Réveiller le vieux fond bleu

Guillaume S. Leduc

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Voici la lettre ouverte que j’ai acheminée à différents journaux hier. J’y aborde les fondements historiques de la droite québécoise et l’objectif du Réseau Liberté-Québec de réanimer cette dernière. Vous trouverez probablement la lettre dans votre journal de ce matin de même qu’ici et ici.

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi ressemblerait le Québec si les 40 dernières années n’avaient pas été consacrées au débat entre souverainistes et fédéralistes? La question est importante, puisque la seule province canadienne ayant consacré autant de temps et d’énergie à réfléchir à son adhésion au Canada est aussi la seule à s’être retrouvée dans une situation aussi précaire en matière d’endettement public, de pression fiscale sur les citoyens et de gaspillage gouvernemental.

Comment avons-nous pu en arriver à accepter un modèle québécois aussi inefficace, alors que nous avons tout le potentiel pour être un des États les plus prospères du continent?

La réponse à cette question vitale réside dans l’équilibre des forces politiques au Québec. Depuis 40 ans, le Parti libéral et le Parti québécois se sont échangé le pouvoir en débattant de souveraineté et de fédéralisme. Or, ce débat s’est véritablement institutionnalisé en pleine Révolution tranquille, une période durant laquelle la social-démocratie, l’accroissement de la taille de l’État et les politiques de gauche en général étaient perçus comme synonymes de progrès et de sécurité. Ce faisant, autant le PQ que le PLQ, percevant des gains électoraux, ont intégré ces principes à leur programme politique et sont devenus deux partis de gauche.

La droite québécoise, elle, est complètement disparue de la scène provinciale. Sur la scène fédérale, la même chose s’est produite quelques années plus tard, avec la déconfiture historique du Parti conservateur de Brian Mulroney et l’apparition du Bloc québécois en 1993, un parti qui allait bientôt être gauchisé par Gilles Duceppe.

Mais ces 40 années de gauchisme, sur 400 ans d’histoire, pourraient n’être qu’un bref écart de conduite. Le Québec n’a pas toujours été une société de gauche et rien ne le force à continuer dans cette voie.

Historiquement, notre nation a même été un château-fort du conservatisme, autant sur la scène provinciale que fédérale. Plusieurs l’ont oublié, mais la droite québécoise, qu’elle ait pris la forme du Parti bleu, de l’Union Nationale ou du Parti conservateur, a toujours été une force politique majeure dans la province. Même si dans les dernières années, les élites de gauche ont tenté de le démoniser, l’électorat québécois de droite, que l’on a d’ailleurs désignée comme le «?vieux?» fond bleu, constitue une réalité historique indéniable.

Tout comme les idées de gauche, les idées de droite ont évolué. Le conservatisme d’aujourd’hui s’aligne avec des valeurs comme la liberté individuelle, la responsabilité citoyenne, la défense de l’identité québécoise et la subsidiarité. Les idées sont là et semblent plus pertinentes que jamais pour refaire du Québec une province riche, qui arrêterait de se nourrir des paiements de péréquation et qui assumerait pleinement et fièrement son autonomie financière.

Le vieux fond bleu est peut-être endormi depuis la fin de l’ère Mulroney, mais il n’est pas mort et tout semble indiquer qu’il n’attend qu’à se faire réveiller. Et le Réseau Liberté-Québec entend démontrer que c’est possible à partir du 23 octobre.

Guillaume S. Leduc

L’auteur est un des fondateurs du Réseau Liberté-Québec.

Publicités

31 réflexions sur “Réveiller le vieux fond bleu

  1. On pourrait discuter longtemps des raisons qui ont amené les québécois à appuyer des politicens un peu moins à droite que Maurice Duplessis mais je me contenterai de vous demander une chose fort simple…

    Il me semble que votre discours actuel gravite autour de principes attrayants et quelque peu abstraits: « liberté individuelle, responsabilité citoyenne, défense de l’identité québécoise et subsidiarité ». Je crois que le temps est venu pour les citoyens et citoyennes du QUébec qui se disent de droite de décrire concrètement ce qui se trame derrière ces principes. Dites-le clairement, expliquez les avantages et les désavantages, démontrez quels seront les impacts de telles réformes. Ne voulez-vous pas finalement:

    – Privatiser le financement et/ou la prestation des services de santé?
    – Abolir le ministère de l’Éducation et les commissions scolaires?
    – Aposer un cadenas sur les portes de la Régie des Rentes du Québec en instaurant un marché privé exclusof pour les fonds de retraite?
    – Interdire les syndicats?
    – Abolir la loi 101?
    – Transformer Hydro-Québec en une entreprise qui sera transigée à la bourse?
    – Vendre la Société des Alcools du Québec à l’entreprise privée?
    – Abolir la Société de l’Assurance Automobile du Québec et permettre aux compagnies d’assurances de reprendre le marché comme il l’était auparavant?
    – Mettre un terme aux activités de la Régie des Alcools et des Jeux, permettant ainsi à n’importe qui de vendre de l’alcool et des activités de jeu (casino, loterie, etc…)?
    – Etc?

    Donnez des détails sur vos idées. On pourra se faire une meilleure opinion.

    • les domaines ou champs d’intervention que vous abordez me préoccupent aussi et il faudra dans certains, intervenir rapidement et vigoureusement, ce qui ne se traduit pas nécessairement par les actions que vous suggérez, comme abolir, privatiser, apposer un cadenas, interdire, vendre etc…

      chose certaine, l’intervention chirurgicale et même l’amputation sont de mise car la gangrène est déjà installée dans certains membres. Comment évaluez-vous les chirurgiens potentiels Charest et Marois?

      • Personnellement, je n’opte pas pour la chirurgie à l’exception peut-être des subventions « inutiles » à certains secteurs du privé et à certaines méthodes d’octrois de contrats qui favorisent les amis du parti. Pour moi, Charest et Marois, c’est quasiment du pareil au même.

    • @Lutopium…bien… çela ne vaut’il pas la peine d’essayer quelques choses d’autres car les années antérieures n’ont guère porter fruit et garde le Québec très prêt de la faillite. Je dirais même qu si nous ne reçevons pas un autre $8.5 Millards l’an prochain, Ça y est, nous allons rejoindre la Grèce.

      I it ain’t broken,don’t fix it, but in this case…it’s broken!

  2. Le vieux fond bleu du Québec, c’est le duplessisme, l’église catholique, Réal Caouette, Camil Samson et le Crédit social, les Bérets blancs, et , dans leur version contemporaine, le cardinal Ouellette et Mario Dumont. Que du bonheur!

    • Votre commentaire est tellement simpliste, réducteur et démagogique que je n’ai pas le goût d’y répondre. Vous retenez seulement une partie des conservateurs québécois et vous généralisez cette dernière à l’ensemble du mouvement. Pourquoi ne pas mentionner Étienne Parent, Louis-Hypolite Lafontaine, Georges-Étienne Cartier, Brian Mulroney ?

      C’est comme si je parlais du mouvement nationaliste en le ramenant à Louis-Joseph Papineau, Jacques Parizeau et Pierre Curzi, sans nommer René Lévesque, André Laurendeau…

      • et vlan! tu l’as eu en plein dans les dents Guillaume! et tu peux lui servir le Chanoine Lionel Groulx comme ultra-nationaliste pour le dessert!

        • Avec les dernières affirmations public de Pierre Curzi, appuyer par sa chef Pauline Marois, au sujet du fait francophone dans un club de hockey professionnel de Montréal.
          Par pur cynisme et pour faire aussi un peu d’humour sur le dos du P.Q. car les humoristes du Québec s’abstiennent de faire de l’humour sur le P.Q. ou sur le bloc, j’imagine que cela doit être un de leurs tabou.
          Je vais leurs répondent qu’effectivement, il y a un complot au sein même de ce club, misère! il porte même le nom de CANADIEN!
          J’espère, pour le bien de tout le Québec, qu’il y a comme jadis au sein de ce parti un Denis Lazur,psychiatre et que ce dernier veille a la bonne santé mentale de ces collègues.

  3. Très bon texte M. Simard-Leduc. C’est un fait que la droite québécoise est une force politique au Québec. Comme vous dites, depuis la mort de Dupplesis, elle a été emportée par le débat fédraliste-souverainiste qui domine la scène politique québécoise depuis 1960. Il ne faut pas oublier que la droite québécoise a été au pouvoir pendant un long règne de 16 ans (1944 à 1959) sous le leadership de Maurice Dupplesis. De plus, en 1958, le Québec a voté massivement pour les conservateur de John Diefenbaker et celui-ci a remporté une victoire majorité grâce au Québec. En 1984 et 1988, les Québécois ont appuyé massivement les conservateurs de Brian Mulroney. La droite québécoise doit se réveiller et se mobiliser pour pouvoir reprendre le pouvoir un jour au Québec. Je vais participer avec enthousiasme à al conférence du Réseau Liberté Québec le 23 octobre prochain. Le RLQ va permettre à la droite québécoise de reprendre ses lettres de noblesse, j’en suis sûr.

  4. @lutopium :

    Sans vouloir faire de raccourci, je pense que ce serait de la malhonnêteté de votre part d’affirmer que je n’ai jamais rien proposé qui corresponde à ces valeurs. Vous lisez ce blogue depuis assez longtemps pour connaître mes positions sur les garderies, les frais de scolarité, la péréquation et l’allégement de la taille de l’état pour ne nommer que ceux-là. Mes positions s’accordent avec les valeurs de liberté individuelle, de responsabilité citoyenne et de subsidiarité. Je n’ai peut-être pas encore écrit sur la défense de l’identité québécoise, mais j’y tiens profondément.

    À mes yeux, la société québécoise doit être laïque et on doit enchasser une limite raisonnable à la liberté de religion : c’est-à-dire que la liberté de religion s’arrête là où elle empiète sur la liberté de quelqu’un d’autre. En d’autre termes, je suis favorable à une constitution québécoise qui hierarchiserait certains droits et libertés. L’égalité homme-femme, par exemple, devra toujours avoir préséance sur la liberté de religion, n’en déplaise à votre co-chef Françoise David, qui a laissé tombé les femmes dans ce dossier.

    • @ Guillaume S. Leduc:

      Vous dites:

      « À mes yeux, la société québécoise doit être laïque et on doit enchâsser une limite raisonnable à la liberté de religion : c’est-à-dire que la liberté de religion s’arrête là où elle empiète sur la liberté de quelqu’un d’autre »

      A mes yeux la société québécoise est en perte de sens, dans tous les sens du terme, dont le sens du terme laïque. Laïque ne veut pas dire ce que vous pensez.

      L’état Québécois empiète déjà beaucoup trop sur nos droits (ex: cours « religieux » étatique qui ne respecte pas la liberté de conscience ou de religion). Ce n’est pas l’Église ou les musulmans qui est le problème ici, c’est l’état et ce, dans presque tous les domaines de nos vies. Sous le règne de Duplessis, le Québec était très Catholique, mais l’état nous laissait BEAUCOUP, beaucoup, beaucoup plus de liberté qu’aujourd’hui.

      *

      Vous dites:

      « En d’autre termes, je suis favorable à une constitution québécoise qui hierarchiserait certains droits et libertés. L’égalité homme-femme »

      Euh, en ce moment, ne vous en déplaise, et même si cela fracasse un autre mythe, comme seuls les Québécois savent les inventer/perpétuer (par exemple, c’est bcp plus difficile d’en passer des ‘tites’ vites de ce genre aux européens), ce sont les droits des hommes qui sont le plus bafoués en ce moment. Alors oui pour la TOTALE égalité homme femme. Donc, bye bye quotas sexistes, bye bye politiques sexistes, bye bye équité (qui n’en est pas une), salariale (Harris a aboli cette folie syndicale!), etc et etc et ce, pendant longtemps (j’en aurais pour 10 paragraphes).

      J’ai une liste de lois, de règlements, de jurisprudences, etc, « made in Québec », qui sont très injustes envers les droits des hommes. Ouais, je sais, cela va faire crier;
      – les étatistes;
      – les adeptes du féministe dogmatique qui vont dire que mon discours est « masculiniste » (car je demande la vraie égalité? Give’me a break!);
      – les syndicalistes comme Lutopuim;
      – et les « droitistes » qui se prétendent pour l’égalité.

      Il y a tant d’hypocrisie et de stupidités et ce, dans tant de domaines au Québec, que cela me décourage.

      Le RLQ est loin de ne pas reproduire certains de ces dérapages. Ouais, je sais que d’aborder ces sujets en particulier et de cette façon, risque de donner beaucoup d’arguments aux « gauchistes » pour nous planter comme du monde. Comme Jeff Plante l’a subis, y compris par des gens de l’ADQ.

      Et je m’arrête là, car j’en aurais vraiment trop à dire sur ces sujets précis.

      Et c’est pour ça que si vous ne coulez pas tout ça dans le béton d’une charte TRES claire, je ne pourrais pas l’endosser. Parler de « valeurs de liberté individuelle, de responsabilité citoyenne et de subsidiarité » (sic), et faire PLEIN de raccourcis intellectuels de ce genre, peu pour moi…

      Tout ce que je demande, c’est de la rigueur, de la précision, et de la stratégie pour ne pas tomber dans les pièges des Lutopium de ce monde (sans rancune Luto, c’est la réalité). Je peux contribuer à tout ça. Mais pas le 23 oct. Avant ou en parallèle à cet évènement (i.e. dans un processus de ‘clarification’ à plus long terme).

      ***Au pire, comme je l’ai déjà écrit, évitons carrémment ces sujets ‘litigieux’***

  5. Je suis un libéral de centre car j’aime autant la doite que la gauche pour premièrement conserver nos acquis et deuxièmement, aider et facilité la vie des plus démunis qui sont négligés de la société.
    En ce qui concerne les ventes des sociétés tels Hydro-Québec et la Société des Alcools, je m’y oppose car c’est tuer la poule aux oeufs d’or. Dans leur cas, je pense que chaque payeur d’impôts, je dis bien d’impôts sur le revenu, devrait avoir une ristourne sur les profits de ces deux sociétés, créées avec l’argent des taxes au début, calculée selon l’usage de l’électricité utilisé dans le cas d’Hydro-Québec comme dans les Syndicats Coopératifs des Caisses Populaires en exemple, et dans le cas de la Société des alcool, chaque Contribuable devrait obtenir une part égale pour tous qui lui permettrait de recevoir un dividende d’un pourcentage des profits. Comme Contribuables, nous payons des taxes et des tarifs qui permettent le fonctionnement de ces sociétés d’État et en retour actuellement, nous avons le service et l’administration actuelle gère très mal ces argents qui viennent des taxes et tarifs, les dirigeant à des fins plus innapropriées qu’avec bon sens et il serait plus équitable qu’individuellement, chaque contribuable puisse en profiter.
    Il serait justement à propos de créer une société sur le gaz de schiste où tous les payeurs d’impôts pourraient avoir une part plutôt que de vendre les droits et permis pour 0.10¢ par hectare à des compagnies étrangères qui vont vider notre territoire de cette richesse et en plus d’envoyer l’argent des profits dans des paradis fiscaux ou à d’autres fins qui ne vont rien nous donner.

  6. Oui M. Leduc, je fréquente votre blogue depuis ses débuts. Il est important pour moi de comprendre ce qui tracasse les citoyens – qu’ils soient de gauche, centre, droite, apolitiques – et les changements qu’ils proposent pour améliorer nos conditions de vie. Ce que je constate depuis l’arrivée des Analystes et de Mme Marcotte c’est qu’on pose des constats, qu’on associe tous les problèmes du Québec à la gauche et aux syndicats mais qu’on propose rarement des mesures concrètes. Concrètes comme un programme politique le ferait.

    Personnellement, je me sens libre et je suis responsable de mon comportement devant la société. Donc arrêtez de me casser les oreilles avec vos principes de liberté individuelle et de responsabilité. Ça ne m’atteint pas et je crois que ça ne rejoint pas grand monde. Donnez des exemples concrets. Martin Masse l’a fait en donnant des exemples concrets. Je vous invite à faire de même.

    Les vrais libertariens québécois ont tracé les liens entre les libertés individuelles et les mesures à prendre: pour eux, le réseau de santé doit être complètement privatisé (financement et prestation de services), ce qui permettrait d’être individuellement libre de choisir l’assureur, le médecin, la clinique et l’hôpital. Ça, c’est du concret. Tout ce qui manque, c’est une analyse sérieuse qui démontre combien ça coûterait par individu pour s’assurer, quels seraient les bénéfices et les désavantages. Voilà uune question que je pose aux libertariens et aux militants de la droite depuis trois ans mais je n’ai jamais reçu de réponse. et je ne veux pas qu’on me réfère à un modèle suisse, américain ou de Singapour. Je veux qu’on m’explique comment une telle idée peut être instaurée au Québec. Avec les détails.

    Et, si vos idées ont de l’allure, j’y adhérerai peut-être. En autant que TOUT le monde, riches, moins riches et pauvres; soient assurés d’avoir accès aux soins de santé. Contrairement à ce qui se passait lorsque les conservateurs étaient au pouvoir avant les années soixante…

    Merci.

    • « c’est qu’on pose des constats, qu’on associe tous les problèmes du Québec à la gauche et aux syndicats..  »

      et ça vous étonne? depuis des décennies ne sont-ce pas la gauche et les syndicats qui sont au pouvoir? alors qui d’autre voulez-vous accuser du merdier dans lequel se trouve présentement le Québec?

    • Pour les droites, que sont la « liberté individuelle » et la « responsabilité citoyenne »? La question est bonne lorsque les droites contemporaines, d’une part, se rallient systématiquement aux options politiques les plus autoritaires et, d’autre part, réduisent la responsabilité à l’impact de l’action d’un individu sur lui-même, ignorant ainsi sa responsabilité par rapport aux impacts externes (externalités).

    • @ Lutopium qui écrit:

      « Ce que je constate depuis l’arrivée des Analystes et de Mme Marcotte c’est qu’on pose des constats, qu’on associe tous les problèmes du Québec à la gauche et aux syndicats mais qu’on propose rarement des mesures concrètes. Concrètes comme un programme politique le ferait. »

      *

      Pour ma part, j’étais TRES content que RLQ ne soit pas un parti politique, justement pour ne pas tomber dans la politique partisane ou la « prostitution politique ». De ça, le Québec en possède plus que des réserves de gaz de schiste. Le but de ce mouvement c’est d’être comme un chien de garde vis-à-vis de tous les politiciens/médias, mais surtout de ceux qui se prétendent « à droite ». En tout cas, c’est ce que j’ai cru comprendre.

      Je crois que le RLQ devrait, au lieu d’avoir un « programme » politique (que personne ne suit de toute façon), avoir des PRINCIPES « politiques » très précis, qui nous guiderons tous vers un Québec plus solide.

  7. J’oubliais… Vous avez une petite fibre de politicien! Amener la question de la laicité suite aux questions que je vous ai posées tout en distortionnant la position de Mme David sur le port du voile est un bel exemple de jeu politique. Bravo.

    Je l’ai déjà dit ailleurs sur la blogosphère. Je n’était pas en accord avec la sortie de Mme David et M. Khadir en ce qui concerne les signes religieux ostentatoires dans la fonction publique. Cependant, il est faux de dire que pour Mme David, les libertés religieuses ont préséance sur l’égalité homme-femme. C’est beaucoup plus nuancé que ça.

    Tiens, allez lire ça, vous comprendrez mieux la position de Mme David: http://www.francoisedavid.com/2009/05/najoutons-pas-un-voile-au-voile/

  8. @lutopium

    Je suis totalement en désaccord avec toi, quand tu dis ‘je ne veux pas qu’on me réfère à un modèle suisse, américain ou de Singapour. Je veux qu’on m’explique comment une telle idée peut être instaurée au Québec. Avec les détails.’

    Il n’est pas difficile de copier un modèle, surtout s’il est empirique ce qui veut dire qu’il fonctionne déjà dans un autre pays.

    Quand les Chiliens ont décidé d’avoir un système de retraite par capitalisation, parce que ça fonctionnait et éliminait l’insolvabilité de nos régimes de retraite, 30 pays ont pris le même type de formule.

    On a besoin 2 variable : du courage politique et le support du peuple.

    Pour le courage politique on oublie cela ça fait des décennies que nos politiciens ne travaillent plus pour le bien collectif, mais pour satisfaire les groupes d’intérêts.

    Car ce sont les groupes d’intérêts qui ne veulent pas que ça change, car ils ont acquis au cours des décennies des privilèges, qui ne voudront pas perdre aisément.

    Juste cette semaine, le Journal de Montréal, a publié un article sur les écoles autonomes en Alberta, évidemment les commissions scolaires ont été aux barricades dénigrant évidemment la solution proposée.

    Voici la réponse que j’ai donnée au Journal de Montréal sous la rubrique opinions.

    «Il y a des solutions, mais ça prend des changements majeurs de structure et du courage
    politique.

    Pour lutter contre le décrochage scolaire : Les écoles étouffent, victimes de la bureaucratie et de la technocratie, donner aux écoles le pouvoir de se prendre en main et de trouver leurs propres solutions, au lieu de les paralyser avec des décisions venues d’en haut.

    Je vous offre une solution qui a été éprouvée aux États-Unis :
    Historique des ‘Charter Schools’

    «Durant les années 1980, explique Malcolm Peabody, président de l’association Les amis du libre choix dans les écoles urbaines, toutes les tentatives pour réformer les écoles ont raté. Elles ont été coulées par la bureaucratie de l’enseignement public et des syndicats de professeurs. Quand la bureaucratie exerce un contrôle sur les écoles, c’est un désastre. En 1991, un groupe de Minneapolis a eu l’idée de détacher les écoles de la bureaucratie. Quarante-trois États sur cinquante ont adopté une législation allant dans ce sens.»

    Les obligations:

    1.Elle reçoit le même montant qu’un étudiant de l’école publique.

    2.Elles doivent être des associations à but non lucratif, gratuites et ouvertes à tous.

    3.Elles ne peuvent être que laïques.

    4.Pour le reste, elles organisent leur enseignement comme elles l’entendent.

    5.Elles sont dégagées de toute tutelle administrative.

    6.On ne les juge que sur les résultats scolaires obtenus.

    Les résultats:

    Elles se ruent donc vers les ‘charters schools.’ Une réussite totale, cinq mille écoles qui se sont créées sur ce modèle accueillent 1,3 million d’enfants aux États-Unis. À Washington DC, les charters schools ont déjà raflé 28 033 des 73 120 élèves du secteur public. Leurs classes ne comportent jamais plus de dix-huit élèves, les établissements sont de petite taille (250 élèves en moyenne). Leurs résultats scolaires sont infiniment supérieurs à ceux des écoles publiques.

    À Washington, les jeunes Noirs ou les Latinos qui constituent 91 % des recrues des ‘charters schools’ sortent du secondaire avec des taux de réussite en lecture et en mathématiques deux fois supérieurs à ceux des écoles publiques. Les élus sont ravis. L’État, sans dépenser un sou de plus qu’ailleurs, offre aux minorités défavorisées de meilleures chances de promotion sociale.»

    Mais examine maintenant, quelles sont les forces qui s’y opposeraient

    1.Les commissions scolaires, car ils deviennent caducs.

    2.Le ministère de l’Éducation, car on transfert du pouvoir décisionnel directement au directeur d’école.

    3.Les syndicats, car la plus part des écoles autonomes sont non-syndiquées, disons qu’il y a une discordance entre (performance & imputabilité) avec (permanence & ancienneté).

    Alors toutes ces forces d’opposition vont tout faire pour que ça dérape, peu importe si nous avons un fort taux de décrochages ou une déficience dans le modèle éducatif, en fait leurs soucis c’est de ne pas perdre aucun privilège, le reste passe au second plan.

    D’où l’immobilisme du Québec.

    • L’avez-vous lu, au moins??? Ou bien est-ce que mes propositions sont trop «de droite» pour un Réseau qui se dit «de droite»??? Même le Parti libertarien des États-Unis me considère trop libertarien pour lui, ce n’est pas peu dire!!!

      Censurer un commentaire parce qu’il est trop long ou trop intellectuel (la longueur est la marque de l’intellectualisme) est une pente très glissante vers l’anti-intellectualisme!!! En fait, ce n’est même pas un argument solide pour la censure!!! Lorsque des blogueurs se permettent de jouer à la censure avec une aussi piètre raison, cela trahit leur haine de la liberté!!!

      Bref, je viens de prouver que le RLQ était anti-intellectuel et anti-liberté!!! Merci, bonsoir, je n’embarquerai pas dans ce train-là!!!

      Mon dernier commentaire se voulait un test pour le RLQ et je vous annonce que vous avez récolté la note de E pour «échec»!!!

      Sur ce, bonne journée!!!

      • @Jean Luc…4 pages! Oh la la! Personne à le temps même ceux qui sont à la retraite. Quand c’est trop long, on lit une couple de paragraphes et on passe au prochain commentaire.

      • Vous êtes trop nationaliste pour eux, Jean-Luc. Ces individus ne font partis que de la Droite fiscale, autrement ce sont des internationalistes et des globalistes qui mettent toutes les cultures, incluant la notre, en péril.

  9. Pingback: lacapitaleblogue.com | links for 2010-09-16

  10. @Québec Droite: En ce qui concerne le Chili, je crois que vos références sont périmées… Si vous avez le temps, je vous invite à lire cet article et on en reparlera: http://tinyurl.com/d6gbbp

    L’OCDE et le FMI ont déjà utilisé le modèle chilien comme exemple mais depuis la dernière crise financière, ce modèle ne fonctionne plus!

    En ce qui concerne particulièrement la retraite, ce que j’aimerais que les ténors de la droite québécoise nous expliquent c’est comment la transition d’un régime public et universel (RRQ – Sécurité de vieillesse) s’effectuerait. Lorsqu’on veut abolir un service, il faut expliquer comment il sera remplacé, quels seront les avantages et les désavantages et ce, pour TOUS les citoyens sans exception.

    Les régimes à prestations déterminées sont en voie de disparition et, selon ce que j’ai lu, ce sont les travailleurs qui sont pénalisés. Les grands gagnants des régimes de pension à cotisations déterminées sont les banques, les firmes de courtage et les companies d’assurances. Vous avez déjà écrit sur le sujet, alors inutile pour moi de vous donner des références!

  11. @lutopium

    Ta référence date un peu, voici celle de mars 2010

    http://archives.contrepoints.org/Le-systeme-prive-de-pensions.html

    Le système privé de pension chilien sort indemne de la crise
    mardi 30 mars 2010 – Lucilio

    À la fin de 2009, les fonds privés de pensions chiliens ont enregistré des bénéfices record, épongeant toutes les pertes de l’année 2008, quand explosa la crise financière.

    Depuis son implantation en 1981, la rentabilité moyenne du fonds principal est de 9,19% par an, plus de deux fois supérieure au rendement minimum nécessaire pour assurer le paiement des pensions des affiliés.

    Toutefois, à l’occasion de la crise économique mondiale, nombreux furent ceux qui mirent en doute les garanties offertes par le système de pension par capitalisation qui, selon eux, serait moins sûr que le système public de pension par répartition. Cependant, les chiffres indiquent que ces doutes sont infondés.

    En 2008, ces fonds de pension avaient bien connu une forte chute suite à la crise économique mondiale et à la baisse des bourses : en moyenne, les fonds baissèrent de 22%, la valeur du fond de type A, le plus risqué chuta de 40,3%, celle du fonds de type E, le plus conservateur, baissa de 0,9%.

    Mais en 2009, la valeur des fonds de pension connut une augmentation moyenne de 27,7%. 43,5% dans le cas du fond A et 8,3% pour le fonds E

  12. @lutopium

    Sur un point, je suis tout à fait d’accord avec toi, la transition à un régime de prestations déterminées (répartitions, PD) à un système à cotisations déterminées (CD) ou par Capitalisation est loin d’être évidente, même les experts ne s’entendent pas sur la méthode à utiliser.

    Comme les PD sont dans un environnement d’insolvabilité, un jour ou l’autre il faudra en débattre, mais au Québec on a toujours l’art de pelleter les problèmes an avant.

    Un autre débat potentiel sur un futur carnet.

  13. Allô, allô, c’est Marco!

    Tu parles si ta question est importante! Voyons que je me rapelle… Que serait devenu le Québec s’il avait vécu 40 ans sous le régime en fin de règne de l’Union Nationale? Ou encore 40 ans sous le « comeback » des libéraux de Robert Bourassa? Ou si encore Newton n’avait pas reçu cette pomme sur la tête, si Darwin n’avait pas existé ou si encore, si on croyait encore et toujours que le terre est plate?

    Désolé mon vieux, mais c’est un éventail de conditions objectives d’alors qui font que le Québec ressemble à ce qu’il est aujourd’hui. On ne refait pas l’histoire… C’est comme ça. Toi, t’as du pocher tes cours de philo!

  14. Où étiez-vous donc passé au cours de ces 40 dernières années? Prenez votre calculette et additionnez. Il s’en est fait des choses au Québec, et on peut en être fier. On s’est construit une belle petite société sociale-démocrate à l’européenne ce qui n’a pas empêché l’émergence d’un Québec Inc. même si ça ne vous plaît pas. Ce n’est pas une question votre affaire, c’est une rêverie.

    J’aimerais bien que vous nous fassiez part du processus mental qui vous a mené à vous poser cette question. C’est sûr que si les singes avaient su parler depuis 40 ans, on n’aurait pas besoin de chinois! C’est comme, sous une question de sémantique, en arriver à confondre un phoque d’une otarie, un chameau d’un dromadaire…C’est un exercice fascinant de que parler des deux côtés de la bouche en même temps. Si jamais l’intention est de confondre l’interlocuteur, on risque d’être soi-même confus tant l’effort est contre-nature.

    À ce sujet, j’en ai une jolie à vous raconter:

    Un chameau qui revenait dans son désert du Gobi natal après avoir été reconduire sa blonde dromadaire au Mozambique, fut ainsi accueilli par ses copains chameaux:

    – Eh, chameau! Pis comment a été ta soirée?

    Voyant la mine déconfite de l’amoureux épuisé (vous essaierez de faire 20,000 km à pied, aller-retour pour reconduire votre blonde, vous verrez que ça épuise!), les copains auraient bien aimé se rouler de rire par terre, mais les deux bosses les empêchant de ce faire, ils durent se contenter de se tordre de rire.

    – T’as pu tirer un p’tit coup au moins?

    Nouvelle esclaffade de rires à en pleurer! Et pleurer, ça c’est un luxe que ne se permettent justement pas les chameaux, vu que ça abaisse considérablement le kilométrage au litre.

    Contrit et honteux, notre homme confessa:

    J’ai pas pu! On a bien cherché un escabeau, une échelle pour que je puisse m’exécuter, mais c’est dur à trouver dans le désert ces affaires-là. Pis ma blonde qui a déjà vu des Bédouins pratiquer la position du missionnaire (une sorte d’infidèle galonné) a insisté pour qu’on essaye de faire la bête à deux dos. Mais ça a pas marché vu sa bosse et les deux miennes. Alors elle s’est livrée à des affaires qu’on n’a pas l’habitude ici. Mais j’aime pas ça, nah!

    Le lendemain, le chamelier, furieux, du commander un plein camion-citerne d’eau tant les copains avaient pissé dans leurs culottes.

Les commentaires sont fermés.