Le monopole de la compassion

Guillaume S. Leduc

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Nombreux sont les démagogues qui laissent entendre que le discours de droite manque de compassion. En cette période de l’année, où toutes et tous sont appelés à donner généreusement, le moment est bien choisi pour démystifier un des plus grands mensonges imprégnés dans la culture politique québécoise.

Plusieurs personnes me demandent si je suis libertarien. Il est vrai que même si j’ai beaucoup étudié les idées politiques, je me suis rarement prononcé sur ces dernières. La raison est fort simple : je déteste les étiquettes. Je ne suis pas libertarien, ni « libéral classique » ou encore conservateur. Je suis probablement influencé par tous ces courants à un certain degré, de même que par le nationalisme, mais chacun d’entre eux contient un dogmatisme idéologique qui me repousse. Le libertarianisme est incompatible avec ma conviction qu’il faille aider les individus qui naissent inégaux. Le libéralisme est incompatible avec mon nationalisme et le conservatisme est incompatible avec mon acceptation de différents principes moraux (avortement, mariage gai, etc).  Cette mise au point s’avérait nécessaire suite à la rédaction de cet article, dont j’ignorais au départ qu’il m’entrainerait sur le terrain de la philosophie politique, mais dont j’espère que la longueur ne freinera pas votre motivation à le lire.

La sociale-démocratie est omniprésente dans le modèle québécois, c’est bien connu. Que ce soit via les frais de scolarité les plus bas en Amérique du Nord, un programme de garderies « universelles » et subventionnées ou encore un régime d’assurance parentale extrêmement généreux, nous injectons beaucoup plus d’argent de nos impôts dans les programmes sociaux que n’importe où ailleurs au Canada. Par contre, ce qui est moins connu, c’est que le Québec est la province où les dons aux œuvres de charité sont les plus bas au pays, et de loin. J’ai réalisé le tableau et le graphique suivants à partir des données les plus récentes de Statistique Canada concernant les dons de charité (cliquez pour agrandir) :

Un peuple « cheap » ?

La moyenne des dons au Québec est de 593$, alors qu’elle est de 1616$ – plus du double – dans le reste du Canada. Au premier degré, quelqu’un qui regarde rapidement ces chiffres se dit que les Québécois sont « cheap ».

Mais il n’en n’est rien. Les Québécois ne sont pas « cheap », mais étouffés et aveuglés.

D’abord, l’étouffement. La sociale-démocratie tire tellement d’argent du porte-monnaie des Québécois que bien souvent, il ne leur en reste plus assez pour donner aux œuvres de charité qui les tient les plus à cœur. Le modèle social-démocrate implique que la compassion s’exprime via des programmes sociaux gérés et décidés par l’État bien plus que par les causes que personnellement vous considérez les plus importantes. C’est donc le gouvernement qui décide envers qui vous allez être généreux et quelle cause mérite davantage votre argent qu’une autre.

Ensuite, l’aveuglement. Après quarante ans de sociale-démocratie, les Québécois se sont habitués à ce que ce soit l’État qui ait le monopole de la compassion. Pour nous, les causes comme la Société canadienne du cancer ou les Amputés de guerre  paraissent moins pertinentes qu’ailleurs au pays, parce que nous avons l’impression que notre gouvernement va s’en occuper lui-même. Cette impression s’est installée au fil des ans et il est difficile de la dissiper aujourd’hui.

Vers une solidarité de proximité

On peut qualifier ce type de solidarité, gérée par des bureaucrates, de « solidarité anonyme ». En étant solidaires via vos taxes et impôts, les bénéficiaires de votre générosité ne vous connaissent pas, pas plus que vous ne les connaissez. Pour les partisans de la sociale-démocratie, ce critère d’anonymat devrait être appliqué le plus souvent possible. Cela tient à la certitude qu’ils ont que la solidarité vient toujours au secours d’une injustice. En sacralisant le fait qu’une personne dans le besoin est nécessairement victime d’une injustice, ils justifient le recours à une solidarité anonyme. Comme les bénéficiaires ne sont jamais responsables de leur propre sort, nous avons nulle besoin de les exposer au regard des autres.

Selon l’auteure française Chantal Delsol, la solidarité anonyme devrait être remplacée par une solidarité de proximité. En quoi est-ce que cela consiste ? Tout simplement à favoriser une solidarité où le donneur choisi lui-même les causes qu’il considère importantes et mène à bien lui-même l’action de solidarité envers le bénéficiaire. Ce type de solidarité comporte trois grands avantages :

Premièrement, plus on favorise l’action de solidarité des citoyens, moins d’argent sera perdu dans la bureaucratie, car lorsque seul l’État social-démocrate est garant de la compassion, il y aura inévitablement du gaspillage. Une grande partie de l’argent destiné à la compassion finira par se perdre dans les « méandres » de la bureaucratie québécoise et de sa « sursyndycalisation ».

Deuxièmement, en rendant anonyme tout geste de solidarité, le modèle québécois prive les personnes des attributs naturels positifs qu’implique une telle action. L’être humain retire des bénéfices à aider son prochain. Une fois qu’il s’est accompli personnellement, tout être normalement constitué cherche à tourner son énergie vers l’extérieur. C’est ce qui fait, par exemple, que l’on retire du plaisir à offrir des cadeaux à Noël. Le même principe s’applique à la générosité entre citoyens. Mais en retirant aux personnes les bénéfices de pouvoir contribuer individuellement et librement à l’intérêt général, la bureaucratie sociale-démocrate les rend de plus en plus cyniques et les déshumanise.

Troisièmement, la personne qui vit une inégalité qui résulte de ses propres décisions a elle aussi tout avantage à connaître celles qui sont généreuses envers elle. Car en étant dépendante d’une bureaucratie anonyme, elle se sent nécessairement plus confortable et moins coupable que si elle est en contact direct avec ceux qui l’aident. Ce contact humain, au contraire, favorisera la prise de conscience qu’elle peut faire de meilleurs choix et l’exposera aux avantages d’acquérir plus d’autonomie personnelle.

L’État subsidiaire

Le principe de subsidiarité, inspiré de la philosophie personnaliste communautaire, stipule qu’il faille rapprocher le pouvoir le plus proche possible du citoyen. Il faut le confier à l’instance la plus décentralisée (bien souvent, le citoyen lui-même) tant qu’il n’aura pas été démontré qu’une instance plus centralisée (la famille, l’école, la ville, la province) puisse le faire de manière plus efficace. Et cette démonstration d’efficacité doit être faite, non pas en fonction d’une capacité à garantir des « droits acquis » qui s’accumulent et se sacralisent indéfiniment selon l’idéologie du progrès, mais en fonction d’une adaptation permanente des droits aux besoins changeants de la société. C’est ce principe qui est à la base de l’argumentation de Delsol.

Pour être fidèles au principe de subsidiarité, il faudrait donc laisser le plus souvent possible aux personnes le pouvoir de poser eux-mêmes l’action de solidarité de leur choix. Dans la mesure du possible, il faudrait également favoriser le contact entre le donneur et le bénéficiaire. Par ordre de proximité, les instances étatiques, elles, ne devraient se substituer à la générosité des personnes que lorsque cette dernière est insuffisante.

Ainsi, l’État ne devrait intervenir en matière de programmes sociaux qu’à la hauteur du minimum nécessaire et uniquement lorsqu’il aurait été démontré que les dons de charité des personnes ne peuvent garantir à tous des droits adaptés au contexte sociétal dans lequel ils vivent. Nul besoin de vous dire que des facteurs comme l’endettement et le niveau de taxation influencent beaucoup ce contexte. Plutôt que de sacraliser des « droits acquis », il faudrait donc réévaluer périodiquement quels droits la société peut se permettre.

Les chiffres que j’ai cités plus haut démontrent que pour atteindre la moyenne des autres provinces canadiennes (ce qui ne devrait être qu’un minimum), les Québécois devraient donner 1,32 milliards de plus en dons de charité. On comprend donc qu’il y a une marge de manœuvre substantielle si l’on veut rééquilibrer le modèle québécois pour qu’il penche davantage vers une solidarité de proximité. Tout le monde y gagnerait. Personnellement, j’ai la conviction que ce rééquilibrage est la première étape à la réforme du modèle québécois. Une fois qu’il serait effectué, on pourrait alors réévaluer quels sont les droits que notre société peut réalistement garantir à tous en fonction du contexte dans lequel elle s’inscrit.

D’ici là, je vous souhaite un joyeux Noël et vous invite bien-sur à donner généreusement, selon vos préférences et votre capacité, en vous rappelant qu’on ne doit pas laisser à l’État le monopole de la compassion ;)

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55 réflexions sur “Le monopole de la compassion

  1. Pingback: Tweets that mention Le monopole de la compassion « Les analystes -- Topsy.com

  2. Humm analyse des plus simplistes et digne de cette privatisation tous aymuts qui règne depuis tant d’années tant au Québec, qu’en Amérique du Nord et en Occident. Je crois que vous avez à approfondir nettement vos sources d’information, Monsieur Leduc.

    Quand vous oeuvrez dans le domaine de la philanthropie, même depuis un minimum d’années, vous découvrez vite que la générosité des Québécoises et des Québécois est tout aussi forte, ni plus ni moins bonne, que toute autre province canadienne. Vous deriez savoir que si les gens du Québec donnent supposément moins en dollars bruts; c’est tout simplement parce qu’ils n’exigent pas, comme dans les autres provinces, leur reçu pour don de bienfaisance… et les chiffres et les études de Revenu-Canada présentées en décembre de chaque année sont basés (et toujours précisés) depuis de très nombreuses années entre autres (e je précise ici entre autres) sur cette référence typiquement culturelle de notre histoire catholique. Vous devriez assister ou participer et donner de votre temps comme bénévole lors de camapgnes d’urgence ou de sinistres dans un pays du Sud (ou Katrina); les Québécois sont alors toujours les premiers à réagir spontanément alors que les donateurs « hors Québec » vont plutôt poser comme premières questions avant même de faire un don sont: aurais-je un reçu pour crédit d’impôt?; Pourrais-je avoir copie de votre rapport annuel? et combien de sous de mon dollar donné ira en frais d’administration… ? En fait des questions non désintéressées qui, comme si pour tout OBNL émettre un reçu fiscal par la poste ne coûte rien alors qu’il est estimé généralement à 1,25 $ à 1,50 $ par envoi de chaque reçu (incluant bien sûr la manutention, l’informatique et les frais postaux souvent élevés).

    Si vous enlevez cette considération typiquement culturelle des Québécéois qui, bien souvent, n’exige point de reçu (comme un véritable don et ne rien demander en retour); peut-être fauit-il alors considérer ce geste en bout de ligne comme peu-être empreint d’une plus grande générosité, non?

    • M. Briand, je trouve que c’est plutôt votre explication qui est « des plus simplistes ». Vous dites que notre différence culturelle fait en sorte que nous donnons sans demander de reçu pour fin de crédit d’impôt et que cela expliquerait pourquoi le don moyen au Québec serait aussi bas. Or, il n’en n’est rien. Dans le tableau que j’ai mis en annexe, on voit bien que ce n’est pas vrai : le nombre de donateurs au Québec n’est pas moins important qu’ailleurs. Avec 1,29 millions de donateurs sur 5,98 millions de déclarants, il y a 21,67% des gens ayant rempli leur déclaration d’impôts qui ont déclaré des dons de bienfaisance. Ce chiffre s’apparente à celui de toutes les autres provinces canadiennes, qui varie de 20,77% à Terre-Neuve à 26,06% au Manitoba, pour une moyenne de 23,09% au pays. On voit très bien qu’il n’y a pas moins de Québécois qui déclarent des dons de bienfaisance. Or, pour déclarer ces dons, ça prend le reçu. Le seul chiffre qui détonne avec le reste du canada est le don moyen, ce qui démontre que les québécois donnent moins généreusement.

    • Je ne suis pas en accord avec votre interprétation de la réaction spontanée des québécois comme émanant d’une plus grande générosité.

      Personnellement, ça me désole pas mal de savoir que les québécois ne cherchent pas à savoir comment va être utilisé leur argent donné à des organismes de charité. Cela dénote un manque de responsabilisation et un manque d’intérêt sur l’aspect économique (encore une fois!). Vous me direz que ce n’est pas la place pour s’y intéresser quand il est question de faire un don. Justement, je trouve très important de chercher à s’informer en cette matière!! Afin de savoir lequel des nombreux organismes va mériter de gérer une partie de notre argent durement gagné!

      J’ai entendu des histoires assez ahurissantes à propos d’organismes pourtant considérés comme très « honorables » de la part d’amis qui travaillent en Amérique du Sud pour développer des projets. Justement, cela les a amené à pratiquer la solidarité de proximité. Comme de donner un montant d’argent à une cuisinière parce qu’ils avaient été touché par ses rêves de se partir un petit commerce afin de se sortir de la misère, ou encore payer une partie de l’opération pour sauver la santé d’un employé. Pas de reçu d’impôt même si il s’agissait de montants substantiels mais un sentiment de bien-être.

      J’étais pas mal impressionné de leur récit. C’est sûr qu’on peut toujours penser qu’il y a une part « d’intérêt », même dans nos actions de générosité. C’est une façon de voir les choses… mais je préfère m’arrêter sur le fait que c’est de la sagesse de vérifier où va notre argent au lieu de la semer à tout vent.

  3. Le Québécois sont latins et socialistes. Comme en France où l’état prend soin de tout… pense pour vous, donne pour vous, les études sont gratos a l’université. Vous n’avez plus à choisir, donc pas à assumer les conséquences d’un éventuel mauvais choix. L’état choisit à votre place et il n’y a qu’un choix possible, le choix officiel, celui du gouvernement déterminé par ses experts. Racontez aux Français qu’ici , (en Amérique surtout anglosaxonne) il y a du mécénat, des gens qui donnent à des fondations universitaires… ils vont vous regarder en rigolant. Un état omniprésent dans la vie de ses citoyens mène à des citoyens complètement déresponsabilisés, des imbéciles heureux, des enfants qui refusent de grandir. L’empathie, la compassion, le don de soi ne sont pas des traits culturels québécois. La générosité va de pair avec l’effort. Et l’effort fait aussi défaut au Québec. On attend.. on attend… assis sur du pétrole qu’on est trop vache et trop peureux d’exploiter… petit peuple de petites gens… si j’avais 24 ans, avec le bagage scientifique et technologique que je possède maintenant, je crisserais mon camp aux USA et vite, Boston préférablement, où on aime l’effort, où on est généreux, où on a des universités de haut calibre, où on se retrousse les manches….où je peux m’épanouir intellectuellement, plutot qu’avec une bande de Amir Khadir et surtout de Francoise David, vos modèles! Beurk!

    • en passant je ne crois pas que ce soit une question de latinitude ou encore d’influence catholique, on n’a qu’à penser aux suédois qui se sont laissés embarqués dans le socialo-féminisme politiquement correct sans résister. Eux aussi ils sont dans marde. En plus ils ont une minorité musulmane hostile à la majorité et une classe politico-médiatique qui les flatte dans le sens du poil de la barbe pour ne pas se faire traiter de racistes. Si on transplantait ce genre d’immigrés au Québec la réaction des politiciens et des média serait essentiellement la même. Il y a des limites à vouloir singulariser la société québécoise.

      L’oeuf ou la poule? Est-ce que c’est l’État omniprésent qui change la culture et les moeurs et ramollit le peuple ou est-ce que le peuple était déja culturellement mou avant et donc plus prédisposé à se faire embarquer dans des expériences de socialisme/gauchisme sans résister?

      Si je regarde ailleurs qu’au Québec j’ai plus tendance à croire que c’est l’État qui pousse le peuple vers le précipice. Ça se fait graduellement afin d’éviter les changements trop brusques et les gens se font avoir à l’usure. Le mur se construit brique par brique sur des décennies, pas en une semaine.

      • « Il y a des limites à vouloir singulariser la société québécoise.  » Il n’y en a justement pas de limites et je ne les ai pas encore atteintes ces limites de singularisation des Québécois. J’ai visité 60 pays, je peux vous dire à date: les plus accueillants, généreux : les Malgaches, ensuite les Vietnamiens et Chinois, ensuite les Arabes et loin très loin en tout dernier, les Québécois. Quand je suis arrivé à Chicoutimi pour commencer ma carrière de prof en 1967, j’ai été accueilli comme un chien. Aucun de mes collègues et compagnons de travail, aussi Tremblay, Bouchard ou Gagnon soient-ils, ne m’ont invité dans leur famille. J’étais l’étranger qui vient de Québec. Et plus: quand on a classifié les profs pour choisir ceux qui devaient être embauchés par la future UQAC, vous aviez 4 points si vous étiez Saguenéen, 3 pour Québécois, 2 pour Canadien et 1 pour « autre ».. J’avais 3 points!!! J’avais un ami belge qui n’a eu que 1 point, on ne l’a pas embauché.. C’est un Allemand du Saguenay qui a été pendant les deux premières années de mon long séjour de 40 ans au Saguenay, le seul Saguenéen à m’accueillir chez-lui. Alors, je vous en prie, ne me rebattez plus les oreilles avec l’accueil « unique et chaleureux » des Québécois! Bullshit! Faites comme moi, sortez voyagez, et puis osez vous regarder dans la glace! et surtout comparez-vous aux autres, l’image n’est vraiment pas belle!

        • Ho que vous dites une belle vérité qui mérite d’etre retouchée 1) les gens sont du lac sont des gens acceuillant, mais a leurs heures.lorsque vous arrivez la pour travailler, vous etes un étranger pour ne pas dire étrange, vous etes le celui qui vient piquer une job LOCAL. un beau paquet de petits chatelain autosuffisant et imbu d’eux même (d’ailleurs tout se prénomment ROYAUME) ça prend une éternité pour batir une relation d’amitié la bas, mais cela fait ils peuvent te donner leurs chemises une fois faite par contre!J’ai travaillé souvent dans les moulins a papiers et aluminerie la bas et j’y ai été tres bien reçu car je fesais une job spécifique et tres spécialisée mais ça a pris plusieurs années avant d’etres invité sur le bras de quelqu’un. mais il y a de la GROSSE partout yeah! 2) les seul gens du lac qui sont acceuillant et généreux sont HORS LAC ST JEAN.pour ma part les plus acceillant de la province ABITIBI!contact facile,aide automatique, respect assuré.

  4. Très bonne explication Guillaume, particulièrement le passage suivant: « Après quarante ans de sociale-démocratie, les Québécois se sont habitués à ce que ce soit l’État qui ait le monopole de la compassion. » Je ne suis toutefois pas en accord avec les incompatibilités du début, mais je vois aussi que cette introduction n’est en fait pas véritablement nécessaire à ton propos.

    « Rapprocher le pouvoir le plus près possible du citoyen »: voilà en effet ce que serait une très bonne première étape.

    En attendant, je te souhaite aussi un très Joyeux Noël!

    • Je tenais à faire cette introduction car ma réflexion m’a amené sur la philosophie politique, alors que je n’ai jamais eu l’occasion d’expliquer à mes lecteurs où je logeais en la matière…

      • Je comprends, mais je vois aux commentaires que tu as reçus sur Facebook également que les gens ont de la difficulté avec ta façon d’opposer la philosophie libertarienne avec générosité et d’opposer libéralisme et nationalisme. Je crois que ça mérite réflexion.

  5. « Le libertarianisme est incompatible avec ma conviction qu’il faille aider les individus qui naissent inégaux. »
    Pourriez-vous élaborer. Je ne comprends pas.
    Il n’y a rien dans le libertarianisme qui interdit d’aider les autres. Au contraire, à mon point de vue.
    je vais vous faire une confidence: Quand je croise un quêteux, dans la rue, je ne lui donne rien. Avec tous les programmes disponibles (BS, soupe populaire, HLM etc), je me dis que j’ai fait ma part. Je ne ressens même pas de culpabilité.
    Dans une société libertarienne où les démunis devraient uniquement compter sur la vraie générosité, je crois que je ressentirais de la culpabilité ou de la honte à ne pas aider les pauvres. Bien sûr, aussi, j’aurais plus d’argent dans mes poches.
    Quand je dis «la vraie générosité», je souligne que dans notre société social-démocrate, on est généreux avec l’argent des autres, ce qui est vous le conviendrai bien plus facile.

    M. Briand.
    Les dernières statistiques que j’ai lues démontrent aussi que les Québécois font aussi moins de bénévolat que les autres.

    • Quand je dis « les individus qui naissent inégaux », je ne parle pas des mendiants. Moi aussi j’ai de la difficulté à donner de l’argent à un jeune en pleine forme qui perd son temps dans la rue plutôt qu’être aux études ou au boulot. Je parle plutôt de ceux qui naissent handicapés, aveugles, autistes, etc. J’inclurais également ceux qui naissent avec des parents violents, alcoliques ou pervers et qui développent des troubles comportementaux dont ils ne sont pas responsables. Il y a aussi les victimes d’actes criminels ou de chauffards. On ne peut nier que certains ont moins de chance que les autres et qu’ils ne sont pas responsables de leur sort. En aidant ceux-ci, on ne récompense pas les mauvais choix comme si on aidait un assisté social apte au travail, par exemple. On doit les aider en premier lieu avec la charité, sinon on aliène les personnes. Mais je crois que dans toute société la charité ne suffira jamais à aider suffisament tous ceux qui naissent inégaux.

  6. GSL:
    « Troisièmement, la personne qui vit une inégalité qui résulte de ses propres décisions… »

    pourquoi utiliser le terme inégalité pour décrire la situation? ‘Malheur’, ‘problème’, ‘pétrin’, ‘dans le besoin’, oui mais ‘inégalité’? Je ne comprends pas. Je ne vois pas en quoi être ‘inégal’ est quelque chose de négatif en soi. C’est pas le bon concept, ça porte a confusion surtout quand on sait à quel point ce concept-là d’égalité est exploité pour justifier n’importe quoi

    • Si un individu X fait des choix qui font en sorte qu’il gagne un salaire de 15 000$ par année, il vit nécessairement une inégalité, dans son salaire, avec un individu Y qui a fait des choix lui rapportant un salaire de 45 000$, parce que leurs salaires ne sont pas égaux. Ce ne sont pas les individus qui sont inégaux, mais ils vivent des inégalités (et non des injustices, terme utilisé par les tenants de la sociale-démocratie pour décrire à peu près toutes les formes d’inégalités vécues).

      • « mais ils vivent des inégalités (et non des injustices »

        techniquement vrai mais faire de l’égalité matérielle/financière un point de comparaison entre deux individus c’est s’engager sur le mauvais terrain conceptuel d’autant plus que ici le contexte est les dons de charité, ce qui sous-entend que les gens aidés ont besoin d’aide. Quelqu’un qui gagne moins qu’un autre (qui « vit » une inégalité) n’a pas nécessairement besoin de la charité.

        Le critère n’est pas l’égalité/l’inégalité salariale mais le besoin d’être assisté. Il y a une différence entre gagner un petit salaire et se faire vivre continuellement par l’État.

        • « Quelqu’un qui gagne moins qu’un autre (qui « vit » une inégalité) n’a pas nécessairement besoin de la charité. » Tout à fait.

          « Le critère n’est pas l’égalité/l’inégalité salariale mais le besoin d’être assisté. » C’est exactement pour cela que je prône une réévaluation périodique de ce en quoi consiste ce besoin d’être assisté. Il varie dans le temps et selon plusieurs facteurs que l’idéologie progressiste ne voit pas.

    • L’argument qu’on serait moins religieux est plausible alors je suis allé vérifier les données fournies par la personne qui a rédigé cet article et j’en viens à me questionner sérieusement sur sa capacité de lecture. Elle affirme :

      « 64 % de l’écart entre les dons des Québécois et des Canadiens s’expliquaient par le fait que les Québécois donnaient moins aux… organismes religieux (!!!), soit moins de 50 $ par personne par rapport à plus de 150,00 $ pour les Canadiens ! »

      Premièrement, même si on acceptait ces chiffres, il faut en comprendre que le don par personne aux organismes religieux chez les Québécois n’atteint que 33% du don par personne aux organismes religieux chez les Canadiens. Cela ne constituerait pas un écart de 64% avec le Canada, mais bien de 14%, car le don moyen chez les Québécois n’atteint que 47% du don moyen chez les Canadiens. Si les Québécois donnent moins en général, il est normal qu’ils donnent moins dans chaque domaine pris séparément.

      Par ailleurs, dans les rapports par province de 2004, que l’on retrouve à l’adresse fournie sur votre article : http://www.donetbenevolat.ca/feuillets_2004 , on obtient les dons moyens aux organismes religieux pour chaque province. Au Québec, le don moyen pour les organismes religieux est de 354$ (comparativement à 395$ au Canada). J’ai également calculé les ratios don religieux moyen / don moyen et on se rend compte que c’est au Québec que le don aux organismes religieux est le plus élevé par rapport aux autres dons (il atteint 200% du don moyen). Quand on analyse le tout par province, on observe même qu’en Ontario et à l’Île-du-Prince-Edouard, le don moyen aux organismes religieux est plus faible que le don moyen (il n’atteint, dans ces deux provinces, que 90% du don moyen).

      J’ignore où votre collègue prend ses chiffres, mais pour que le don religieux par personne au Québec descende à 50$, il faudrait que la moyenne des dons aux organismes religieux au Québec ne soit que de 110$, ce qui est trois fois moins que les chiffres fournies dans le rapport utilisé sur votre site. Et même si c’était le cas, comme mentionné plus haut, l’écart ne serait pas suffisant pour expliquer la différence drastique entre les dons ici et dans les autres provinces.

      • «J’ignore où votre collègue prend ses chiffres»

        Bon, je n’ai jamais écrit ici, mais comme ce commentaire s’adresse à moi, je me permets de vous répondre.

        Je vous comprends d’être un peu circonspect avec mes calculs, car ils ne sont pas évidents. Cela m’a d’ailleurs pris un bon moment avant d’y voir clair. En plus, le don moyen de 354 $ aux organismes religieux mentionné dans le feuillet du Québec est manifestement erroné. Mais, commençons par le début.

        La base du calcul est que les Québécois ont donné 912 millions $ et les Canadiens 8,882 millions $. Si on divise 912 millions $ par le nombre d’adultes québécois, soit 5,2 millions, cela nous donne un don par adulte de 175,38 $. Le même calcul pour les Canadiens donne 8,882 millions $ divisé par 26,093,000 adultes donne 340,41 $. Donc, les adultes Canadiens ont donné en moyenne 340,41 – 175.38 = 165,03$ de plus par personne que les adultes québécois.

        À la page 15 de http://www.donetbenevolat.ca/files/giving/fr/ecdbp_rapport_2004_fr.pdf (figure 1.3), on peut voir que 45 % des dons des Canadiens sont allés aux organismes religieux. 340,41 $ x 0.45 = 153,18 $. Le don moyen que vous utilisez (395 $) est le don moyen des donateurs, pas des adultes ! Or, à la même figure 1.3, on voit que seulement 38 % des Canadiens ont donné aux organismes religieux. Or, 38 % de 395 $ nous donne 150,01 $, pas trop loin de mon 153,18 $ N’oublions pas que ces calculs se font en utilisant des pourcentages arrondis et des contributions arrondies…

        Pour le Québec, il faut utiliser le fichier http://www.donetbenevolat.ca/files/giving/fr/dons_de_charite/dons_de_charite_quebec_2004.pdf. Sur le deuxième graphique, on peut voir que 44 % des Québécois ont fait des dons aux organismes religieux et que le don moyen de ces donateurs était de 109 $. 109 $ x .44 = 47,96 $ par adulte. Comme les adultes canadiens ont donné 153,18 $, la différence est donc de 153.18 – 47.96 = 105.22 $ Si on divise ce 105.22 $ par la différence totale des dons, soit 165,03 $, on obtient 64 %.

        Bon, il est vrai que dans le texte, il est écrit 354 $ de don moyen aux organismes religieux. Si c’était vrai, les Québécois auraient donné à ces organismes 354 $ x .44 = 155,74 $ soit 155,74 / 175,38 = 89 % de tous leurs dons ! Et, tous les autres chiffres sur ce rapport seraient faux, car leurs dons totaux approcheraient 300 $, près du montant donné par les Canadiens et bien plus que la moyenne officielle, soit 176 $. Je suis donc arrivé à la conclusion que, manifestement, c’était les données du tableau qui étaient les bonnes, car l’ordre de grandeur du total (toujours embêtant avec des taux comme 2 % qui peuvent aussi bien être 1,6 que 2,4, soit 50 % de plus…) s’approche du don total. Cela est surtout embêtant pour les dons aux arts et à la culture, compte tenu du don moyen très élevé (344 $).

        Pour m’assurer de ce résultat, j’ai fait les mêmes calculs avec les données de 2000 et suis arrivé à 63 % de la différence expliquée par les dons religieux (et il n’y a pas d’erreur dans le texte, cette fois-là !).

        «il faudrait que la moyenne des dons aux organismes religieux au Québec ne soit que de 110$»

        Le graphique montre bien qu’il fut de 109 $, soit très près de votre calcul.

        En espérant que cela aura permis d’éclairer le tout.

  7. parlant de solidarité bureaucratisée, un extrait de Tocqueville:

    http://www.panarchy.org/tocqueville/democratie.1840.html

    « Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. »

  8. @ Guillaume S. Leduc :

    Le libertarianisme EST le moyen par lequel les Québécois vont réapprendre à donner et à aider les plus faibles, SANS attendre que l’état fasse tout à leur place. C’est justement l’idée qui consiste à penser que l’état doit s’impliquer (ou est le mieux placé), pour « aider les plus faibles », que nous sommes dans la « gadoue » actuelle…

    Autre chose:

    Plusieurs « penseurs » du Québec répètent qu’ils trouvent que ceci ou cela est trop « idéologique » à leur goût, donc ils veulent s’en distancer pour paraitre plus « modérés ».

    C’est franchement contradictoire (pour ne pas dire autre autre).

    De 1, TOUT, est idéologique. Allez voir la définition. Votre texte/vos positions, mes positions, etc, sont 100% idéologiques.

    De 2, notre époque est celle du relativisme, alors que toute idéologie qui se tient, se construit sur des principes solides qui ne peuvent être dilués pour paraitre ou pour se penser plus « raisonnables ».

    Je pourrais trouver un paquet d’autres incongruités dans votre texte (ou dans les idées semblables véhiculées par plusieurs personnes qui fréquentent les mêmes lieux idéologiques que vous), mais je m’arrête là pour l’instant.

    • Plusieurs « penseurs » du Québec répètent qu’ils trouvent que ceci ou cela est trop « idéologique » à leur goût, donc ils veulent s’en distancer pour paraitre plus « modérés ».

      Et ces « penseurs » n’ont pas le droit de croire réellement à une certaine modération ? Il ne s’agît toujours, pour vous, qu’un souci d’apparence ?

      Désolé, mais je crois au plus profond de mes convictions que la charité ne sera jamais suffisante pour aider tous ceux qui naissent (donc qui n’ont pas fait le choix de cette vie) avec des handicaps les empêchants de s’accomplir par eux-mêmes. Et ce n’est pas pour « paraître » moins « idéologique », mais parce que j’y crois vraiment. Je vous invite à lire mes réponses à M.

      • Décidément Guillaume, tu as touché un point sensible, mais tellement fort à propos en ces jours précédant Noël. Tu as ré-ouvert la plaie jamais guérie de la xénophobie et de l’égoïsme des Québécois. Quand arrivait un nouveau professeur à mon université chicoutimienne, je me serais attendu à ce que le directeur l’accueille chaleureusement, qu’il l’invite au moins à souper chez lui. Le directeur de la grande école d’ingénieur de Nancy en France l’a fait à mon égard. Mais à Chicoutimi, débrouille-toi l’étranger! Rien! . J’avais honte! Je me mettais à la place du jeune prof étranger Camerounais ou Libanais qui arrivait avec son frais PhD et débarquait dans le froid du climat et avait en plus à subir le froid de l’accueil… C’est moi, simple prof. qui les invitais chez-moi, le temps de les « installer » , je leur trouvais de la literie et de la vaisselle « en attendant »… en attendant… que les autres deviennent plus accueillant… j’attends encore…

        On m’a accusé de me tenir trop avec des « étrangers »… je le faisais surtout par le désir d’enrichir ma propre culture au contact de celle de l’autre mais aussi par empathie et compassion.

        Les accommodements raisonnables de Bouchard , un autre bleuet « accueillant » ne sont que pure démagogie.

  9. Bonjour à tous,
    Je trouve cette discussion riche de sens et je vous remercie pour l’exposé de vos diverses théories.

    Je suis français et je m’en excuse, cela ne semble pas être signe de réalisme quant aux questions de société pour certains des contributeurs de ce forum.
    Je suis déjà venu deux fois au Québec et je dois avouer que j’ai trouvé l’accueil des Québécois plutôt chaleureux. Je ne me reconnais pas dans les critiques qui sont faites à l’encontre du niveau supposé de générosité ou d’empathie que leur culture impliquerait.

    Il est vrai qu’un voyage touristique ne nous confronte sûrement pas aux mêmes comportements qu’une véritable intégration dans un contexte professionnel mais je crois pouvoir dire que, vus de France, les Québécois passent pour des gens sympathiques et accueillants dont les français feraient bien de s’inspirer.
    J’ai également une cousine qui est venue s’installer à Montréal pour se mettre en couple avec un canadien et je dois dire que son compagnon est délicieux, drôle et qu’il a joué auprès de moi le rôle d’un magnifique ambassadeur pour son pays.

    Le contexte de mon intervention longuement établi, j’en viens donc à exposer mon opinion.
    Je reconnais l’opportunité d’encourager les initiatives de générosité citoyenne isolées notamment en organisant les conditions fiscales et économiques nécessaires à leur développement. Je reconnais aussi que la lourdeur des institutions administratives de nos états causent de grave gaspillages et que les institutions publiques devraient appliquer à elles mêmes les mêmes contraintes d’efficacité et de transparence qu’elles imposent par leurs lois aux institutions privées.

    Toutefois, je réfute certaines de vos idées qui me semblent séduisantes et prometteuses de prime abord mais certainement bien moins réalistes que vous le pensez (Si toutefois vous évaluez leur réalisme par la possible utilité sociale qu’elles revendiquent)

    Permettez-moi d’abord d’émettre un doute sur le choix de votre vocabulaire. Je ne pense pas que la « charité » puisse être un modèle de société valable. Attention, je ne condamne pas dans son ensemble la « charité » mais pour moi ce mot renvoie à une acceptation très religieuse de « la générosité » individuelle. Pour moi, elle renvoie à une époque où la pratique de la générosité était assurée seule par l’église alors même que la population n’était pas en mesure d’organiser la solidarité d’une quelconque autre manière. Pour moi, elle peut être synonyme, à l’échelle d’un individu, d’une action isolée qui se pratique pour avoir bonne conscience alors que 90% du reste du comportement ou du mode de vie de la personne ne participe en rien à promouvoir la justice dans une société.
    Préférons donc le terme de « solidarité de proximité » que propose par ailleurs l’auteur de cet article.

    Par ailleurs, la critique de l’état en tant qu’organisme spoliateur et déresponsabilisant empêchant l’homme rationnel de faire jouer son objectivité (Pour reprendre les conceptions naïves) d’Ayn Rand; ou bien encore la promotion en faveur d’un état minimal réduit aux fonctions régaliennes sont des vieux concepts « marronnier » de tous les courants libertaires, certes intéressants et éloquents d’un point de vue philosophique, mais représentant une épure bien éloignées des réalités sociales et politiques d’un pays en ce qui concerne l’élaboration d’une politique socio-économique efficace.

    Contrairement aux idées reçues, les français ne sont pas si étrangers à ces conceptions. Je rappelle qu’un des penseurs dont se réclamaient souvent Margareth thatcher et Ronald Reagon du temps où ils façonnèrent le monde qui est maintenant le notre se prénommait Frédéric Bastiat, économiste et philosophe français du XIX ème siècle (ce qui prouve que ces idées ne sont pas bien neuves).
    Certains des textes de ce monsieur sont par ailleurs très brillants et éloquents mais il semble que leur interprétation abusive ont surtout servi à justifier des politiques injustes et inefficaces socialement.

    Je ne peux nier que nous devons défendre une certaine vertu de l’ego. L’homme doit être reconnu comme un être capable d’apprécier rationnellement ce qui est à son avantage et d’ailleurs John Rawls, pourtant partisan d’une théorie du contrat, considérait que le meilleur moyen d’établir un système de coopération était d’envisager que les termes de ce système étaient cooptés par un ensemble d’individus défendant de manière égale leur propre intérêt mais surtout admettant chez chacun des autres contractants le droit et la possibilité d’en faire de même (ce qui change tout, car cela suppose de garantir l’égalité des chances « )

    Ainsi si toutes les inégalités ne sont pas injustes, il n’en demeure pas moins qu’un citoyen devrait toujours moralement faire le maximum, dans la mesure des ses moyens et de ses capacités, pour garantir aux autres le droit de prétendre au bénéfice d’une inégalité dont il a lui même bénéficié. (Ce qui ne veut pas dire qu’il aura nécessairement les moyens d’en bénéficier réellement mais ce n’est plus une question de justice).

    L’important dans le concept d’égalité, c’est donc surtout l’égalité devant la loi, l’égalité des chances, la lutte contre les discriminations et l’égalité d’accès à un certain nombre de services publics que l’on peut relier directement aux libertés individuelles si chères à tous les libertariens…

    Dans ces conditions, il me semble donc que vos conceptions se heurtent à une réalité toute simple. Vous semblez penser que les inégalités découlent d’un certain nombre de choix responsables que l’on décide de faire en connaissance de cause. (ceci dit en passant, cela ressemble beaucoup à une conception très judéo-chrétienne du libre arbitre mais passons). Ainsi, vous mêmes, lecteurs, qui avez atteint la condition sociale qui est la votre, semblez pensez que cette même condition dépend de vos seuls efforts et choix de vie. Il est évident qu’ils ont eu une influence indéniable; Je ne peux nier qu’une personne notoirement irresponsable qui n’aurait aucun goût pour l’effort et prendrait des décisions hâtives sans penser à leur conséquences aurait de fortes chances de se retrouver avec une somme de satisfactions moins grande qu’un individu réfléchi et travailleur.

    Toutefois, si une chose est vraie, n’en faites pas une généralité. Il existe des fainéants planqués qui gagnent gros comme eux, que ce soient de vils profiteurs d’aides publiques comme des cadres obscurs de multinationale. A l’inverse, certains citoyens méritants qui usent leur santé chaque jour au travail en s’échinant toute leur vie à prendre les choix les plus responsables et intelligents ne gagnent que des clopinettes.

    Vous semblez penser que les inégalités sociales sont le fait d’un ordre naturel, où qu’elles sont les conséquences de règles de comportement individuel permettant des réactions économiques aussi parfaites qu’une réaction chimique complète sans résidu.

    Je pense au contraire qu’il n’en est rien. Les inégalités sont le résultat de mécanismes complexes tant à l’échelle de la société (Contexte historique) qu’à des niveaux plus partiels (Business modèle de tel ou tel secteur d’activité). Dans nos sociétés, nous ne somment jamais payées en fonction de la valeur intrinsèque de notre travail mais par sa valeur marchande. Nous ne gagnons pas ce que nous méritons mais ce que nous pouvons gagner dans le contexte économique dans lequel nous travaillons.

    La maxime la plus idiote de la terre « Quand on veut, on peut » doit être remplacée par une conception plus réaliste : « certes, pour pouvoir, il faut au moins vouloir mais intéressons nous toujours à ceux qui veulent, et qui, malgré leurs efforts, ne peuvent pas… »

    Nous ne sommes pas coupables de naître dans un milieu socio-professionnel avantageux qui maximise nos chances de maximiser nos biens. Mais nous serions coupables si nous ne contribuons pas de manière citoyenne à l’organisation du « vivre ensemble » afin de maximiser l’égalité des chances et la défense de ceux qu’une réalité sociale dont ils ne sont pas responsables a frappé d’injustice.

    Il ne faut pas diaboliser l’état en le voyant comme une bête cornue. Il faut plutôt se le réapproprier, en votant intelligemment et en participant au débats citoyens. L’état et toutes les collectivités locales partielles doivent être notre outil, non pas pour planifier absolument tout et en supprimant toute forme d’initiative personnelle mais de pauser les règles de fonctionnement les plus justes pour lutter contres les discriminations, pour promouvoir l’égalité des chances et pour la défense de ceux qui ne sont pas tous responsables de l’injustice qui les frappe.

    Seule la chose publique a la légitimité démocratique de réguler. L’intelligence doit être dans la loi.

    • @Oli Degayn :

      Quelle que soit la justification que vous utilisez, une oppression reste une oppression. Certains principes sont sacrés ou ils ne le sont pas.

      Lorsqu’un groupe d’individus pensent qu’il peut me VOLER de force (avec la violence étatique), et SANS MON CONSENTEMENT une partie du fruit de mon labeur pour établir ses « politiques chochiales », nous sommes déjà dans le territoire de la tyrannie.

      Point.

  10. @ Guillaume S. Leduc qui écrit:

    « Et ces « penseurs » n’ont pas le droit de croire réellement à une certaine modération ? »

    Bien sûr!
    Mais de quelle sorte de « modération » parlons-nous ici ?
    Diluer nos idées pour paraitre modérés ou pour être acceptés, ce n’est pas être modéré, c’est être illogique, selon moi.

    Je m’explique:

    Modérer nos positions en y mélangeant de bons principes avec de mauvais principes, ce n’est pas être modéré, c’est être incohérent.

    A moi que pour vous, c’est impossible d’évaluer les principes selon de tels critères?

    Finalement, la façon que nous diffusons ces idées/principes peut et doit (selon moi) être faite de façon modérée…

    Question pour vous:

    Vous dénoncer quoi exactement? Trop d’interventions de l’état ou de mauvaises interventions de l’état? Et sur quels principes solides allez-vous vous baser pour trancher? Ou encore: qui est apte pour trancher ce qui sera la « bonne » intervention de l’état. Vous? Moi? Quoi et comment ???

    Vous voyez où cela va nous mener?
    Selon moi, c’est justement parce que nos principes ne sont pas coulés dans le béton, que nous sommes dans le désastre actuel.

    J’ai comme l’impression que plusieurs ne veulent pas remettre en question leur dépendance à l’état et qu’ils seulement rendre celui-ci plus « efficace »…
    Je me trompe?
    Merci, mais non merci.

    Svp, nommez-moi une seule interventions de l’état (à part dans le domaine criminel, pour punir lorsqu’il y a crime), qui est vraiment bonne, qui donne de meilleurs résultats que les interventions libres de millions de personnes ? Une seule… qui n’a pas d’impacts négatifs…

    p.s.
    Vous dites de lire vos réponses à M…
    Ceci?

    « C’est exactement pour cela que je prône une réévaluation périodique de ce en quoi consiste ce besoin d’être assisté. Il varie dans le temps et selon plusieurs facteurs que l’idéologie progressiste ne voit pas. »

    Si oui, je réponds la même chose. Qui va décider et selon quels principes ?

    • Il y a plusieurs questions dans votre question. Premièrement « Vous dénoncer quoi exactement? Trop d’interventions de l’état ou de mauvaises interventions de l’état? »

      Réponse : les deux. À chaque fois que l’État intervient pour corriger une inégalité qui est le résultat des mauvais choix d’une personne, il s’agît d’une mauvaise intervention.

      « Qui est apte pour trancher ce qui sera la « bonne » intervention de l’état. Vous? Moi? Quoi et comment ?? »

      Vous touchez ici au coeur du problème. Il n’y a que deux types de personnes : les aidés et les aidant. Appelez les comme vous voulez, cela revient toujours à ceux qui paient vs ceux qui reçoivent. Dans la pensée personnaliste, on élargit également cela aux différents échelons de la société. La société est un continuum de ces échelons partant de la personne et allant jusqu’à l’État, en passant par la famille, l’école, la ville, etc.

      Aucun de ces deux types de personnes ne peut juger impartialement de la légitimité d’une intervention. L’aidé pourrait en profiter pour justifier sa propre paresse, alors que l’aidant pourrait s’en servir pour mener une intervention injustifiée dans un domaine qui ne le concerne pas.

      Il semble donc en résulter une impasse. Il faut pourtant déterminer à quel moment un échelon ne suffit plus à garantir l’intérêt général des échelons le composant lui-même (parfois, il ne s’agît que de sa propre personne, d’autres fois, de sa famille, des citadins de sa ville, etc.). En d’autres termes, il faut procéder à un constat d’insuffisance. Comme les deux parties sont biaisées pour procéder à ce constat, tout ce que nous pouvons faire est de les impliquer les deux dans un processus d’évaluation encadré et récurent, car ce constat d’insuffisance doit toujours être adapté au contexte changeant d’une société. La récurrence de ce procédé est incompatible avec l’idéologie progressiste, selon laquelle les « acquis sociaux » s’accumulent indéfiniment, se sacralisent et deviennent impossible à remettre en question.

      « selon quels principes ? »

      Le principe fondamental est la dignité de la personne humaine. Ce dernier implique, notamment, que sa liberté individuelle soit préservée tant et aussi longtemps qu’elle ne soit appelée à contribuer à une intervention rendue nécessaire par une insuffisance constatée dans la société dans laquelle elle vit. Afin de préserver sa liberté le plus possible, on doit s’assurer que le pouvoir soit toujours maintenu à l’échelon le plus près possible d’elle. Et il y a toute la dimension humaine de l’action de solidarité que j’aborde dans mon article. C’est également fondamental de la préserver le plus possible.

      « Svp, nommez-moi une seule interventions de l’état (à part dans le domaine criminel, pour punir lorsqu’il y a crime), qui est vraiment bonne, qui donne de meilleurs résultats que les interventions libres de millions de personnes ? Une seule… qui n’a pas d’impacts négatifs… »

      Payer pour la chaise roulante d’un enfant qui nait paralysé des deux jambes. Ou encore payer les frais de psychologue des victimes d’actes criminels.

      À moi de vous poser une question. Dans une société libertarienne, advenant le cas que la charité des individus ne suffise pas à payer pour les deux exemples que je viens de vous citer, qu’est-ce qui se passe avec ces deux personnes ?

      Vous savez autant que moi qu’on ne peut pas ne rien faire. Prenons l’exemple d’une victime d’acte criminel. Par exemple, un enfant battu. Si la charité ne suffit pas à lui payer les services psychologiques nécessaires et qu’il n’y a pas d’intervention étatique pour le faire, l’enfant battu a 95% plus de chances que tout autre enfant de devenir lui aussi une personne violente, une fois adulte. Ce faisant, vous empirez la situation en termes d’offenses aux libertés individuelles. En voulant éviter de porter une minime offense à la liberté des individus qui pourraient payer pour ses services psychologiques, vous créez une situation où la liberté de ses propres enfants et de sa conjointe sera infiniment plus brimée.

      • Guillaume.
        Votre argumentaire est intéressant mais soulève une contradiction qui va au coeur de problème. Si, comme vous le croyez, la «charité» ne serait pas suffisante pour soulager les vrais malchanceux … c’est qu’il manquerait de «donateurs». S’il y avait assez de généreux donateurs on pourrait supporter les malchanceux, mais vous ne croyez pas que ce soit possible qu’il y en ait assez.
        Donc votre solution c’est qu’il faut FORCER la générosité. Il faut une organisation qui va prélever des ressources et les distribuer aux pauvres. On va donc imposer à certains riches de «donner» involontairement ce qu’ils n’auraient pas donné volontairement.
        Sauf que dans la vraie vie çà ne se passe pas comme çà.
        -Certains riches vont se sauver.
        -Certains riches vont diminuer ou cesser de travailler.
        -Certains vont tenter de soustraire leur richesse en travaillant au noir ou en déplaçant leurs argent dans les paradis fiscaux.
        -Les politiciens devant décider quels sont ceux qui ont vraiment besoin d’aide ( la petite fille aux jambes paralysées ou la mère monoparentale qui vient de donner naissances à des triplets déficients )… ces politiciens seront susceptibles d’accepter des enveloppes brunes.
        -Plus le système sera généreux, plus il attirera des faux pauvres et des parasites.

        Pour contrer et coincer tous ces méchants égoïstes, çà va nous prendre toute une série de policiers, d’inspecteurs, de comptables et de fonctionnaires.

        Bref, ce que je viens de décrire est exactement ce dans quoi on vit actuellement . ET ON NE RÉUSSI PAS À CONTRER LA PAUVRETÉ.
        Mon cher Guillaume, vous proposez de maintenir un système qui a démontré son inefficacité.
        Imposer la générosité, çà marche pas et être généreux avec l’argent des autres non plus.

        • « Donc votre solution c’est qu’il faut FORCER la générosité »

          Vous me prêtez des intentions et le reste de votre argumentaire est basé sur cette fausses affirmation.

          La différence entre ce que j’affirme et un système où l’on force les gens à être généreux réside dans la préservation de la liberté de chaque personne aussi longtemps qu’une insuffisance n’est pas constatée. Et quand le constat d’insuffisance survient, le pouvoir d’intervention doit appartenir à l’échelon le plus près de la ou des personnes qui la vivent.

          Dans le système que nous dénonçons tous les deux, quand un constat d’insuffisance survient, le pouvoir d’intervention appartient toujours à un échelon trop lointain dans la chaîne. C’est ce qui fait, par exemple, qu’avant que la petite fille aux jambes paralysées n’obtienne sa chaise roulante, son dossier passe par la direction de l’hôpital, puis l’Agence régionale de santé, et ensuite les fonctionnaires du Ministère de la santé et des services sociaux et ultimement le Ministre, qui est l’ultime détenteur du pouvoir d’intervention. Dans tout ce processus, il y a peut-être une trentaine de fonctionnaires qui ont inutilement été payés à vérifier le type de chaise roulante nécessaire, organiser sa livraison à l’hôpital, inclure cette dépense aux États financiers et la ventiler à la fin de l’année financière. Et c’est sans compter le remplacement souvent inutile des vieux modèles par des nouveaux. Si, par contre, le pouvoir d’intervention était ramené le plus près possible de la petite fille, il aurait résidé entre les mains du médecin qui la soigne et non du Ministre. Ce dernier aurait demandé à son personnel hospitalier de lui fournir une chaise roulante parmis celles que l’Hôpital à elle-même commandées, avec l’argent accumulé par elle-même : prioritairement de l’argent reçu via une Fondation à laquelle les personnes contribuent volontairement, mais ultimement, puisqu’il manquera nécessairement, par une taxe prélevée par elle-même et applicable uniquement aux citoyens de la région qu’elle dessert. En bout de ligne, au lieu d’avoir payé une trentaine de fonctionnaires avec des taxes prélevées à toute une province, on aura payé le travail d’un médecin et d’un nombre beaucoup plus restreint de personnel administratif travaillant directement sur le terrain. En outre, on pourra soit abolir ou couper drastiquement les Agences régionales ou le Ministère de la Santé, épargnant ainsi tous les frais d’immobilisations, informatiques, de ressources humaines, etc. de chaque établissement physique de ces organismes.

          Maintenant que j’ai différencié comment ça se passerait dans un modèle basé sur le principe de subsidiarité, j’aimerais que vous me disiez comment ça se passerait dans une société libertarienne. Qu’arriverait-il à cette petite fille aux jambes paralysées si la charité volontaire était insuffisante pour lui payer une chaise roulante ?

          Encore une fois, on se retrouve dans une situation où sa propre liberté est brimée sans que cela ne soit une conséquence de ses propres choix. En plus, la liberté de tout son entourage sera également brimée. Un de ses parents devrait rester à la maison pour s’occuper d’elle, ramenant ainsi moins d’argent au reste de la famille. Elle ne pourrait pas, non plus, aller à l’école car elle demeurera consignée au lit toute sa vie. Nous aurions donc une personne qui en plus d’être non fonctionnelle physiquement, sera non fonctionnelle académiquement. Ses besoins d’être aidée ne feraient que se multiplier et en bout de ligne, cela augmenterait la pression sur les fonds déjà bien restreint qu’on accumule via la charité volontaire. Les rares fois où elle pourrait bénéficier de ces fonds, ce serait pour combler des besoins supplémentaires créés par le fait qu’au départ, on ne lui a pas payé de chaise roulante, un besoin créé par une inégalité qui n’est la faute de personne.

        • M. Leduc le système que vous préféreriez existe déjà, le système donne accès au bénéficiaire les plus gravement atteint par leur criminalité en un nombre de place limité. C’est le système carcéral.

          La justice s’occupe d’établir la culpabilité et le niveau de dangerosité du criminel pour établir le nombre d’année à purgé et le système carcéral établi avec le niveau de dangerosité et les années a purgé un classement par établissement. Dû aux nombres limités de places en prison le système carcéral peut réévaluer la dangerosité du criminel et le remettre en liberté s’ il a purgé le minimum de sa peine.

          Avec ce système on crée une illusion de justice pour éviter que les gens ce face justice eux-même comme dans les pays sous-développé. Si on compare notre système à celui des États Unis, le leur n’est pas une illusion. Pourquoi notre ‘état est capable de gérer une structure comme les libertarien aimeraient le faire avec les garderies a 7$ et avec d’autre structure? Pourquoi les socialistes appliquent ce principe à la justice et au système carcéral et ne le font pas ailleur? Je crois que c’est par lâcheté qu’on applique la justice punitive seulement aux comportements criminels extrêmes.

          Pour les oeuvres de charité, j’ai une histoire qui vous ferait comprendre le problème du Québec. Je ne peux l’écrire parce que l’histoire se passe au présent et l’histoire est un problème culturel. Si j’écris les faits ça pourrait être trop facile pour un journaliste gauchiste d’aller jouer au justicier masqué et mettre la faute d’un problème culturel sur une personne en particulier, le masque du « Justicier masqué » sert a caché ces intérêts personnels et sa philosophie. Bref c’est la meilleure personne du lot de bénévole qui exerce une forme de jugement qui va recevoir le fiel de que j’appellerais le politiquement correct.

        • « Le système carcéral », un paradis « fiscal » et terrestre car en effet, tout citoyen contribuable qui vit dans une social-démocratie à la Khadir-David comme le Québec actuel et qui refuse de verser la moitié de l’argent qu’il a durement gagné pour « aider » de gré ou de force l’autre moitié non-contribuable, verra la police débarquer chez-lui pour lui faire profiter de ce paradis. On donne à ce libertarien une leçon en le privant de sa liberté, d’où le nom « libertarien » pour qualifier cette espèce menacée. Je parie que vous l’ignoriez! Joyeux Noël chers libertariens innocents, on vous apportera des oranges!

        • cessez de nous faire croire que l’on peut endiguer la pauvreté , pour commencer nous ne naissons pas tous égaux et même si c’était la cas , nous n’avons tous le même quotien intélectuel alors du même coup, pas les même aspirations ni les même désires,ni les même besoins. je suis un gars d’une famille de 4 garcons, aucun n’a le même train de vie, aucun n’a mes aspirations et pourtant nous sommes issue des deux mêmes parents pauvre qui en on arraché et trimmer dur pour éleve les 5 enfants de la famille mais avec des résultats complètement différent de l’un a l’autre. si tu vides ma poche pour remplir celle de mon voisin qui lui ne voit pas l’utilité d’aller travailler car le gouv lui garantie artificiellement le même train de vie que moi, en quoi l’opération lui inculque le sens de travailler pour pourvoir a sa nourriture. en plus si de son coté le voisin est bien dans ce qu’il vit avec son petit revenu qui a son sens a lui répond a ses besoins , le fait d’apporter un revenu supplémentaire ne fera que l’enfoncer dans des dépenses unutiles a son bien-etre et peut etre encourager des choses comme le jeu, la cigarette, cellulaire etc.. pourquoi pas, ce fric il tombe du ciel car un fonctionnaire a décidé de SA conception de l’égalité des gens (celle-ci en générale n’est pas du tout la mienne) ce qui veut dire que si tu vole jean pour le donner a jacques(en prenant ta quote bien sur) assurément tu voles jean mais ca n’assure pas que tu vas aider jacques . pour faire sur de me faire comprendre des gens naissent pauvre et se batissent eux même sans aucune aide pour devenir millionnaire(s) et d’autres gens avec un revenu descent deviennent gagnants de gros montants d’argents a la loterie et se retrouve sur la paille en deux temps ,trois mouvements pourtant ils ont gagné 3-4-5-10-12 millions et finissent plus bas qu’avant de gagner. alors plus on crééra des programmes pour sauver les gens d’eux mêmes et de leurs nonchalence, plus on les incruste dans une mentalité d’état-interventionnisme , pas pour rien que l’aide de derniers secour avec des apte et inapte au travail se transforme lentement en inaptitude généralisée et la règle d’exception se transforme en normalité et même en droit , mais on ne parle jamais des OBLIGATIONS . La colectiviyté a des obligation envers l’individu mais l’individu n’a jamais d’obligation envers la collectivité, bizard non!

      • @ Guillaume S. Leduc

        Je m’attarde uniquement au coeur de votre argumentaire…

        Vous dites:

        « Le principe fondamental est la dignité de la personne humaine. Ce dernier implique, notamment, que sa liberté individuelle soit préservée tant et aussi longtemps qu’elle ne soit appelée à contribuer à une intervention rendue nécessaire par une insuffisance constatée dans la société dans laquelle elle vit »

        Voici comment je vois ça:

        Selon, moi, le principe fondamental du respect de la dignité de l’humain, commence par ne pas lui voler de force le fruit de son labeur et ce, pour établir des politiques « chochiales ». Dès l’instant où quelqu’un décide que VOTRE/NOTRE argent -le fruit de nos labeurs- sera dépensé selon des critères (toujours subjectifs: car qui décide -et selon quels critères- ce que sont ces insuffisances?), la liberté individuelle est désacralisée.

        L’intention peut être toujours très bonne, mais le moyen est aussi important.

        Je ne suis pas un adapte de « la fin justifie les moyens »

        ***

        Vous dites:

        « Afin de préserver sa liberté le plus possible, on doit s’assurer que le pouvoir soit toujours maintenu à l’échelon le plus près possible d’elle. »

        Voilà un autre problème: peut-on préserver -à moitié- nos droits sacrés, notre liberté et selon quels principes solides ? C’est selon moi un cul de sac, car c’est impossible d’objectivement concilier ces 2 objectifs.

        Par contre, je suis d’accord qu’un « échelon de décisions » plus proche des gens, peut améliorer plusieurs trucs/dérives… même si cela ne vient pas du tout remettre en question mes autres arguments.

        Dans le contexte actuel, le rapprochement du pouvoir des citoyens, est une amélioration…

        ***

        Vous répondez:

        « Payer pour la chaise roulante d’un enfant qui nait paralysé des deux jambes. Ou encore payer les frais de psychologue des victimes d’actes criminels. »

        A cette question de ma part:

        « Svp, nommez-moi une seule interventions de l’état (à part dans le domaine criminel, pour punir lorsqu’il y a crime), qui est vraiment bonne, qui donne de meilleurs résultats que les interventions libres de millions de personnes ? Une seule… qui n’a pas d’impacts négatifs… » »

        Avant de vous répondre, je vais vous dire que mon coeur saigne comme le vôtre, face à la souffrance dans le monde. Et peut-être plus, car je suis une personne sensible. ;-)

        Cela étant dit, l’argent pour ces nobles causes, sera littéralement volé de quelqu’un.

        Ensuite, un programme -presque toujours inefficace- sera établit…
        Des listes d’attentes se formeront, car l’argent n’est jamais suffisant, et ce genre de « service » engendre TOUJOURS une demande plus grande que l’offre étatique. L’arbitraire et l’imperfection humaine vont faire le « reste ». Ou vont créer toute une série d’incohérences/d’injustices/de corruptions(petites ou grandes), entourant ce/s programme/s. Tous les humains pensent à leurs propres intérêts, même ceux qui administrent ces nobles programmes et qui disent penser au « bien commun » avant tout, car la nature humaine existe. Ensuite, un paquet de « corporatismes » vont parasiter ces programmes, etc et etc.

        Vous voulez la suite ou plus de détails?
        Non ? Vous n’avez qu’à écouter les nouvelles…
        ;-)

        ***

        Vous me demandez:

        « À moi de vous poser une question. Dans une société libertarienne, advenant le cas que la charité des individus ne suffise pas à payer pour les deux exemples que je viens de vous citer, qu’est-ce qui se passe avec ces deux personnes ? »

        Merci pour cette question!

        De 1, il faut reconnaitre que la perfection n’existe pas dans ce bas monde. Mais cela ne veut pas dire de ne pas essayer d’y tendre. Et pour cela, il faut essayer de baser nos décisions/nos idées, sur des principes solides.

        De 2,
        Selon les libertariens, « la fin ne justifie jamais les moyens liberticides »

        De 3, rien ne vous dit que dans une société libertarienne, ces gens seraient moins bien traités qu’en ce moment, moins épanouis qu’en ce moment, etc.

        De 4, dans une société 100% libertarienne, l’argent prendrait de la valeur (au lieu d’en perdre, comme maintenant), presque tout ce que nous achetons, couterait moins cher avec chaque gain de productivité, etc. Cela veut donc dire qu’au lieu d’avoir un société débile comme en ce moment, qui par sa politique monétaire même, force les gens à travailler -à 75% de leur temps- pour payer des taxes/impôts + intérêts sur de la fausse monnaie, tout le monde serait immensément plus riche et épargnerait immensément plus… donc, la charité serait omniprésente, j’en suis certain. Et cela n’est pas utopique, car un tel système monétaire a déjà existé, mais dans ces temps-là, la technologie n’était pas aussi évolué…

        Et pas le passé, ici même, les gens étaient vraiment plus solidaires et plus dépendants des uns des autres, justement parce que l’état n’était pas aussi omniprésent qu’aujourd’hui. Et ce constat se vérifie dans les sociétés -avancées ou non- ou l’état-providence n’existe pas ou prou.

        ***

        Vous dites:

        « Vous savez autant que moi qu’on ne peut pas ne rien faire. »

        Bien d’accord, mais j’ai 100X plus confiance en des milliers de « vous » libres(par exemple), pour régler tous les problèmes/injustices/etc… de ce genre, que confiance à un programme étatique hyper contrôlé par un syndicat; que confiance à la DPJ/la CAVAC/etc (qui ne sont pas imputables pour leurs décisions, la plupart du temps), ou en un autre fonctionnaire…

        Et -historiquement parlant- les abus/dérives/oppressions des états sont pas mal plus présents que les abus des simples citoyens…

        Et TOUS les états socialistes finissent par devenir totalitaires.

        On peut résumer ma pensée par ceci:

        « La fin -aussi bonne soit-elle- ne justifie jamais les moyens liberticides. »

        • « Ensuite, un programme -presque toujours inefficace- sera établit…
          Des listes d’attentes se formeront, car l’argent n’est jamais suffisant, et ce genre de « service » engendre TOUJOURS une demande plus grande que l’offre étatique. »

          J’ai la conviction que si les interventions ne se limitent qu’aux situations où l’inégalité n’est pas la faute de quiconque et que tous les échelons « pré-étatiques » ont démontré leur insuffisance, nous ne tomberons pas dans la spirale de dépenses que vous craignez tant.

          « Avant de vous répondre, je vais vous dire que mon coeur saigne comme le vôtre, face à la souffrance dans le monde. Et peut-être plus, car je suis une personne sensible. ;-) »

          Pas besoin de me le rappeler! Je comprends le libertarianisme et contrairement aux sociodémocrates, je sais que les arguments libertariens ne sont pas fondés sur un manque de sensibilité mais sur des principes philosophiques honnêtes. Mais j’ai le droit de ne pas être 100% d’accord avec ces principes. Par exemple, quand vous dites que « Tous les humains pensent à leurs propres intérêts, même ceux qui administrent ces nobles programmes et qui disent penser au « bien commun » avant tout, car la nature humaine existe. », je ne peux être d’accord. Car pour moi, le souci d’aider son prochain fait partie intégrante de la nature humaine, au même titre que la préservation de ses propres intérêts. C’est d’ailleurs pour ça que de rapprocher l’action de solidarité de l’humain ne peut être que bénéfique. Comme je dis plus haut, tout être normalement constitué, lorsqu’il a subvenu à ses besoins fondamentaux, tourne son énergie vers l’extérieur.

        • @ Guillaume S. Leduc qui écrit:

          « J’ai la conviction que si les interventions ne se limitent qu’aux situations où l’inégalité n’est pas la faute de quiconque et que tous les échelons « pré-étatiques » ont démontré leur insuffisance, nous ne tomberons pas dans la spirale de dépenses que vous craignez tant. »

          Il y a 2 « petits » problèmes (toujours les mêmes), que je vois avec votre idée;

          1, D’où va provenir cet argent et surtout par quel moyen cet argent sera-t-il obtenu?

          2, Qui va décider de ça et selon quels critères objectifs:

          « si les interventions ne se limitent qu’aux situations où l’inégalité n’est pas la faute de quiconque ».

          ***

          Vous dites:

          « Pas besoin de me le rappeler! Je comprends le libertarianisme et contrairement aux sociodémocrates, je sais que les arguments libertariens ne sont pas fondés sur un manque de sensibilité mais sur des principes philosophiques honnêtes. »

          Ahhhh, merci. Si ça continue, vous allez finir par devenir aussi « dogmatique » et « idéologique » (sic et re-sic), que les adeptes de la « force obscure » libertarienne.
          :-)))

          ***

          Vous dites:

          « Mais j’ai le droit de ne pas être 100% d’accord avec ces principes. »

          Mais bien sûr.
          Et même que je vous remercie et vous félicite pour ce débat.

          ***

          Vous dites:

          « Par exemple, quand vous dites que « Tous les humains pensent à leurs propres intérêts, même ceux qui administrent ces nobles programmes et qui disent penser au « bien commun » avant tout, car la nature humaine existe. », je ne peux être d’accord. Car pour moi, le souci d’aider son prochain fait partie intégrante de la nature humaine, au même titre que la préservation de ses propres intérêts. »

          Le problème ici n’est nécessairement vous ou moi. Ce dont il est question dans mes propos et dans la philosophie libertarienne, ce sont les effets des structures -immorales ou non- sur notre propension à être vertueux ou non. « Les occasions font le larron » et « le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu le pouvoir corrompt absolument », non?

          En d’autres mots, et partant de ce principe, même une personne « sainte » risque d’abuser de l’argent des autres… et/ou de jouer au sauveur « discriminatoire » et subjectif(car son jugement n’est pas parfait et/ou la perfection n’est pas de ce monde) ou d’autres trucs de ce genre.

          Alors, la seule façon d’éviter ces dérives, c’est -par exemple- en ne donnant pas la possibilité à un « sauveur » de gérer l’argent qu’il n’a pas gagner…

          ***

          Vous dites:

          « Car pour moi, le souci d’aider son prochain fait partie intégrante de la nature humaine, au même titre que la préservation de ses propres intérêts. C’est d’ailleurs pour ça que de rapprocher l’action de solidarité de l’humain ne peut être que bénéfique. Comme je dis plus haut, tout être normalement constitué, lorsqu’il a subvenu à ses besoins fondamentaux, tourne son énergie vers l’extérieur. »

          Bien d’accord, et là vous parlez comme un libertarien (si on oublie qu’ultimement et dans certaines circonstances, vous prôner qu’un fonctionnaire vienne -avec violence- nous voler le fruit de nos labeurs, pour LA « bonne » cause…).

          Il reste seulement une « tite » différence entre votre pensée et celle des libertariens.
          ;-)

  11. Quelques fautes:

    « A moins que pour vous… »

    « Qui et comment ??? »

    « et qu’ils veulent seulement rendre celui-ci plus « efficace » »

  12. @Guillaume
    « Le libertarianisme est incompatible avec ma conviction qu’il faille aider les individus qui naissent inégaux. »

    Désolé, mais vous faites erreur. Le libertarien croit que l’État ne doit pas « forcer » les gens a donner pour les plus pauvres. Le libertarien n est pas forcement un monstre égoïste et ne laisse pas « crever » les gens dans les rues.
    Les fondations, donations « volontaire » pourraient connaître un essor formidable si seulement le gouvernement arrêtait de nous voler collectivement.
    Avant de condamner les libertariens, svp examiner donc a fond ce que c est, vous pourriez etre surpris.
    C est a cause des excès des « bleeding hearts » que le gouvernement en est rendu la.

    • svp lire le reste du texte et les échanges dans les commentaires avant de m’accuser de condamner les libertariens… je ne peux pas recommencer à écrire la même chose indéfiniment

  13. Pingback: lacapitaleblogue.com | La Capitale blogue 12/22/2010

  14. À mesure que j’interviens dans les écoles secondaires québécoises et interroge les élèves pour tester leurs connaissances et sonder leur avis sur des questions comme la science, l’environnement, leurs angoisses et leurs valeurs, je constate qu’on leur a déjà inculqué des comportements de social-démocrates. Ils ne connaissent rien en économie, n’ont aucune culture religieuse pour ne pas dire aucune culture. On leur a cependant fait croire, et ils le croient fermement, qu’il y a une AUTORITÉ, qui possède et décrète la vérité pour tous les citoyens, aussi bien en matière climatique qu’en tout comportement social acceptable et cette autorité est le gouvernement, qui règne avec ses fourbes et fidèles conseillers appelés les « commissions ou groupes d’études » sur ceci ou cela. Pour ces élèves, il existe une position officielle sur tout et toute autre opinion dissidente est automatiquement suspecte. On les déresponsabilise totalement. S’ils échouent dans leur vie scolaire comme leurs parents ont raté leur vie conjugale, c’est toujours la faute des autres ou c’est à cause d’un facteur qu’ils ne contrôlent pas. Je dis aux jeunes que le bonheur ou le malheur dans lequel ils se trouveront dans 10, 20 ou 30 ans sera le résultat des millions de décisions qu’ils devront prendre dans leur vie, plutôt que de se les laisser imposer par l’autorité.  » Je me lève-tu ou je me lève-tu pas à matin? je travaille-tu au dépanneur les weekends pour me payer une moto? j’arrête-tu mes études un an ou deux pour « voir le monde » (la « sabbatique bullshit »)? On ne leur a jamais parlé comme ça. J’ai l’impression de débarquer sur une planète de mutants soumis et dociles. Comment ne pas être étonné que ces mêmes élèves refilent à l’état providence leur devoir de compassion le plus fondamental et le plus humain ? Chers Québécois, cessez de vous plaindre de votre gouvernement, il est à votre image, car c’est vous qui l’avez élu justement parce qu’il est à votre image.

  15. Nom d’un chien à cause du temps de délaie du blogue, j’ai l’impression d’être le perroquet qui jacasse des citations de Reynald!!

    Haha!

  16. @ Guillaume

    À mon humble avis, je crois qu’il y a deux failles à ton raisonnement

    1- Je crois que tu sous-estime la générosité des gens (Quand ils ne sont pas surtaxés par l’État). Je crois que les gens sont très généreux lorsqu’ils ont la conviction que s’ils n’aident pas personne d’autre ne le fera.

    2- Tu assumes que l’État est l’organisme le mieux placé pour résoudre ce que tu appelles des inégalités. Or tous ces niveaux de bureaucratie que tu déplores sont inhérents à l’État. Reagan comparait l’État à un bébé avec un appétit vorace à une extrémité et aucun sens des responsabilités à l’autre. Avant de redistribuer la richesse, l’État aspire une quantité toujours plus grandissante de cette richesse et ceux à l’extrémité ne reçoivent en fait que des miettes. Bref, l’État à déjà maintes fois prouvé qu’il est le pire des gaspilleurs.

    Par ailleurs, dans les commentaires, j’ai trouvé que l’angle religieux était intéressant.

    Il est très possible que les personnes croyantes et religieuses aient une tendance à être plus généreuses. La charité est une valeur prêchée par la plupart des religions. Il est intéressant de noter que les plus généreux donateurs de charité en Amérique du Nord sont dans l’Utah qui est dominé par les Mormons.

    • 1- Je crois aussi que les gens seraient plus généreux s’il n’y avait pas un état avec le quasi-monopole de la compassion. Mais, sincèrement, je ne crois pas que cette générosité serait suffisante.

      2- Il est faux de dire que « j’assumes que l’État est l’organisme le mieux placé pour résoudre » les inégalités. Je n’ai jamais dit ça. L’organisme le mieux placé, selon moi, est toujours celui le plus proche possible du citoyen. Et il y en a un paquet avant d’arriver à l’État (famille, fondations religieuses, groupes bénévoles). Vous n’avez pas à me convaincre que l’État finit toujours par gaspiller davantage. Si vous relisez mon texte, vous verrez que je partage 100% cet avis.

      • @ Guillaume S. Leduc:

        Vous le dites implicitement ici que l’état doit intervenir… si…

        « Ce dernier implique, notamment, que sa liberté individuelle soit préservée tant et aussi longtemps qu’elle ne soit appelée à contribuer à une intervention rendue nécessaire par une insuffisance constatée dans la société dans laquelle elle vit. »

        (tiré de votre message du 22 décembre 2010 à 00:50)
        :-)

        • Ouais… si;
          ;-)

          Alors, allons-y avec les « si ».

          -Si l’état ne prélève plus autant d’argent -de force- de nos poches…

          et si;

          -L’état arrête de nous obliger à vivre dans un système monétaire débile, inflationniste et basé sur RIEN.

          L’argent va prendre de la valeur et les individus auront une richesse incroyable pour répondre à tous les besoins actuels et même à plusieurs autres.

          :-)

          En réalité, les effets de ces « si », sont des faits.

          Il ne reste qu’à nous éduquer par rapport aux effets néfastes du système monétaire actuel. Pour les impôts/taxes + autres interventions de l’état, je crois que la plupart ici connaissent ces effets néfastes.

      • À noter que « famille, fondations religieuses, groupes bénévoles » tombent pas mal dans le giron de la charité privée et volontaire.

        En fin de compte, tu es peut-être plus libertarien que tu ne le crois… ;)

        • Je dis depuis le début que le libertarianisme m’influence à un certain degré. Mais je n’écarterai jamais l’État si en bout de ligne tous les échelons précédents sont insuffisants.

  17. @ Reynald Du Berger:

    Plusieurs de vos commentaires sentent le mépris -et les généralisations trop faciles- envers TOUS les Québécois. C’est à peu près la chose qui m’énerve le plus de certains animateurs de « rédio »…

    Je suis capable de me critiquer ou de critiquer les travers des Québécois, mais ce que vous faites, n’est ni basé sur des faits, ni constructif.

    Et ce que vous oubliez souvent dans vos analyses, c’est que les structures socialistes, donnent TOUJOURS ce genre de comportements (que je n’aime pas plus que vous).

    Alors pourquoi blâmer uniquement « le peuple », si PERSONNE n’a voté DIRECTEMENT pour avoir ces structures débiles. Et comment savoir avec certitude (ou objectivement), que le peuple est majoritairement pour toutes ces structures socialistes centralisées, « one size fits all » ?

    -Par exemple, les CPE + ass. médicaments n’étaient pas dans le programme du PQ.

    -Les réformes de « l’édukâssion », n’étaient pas endossées par la majorité des profs ou des parents.

    -Ni le déconfessionnalisation des écoles (Jacques Brassard a dit que cela a été fait de façon totalement anti-démocratique, totalement hyprocrite). Que vous soyez pour ou contre, c’est une autre chose.

    -La même chose s’est passée pour le cours ECR…

    Même chose pour presque toutes les dérives que subit la société québécoise.

    Je ne dis pas qu’en tant que peuple, nous sommes parfait, loin de là, mais svp, regardez aussi l’ensemble des causes. Tout n’est pas une question de « culture ».
    Ou tout n’est pas une question d’avoir « la bonne personne au bon poste » (ce que les étatistes de gauches répètent toujours), pour que les choses s’améliorent, il faut aussi des structures basées sur des principes moraux solides, donc non-centralisées, non « one size fits all » et non socialistes.

    • « Plusieurs de vos commentaires sentent le mépris » j’admets mépriser certains de mes concitoyens et en admirer d’autres, tandis qu’il y en a qui me laissent totalement indifférent. Les incapables de mépris sont aussi incapables d’admiration. Pour ce qui est de « généraliser » disons que plus on a côtoyé de peuples , nations, groupes, j’ai visité plus de 60 pays… plus on peut juger et donc « généraliser », i.e. tirer des traits culturels caractéristiques et non pas des défauts dus à des situations politiques temporaires. Je vous décris ce que j’ai vécu et j’en tire des conclusions qui ne plaisent pas à tous les Québécois, voilà.

      • @ Reynald Du Berger:

        Comme je l’ai écrit: je suis capable de voir nos défauts… et les vôtres, et les miens, alouette. Mais j’en parle un peu moins, sauf si cela est constructif/nécessaire/utile.
        :-)

        Et j’ai aussi écrit ceci:

        « Et ce que vous oubliez souvent dans vos analyses, c’est que les structures socialistes, donnent TOUJOURS ce genre de comportements (que je n’aime pas plus que vous). »

        et ceci:

        « Alors pourquoi blâmer uniquement « le peuple », si PERSONNE n’a voté DIRECTEMENT pour avoir ces structures débiles. Et comment savoir avec certitude (ou objectivement), que le peuple est majoritairement pour toutes ces structures socialistes centralisées, « one size fits all » ? »

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