La vraie indépendance

Éric Duhaime

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Bazzo.tv

Pour écouter le débat :

Éric Duhaime, conclusion du débat sur la montée de la droite québécoise, Bazzo-TV, Télé-Québec, 16 septembre 2010

Merci à Daniel Paquet pour avoir sorti le verbatim de la fin du débat diffusé hier à Bazzo.tv portant sur la droite québécoise.

Ça fait 40, 50 ans que le mouvement indépendantiste au Québec est en croissance. Il a été au pouvoir pendant plus de 20 ans, et ce qu’on remarque, c’est que le Québec n’a jamais été aussi dépendant du Canada anglais. Et ces gens-là réclament toujours plus, plus, plus d’Ottawa.

Donc, la vraie indépendance pour le Québec, ça commence en se gérant nous-mêmes, en étant autonomes financièrement, en arrêtant de dépendre du 8,5 milliards que nous envoie annuellement l’Alberta, en arrêtant de dépendre des programmes sociaux fédéraux, en arrêtant de dépendre de l’argent d’Ottawa, du gouvernement fédéral.

Le jour où on ne sera plus des «quêteux» à Ottawa et dans le reste du Canada et vis-à-vis l’Alberta, alors je pense qu’on aura acquis la vraie indépendance, celle qui compte le plus: on sera financièrement autonome, et là on pourra prendre les décisions politiques qui s’imposent!»

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48 réflexions sur “La vraie indépendance

  1. Bien d’accord avec le billet!

    L’autonomie, ce n’est pas se priver de l’aide de ses voisins. Ça signifie de ne pas dépendre de ses voisins, de l’aide gouvernementale, de la charité…

    La péréquation dérangeait les piquisses du temps où ils voyaient le Québec payer pour les autres provinces. Maintenant que nous dépendons des ex-BS, ils n’en parlent plus. Leur gauchisme les plonge dans un dilemme: demander plus au donneur et, d’une même voix, réclamer le divorce. Hmmmm. Things that make you go « hmmm ».

    Sourire en coin, votre tout dévoué Tuxdequébec

  2. C’est un débat essentiel et je suis heureux de voir qu’une télé « gauchiste » y participe! J’ai apprécié le ton du débat mais, à mon avis, ça doit aller encore plus loin. Cependant, comme je le dis régulièrement, il faut maintenant aller au-delà des constats et mettre les propositions concrètes sur la table.

    En autant que ça demeure un débat lancé et maintenu par les citoyens, moi j’embarque. Mais si le Conseil du Patronat, les chambres de commerce et les think tanks économiques parviennent à le contrôler, alors je débarque.

    P.S.; vous y avez fait bonne figure M. Duhaime, bravo.

  3. Félicitations pour avoir combattu courageusement la social-démocratie légendaire de l’UQAM.

    Je note aussi que Bazzo t’a laissé le dernier mot, ce que ne m’a pas permis Anne-Marie Dussault sur les changements climatiques. En réponse à ma critique de l’orientation gauchiste de leur émission 24/60 sur les gaz de « schiste », le réalisateur me dit « Monsieur Du Berger, nous allons bientôt organiser un débat sur la question, et ferons sans doute appel à vos lumières! » sans me préciser le nombre de watts qui me sera imparti… – à suivre-

  4. Je suis tout à fait avec votre discours M. Duhaime. Le Québec doit arrêter de vivre sous le crochet du gouvernement fédéral et commencer à se prendre en main. Je suis tanné d’entendre parler de la question nationale et de ceux qui disent qu’elle n’est pas réglé. C’est comme on ne pouvait pas rien faire au Québec tant que la question nationale ne sera pas réglé. Le Québec a tous les outils pour se prendre en main et faire le ménage qui s’impose dans ses finances publiques. Il faut mettre de côté la question nationale et de s’occuper des vraies priorité du Québec : réformer les systèmes d’Éducation et de Santé, faire le ménage dans les fiances publiques, rembourser la dette, couper dans les dépenses qui sont inutiles et inefficaces (CPE, l’assurance-parentale, l’assurance-médicament, les subventions aux entreprises et groupes d’intérêts. Les libertariens veulent redonner le libre-choix aux citoyens dans tous les domaines (la santé, l »Éducation, l »économie, les garderies, etc.). Les principes de responsabilité et de liberté individuelle sont sacrés et c’est cela que la droite défend au Québec et c’est légitime de le faire.

  5. Bazzo utilise le mot « vent » tandis que ce sociologue de l’UQAM parle de « mouvance ». Il a peur des bourrasques ce mec. Il insiste aussi pour que la question nationale soit réglée avant qu’on s’attaque aux problèmes soulevés par la droite. J’irais encore plus loin: pas question de discuter de fiscalité, de santé et d’éducation tant qu’on n’a pas réglé au Québec les épineuses et cruciales questions des OGM, des aliments irradiés, des « gaz à effet de schiste » et par dessus toutes les autres: LE FROMAGE AU LAIT CRU!!!!

    Quelqu’un connait-il un étudiant, un chargé de cours ou un professeur de l’UQAM qui ne soit pas gauchiste?

    • Pour y avoir étudié et pour parler encore à des gens « de ce temps là », je vous assure qu’il y a des étudiants qui ne sont pas gauchistes et même certains profs. Par contre, et mes souvenirs sont sans équivoques, ces gens se taisent et étudient. Ils quittent le campus après leurs cours, ne flânent pas dans ces comités tenus dans des salles où le portrait du Che s’affiche comme d’autres mettraient la photo de leur blonde et, surtout, ne vont jamais dans ces assemblées générales où on adopte proposition néo-communiste par dessus proposition néo-communiste.

      Du temps où j’ai fait mon bac, il y avait toujours la même trentaine de personnes, très affiliées à Québec Solidaire, qui monopolisaient toutes les tribunes. Le groupe grossissait de temps à autre mais, vite de même, la réputation de l’UQAM comme université marxiste est sur-faite en raison de son passé mais aussi de ses grandes gueules.

      • Ma remarque était une boutade. Je sais que les gens sérieux travaillent au lieu de gueuler et revendiquer, une autre différence entre droite et gauche… Il y a des exceptions comme vous qui confirment la règle de l’UQAM.

      • Haha derteilzeitberliner !!!

        Vous me faites revivre mon séjour à cette université.
        Même expérience que vous! ;-)

        La « gauche » IMPOSE sa vision à tous, IMPRÈGNE sa marque sur l’université au grand complet, à part peut-être quelques facultés bien sûr. C’est une sorte de « bullying » idéologique…

        Je crois -mais je n’ai pas de données scientifiques- que la majorité (trop silencieuse?), des étudiants pensent comme « nous ».

        Question:

        N’est-il pas vrai que les associations étudiantes pros étatistes/syndicalistes/etc, tirent leur force du fait que les administrations universitaires autorisent un « membership obligatoire »…? Un peu comme la formule Rand et le vote secret, imposent une syndicalisation obligatoire…

        En tout cas, tout ça n’est pas très démocratique et pas du tout sain pour faire avancer le Québec sur le plan intellectuel.

  6. Je salut l’initiative de Madame Bazzo d’invité a son émission M.Duhaime et j’espère que Marie-France Bazzo fera encore plus de place a la droite dans son émission et quel aura aussi le bon jugement d’invité M.Guilbeault (équiterre) et Monsieur Du Berger a débattre, cela fait assez longtemps que Guilbeault patine seul sur la glace et score dans des filets désert.

    C’est clair comme de l’eau de roche. Avant même de songer, a partir de la maison, faut d’abord s’assurer d’être autonome financièrement.

    Non seulement, nous devons avoir des débats entre la droite et la gauche sur les ondes public, mais il faut, que ces débats ne soient pas confiné a un ridicule et insignifiant 10 minutes de temps d’antenne.

    En France, il y a des émissions de télé complète ou l’on débat d’un sujet et ce a toutes les semaines, en présence de tenant de la droite et ceux de gauche ou les débatteurs ont le temps d’exposer et de mettre en place leurs argumentaires.

    ici les débats sont fictif, soit il en font qu’avec des gens a tendance gauchiste, ou bien, il organise des diners de con (Tout le monde en parle).

    J’espère que les tenants de la droite au Québec se feront accordé le même temps d’antenne et qu’ils y seront aussi présent,que les tenants de la gauche sur les ondes de la télé public.

  7. Ça serait si simple: que le PQ demande un transfert de points d’impôts… comme tant de PM l’ont fait dans le passé. Cela responsabilisera le Québec. Mais non, ils aiment mieux dépendre du fédéral… pour pouvoir chialer contre le fédéral… pour que le Québec puisse claquer la porte, en disant que c’est la faute au fédéral.

    C’est logique, mais malsain.

  8. Bravo Eric
    Avec une telle déclaration si ils ne comprennent pas ils ne comprendrons jamais
    encore bravo

  9. Ce fut un plaisir de retrouver M. Facal à Bazzo et d’avoir en plus comme invité M. Duhaime pour nous parler du RLQ. J’ai gagné à le connaître un peu mieux. Le combat n’a pas été du tout violent. Ce fut coule !

    Dans l’équation équité Québec M. Néron et Canada sans le Québec (CSQ pour ne pas écrire ROC) j’inclurais la migration interprovinciale. La ressource humaine performante est rare et coûteuse à former, donc à prendre en considération dans l’équation. Nous avons beaucoup donné.

    Vous demandez l’impossible Lutopium. La politique est question d’intérêts et de rapports de force.

    Je n’ai pas retenu comme vous M. Du Berger que le sociologue avait comme position, je vous cite :

    pas question de discuter de fiscalité, de santé et d’éducation tant qu’on n’a pas réglé au Québec les épineuses et cruciales questions des OGM, des aliments irradiés, des « gaz à effet de schiste » et par dessus toutes les autres: LE FROMAGE AU LAIT CRU!!!!

    Par ailleurs, je serais surpris que Léo-Paul Lauzon n’ait pas connu au moins un étudiant qui n’est pas gauchiste…

    Vous proposez l’implosion M. Leduc, c’est contre-révolutionnaire tranquille, donc révolutionaire. Je ne suis pas contre, au contraire. Il faudra y mettre le temps et articuler autour de notre régénération démographique dans un contexte d’équité intergénérationnelle.

    Dix minutes pour un sujet à l’émission de Bazzo M. Boivin, c’est raisonnable.

  10. En résumé, faire du Québec un pays = n’être plus des «quêteux» à Ottawa et dans le reste du Canada et vis-à-vis l’Alberta = être financièrement autonome = prendre les décisions politiques qui s’imposent!

    Pourquoi aurait-on besoin d’Ottawa?

    Éric, j’aimerais bien connaître ton opinion là-dessus. Pourquoi la nation québécois devrait-elle payer des impôts à la nation canadienne?

    Comme tu dis, on est capable de se gérer nous=mêmes, en fonction de nos besoins. Avec tout nos impôts qu’Ottawa dépense dans l’armée, les études démontrent que nous n’aurions même plus de déficit…

    • La péréquation annule tout transfert fiscal du Québec vers Ottawa.

      Quant au budget militaire du Canada, il est limité. De plus, croire qu’un Québec indépendant pourrait se passer d’une armée, c’est ignorer dans quel monde nous vivons et surtout qui sont nos voisins!

    • Pourquoi la nation québécois devrait-elle payer des impôts à la nation canadienne?

      Et pourquoi la nation albertaine devrait-elle faire un cadeau annuel de 8,5 milliards$ à la nation québécoise?

      • Quant les Anglais ont unifié le Haut-Canada endetté et le Bas-Canada sans dette, ils ne se sont pas gênés pour partager leur dette avec nos ancêtres. Alors ce n’est pas ce transfert de péréquation qui va me faire verser une larme pour l’Alberta. Faut connaître son histoire les boys.

        • Connaître oui. En vouloir à 27 millions de Canadiens-anglais pour les gestes de leurs ancêtres, commis il y a des siècles, c’est être enfermé dans son histoire.

      • @Reynald…bonne réponse…c’est tellement bizarre que certains québecois pensent que Ottawa prend l’argent du Québec…sans savoir que nous en reçevont beaucoup plus que nous en envoyons. Je dirais que 90% des séparatistes pensent ainsi.

    • Mon point est le suivant : un Québec indépendant sans armée serait plus riche qu’un Québec dépendant d’un Canada qui dépense des milliards dans la chasse aux barbus en pays étranger.

      Maintenant, avons-nous vraiment besoin d’une armée? Pour nous défendre, sans doute. Pour s’engager dans une guerre qui ne concerne en rien les Québécois, sûrement pas! Dans tous les cas, gouverner en fonction de nos propres besoins ferait du Québec un état plus riche. Situation qui ne sera jamais possible dans le Canada actuel.

  11. Bonsoir
    On dit qu’à RLQ on accepte les opinions divergentes, alors on y est…..vous et votre mouvement droidroite ne semblez pas avoir trop de respect pour les combats du passé, le temps où l’on remplissait au Québec les formulaires d’emploi seulement en anglais, le temps du  »french pea soup labor  » où les perspectives d’avancement pour un canadien français dans le monde du travail était aussi rare que de la  »marde » de Pape….Aujourd’hui, après tous ces combats depuis le RIN, ( à travers la syndicalisation que vous le vouliez ou non… ) avec tous ces acquis de toutes sortes que le Québec a obtenu et dont vous avez aujourd’hui la bouche pleine, vous voulez refaire les choses en chiant sur ces efforts et combats passés…..Le modèle québécois est-il à refaire, à repenser ?…Oui, la syndicalisation au Québec doit-elle se concerter, se redéfinir, s’assouplir ?…Oui…. Le Parti Québécois un peu usé et peut-être fatigué après tant de luttes doit-il se renouveler ?….Oui….mais dans la mesure du possible dans un dialogue respectueux de notre histoire, de nos combats parfois durs et fratricides afin d’éviter éventuelleemnt toute apparence d’enfants gâtés qui veulent tout refaire en tirant à gauche et à droite. Pour répondre à votre jeune confrère Sénéchal qui dernièrement s’amusait à passer un extrait vidéo de M.Parizeau, l’un des grands architectes du Québec monderne, le soir de la défaire référendaire de 95, pourquoi pas passer quelques extraits audio de Jeff Filion qui semble être le gourou de Réseau Liberté Québec….À noter que je serais surpris que Mme Marcotte soit une  »fan » de Jeff Filion mais sait-on jamais….À travers vos commentaires, il vous arrive d’apporter de bons points de vue et des idées intéressantes mais dans la façon….fontaine, je ne boierai point de ton eau….sans rancunes….

    • « les combats du passé… » , « après tous ces combats… » … « avec tous ces acquis de toutes sortes que le Québec a obtenu … »

      « dont vous avez aujourd’hui la bouche pleine, »… s’il y a des Québécois qui ont en ce moment la bouche pleine, c’est pas à cause de vos combats mais grâce aux sales et polluants sables bitumineux.

      Je ne sais pas ce que (ou qui) vous avez combattu.. ni quels sont vos acquis, mais tous ces « combats » et ces « acquis » ont fait de vous des quêteux qui demandent 8.5 millirds par année à leurs voisins afin de pouvoir manger, vous soigner apprendre uniquement le français et jeter vos bébés dans des garderies à 7$ que vos généreux bienfaiteurs ne se paient même pas eux-mêmes. Il eut peut-être fallu faire preuve de plus de discernement dans le choix de vos combats et des choses ou valeurs à acquérir. Si vous vous étiez retroussé les manches comme vos voisins au lieu de gueuler pendant 50 ans à l’injustice, et plaider pour votre « souveraineté », vous ne seriez pas sur la paille comme vous l’êtes présentement. La différence entre gueuler et se retrousser les manches, en voilà une qui distingue la go-gauche de la « droidroite » comme vous dites.

      • « (…) avec tous ces acquis de toutes sortes que le Québec a obtenu (…)»

        … on n’a qu’a voir ce qu’ils ont fait avec… personne ne veut voir et admettre que la société québécoise est une société en phase terminale…

    • Nous avons gagné de beaux combats parce qu’on peut remplir des demandes d’emploi en français? Wow…ça manque un peu d’ambition, votre affaire!

      Moi je rêve plutôt qu’il y ait plus de québécois qui fassent preuve d’entrepreneurship. Et surtout, qu’ils puissent faire du développement d’affaires sans se faire traiter de corrompu, de « tinamis » du gouvernement, de sale lobbyiste…Bref, sans qu’on leur ch*e dessus de façon automatique.

      Pas certaine que le french « pea soup » se soit émancipé tant que ça. Je vous invite à lire le dernier billet de M. Jacques Brassard: développement zéro, et à méditer là-dessus.

  12. @ Luc:

    Je suis d’accord avec l’attitude parfois « table rase du passé » de certaines de nos idées/actions. Mais c’est exactement ce que le mouvement syndical et nationaliste-étatique a fait dans les années 60-70-80… i.e. jeter le bébé avec l’eau du bain.

    Je suis moi-même un ex tatoué péquiste, un ex social-démocrate.
    Par contre je ne renie pas mon passé, je ne renie pas notre histoire, etc, je veux seulement que -comme nos ancêtres- nous soyons moins dépendants de l’état pour protéger notre culture(ou autre). C’est un cerce vicieux: plus les nationalise-étatiques demandent des subventions, des protections, etc, pour protéger notre spécificité, plus l’état grossit/s’endette et plus les gens deviennent dépendants programmes/lois/etc, de l’état-nounou. C’est malsain et un jour nous allons frapper un mur, i.e. qu’il n’y aura plus aucun moyens financiers pour continuer dans cette voie et les « protections » vont disparaître du jour au lendemain. Un Québec remplis de « dépendants » et plus de moyens financiers pour protéger nos différences = le pire scénario possible.

    .

    Vous voulez que « nous » soyons » moins « radical » dans nos réactions?
    Je comprends. Mais le temps presse… la balle est dans votre camp.

  13. J’ai un vrai problème avec cette volonté de ne pas considérer les conservateurs sociaux, pourtant ce sont eux (les mal aimés) qui ont fait sortir l’ADQ de l’indifférence électorale dès que l’actualité a permis de parler de l’identité nationale conservatrice du Québec rural lors de la crise des accommodements.

    Ces conservateurs sociaux sont orphelins et je crains que sans eux (sans au moins essayer de les attirer en leur disant qu’un État rabougri permettra aux solidarités traditionnelles de reprendre le dessus), la droite « économique » ne réussira pas.

    Notons enfin qu’il n’y a aucun courage à vouloir la responsabilité fiscale et à vouloir dépenser moins. C’est une toute petite sortie du placard pour la « droite » québécoise si elle ne fait que proclamer cela.

  14. @Eric….Bravo pour ta détermination Eric. Tu ne peux JAMAIS assez dire et redire toutes ces vérités que des millions de québecois demeurent dans l’ignorance complete des les faits de notre piètre économie…Nos leaders incluant Charest ne parlent jamais, mais jamais sur notre état financière, naturellement ce serrait très gênant pour eux d’ouvrir this can of worms..car…ils sont responsables et c’est bien eux qui nous ont plongé dans cette situation honteuse de quêteux.

  15. Luc a écrit :

    «le temps où l’on remplissait au Québec les formulaires d’emploi seulement en anglais, le temps du »french pea soup labor »»

    Normal, Éric Duhaime a fait l’école en anglais ai-je cru comprendre. Il trouve ça excellent. Je pense d’ailleurs qu’un Québec anglais ne le dérangerait pas vraiment pour peu qu’il soit libertarien.

  16. Monsieur Duhaime, vous avez dit:

     »Ça fait 40, 50 ans que le mouvement indépendantiste au Québec est en croissance. Il a été au pouvoir pendant plus de 20 ans, et ce qu’on remarque, c’est que le Québec n’a jamais été aussi dépendant du Canada anglais. Et ces gens-là réclament toujours plus, plus, plus d’Ottawa. »

    Soyez bon joueur, nous sommes gouvernés par le PLQ depuis trois mandats et le Québec ne s’est jamais aussi mal porté. Vous ne pouvez pas tout mettre sur le dos du mouvement indépendantiste. Jean Charest aurait voulu délibérément rendre le Québec plus dépendant d’Ottawa qu’il n’aurait pas agi autrement.

    Si on avait été tant  »quêteux » comme vous le dites, sous le règne péquiste, les provinces canadiennes n’aurait pas organisé de manifestation d’amour au moment où la presque majorité des québécois demandaient à se séparer du Canada. Quand on tient à garder une province au sein de sa Confédération, c’est qu’en quelque part on en retire des bénéfices et avantages, non?

    Vous avez sûrement de bonnes idées mais vous faites fausse route en voulant laisser tomber la question nationale. C’est un débat trop important pour 40% des québécois (le % reste le même depuis 40 ans) pour qu’on le balaie sous le tapis. Le PQ a été au pouvoir pendant 20 ans oui, mais on n’a jamais pu encore être maîtres chez nous. Et advenant l’accession à l’indépendance, qu’est-ce qui empêche par la suite les électeurs de se donner le gouvernement qu’ils veulent? Les indépendantistes ne sont pas tous de gauche.

  17. Renne

    En ne regardant pas et ne respectant pas d’où ce qu’on vient, on risque de s’en aller où ?……

    • Là-dessus mon cher Luc je suis entièrement d’accord avec vous! SEULEMENT, en regardant d’où on vient, IL FAUDRAIT toute de même TOUT regarder – pas seulement qu’un ‘minimum’ – comme ce fut le cas depuis les dernières années – de l’information historique.

      Soit dit en passant, mes ancêtres sont parmi les premiers arrivants sur cette terre d’Amérique et croyez-moi lorsque je dis que: « je sais pertinamment bien d’où je viens et où je m’en vais… » et ce, pas simplement pour moi ou simplement pour « satisfaire l’égo » des Parizeau et cie…

      C’est plutôt le mieux-être du Qc et de ses habitants qui m’intéresse; voilà pourquoi je prône pour le ‘rétablissement des finances’, le ‘dégraissage des gouvernements’, la ‘responsabilité individuelle’ etc.etc.

      Et vous monsieur Luc, qu’est-ce qui vous intéresse le plus dans ce gouvernement ‘maman’ du Qc ? La ‘DÉPENDANCE’ presque totale de ses habitants sur son/ses gouvernement (s) ?? C’est « ÇA » votre « fierté Québécoise » ???

  18. Reynald du Berger

    Vous vous en prenez tellement au Parti Québécois qu’on dirait ma foi que c’est celui-ci qui est au pouvoir alors que c’est le 3e mandat du gouvernement Charest avec toutes les allégations possibles de corruption, de collusion et de trafic d’influence….et posez vous la question car aujourd’hui tout ne relève que du pétrole, pendant combien de décennies le Québec quêteux comme vous dites a été la vache à lait East to the West du Canada ? Encore une fois, une question d’histoire…….

    • Je constate, et cela m’attriste, que les libéraux ont glissé vers le péquisme au fil des ans, i.e. ils sont devenus de plus en plus socialistes. Maintenant Lib ou PQ c’est bleu bonnet bonnet bleu. C’est l’alternance du pouvoir de ces deux partis combinés et leurs efforts inconsciemment concertés qui nous ont menés dans cette dépendance plutôt que dans l’indépendance ou l’autonomie rêvée par Dumont. Peu de séparatistes regardent l’avenir. La plupart aiment vivre dans le passé: « on va pas assister à une reconstitution de la bataille des Plaines.. une autre humiliation!! » blablabla sniff sniff sniff etc… On adore pleurnicher au PQ, bref ils aiment bien être victimisés, brailler dans les médias et sur les blogues, remuer les vieilles humiliations anglaises du passé, les anciennes querelles, parler de leurs « combats » et « acquis » . Mais quand il s’agit de se relever de leurs supposées « humiliations », de prendre en main leur économie, leurs ressources minérales, etc… ils sont étrangement absents ou encore préfèrent discuter environnement ou se chicaner avec le fédéral. Et ça prétend être capable de « se donner » un pays, c’est même pas capable de se donner une province qui a de l’allure! Comment voulez-vous vous donner quelque-chose si vous ne faites que recevoir des autres?

      • Renald Du Berger

        Cher monsieur, parlant  »d’autonomisme », demandez donc à M.Dumont s’il connaît un certain M.Hosanakis je crois, sénateur conservateur à Ottawa, de ses entretiens avec ce même monsieur……

  19. Sébas

    Peut-être que ce commentaire va passer une seconde fois car il semble avoir été censuré la première fois je ne sais trop…….
    Sébas, je comprends et respecte votre point de vue mais de là à ce que RLQ essaie de ridiculiser Jacques Parizeau qui s’est avéré dans les années 60 l’un des 3 gaillards à se rendre avec courage et audace à New-York pour emprunter $300 millions pour acquérir Hydro-Québec malgré tous les tiraillements de l’establishment de l’époque, on appelle ça être sur la ligne de front mon ami……Il ne faut pas confondre se tenir debout face à ses convictions et faire semblant de l’être face à ses ambitions……personnelles et légitimes mais pas nécessairement selon les individus, en diapason au service pragmatique de la collectivité et de sa continuité……..
    Le modèle québécois est-il à refaire, à repenser ? Fort possiblement et je m’inspire de ce qu’a fait l’Irlande dans les années 80 afin d’assainir ses finances publiques. Même des pays sociaux-démocrates comme la Suède et la Norvège ces dernières années ont fait des efforts dans la réduction de leurs dépenses publiques. Une théorie économique actuelle voudrait qu’un pays ne consacre pas plus de 25% de son PIB en dépenses publiques……mais tout ça on s’en doute, ne se fait pas sans heurts…..
    Est-ce que les baby-boomer auraient trop pigé dans le plat ? Peut-être, mais ceux-ci ont connu une période d’émancipation et de vaches grasses, disons-le en partie conditionnelles à rester dans le Canada……..au gré des promesses électorales et politiques qui directement ou indirectement ont profité cependant à toutes les couches ou strates sociales des Québécois…….
    Est-ce que la dette du Québec est inquiétante ? Certainement et le X que je suis ( génération perdue qu’on disait…. crise économique et taux d’intérêt directeur de 21 % imposé par le génial John Crow à l’époque, président de la Banque du Canada au début des années 80…. ) s’inquiète également des plus jeunes générations comme les Y et éventuellement les Z….? Oui, au Québec nous arrivons au seuil de questionnements intergénérationnels qui souhaitons-le, se fera de la meilleure façon possible…….

    • Puisque vous êtes d’accord à ce que ‘Hydro-Québec’ continu d’appartenir au Qc (richesse naturelle)dont les profits ne doivent pas être partagé avec le restant du Canada, seriez-vous également d’accord à ce que le pétrôle de l’Alberta soit nationalisé ‘Albertain’ ???

      Ne nous leurrons pas monsieur Luc, le pétrôle de l’Alberta est également ‘une ressource naturelle’ tout comme l’eau d’ailleurs…

  20. Je constate une chose et là peut-être que je suis dans le champ totalement, le vieux X que je suis, un peu coincé et complexé, semble constater une brisure, une fissure des jeunes québécois dans leur histoire passée légitime et plus contemporaine …..Si jamais cela s’avérait le cas alors c’est très grave….très très grave……

    • « SI » c’est vrai, je le déplore également mais, ce n’est certes pas la faute de quiconque d’autre que ceux qui avaient la responsabilité…

      Mais voilà, quant on laisse les syndicats et autres (politiciens/politique/gouvernements) dicter aux « experts » (enseignants) comment ils doivent penser, agir etc. on en voit les résultats aujourd’hui et ce n’est pas trop encourageant.

      En d’autres termes monsieur, pourquoi a-t-on cessé de laisser les « experts » (dans quelques domaines que ce soient), d’appliquer « leur expertise » ??? Pourquoi a-t-on laissé « ces expertises » à des ‘incompétents’ tels: des politiciens et des syndicalistes ??? Encore une fois, on en voit les résultats aujourd’hui et ce n’est certes pas trop encourageant n’est-ce pas ? Je généralise ici car, si je me fis aux gens d’ici, il semble que plusieurs ont ‘échappés’ en l’endoctrinement des « gauchistes »… Merci mon Dieu! :O)

  21. À Luc

    « vous et votre mouvement droidroite ne semblez pas avoir trop de respect pour les combats du passé […] »

    « Droidroite »… Hmm… Raté ! Ça sonne moins comique, moins clownesque que « gaugauche »…

    • B.Vallée

      C’est vrai, pour certains jeunes heureusement pas la majorité, c’est le contenant qui importe et non pas le contenu…..bizou xxx

  22. ça fait au moins 2 fois que l’on censure mes commentaires sur ce site, je me sens un peu comme un loup dans la bergerie donc n’ayez crainte je vais me désabonner prochainement ainsi vous pourrez vous conforter dans vos croyances  »Jeffilionnistes »……

    • Aucune censure ici, seulement un peu trop d’impatience de votre part. Tous les commentaires sont modérés et ils arrivent parfois que l’on passe quelques heures loin de notre ordinateur…

  23. Je crois bien qu’on a jamais vu un commentateur politique présent dans autant de médias. Ça en devient fascinant.
    Question pour M. Duhaime, est-ce que l’idée que Marc Bellemare prenne la tête de l’ADQ lui plairait? Si oui, qu’il lui en glisse un mot, à Bellemare; ils se connaissent. Qu’il lui dise que ce n’est pas son idée ça aura plus de chance de marcher.
    Deltell a beau être bien intentionné il pédale dans le vide. Qu’il passe le flambeau. On a un Charest avec la plotte à terre, une Marois bien peu séduisante, Bellemare à l’ADQ irait chercher 25% en partant.

  24. Voici la question à poser au PQ:

    Si nous considérons que les divers gouvernements du Québec ont géré de façon irresponsable la plupart de leurs domaines d’activité (Santé, Éducation, fiscalité, Aide Sociale, Justice et infrastructures), pourquoi devrions-nous supporter une option qui lui donnerait plus de pouvoir?

  25. À Luc

    (qui semble prendre « l’histoire » bien trop au sérieux selon moi)

    Les « combats » que vous évoquez n’ont été, la plupart du temps, que des luttes de pouvoir bureaucratique… Votre « histoire », c’est d’abord l’histoire de l’état québécois, et de ses prétentions nationales. Que les « jeunes » se détachent un peu de ce genre de pétage de broue n’est pas une si mauvaise chose , au fond… Quant à faire de leur supposée ignorance de « l’histoire » un motif d’angoisse, là, vraiment, je décroche !

    Et puis, dites-moi donc pourquoi on n’aurait pas le droit de ridiculiser un peu Jacques Parizeau ? Il me semble que le personnage prête flanc (et pas qu’on peu !) à la moquerie !

  26. Si les « Québécois » dits: souverainistes, nationalistes (etc. paranoïaques) passaient autant de temps à travailler pour faire sortir le Qc de sa DÉPENDANCE actuelle, ils seraient beaucoup plus heureux – moins frustrés en tout cas!

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