaches malades qui ne produise plus ou pire meurent et le profit d’une année vient de s’envoler. la vente directe est quasi impossible car nul banquier ne prètera 1.5 million sur une ferme qui rapporte disons 60K clair par année car les quota font monter artficiellement le prix des fermes alors il faut lotisé progressivement si on veut pas la donner en impot au gouv. et qu’est ce que 1.5 million pour 100heure/semaines de moyenne pendant 25ans?

      • @Sylvie St-Laurent
        (je vais piquer un peu ici, pas par méchanceté par contre :P )
        83% des statistiques sont inventées sur-le-champ :)

        Dire « la plupart des agriculteurs […] sont multi-millionnaires » requiert des preuves – que vous ne fournissez pas.

        Le fait qu’ils possèdent une ferme qui vaut plusieurs millions de dollars ne veut pas dire qu’ils sont multi-millionnaires.

        Si vous me sortez un papier officiel quelconque qui dit que plus de 60% des agriculteurs ont déclaré plus de 2 000 000$ en REVENUS (et non en actifs)…je serai prêt à acquiescer, mais bon…

        Pour ce qui est de la gestion de l’offre – l’argument que vous utilisez est le même qui est utilisé par le « Canadian Wheat Board » pour justifier son existence, qui est que les fermiers ne seraient pas capable de trouver des importateurs feraient faillite

        Aussi, de dire que le système disparaîtrait du jour au lendemain est ridicule – une période de transition, dans laquelle le provincial serait tenu de divulguer ses sources pour l’exportation, serait de mise pour permettre aux agriculteurs de pouvoir continuer leurs affaires sans impacter les importateurs.

  9. @ papajohn et F. Boiteau

    Ce n’était pas des statistiques en tant que tel, j’essayais seulement de dire que la gestion de l’offre avait amélioré le sort de la plupart, pour ne pas dire toutes les entreprises agricoles, quand est apparue ce système dans les années 70. Avant cette période, les agriculteurs se retrouvaient régulièrement avec une surabondance de produits et le gouvernement devait les racheter pour assurer la survie des entreprises. Des commentaires et de l’article de l’IEDM que j’ai lus, rien ne m’a encore démontré ce que l’agriculteur pourrait retirer de plus comme bénéfice si ce système disparaissait.

    Où est-ce que c’est écrit que pour être millionnaire, il faut nécessairement avoir ses millions en liquidité? Un retraité, louant sa ferme et ses terres, ce n’est pas un peu comparable à un investisseur en immobillier?

    • etre millionnaire sur papaier ne vaut rien et pour example je connais des gens qui ses ont acheté des condo aux states . voila que l’économie va bien , les gens spécule et voila que le condo d’il y a 25 a 80k vaut maintenant 365k Wow, deux ans plus tard crise et crash et revoila le condo a 75K. bien faut comprendre que pour la ferme c’est exactement la même chose ca vaut un million du temp que la demande est là mais comme de moins en moins de gens sont intéressé et que le produit est a jour , machinerie récente , troupeau recherché et en santé et quota de lait avec sinon ca vaut le prix du fond de terre autrement dit, tres loin des millions que vous pensez.

    • Ce sont surtout les agriculteurs peu compétents qui ont le plus profités de la gestion de l’offre. Et il est évident que vous n’avez pas côtoyés beaucoup d’agriculteurs dans les années 60. Des agriculteurs prospères, il y en avait mais ils étaient bons.

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