Immaturité collective

Ian Sénéchal

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Citoyens et industrie, négociez!

Avant de débuter ce texte, je trouve important que vous lisiez cette excellente pièce de Martin Masse – le lien est brisé pour l’instant :( – et bien entendu, notre cher analyste Reynald Du Berger sur le sujet. Également, je veux que vous sachiez, pour fin de transparence, que je possède des actions dans l’industrie de l’exploration gazière au Québec.

Le Québec, une société mature?

Le débat sur le gaz de shale fait toujours rage au Québec. A-t-il évolué? Non. Les leaders d’opinions ont-ils tenté de faire avancer le débat dans la bonne direction? Non. Est-ce que dans au moins un des deux camps qui s’opposent, quelqu’un s’est réellement préoccupé des gens directement touchés par la découverte de cette précieuse ressource? Non. Est-ce que cette industrie se déploiera en sol québécois? J’en suis persuadé. Est-ce que ce sera fait « tout croche »? J’en suis convaincu. Faut-il s’en inquiéter? Oui. Faut-il mettre le projet sur la glace avec un moratoire? Non. Mais bon Dieu, que faut-il faire? Faire preuve de maturité pour une fois!

Des municipalités et des citoyens qui subiront les désagréments

Dans toute cette histoire, si Québec donne son aval au développement, qui subira les conséquences négatives de ce développement? Les citoyens propriétaires de terrain évidemment. Ils ne pourront dire non à une société qui voudra développer sur son terrain. Oui, mais s’ils s’opposent? Bien, ils n’auront qu’à manifester, de toute façon, c’est tout ce qu’ils pourront faire.

Est-ce que le citoyen est le seul à subir les désagréments? Non, évidemment, les municipalités auront des problèmes, car ce sont elles qui devront s’occuper du traitement des eaux et de l’entretien des routes après le passage de cette industrie.

Des désagréments, ok, mais en retour?

Rien! Les citoyens et les municipalités n’auront rien. Aucune redevance. On leur répondra, oui mais, ça va créer des jobs, c’est bon pour l’économie, les redevances aideront la province à devenir riche… Ouin, ok, mais ceux qui subissent réellement tous les désagréments, auront-ils quelconque compensation? Non. Des « peanuts » peut-être, mais en bout de ligne, pas grand-chose. Au Canada et au Québec, on a nationalisé notre sous-sol et on s’étonne que le bordel prenne chaque fois que l’on veuille développer des ressources dans un milieu moindrement plus populeux.

Faire avancer le débat

Avant de dire que les québécois sont des si ou des ça, il faudra que l’on ait la chance de voir réellement qu’elle serait leur réaction si on leur offrait le choix de développer la ressource en subissant les inconvénients et surtout en touchant des compensations financières payées par les compagnies exploratrices.

Je suis contre les redevances versées au Gouvernement du Québec. Ces dernières devraient être négociées par les citoyens et les municipalités, voir au pire les MRC. Il faut rapprocher le pouvoir décisionnel du citoyen qui sera lésé et surtout, rapprocher les compensations financières le plus possible de ce dernier. Ce n’est qu’à ce moment que l’on pourra évaluer le degré de maturité « des québécois ». En attendant, tout ce que l’on peut dire, c’est que le « Québec collectif » est drôlement immature, mais c’est normal, tous les états socialistes agissent de cette façon.

Les décisions se prennent à grands coups d’interventions-spectacles dans les médias et celui qui gagne son point est celui qui aura été le plus solide à obtenir l’appui populaire… ou qui aura offert la plus belle enveloppe brune à la bonne personne. À voir la quantité de libéraux présents dans les compagnies d’exploration, je me dis qu’il y a de forte chance que mon investissement financier rapporte!

Le vrai rôle de gouvernement dans tout ça

Le seul rôle que devrait jouer le gouvernement central ici, c’est son rôle de chien de garde environnemental. Il est le mieux placé pour mener à bien des inspections rigoureuses sur les sites afin de prévenir des catastrophes causées par une compagnie qui serait plus laxiste. Il sera, de toute façon, amplement compensé par les taxes et impôts générées par les nouveaux emplois qui seront créés.

Donc, non aux redevances du Gouvernement du Québec, oui aux négociations directes entre citoyens, municipalités, MRC et compagnies exploratrices, oui aux inspections rigoureuses et oui au développement de la ressource si tout le monde est compensé.

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36 réflexions sur “Immaturité collective

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  2. J’apprécie cette solution.

    Il faut s’assurer que lorsqu’un projet de développement se présente, que ce soit les municipalités et/ou les citoyens qui prennent la décision et qui en tire les bénéfices. Plus l’impact d’un projet est local, plus il sera débattu de façon juste car les impacts seront directs.

    Personnellement, je crois que le citoyen est beaucoup plus apte à prendre une décision éclairée sur un projet de développement local qu’un groupe de bureaucrates situés dans leur Tour d’Ivoire à Québec.
    Pour ce qui est des problèmes environnementaux, les erreurs commises par le passé peuvent être corrigées.
    J’ai entendu un enviro il y a quelques mois au 98.5 FM qui a dit qu’étant donné que l’erreur humaine était possible dans le développement du gaz de shale, qu’il fallait annuler le projet pour éviter une catastrophe environnementale APPRÉHENDÉE.
    Si l’on prend cette façon de penser, il faudrait annuler :
    • la construction de tout édifice, car l’erreur humaine pourrait y insérer une faille qui pourrait causer l’édifice à s’écrouler
    • Le nouvel échangeur Turcot, car un vice de construction pourrait répéter le drame du viaduc de La Concorde.
    • Le développement hydroélectrique, car des erreurs pourraient causer de la pollution au mercure dans les rivières ou causer une brèche du barrage, causant une inondation massive des environs

    L’erreur humaine est inévitable (nous sommes humains…après tout), mais ne doit pas être un facteur pour décider si l’on démarre un projet ou non. Elle doit être prise en considération pour éviter au plus possible qu’elle ne se présente, mais on ne peut dire non à un projet car il a été bâti par des êtres humains…à moins que ces enviros désirent un retour à la vie dans des cavernes…

    F. Boiteau – Membre du RLQ

    • Je suis bien d’accord avec cette analyse. Ce n’est pas tant d’un moratoire que nous avons besoin, c’est de bien revoir les analyses de situation qui ont été faites ailleurs dans le dossier des gaz de shale. Par ailleurs, l’idée de financer les municipalités via des redevances de cette exploitation me paraît excellente. Le palier de gouvernement municipal a hérité de plusieurs mandats et missions de services aux citoyens mais sa base de financement ne s’est pas modernisée pour autant. Un niveau de gouvernement plus proche des citoyens, quelle excellente idée, qui permet d’éviter le « centralisme » et les fonctions publiques lointaines et détachées des impacts de leurs « décisions » De plus, si on veut développer une « conscience citoyenne » c’est probablement au niveau local qu’on peut le mieux le faire.

  3. Ça revient pas mal au principe du retour des redevances aux régions ressources!!! Ça prouve que les bonnes idées demeurent, peu importe la forme.

  4. « Les leaders d’opinions ont-ils tenté de faire avancer le débat dans la bonne direction? Non. »
    Quelle est cette « bonne direction »? celle promue par les petites gazières junior comme Junex « à la solde de…  » qui risquent de crever étranglées par les menaces de moratoires? celle clamée haut et fort par les écologistes « à la solde de.. « ? celle du gouvernement Charest « à la solde de… » ? celle des propriétaires terriens  » à la solde de leur propres intérêts égoîstes… mais légitmes » avec le doigt du « pas dans ma cour » sur la gachette de leur fusil calibre 12 chargé à bloc prêt à tirer sur le permit man de Junex, mais prêts à accepter le « dédommagement » offert généreusement par Junex « dédommagement » aussi discret que secret donc le « bienvenue dans ma cour! »

    La mascarade a assez duré!

  5. « J’apprécie cette solution. »

    Avant de parler de « solution » , il faut d’abord identifier, définir, cerner et décrire correctement un problème. S’il y a un problème.

    • Bien d’accord avec vous, M. Du Berger!! C’est un affaire de tirage de couverte, comme vous avez très bien identifié dans votre commentaire précédent. Aussi, les gens se font déjà dédommager mais…plus ça chiale, plus le pactole va augmenter. A moins que ce ne soit l’élastique qui se mette à péter…

      C’est triste pour Junex. Il y a aussi Strateco (une autre petite PME québécoise) à Matoush qui commence à se faire malmener par les groupes de pression. Les autochtones viennent de se mettre de la partie et ont refusé le projet pour des raisons environnementales (ça c’est la raison officielle). Que les enchères commencent!!

      Je ne suis pas tellement d’accord avec le pouvoir qui va revenir aux municipalités. Imaginez un gisement ou un dépôt de gaz à cheval sur 2 municipalités ou MRC…Bonjour les batailles juridiques, la multiplication des demandes de permis, des règlements à observer! Sans compter la rivalité entre municipalités ou MRC qui est déjà existante et qui ne sera qu’exacerbée…Aye, aye ,aye!!! Trouvez pas que ça fait « Angleterre du Moyen-Age » avec ses fiefs et ses guéguerres internes ? Regardez ce qui se passe avec Montréal et ses arrondissements…

      En tout cas, si ça se concrétise le scénario de M. Massé (québécois libre), je vais fortement conseiller à mes garçons de faire des études en droit. Au Québec, on ne manquera pas d’ouvrage!

      • Ce que vous dites, est vrai seulement si les dépenses des « communautés locales » sont assumés en grande partie par le gouvernement jacobin de Québec…

        Toutes les sociétés centralisées et qui gèrent de façon collectiviste/corporatiste, finissent dans cul de sac semblable au nôtre.

      • Isabelle a une solide expérience en exploration et ça parait dans ses commentaires. Si on permet aux municipalités ou aux MRC de se mettre le nez dans l’exploration et l’exploitation c’est le bordel assuré! La solution est ailleurs et très simple. On permet l’exploration tout en révisant les lois et règlements présents, et surtout, en les calant sur ce qui existe ailleurs et qui fonctionne bien. En Colombie britannique, 1665 permis ont été émis et l’argent rentre dans les coffres des gazières et de la province. Au Québec, seulement 9 permis ont été émis et le diable est dans la cabane. Je vais en scandaliser plusieurs en déclarant que sur le sujet des gaz de shale, Charest a très bien répondu aux attaques du Plateau hier soir.

        • En effet, M. Charest a bien défendu le dossier du gaz de shale!

          Et quand on laisse sous-entendre qu’on est PRESSÉ dans cette histoire…

          Allez voir sur le site de MOLOPO (une gaziere australienne) qui a des permis autour de Saint-Marc sur le Richelieu. La compagnie a préparé une demande pour faire des forages en NOVEMBRE 2009. En AOUT 2010 (9 mois plus tard!!!), on n’avait toujours pas répondu à sa demande.

          http://www.molopo.com.au/projects/canada/quebec/

          Trouvez-vous que c’est d’agir de façon pressée?????

          C’est vrai que si on compare au CHUM, à l’échangeur Turcot (et ses couleuvres brunes), etc…

        • @ Isabelle Robillard :

          Raison de plus pour sortir le gvt central de l’équation.

          Si Madame Isabelle Robillard venait me voir sur MA terre (sur laquelle je détiendrais tous les droits), avec une valise remplie de $$$ et un contrat bétonné + de la documentation, c’est 9 minutes que ça prendrait.

          Bon je caricature un peu… mais il y a une part de réalité la-dedans.

          p.s.
          J’ai écrit un long message pour vous dans l’autre discussion (où l’on parlait d’Osisko), et j’ai accroché le fil de mon ordi avant d’avoir terminé. En gros, j’apportais plusieurs éléments pour vous démontrer que vous preniez le problème par le ‘mauvais’ bout. En tout cas, si l’inspiration me reviens, je vais y répondre…

    • Le problème est identifié: Des promoteurs veulent développer la ressource, le gouvernement veut des redevances et collecter des taxes et les gens ont des inquiétudes sur les impacts environnementaux et économiques de ce développement, ainsi que des inquiétudes sur le point du « Qu’est-ce que ça me donne? ».

      Je n’utiliserais pas le terme « problème » mais plutôt « dilemme »

      La solution de M. Sénéchal est élégante, en ramenant la décision directement au niveau municipal. Comme il a mentionné dans son billet, le gouvernement ne devrait avoir aucun autre rôle que celui de « watchdog » environnemental sans se mêler de tout projet de développement, que ce soit les gaz de schiste, le pétrole dans le golfe du Saint-Laurent ou l’enfouissement de l’uranium dans la Côte Nord, par exemple.

      En laissant les entreprises faire leur travail, tout en laissant la population prendre des décisions sur ce qui aura des impacts directs (ou indirects) à leur milieu de vie, une conscience de responsabilité sera plus facile à cultiver, au lieu de constamment voir des gens supporter un projet et ensuite brandir les armes en hurlant: « Pas Dans Ma Cour! » aussitôt qu’il s’implante de façon unilatérale, sans que les citoyens aient leur mot à dire.

      F. Boiteau

  6. @ Ian Sénéchal:

    Wow, wow et re-wow !!!

    Je trouve que vous avez réussi: « Faire preuve de maturité pour une fois! »

    En passant, j’ai aussi déjà été actif dans les actions minières, ;-)

    Et moi, depuis le TOUT début, j’essaye de me préoccuper de TOUT le monde dans ce dossier.

    Selon moi, c’est simple à faire:

    1/
    Il faut se mettre dans les pieds des investisseurs qui N’ONT PAS DÉCIDÉ du cadre règlementaire « collectiviste ». Ils sont donc autant victimes que les proprios lésés.
    C’est dans l’intérêt des gens de l’industrie de pousser pour une reconnaissance complète des droits des propriétaires. Par exemple, ici même sur ce blogue, je ne vois pas Isabelle Robillard et Reynald du Berger en parler. Pourquoi ne voient-ils pas leur intérêt la-dedans???

    2/
    Il faut aussi se mettre à la place des proprios d’une terre (ce que j’ai déjà été…)

  7. Le texte complet de Martin Masse (du blogue du Québécois Libre) sur un autre site:

    http://www.republiquedebananes.com/2010/12/01/gaz-de-schiste-oui-a-un-moratoire/

    ***

    @ F. Boiteau:

    Pas mal d’accord avec votre commentaire.

    ***

    @ Dany Lemieux:

    Idéalement, les redevances devraient revenir à ceux qui sont les plus touchés: les propriétaires des terres. La gestion collectivistes de notre argent amène trop de gaspillage (et de dettes!). Mais c’est certain que ce gaspillage serait moindre si c’était les municipalités ou MRC qui géraient ça.

  8. « … s’est réellement préoccupé des gens directement touchés par la découverte de cette précieuse ressource?  »

    je suis quelqu’un de directement touché par cette gazéophobie collective… je dois payer un médecin privé.

  9. Un peuple immature est celui qui palabre, discute, s’obstine, négocie, capote sur l’environnement, consulte et écoute ses tartistes en matière d’économie et de technologie, plutôt que ses géologues, bref, comme tu dis Ian, il part « tout croche » au lieu d’autoriser le forage et l’exploitation immédiatement, tout en raccommodant en même temps ses lois désuètes en matière de propriété foncière vs les droits miniers. Il faut être vraiment immature pour paralyser ainsi son économie, le temps qu’il faut (plus d’un an probablement) pour avoir une loi satisfaisante pour tous. C’est même pas parti… et c’est déjà « tout croche » avant même de partir. . Oui, les Québécois assis sur leurs ressources naturelles sont vraiment des « çi et des ça ». et ils attendent….. ils attendent…

  10. Pour m’amuser, j’ai demandé à une dizaine de personnes si ils savaient ou l’on se servait du gas de shale et… personne était sure. Je dois admettre que moi même je ne suis pas pas sure…est ce un gas pour chauffer les maisons, pour chauffer l’eau… pour la cuisinière? Je ne pense pas que c’est du gas pour les autos?

    L’idée que les citoyens et la municipalité puissent profiter des revenues est une bonne idée si c’est fait du manière très sécuritaire.

    Je serai la première à être heureuse à la Bachand si le Québec peut profiter de ces ressources de gas de shale, mais je crois qu’il faut être prévoyants.

    • L’animateur de l’émission Découverte prétend que la « technique » (le forage horizontal et la fracturation hydraulique) est « expérimentale et pas très bien maîtrisée ». Je ne partage pas cet avis. C’est aux spécialistes qu’il faut poser la question, et non pas à l’animateur de Découverte même si ses recherchistes ont « enquêté des mois » dit-il sur le sujet. Un de ces spécialistes est le PDG de Junex, J.Y. Lavoie, ing. géologue et spécialiste de la dite technique ainsi que de l’exploration gazière. Il fera partie d’un panel sur ce sujet – aussi sur le pétrole et l’uranium- demain soir lundi le 6 décembre au Musée de la Civilisation de Québec à 19h30. Seront aussi du panel Mmes Joanne Marcotte et Françoise David.

  11. Reynald est-ce que c’est voulu que la pression dans le puits sois aussi élevé?

    Est-ce que la pression est retenue par un régulateur de pression ?

    Est-ce que c’est le poids du sol situé au-dessus qui créer cette pression?

    Est-ce que le réseau de distribution fonctionne avec cette pression naturel?

    Est-ce que la solution ne serait pas de faire diminuer cette pression pour que les fuites soient moin importante dans la nappe phréatique et que le gaz emprunte le chemin le plus facile donc le pipe line?

    • Contrairement à l’affirmation de Charles Tisseyre, la fracturation hydraulique est très bien connue et universellement utilisée. Nous l’avons utilisée nous-mêmes au Burkina Faso pour augmenter le débit de puits profonds dans le roc ou dans la cuirasse latéritique. Les puisatiers québécois l’utilisent aussi couramment, cela permet l’ouverture de fractures et la création de nouvelles fractures, ce qui augmente la perméabilité. On injecte de l’eau sous haute pression avec du sable, ce dernier permettant de garder les fractures ouvertes. On installe un coffrage autour de la zone ainsi fracturée afin de contenir le processus. J.Y. Lavoie expliquera cela probablement au panel de demain soir. Il y a toujours possibilité que la fracturation ne fonctionne pas et qu’il y ait des fuites. Mais la proportion d’accidents vs les fracturations réussies, ne justifie certainement pas un moratoire pour des raisons de sécurité.

      • @ Reynald Du Berger:

        Pour les questions techniques, je fais plus confiance à vos explications qu’à celles des « experts » de radio canada… qui -au niveau idéologique- penchent presque toujours en faveur des « nonistes » et de CERTAINS faits scientifiques au détriments des autres.

        Pour les questions de gouvernance, de gestion, de démocratie, de droit de proprieté et de loi sur les mines, je fais plus confiance « au peuple ».

        Et pour que le « peuple » agisse en adulte, il faut cesser de le déresponsabiliser et de TOUT gérer à partir de Québec. Si vous voulez qu’il agisse en adulte, il faut qu’il puisse assumer ses choix -en terme de développement- au niveau local. S’il dit non à tout et ce, dans un cadre démocratie locale où il assume beaucoup de ses dépenses, alors il va rester pauvre.

    • Désolé, j’avais manqué le billet précédant!!

      Une autre question que je me pause. Est-ce que c’est la glace qui se forme au niveau de la nappe phréatique qui fait endommage le tuyau. Si c’est comme du propane qu’on utilise à grand débit le tuyau gèle, si on met le tuyau dans l’eau et qu’il n’y a pas de dilatation possible pour la glace le tuyau s’écrase.?

      Ça serait intéressant de poser la question à m. Lavoie.

  12. Pingback: lacapitaleblogue.com | Suggestions du 04-12-2010

  13. F. Boiteau dit :
    4 décembre 2010 à 12:48
    Personnellement, je crois que le citoyen est beaucoup plus apte à prendre une décision éclairée sur un projet de développement local qu’un groupe de bureaucrates situés dans leur Tour d’Ivoire à Québec.

    Vous devriez nous faire part du profil de ces citoyens, avant.
    Une scolarité de 3 ième année B, sans expérience de l’exploitation des ressources, est-ce suffisant ?… Ça vous va, comme ça ?…

    Ces citoyens sont incapables de financer seuls leurs routes, ponts, services municipaux, sociaux et sportifs, vous proposez qu’il se mêlent de développement d’un ressource située 7 kilomètre sous terre ?…

    Pas sérieux votre résonnement.
    CH

    • @Christian
      vous avez dit:

      Ces citoyens sont incapables de financer seuls leurs routes, ponts, services municipaux, sociaux et sportifs, vous proposez qu’il se mêlent de développement d’un ressource située 7 kilomètre sous terre ?…

      Le fait que les villes sont incapables de financer leurs routes n’a aucun rapport avec votre propre raisonnement. Cette incapacité proviens de manque de fonds dû au système actuel de taxation qui ne redistribue pratiquement rien aux villes.

      Plus les dépenses sont locales, plus elles affectent le problème en son cœur. Pour ce qui est de Montréal(et autres villes) et de la façon dont les routes sont gérées, il s’agit d’un problème de gestion et de l’efficacité du personnel…(cols bleu, pour ne nommer que ceux là)

      Ceci est un autre sujet entièrement et donc je ne l’adresse pas ici.

      Vous devriez nous faire part du profil de ces citoyens, avant.
      Une scolarité de 3 ième année B, sans expérience de l’exploitation des ressources, est-ce suffisant ?… Ça vous va, comme ça ?…

      Peut-être que non, mais rien n’empêcherait les citoyens d’embaucher des experts indépendants pour répondre à ces considérations. Il en reste que la décision est ultimement la leur, et l’argent dépensé, le leur.

      De toute façon vous supposez que tous les citoyens diront leur mot sur le sujet, alors que seule une poignée de citoyens impliqués se présentent aux conseils de ville.

      Mais vous allez répondre que justement, les citoyens ne s’impliquent pas et que mon argument est circulaire… Un travail de motivation de la population doit être effectué pour régler ce problème, mais ce n’est pas en laissant le gouvernement provincial décider de ce qui se passe dans leur ville de façon unilatérale.

  14. @ Christian:

    Justement, si nous vivons dans une vraie démocratie… semi-directe et LOCALE comme en Suisse, presque tous les services seraient gérées de façon locale, donc, les coûts aussi seraient assumés localement.

    Dans un tel contexte;
    -Si une communauté voudra se développer, elle fera des choix en conséquence.
    -Si une communauté NE voudra PAS se développer, elle fera des choix en conséquence.

    Pour l’instant, les communautés peuvent dire NON à tout, et NE PAS en subir les conséquences, car il vont quand même recevoir leurs subventions et l’aide au développement, par le gouverne-maman central qui contrôle presque tout et distribue les cadeaux à tout le monde et ce, indépendamment des choix fait au niveau local.

  15. Je suis pour l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste car cela peut créer de la richesse au Québec. Je suis contre un moratoire, il faut que cela soit fait tout en respectant l’environnement. Dans ce cas, c’est le rôle du gouvernement de s’assurer que cela soit fait de la bonne façon. À l’instar de M. Sénéchal, je ne veux pas que le gouvernement reçoivent des redevances de l’industrie car il va gaspiller l’argent dans la machine bureaucratique québécoise. Je crois que les compagnies exploratrices devraient négocier directement avec les citoyens touchés et les municipalités. Je pense que ceux-ci devraient recevoir les redevances car ce sont eux qui vont être directement touchés par l’exploitation et l’exploration de cette ressource.

  16. Je suis POUR un moratoire!
    Pourquoi? pcq le gouv. du Quebec va prendre l argent des redevances et le gaspiller dans des programmes sociaux au lieu de payer la dette.

    Alors oui privez on nous des ces revenus pour que l on fonce plus vite dans le mur et appliquer les vrais correctifs. Apres cela, exploitons a fond et remboursement notre sacrement de dette!

  17. Je suis pour la richesse du Québec mais il doit y avoir certaines lois et guaranties pour certains terrains trop près de l’exploration. Je pense que l’eau est notre plus grande richesse et éventuellement elle serra plus coûteuse que le gas, l’huile etc.

    Je me demande une question….si sans moratoire,l’eau est empoisonné de produits chimiques ou de gas, dans les terres appartenant à un citoyen, est-ce que le citoyen propriétaire pourra actionner le gouvernement pour avoir laissé les compagnies d’exploitation du gas de shale, s’y installé « trop près » de son terrain sans protection?

    Deuxièmement, disons que l’on accepte l’exploration loin des terres privées et que ces terres sont infiltrées et deviennent inpures, est-ce que ces produits chimiques ou gas pourront s’évaporer éventuellement, après que l’exploitation soit terminé?

    Peût être que M. du Berger aurait la réponse…

    • Pour l’eau « empoisonnée » comme vous dites, mon expérience de géophysicien en hydrogéologie m’a montré que dans 90% des cas, la source de pollution est reliée à l’activité agricole. Dans le reste, la cause est reliée à des activités industrielles chimiques (petites ou grosses industries). J’ai vu par exemple un exploitant d’eau de source naturelle dont l’épandage d’engrais et de purin (azote, phosphore) par les exploitants agricoles autour de ses puits ruiné par ces pratiques agricoles. Je ne connais pas la jurisprudence en pareils cas, ni comment ces problèmes ont été résolus juridiquement, mais on peut imaginer des scénarios juridiques analogues en cas « d’accident écologique » provoqués par l’exploitation des gaz de shale. Je crois que les « accidents écologiques » provoquées par les gaz de shale seront toujours mineurs comparés à la pollution d’origine agricole.

  18. Voici un excellent livre sur la question du moratoire des gaz de shale:

    http://auboutdupetrole.ca/spip.php?article91

    C’est certains que je vais lire! J’ai entendu m. Mousseau sur les ondes du 93.3 lors du Retour de Gilles Parents. Je crois que c’était mardi ou mercerdi soir. À écouter si vous en avez la chance.

  19. @Reynald…Je ne posais pas la question sur la polution de l’industrie agricole. Je sais que çela existe, mais il nous faut de la nourriture pour vivre et malheureusement nous sommes déjà un peu empoisonnés avec tout ces produits chimiques sur nos fruits et légumes. Les industries par contre, sont rarement près des terres agricoles.

    Je parlais plutôt des fuites du gas de shale, si il y a une ou des fissures et que le gas se propage, comment peut on le savoir ou le savons nous seulement après contestation du fait, ou peût on boucher la fissure pour l’arrêter… ou est-ce que le gas va toujours s’échapper dans les terres et gaspiller l’eau des puits artésiens dans les environs, qui malheureusement ne seront plus salubres?

    J’ai vu le film Fire Water….very scary!

    • Chère Renée, quand je fais mon marché ce ne sont pas les éventuelles traces de pesticides sur les 2 ou 3 poivrons verts que j’achète qui m’inquiètent, ce sont les bactéries laissées par ces vielles taponneuses de fruits et légumes qui vont tripoter 20 poivrons avec leurs vielles mains sales avant d’en choisir un seul. Qui sait ce que ces vielles mains sales ont tripoté avant de caresser avec frénésie ou hésitation les 20 poivrons? Ce sont aussi les même tripoteuses et taponneuses qui vont ensuite déposer leurs sacs réutilisables dégeux qui ont trainé au plancher de leur voiture imbibés de merde de chien sur le tapis roulant de la caissière. Pensez-vous que je vais déposer mon poivron là-dessus? Je suis « écoeureux » pour des motifs hygiéniques et non chimiques. Et si je lave mes fruits et légumes, ce n’est peut être pas pour éliminer les mêmes choses que celles qui vous inquiètent. Nos supermarché québécois contaminés par ces sacs à merde réutilisables imbibés de jus de steak haché pourri et trimbalés comme des cabas par ces tripoteuses vont devenir bactériologiquement aussi nocifs que nos hôpitaux. C’est l’avis d’un scientifique.

  20. @Reynald…Moi aussi cher individu je lave mes fruits et légumes pour qu’elles soient libres de je ne sais quoi de tapoteux et tripoteux en plus des pesticides.

    BTW, c’est une bonne idée de laver ses sacs et de les désinfecter si çelà nous le dit!

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