LA GUERRE À L’AUTO

Éric Duhaime

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Une journée, ce n’était pas assez. Cette année, on a droit à une semaine complète d’En ville sans ma voiture. Les écolos en profitent aussi pour lancer la première édition des Quartiers sans voitures. À quand la ville, le pays ou la planète sans voiture, à l’année? Pour les extrémistes de la religion verte, ce n’est qu’une question de temps.

Des kiosques de propagande, des conférences subventionnées sans auditoire et des rues fermées inutilement qui font rager. On en a pour la semaine. Suite sur Duhaime en droite ligne…

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25 réflexions sur “LA GUERRE À L’AUTO

  1. Si on me garanti un métro sécuritaire face au crime et fiable aux horaires et à la mécanique, je suis d’accord, sinon pas de jour sans auto à Montréal. Pas de gueligueli, on agit ou on démissionne M. Bergeron, on est pas à Ryad ici!

  2. Ça commence par une journée sans voitures, et si on laisse les choses dériver, ces écolos réaliseront leur rêve ultime: une Terre sans humains!

  3. Ils veulent contrôler nos déplacements!
    Ils veulent contrôler nos revenus (http://www.cnbc.com/id/39265847 )!
    Ils veulent contrôler notre nourriture (http://foodfreedom.wordpress.com/2010/01/12/codex-alimentarius-control-food-and-you-control-people/ )!
    Ils veulent contrôler la famille (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2010/09/20/001-dpj-bilan.shtml )

    Ils contrôlent les juges!
    Ils contrôlent déjà les armes à feux et nos moyens de défense.

    Hey! C’est comme les esclaves du temps de Moise!

  4. Vous ne faites pas la part des choses. Les automobilistes imposent un style de vie. Imposent une structure urbaine. Imposent pollution de l’air, pollution sonore, émission de gaz à effet de serre. En retour, le style et de vie et la structure urbaine imposent la voiture, et la toxicité qui vient avec.

    Selon mon expérience, les décisions sur la fermeture de certains quartiers sont prises de manière plutôt démocratique dans les municipalités. Si vous n’êtes pas d’accord, exprimez-vous, mais ne vous victimisez pas à outrance. Une journée sans voiture dans l’année, dans un secteur limité de quelques villes, juste pour visiter un instant ce qu’aurait l’air un quartier sans voiture, et vous criez au complot extrémiste. Ce n’est pas sérieux. Tenter de faire pitié n’est pas la meilleure stratégie pour faire valoir un point de vue, et ça devient gênant à la longue.

    Ce n’est pas beaucoup de vous demander de faire l’effort d’ébranler vos préjugés. En ce sens, votre manque de curiosité est plutôt désolant. La journée de la voiture, c’est 365 jours par année. De la propagande publicitaire qui vous dit 30 fois par jour, 365 jours par an, qu’il faut que vous aillez une voiture. Au RLQ, vous parliez de responsabilité citoyenne. N’est-ce pas faire preuve de responsabilité que tenir compte des impacts de son style de vie sur ses concitoyens? Et pour bien mesurer ces impacts, n’est-ce pas une bonne idée que d’évaluer la situation avec et sans voiture? Un occasion en or vous est offerte de répondre de vos propres ambitions.

      • Vous avez bien raison!

        C’est ce que j’ai failli dire aux employés de la STM qui se balladaient devant les files de personnes qui attendaient pour voir les voiliers aux Vieux-Port.

        Ils se comportaient en inquisiteurs, abordant les gens en leur demandant: êtes-vous venu en métro? Devant l’affirmative, ils répliquaient: « Ah mais c’est trrès bien! Vous avez ainsi empêché la production de ce volume de CO2!! », en désignant un gros ballon blanc qu’ils avaient accroché à leur dos.

        Faut vraiment être mal pris pour accepter un tel job. Message à la STM: vous pourriez pas mettre l’argent pour améliorer le service au lieu de nous envoyer ces désagréables extra-terrestres nous faire la morale?

    • À propos de faire la part des choses, les cyclistes font fausse route en jouant les victimes avec les soi-disant méchants automobilistes. Cette vision manichéenne du transport est quelque peu réductrice.

      Je demeure à Montréal, dans un quartier où on retrouve des Bixis à profusion. Je suis tour à tour piéton, cycliste et automobiliste et je peux vous affirmer que des délinquants, il y en a dans TOUTES les catégories.

      J’ai vu 3 accidents de vélo dernièrement. Un était provoqué par une portière de voiture qui s’ouvre inopinément (le cas classique), un autre a été provoqué par le ballon d’une fillette qui est allé se loger entre le cadre et la roue d’un bicycle le stoppant net dans son élan et finalement, un cycliste pressé est allé foncer sur un autre cycliste dans une courbe.

      J’emprunte souvent les pistes cyclables de Montréal et, franchement, plus ça va plus ce sont certains cyclistes qui me font peur. Ils roulent archi vite et dépassent en se foutant éperdument des autres cyclistes qui viennent à leur rencontre. Et que dire des nombreux cyclistes que j’ai vu emprunter le Boulevard Saint-Laurent à l’envers!!

      À propos d’ébranler les préjugés, il serait grand temps qu’on comprenne qu’on ne peut tout faire à vélo, surtout quand on a une famille à s’occuper. Mes enfants savent faire du vélo mais je ne tiens pas tellement à adopter ce moyen de transport de façon systématique. Il y a des endroits et des moments où ça risque d’être très désagréable, à cause du comportement de certains cyclistes, justement!

      Mais il est vrai qu’à Montréal, les familles ne représentent pas une voix forte. D’abord parce que une bonne partie des familles se sont enfuies faute de pouvoir se payer un toit décent. Et ensuite parce que celles qui persistent à rester, eh bien elles sont trop occupées à travailler dur alors il ne leur reste plus de temps pour manifester à tout bout de champ leur désaccord envers les politiques de certains idéologues qu’on a élu maire d’arrondissement.

      Exprimez-vous…manifester votre désaccord…c’est qu’on a d’autres choses à faire, nous autres! ;-)

      •  » (…) ce sont certains cyclistes qui me font peur. Ils roulent archi vite et dépassent en se foutant éperdument des autres cyclistes (…) »

        Je fais beaucoup de vélo… j’appelle ces zigotos, ‘kamikaze’… ils ne font AUCUNE concession, ne ralentiront sous AUCUNE circonstances pour ne pas perdre, ne serais-ce qu’un millionième de kilomètre de vitesse… des fous! Ils vont vous tuer, ou se tuer, ou tuer les deux avant de ralentir… ils sont invariablement déguisés en participants du Tour de France, mais en plus spectaculaire. Pourtant, j’ai un vélo de course moi-même et je ne suis pas lent. Je vois moins de maniaques de la vitesse, proportionnellement, en auto.

    • Bonjour Isabelle et Bernard,

      Les gaz à effet de serre ne sont qu’une composante de la série de conséquences reliées à l’omniprésence de l’automobile dans votre vie comme dans la mienne. Quoi qu’il en soit, mon argument était que la journée sans voiture nous offre à tous, comme cyclistes ou automobilistes, l’occasion de réfléchir à ses conséquences, et peut-être, au bout du compte, d’agir de manière plus responsable et plus courtoise sur la route. Et, rêvons un peu, exiger des zones urbaines plus humaines, ou juste « urb’humaines » ;). Ça ne coûte rien d’y penser un tantinet.

  5.  »Les automobilistes imposent un style de vie (…) Si vous n’êtes pas d’accord, exprimez-vous, mais ne vous victimisez pas à outrance (…) Tenter de faire pitié n’est pas la meilleure stratégie (…) »

    Non! Moi je ne veux rien vous imposer… moi, je ne tente pas de faire pitié.. moi, je ne me suis pas victimisé… c’est pas mon genre. Moi, j’ai sacré mon camp… comme 20,000 autres le font chaque année. Je suis déménagé sur la Rive-Sud… et prenez-le d’un ancien Montréalais sectaire dont l’ancêtre est arrivé ici en 1653 (La fameuse Grande Recrue). Vous voulez ramener la ville à cette belle époque… chemins de terre et charrettes à bœufs… les vaches broutant au coin de Peel et Sainte-Catherine et lâchant des gaz plus polluants que milles autos… Shangri-La quoi!

    Pendant que ceux qui magasinent à Montréal deviennent fous dans les embouteillages monstres (vous avez vu ca en fin de semaine passée??? Les grands voiliers???) créés artificiellement et se font matraquer à coups de tickets pour tout et pour rien (la police remplace les Iroquois de l’époque), moi je vais au Quartier Dix30, pas de parcomètres, pas de tickets, pas de quêteux, stationnement intérieur, pas d’embouteillages.

    Je ne remet presque jamais les pieds dans cette ville de fous. Je la laisse toute entière aux sectaires fanatiques verts anti-auto, anti-progrès, anti-richesse, anti-humains, anti-capitaliste, pro-taxe, pro-tickets, pro-pauvreté, pro-Radio-Canada, PRO-LOOSERS!!!

    Oh! Et avant que je n’oublie… le système de transport en commun de Montréal ne vaut rien… je peux comparer, mon travail m’ayant amené régulièrement à Paris, Londres et Tokyo.

    • Veuillez m’excuser si j’ai laissé croire que mon commentaire s’adressait à vous comme automobiliste. Je m’adressais en fait à M. Duhaime.

  6. Laissez-vous pas faire par ces réchauffisss de pouilleux de communisss séparatissss….

    Bravo pour votre courage!

  7. Tout d’abord, je n’appuie pas les radicaux dans aucuns domaines et je pense que les journées sans voiture n’apporteront rien de bon. Mais il faut voire qu’une meilleure gestion du trafic automobile, pour plusieurs résidents de l’île de Montréal, n’est pas tant une question écologique qu’une question de qualité de vie.

    Pourquoi les gens quittent-ils l’île pour aller en banlieue? Il y a plusieurs raisons mais les principales sont certainement les hauts prix de l’immobilier et l’offre déficiente au niveau qualité de vie pour les familles.

    Comment peut-on régler ces problèmes? Est-ce en construisant plus de routes, plus de ponts et plus de parkings qui feront fuir encore plus de gens vers la banlieue? Je ne crois pas… Je sais que c’est ce que les résidents des banlieues souhaiteraient, mais il faut aussi accepter que l’aménagement urbain de l’île de Montréal est d’abord l’affaire des gens qui y habitent.

    Je n’ai pas la prétention d’avoir une solution. Interdire les voitures sans offrir d’alternatives viables n’est certainement pas la bonne façon de procéder. Mais d’un autre côté, continuer sur le modèle de développement urbain traditionnel nous « conduit » droit dans un mur.

    •  »Est-ce en construisant plus de routes, plus de ponts et plus de parkings qui feront fuir encore plus de gens vers la banlieue? (…) Je sais que c’est ce que les résidents des banlieues souhaiteraient »

      Je suis parti justement parce que l’accès est trop difficile et la circulation cauchemardesque (et cette situation est créée artificillement)… non… la solution est de prendre la poudre d’escampette et de n’y pas remettre les pieds… comme moi…

       »(…) il faut aussi accepter que l’aménagement urbain de l’île de Montréal est d’abord l’affaire des gens qui y habitent, »

      … parfaitement d’accord avec vous… mais les vrais gens qui y habitent… pas les idéologues de la bande a Bergeron. J’ai parlé récemment a un type qui est dans le domaine des ressources humaines dans le centre-ville… il m’a dit que le centre-ville se vide, que des gens refusent d’aller au centre-ville pour des entrevues, et que des gens refusent d’y aller travailler (ca je l’ai vu de mes yeux!). L’idéal serait d’avoir un système de transport en commun efficace dans TOUTE LA RÉGION Montréalaise… mais vous ne verrez pas ca a Montréal.

      • C’est un peu comme une sorte de cercle vicieux. Le gros du problème de trafic est justement causé par les « navetteurs ». Or, chaque résident de l’île qui quitte pour la banlieue et devient lui-même un navetteur ne fait que contribuer à empirer le problème qu’il essaye de fuir.

        Tout ça est un peu paradoxal: les banlieusards ragent contre le réseau routier montréalais mais en même temps, ce sont eux qui le surcharge.

        Peut-être que je suis brainwashé par la presse gauchiste ou quelque chose du genre… mais je pense que le développement des métropoles au 21e siècle passe par le transport en commun. Sauf qu’on ne peut pas d’une main investir les sommes colossales requises pour la mise en place d’un réseau de transport collectif comme on en voit en Europe et de l’autre main, investir des sommes tout autant colossales pour développer le réseau routier.

        Il faut faire un choix et le choix d’une majorité de montréalais est le transport en commun. Le jour où les banlieusards en auront assez de perdre leurs journées dans le trafic, ils auront le choix entre: 1- développer une économie plus locale ou 2- développer un réseau de trains de banlieue qui répondra à leurs attentes.

        • C’est pas moi qui crée la congestion… je n’y vais plus… et je connais de plus en plus de gens qui n’y vont plus…

        • Tant mieux pour vous alors… je ne suis pas en train de vous accuser personnellement de quoi que ce soit d’ailleurs. Moi-même étant originaire d’une région éloignée où la voiture est indispensable, je ne suis pas réellement attaché à Montréal. J’essaye juste d’adopter le mode de vie qui convient le mieux à ma situation actuelle.

          Mais je me demande pourquoi, si de plus en plus de gens ne viennent plus à Montréal, la situation au niveau du trafic ne fait qu’empirer et l’immobilier est de moins en moins abordable?

          Enfin… au chapitre des solutions, il me semble que la droite devrait étudier la possibilité de privatiser certains segments de routes et de transport collectif. Il y a des exemples de cas aux USA alors il faudrait peut-être voir si ça fonctionne ou pas.

  8. Moi, j’ai quitté Montréal le 1juillet de cette année. J’ai laissé ma permanence pour aller vivre en Mauricie. Je fais moins d’heures, mais je travaille quand même dans mon domaine. Je ne retournerais plus vivre en ville.

    Sinon, je me souviens très bien de la casse faite à un autobus de la ville de Montréal-Est par des employés du SCFP le 7 octobre 2009:

    http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2009/10/20091023-055000.html

    Au fond, les écolos et le syndicats se foutent éperdument de l’environnement; ils militent pour LEUR cause et LEUR profits. Ils ne valent pas mieux que les lobbys qu’ils dénoncent…

    • Je me souviens que, étant jeune étudiant et marchant jusque chez moi, complètement trempé sous la pluie battante a cause d’une autre des nombreuses grèves des chauffeurs de la STCUM de l’époque, je me disais: ‘Un jour, je vais avoir une voiture, et je n’aurai jamais plus a dépendre de ces crapules’… ca s’est fait.

  9. selon Richard Bergeron la semaine sans voiture c’est déja dépassé, « on est rendu beaucoup plus loin que ça » dit-il en parlant des rues qui sont fermées durant toute l’été

    • Ne me dites pas que ce « petit bijou » d’entrevue est déjà sur You Tube!!! Attachez vos tuques avec de la broche parce que c’est assez décoiffant, merci!

      On peut mesurer toute la modestie du personnage à 1:28 lorsqu’il se déclare le meilleure spécialiste de l’auto au Québec…

      Au secours.

  10. Je suis de ceux qui refusent de mettre les pieds à Montréal depuis maintenant 1 an.

    J’y ai refusé plusieurs emplois durant les 2 dernières années, et j’ai avisé ma clientèle du territoire que s’ils tenaient à mes services, le prix passait de 55 à 110$/heure, plus 2 heures de déplacement. De plus, les « journées sans voiture » et les journées où l’on ferme la ville pour des événements cyclistes sont automatiquement exclues de quelque visite que ce soit de ma part, peu importe le taux horaire.

    Voilà ce que les tricoteux de paniers et les pelleteux de nuages on réussi à accomplir !!!

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