Colisée : À quoi bon?

Ian Sénéchal

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Joanne Marcotte

Je voulais écrire un article sur le Colisée en fin de semaine quand le temps me l’aurait permis. Mais à quoi bon? On sait tous que Québec va avoir son nouveau jouet bientôt, que Quebecor se sera fait payer un beau Colisée tout neuf à coup de premières pages dans les journaux (en passant, PKP a joué son jeu comme un as!) et surtout, pourquoi perdre mon temps quand une personne que j’estime beaucoup en a déjà écrit un d’une main de maître? J’attire votre attention sur son dernier paragraphe, au cas ou certains n’auraient pas compris la réelle mission du Réseau Liberté-Québec.

Joanne Marcotte dit :

Note à tous ceux qui ne savent pas faire la différence entre le Réseau Liberté-Québec et les opinions que ses organisateurs peuvent avoir sur les sujets d’actualité. Le Réseau Liberté-Québec n’étant pas un parti politique, les textes que je publie ici n’engagent que moi-même et n’ont rien à voir avec l’opinion que peuvent avoir les autres organisateurs du Réseau ni même les gens qui participeront à l’événement du 23 octobre prochain.

Pour bien illustrer le fait qu’on ne s’entend pas tous au sein du RLQ sur certains enjeux (et c’est parfait comme ça), je discutais ce midi du sujet avec Guillaume. Je vous confirme que dans ce dossier, notre collaborateur laisse parler ses émotions, mais il s’assume, il y aura toujours ça de gagner :)

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19 réflexions sur “Colisée : À quoi bon?

  1. Pingback: lacapitaleblogue.com | links for 2010-09-10

  2. Il serait intéressant le 23 octobre de connaître la position de Kory Tenecke dans le dossier du nouveau Colisée. Qu’est-ce qu’un employé de Quebecor, bien campé à droite, ex-directeur des communications de Stephen Harper, peut bien avoir comme opinion?
    D’abord, peut-il avoir une opinion?

    • – On sait tous que Québec va avoir son nouveau jouet bientôt, que Quebecor se sera fait payer un beau Colisée tout neuf à coup de premières pages dans les journaux (en passant, PKP a joué son jeu comme un as!)

      Pas besoin d’attendre le 23 octobre pour avoir un avis éclairé sur cette question de nouveau Colisée. Demandons à un p’tit gars bien de chez-nous et hautement concerné par le sujet vu son poste de chroniqueur au Journal de Québec. Éric Duhaime se se sera certainement livré à une profonde réflexion et il sera certainement heureux de partager avec nous ses conclusions dans les pages du Journal.

  3. « …les opinions que ses organisateurs peuvent avoir sur les sujets d’actualité. »

    Pour avoir reçu chez-moi mes co-blogueurs et madame Marcotte à quelques reprises, je peux affirmer que chez nous il n’y a pas de ligne de parti, en fait il n’y a pas de parti… du moins, pas encore…

    • Juste pour pas qu’il y en ait qui nous prêtent encore de fausses intentions Rey, le RLQ ne se métamorphosera jamais en parti politique. C’est vraiment un organisme sans but lucratif de réseautage.

      • Le RLQ ne vise pas la création d’un parti politique de droite. Mais il y a un énorme creux politique au Québec avec les creux budgétaire, intellectuel, culturel, social et économique qui vont avec. Je souhaite avec ferveur que naisse un parti politique de vraie droite, de droite pure, franche, claire, sans bavure, courageuse, et non du tiède centre ou de centre droite ou de droite centrée sur la gogauche comme l’a été l’ADQ à son agonie. Et si la journée de réflexion du 23 octobre peut dépasser la simple et inefficace palabre et enfin mener à cela, elle aura été utile.

  4. J’attend toujours l’opinion de Fred Têtu sur ce sujet.

    Je devine à l’avance sa position et c’est pour ça qu’il ne veut pas répondre :-P

    Après tout, il voulait qu’on continue de subventionner Bombardier (la cie la plus BS et quêteuse au Qc) ;-)

    Avant de me faire traiter de menteur, écoutez l’audio au complet:

    http://radioego.com/ego/listen/3183

  5. Je suis contre toute subvention gouvernementale de quelque niveau que ce soit au sport professionnel. Ceux qui ont les moyens d’assoir leur steak dans des fauteuils dont le prix est fixé par le salaire de gladiateurs qui sont payés plusieurs millions par année, pour amuser le peuple – du pain et des jeux, c’est pas nouveau- doivent assumer totalement le coût de l’infrastructure qui va avec. Par contre, il faut un ménage dans les subventions à la « culture ». Fini les subventions à la culture dite populaire. Si elle est populaire, le peuple a donc les moyens de la supporter individuellement. Par contre , la culture de haut niveau, celle avec un grand « C », celle qui devrait être diffusée dans nos écoles, celle-là a grand besoin d’aide. On n’a qu’à voyager en Europe ou à NY pour constater qu’on est béotiens. Cette culture est largement encouragée ailleurs par les gouvernements et par le mécénat. Ici on la considère à tort et avec mépris, comme n’étant que l’affaire de l' »élite ». De quelle élite parle-t-on? J’espère que les étudiants en blue jeans que je vois jeter des fleurs à la soprano du balcon du MET à NY ne sont pas de cette élite-là.

  6. Vous connaissez mon appréhension de l’avenir ? Notre population à Québec, une des plus performante au monde en vieillissement, sera prochainement plafonnée avant de décliner, à moins d’immigration massive autre qu’interrégionale car cette source se tarie. Haïti, au secours !

    J’entends plusieurs non ! Voici un lien si vous voulez vous instruire sur la population prévue pour Québec 2008-2108. Le portrait esquissé est juste un peu pessimiste parce qu’il n’est pas fondé sur les dernières données et projections, il ne tient pas compte d’un léger redressement de la natalité depuis trois ou quatre ans.

    Pouvons nous nous laisser donner par nos élus un amphithéatre dont nous devrons défrayer la maintenance et les opérations pendant un demi-siècle, minimum ? Tout le monde a compris que Charest et Labeaume nous offre un cadeau payé avec de l’argent que nous n’avons pas encore économisé. On empruntera et il faudra en payer les intérêts éternellement à moins d’écouter Mme Marcotte. L’éternité, il paraît que c’est long, surtout à la fin… M. Harper vient de sonner la fin de la récréation. Passons à notre régénération d’abord, à la mise au monde et au développement d’athlètes locaux, s’il n’est pas trop tard avant de redorer notre Colisée Pepsi.

    • Hockey et démographie
      première partie

      année
      nombre de naissances

      1968 — 100 548
      1969 — 099 503
      1970 — 096 512
      1971 — 093 743

      Naissances sous les Nordiques de l’AMH et performance

      1972 — 088 118 — 5e division est
      1973 — 089 412 — 5e division est
      1974 — 091 433 — 1e division canadienne
      1975 — 096 266 — 2e division canadienne
      1976 — 098 022 — 1er division Est Trophée mondial AVCO
      1977 — 097 266 — 4e de l’AMH
      1978 — 096 202 — 2e de l’AMH

      L’arrivée des Nordiques de l’AMH n’arrête pas la baisse des naissances. En 72 et 73 les Nordiques sont minables, le nombre de naissances touche un fond. En 74 et 75, les Nordiques sont respectivement 1e et 2e de la division canadienne. Le nombre de naissances remonte. Il atteint un sommet en 1976 où les Nordiques se méritent le Trophée mondial AVCO.

    • Hockey et démographie
      Deuxière partie

      Les Nordiques dans la LNH

      année
      nombre de naissances au Québec et performance

      1979 — 099 893 — 5e division Adams
      1980 — 097 498 — 4e division Adams
      1981 — 095 247 — 4e division Adams
      1982 — 090 540 — 4e division Adams
      1983 — 087 739 — 3e division Adams
      1984 — 087 610 — 2e division Adams
      1985 — 086 008 — 1e division Adams
      1986 — 084 579 — 4e division Adams
      1987 — 083 600 — 4e division Adams
      1988 — 086 358 — 5e division Adams
      1989 — 091 751 — 5e division Adams
      1990 — 098 013 — 5e division Adams
      1991 — 097 348 — 5e division Adams
      1992 — 096 054 — 5e division Adams
      1993 — 092 322 — 5e division Nord-Est
      1994 — 090 417 — 1e division Nord-Est

      De 1979 à 1985, le nombre de naissance diminue et la position passe de la 5e à la 1e: on pourrait croire que le bon hockey a un effet néfaste sur le nombre des naissances. par contre, les deux années suivantes, 1986 et 1987, les naissances baissent encore alors que le hockey s’est dégradé. Le mauvais hockey n’a pas amené un regain de naissances.

      Au cours des cinq années suivantes, la performance est minable mais les naissances connaissent un regain de vigueur avant de rechuter. Le mauvais hockey serait bon pour les naissances.

      Donc, l’effet sur le nombre de naissance d’une équipe de hockey professionnelle en une ville et sa performance serait imprévisible. Il y a des hauts et des bas de part et d’autre et ils ne surviennent pas en parallèle. Il me faut chercher une explication ailleurs. Sans doute que le nombre d’utérus disponibles à quelque chose à voir.

      Peut-être que si j’avais utilisé les nombres de naissances dans la seule région de Québec, les résultats auraient été différent mais j’en doute; je ne disposais pas des données. La région de Québec était régulièrement moins féconde que le Québec mais depuis trois ans, elle s’est ralliée. Ceci dit, nous sommes toujours en sous-natalité depuis 1970, en risque de baisse de population dans 15 ou 20 ans, en perte de force d’engendrement en cascade depuis une génération.

      La vente des Nordiques et leur déménagement à Denver ont été suivi d’une profonde chute des naissances dans les 6 années qui ont suivi. La situation vient tout juste d’être revenue au niveau de 1995 mais au coeur d’une population augmentée de 7 246 897 à 7 828 879 (8 %). Aurions-nous connu une exode des utérus dans les année 95-99, sous le gouvernement Bouchard ?

      1995 — 087 258
      1996 — 085 130
      1997 — 079 724
      1998 — 075 865
      1999 — 073 599
      2000 — 072 010
      2001 — 073 699
      2002 — 072 478
      2003 — 073 916
      2004 — 074 068
      2005 — 076 100
      2006 — 081 962
      2007 — 084 200
      2008 — 087 600
      2009 — 088 600

      Démographiquement, le retour de la Nationale à Québec, c’est pas un bon choix. Des Olympiques d’hiver non plus.

    • Démographie et amphithéâtre
      Troisième période

      Un amphithéâtre est une méchante pompe à fric qui entre en compétition directe avec les coûts et le temps de notre régénération par engendrement. Nos enfants sont la principale source du renouvellement de notre force de travail 20 ans plus tard, de notre forme économique. Parlons donc de natalité.

      À notre époque, les humaines ont leurs enfants à 30 ans en moyenne. Par exemple en 2007 en Capitale-Nationale, région 03, six femmes par 1000 âgées de moins de 20 ans ont mis au monde; âgées entre 20 et 24, 38; entre 25 et 29, 104; entre 30 et 34, 104; entre 35 et 39, 38; au dessus de 40, 5. Ça donne un indice synthétique de fécondité de 1,5. Il faut un indice de 2,1 régulièrement ou en moyenne pour qu’une population se perpétue par sa force d’engendrement.

      À une autre époque, pour des populations moindres, les naissances étaient plus nombreuses:

      année
      nombre des naissances au Québec:
      population
      âge médian dans la population

      1900 — 061 834 — 1 648 898 — 21
      1910 — 077 349 — 2 005 776
      1920 — 085 271 — 2 360 510 — 21
      1930 — 083 625 — 2 874 662
      1940 — 083 857 — 3 331 882 — 24
      1950 — 121 842 — 4 055 681
      1960 — 141 224 — 5 259 211 — 24
      1965 — 123 279 —
      1970 — 096 512 — 6 137 306
      1975 — 096 268 —
      1980 — 097 498 — 6 547 705 — 29
      1985 — 086 008 —
      1990 — 098 013 — 7 064 586
      1995 — 087 258 —
      2000 — 072 010 — 7 396 990 — 38,5
      2005 — 076 100 —
      2010 — 088 000 — 7 900 000 — 42,2

      Un Colisée de 10 004 places en 1949, pour remplacer l’incendié, c’était un bon choix. L’agrandir en 1979 pour y ajouter 5000 sièges se devait. Le mettre à niveau en 2005-2007 s’imposait. On peut faire avec pendant encore bien des années et économiser le financement du prochain en l’attendant comme on fait quand on s’achète une maison. Pour que les politiciens arrêtent de nous prendre pour des enfants, arrêtons de nous conduire comme des enfants.

      L’Institut de la statistique du Québec prévoit que sa capitale va connaître une chute de ses naissances bientôt malgré un indice synthétique de fécondité adopté à 1,65, scénario A (entre optimiste et pessimiste): l’âge médian de la population passera de 40,2 à près de 50 ans. À l’époque des Nordiques, l’âge médian se situait de 28 à 35 ans.

      2015 — 086 080
      2020 — 086 173 44,4
      2025 — 083 771
      2030 — 080 453 46,9
      2035 — 080 529
      2040 — 083 602 48,5
      2045 — 085 415
      2050 — 085 290 49,1
      2055 — 085 056

      —————————-

      En boni, une brève histoire du peuplement de Québec

      année
      nombre d’habitants Québec
      nombre d’habitants Ancienne-Lorette
      nombre d’habitants St-Augustin
      nombre d’habitants agglomération de Québec

      1608 — 000 028
      1708 — 002 035
      1808 — 010 805
      1908 — 080 000 -* Anc.L -* StpAug -* agglomération.
      2001 — 485 747 + 16 244 + 16 038 = 518 029
      2006 — 495 771 + 16 639 + 17 404 = 529 814
      2007 — 499 206 + 16 625 + 17 587 = 533 418
      2008 — 503 959 + 16 712 + 17 743 = 538 414
      2009 — 508 349 + 16 720 + 17 900 = 542 969

      au premier juillet les années récentes

    • Remplacement de la main-d’oeuvre et amphithéâtre
      première supplémentaire

      Voici la reproduction du Tableau 13 mis en annexe d’un document de consultation publique intitulé Projet de politique municipale…produit par la ville de Québec. On y compile un indice de remplacement de la main-d’œuvre pour la Ville de Québec en 2001-2026

      Année
      nombre de personnes âgées entre 20-29 ans
      nombre de personnes âgées entre 55-64 ans
      Indice de remplacement en %
      Écart entre les nombres de 20-29 et ceux de 55-64

      2001 — 77 520 — 58 243 — 133 — 19 277
      2002 — 78 640 — 61 488 — 128 — 17 152
      2003 — 78 817 — 64 450 — 122 — 14 367
      2004 — 78 506 — 67 353 — 117 — 11 153
      2005 — 77 545 — 70 074 — 111 — 07 471
      2006 — 76 068 — 72 555 — 105 — 03 513
      2007 — 73 879 — 74 521 — 099 — (00 642)
      2008 — 71 665 — 76 229 — 094 — (04 564)
      2009 — 69 699 — 78 123 — 089 — (08 424)
      2010 — 68 110 — 79 988 — 085 — (11 878)
      2011 — 67 199 — 81 434 — 083 — (14 235)
      2012 — 66 695 — 82 658 — 081 — (15 963)
      2013 — 66 641 — 84 132 — 079 — (17 491)
      2014 — 66 476 — 85 165 — 078 — (18 689)
      2015 — 66 147 — 85 985 — 077 — (19 838)
      2016 — 65 896 — 86 592 — 076 — (20 696)
      2017 — 65 607 — 87 199 — 075 — (21 592)
      2018 — 65 073 — 87 585 — 074 — (22 512)
      2019 — 63 941 — 87 390 — 073 — (23 449)
      2020 — 62 455 — 86 790 — 072 — (24 335)
      2021 — 60 576 — 85 520 — 071 — (24 944)
      2022 — 58 906 — 83 602 — 070 — (24 696)
      2023 — 57 326 — 81 330 — 070 — (24 004)
      2024 — 56 137 — 79 044 — 071 — (22 907)
      2025 — 55 228 — 76 908 — 072 — (21 680)
      2026 — 54 413 — 74 772 — 073 — (20 359)

      Source : Institut de la statistique, Indice de remplacement, Ville de Québec 2001-2026, 2004 Traitement : Commissariat aux relations internationales et immigration.

      En voyant ce tableau, je me dis que notre argent public et notre crédit devraient être investi dans notre régénération plutôt que dans notre divertissement et dans la satisfaction de notre désir d’avoir tout ce qu’à le voisin plutôt que ce que nous avons les moyens de nous payer. Notre régénération à court terme c’est l’immigration et à long terme la relance des berceaux.

      Bref, je serais mieux diverti et fier si nos millions de la Ville de la province et du pays soit investi dans un amphi-berceau plutôt qu’ un amphithéâtre.

      • Remplacement de la main-d’oeuvre et amphithéâtre
        première supplémentaire, ajout

        Indice de remplacement de la main d’oeuvre, 2001-2026,
        scénario A de référence, Perspectives démographiques,
        Québec et régions, 2001-2051, Institut de la statistique du Québec
        Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches et Centre du Québec.

        en %, estimé du graphique pour les trois régions retenues.
        Repris d’un message précédent pour la ville de Québec

        Année,
        Rapport des 20-29 sur les 55-64, somme des trois régions retenues,
        Rapport des 20-29 sur les 55-64, ville de Québec.

        2001 — 126 — 133
        2002 — 120 — 128
        2003 — 116 — 122
        2004 — 112 — 117
        2005 — 107 — 111
        2006 — 102 — 105
        2007 — 098 — 099
        2008 — 094 — 094
        2009 — 089 — 089
        2010 — 085 — 085
        2011 — 082 — 083
        2012 — 080 — 081
        2013 — 079 — 079
        2014 — 077 — 078
        2015 — 076 — 077
        2016 — 075 — 076
        2017 — 073 — 075
        2018 — 072 — 074
        2019 — 070 — 073
        2020 — 069 — 072
        2021 — 068 — 071
        2022 — 067 — 070
        2023 — 067 — 070
        2024 — 068 — 071
        2025 — 069 — 072
        2026 — 070 — 073

        L’indice de remplacement de la main-d’oeuvre est pratiquement identique pour la ville et pour les régions. La main d’oeuvre disponible va être rare sinon récemment arrivée, pour au moins deux décennies: pas nécessairement un goût pour le hockey, pas plus les moyens ou le temps.

        Nombre d’employés entrants au marché du travail, 20-29

        année
        Ville de Québec
        Trois régions retenues

        2001 — 77 520 — 166 000
        2026 — 54 413 — 103 000

        Nombres d’employés sortants du marché du travail, 55-64

        année
        Ville de Québec
        Trois régions retenues

        2001 — 58 243 — 138 000
        2026 — 74 772 — 182 000

        On peut croire suivant sa foi laïque que les nouveaux retraités, dont le nombre fera plus que doubler autant dans la ville que la région de 2001 à 2021, feraient ou non un excellent fond de commerce pour un amphithéâtre. Ça dépendrait de la force de l’équipe, bonne chance j’ai confiance, et du survoltage musical; sur ce plan, il m’apparaît difficile de contenter en même temps et lieu l’ado et son grand-père.

        Je pourrais être pour un nouvel amphithéâtre à Québec s’il avait pour effet principal de faire passer l’indice synthétique d’engendrement (ISF) de 1,75 à 2,50. Je doute que ce soit un moyen de régénération efficient et économique mais si vous me le démontrez, je me rallierai.

    • Amphithéâtre, Centre Bell et Canadien, quelques chiffres
      deuxième supplémentaire

      J’avais reçu gratuitement un exemplaire de la revue Forces décembre 2006 dans laquelle Réjean Tremblay, journaliste sportif bien connu, a écrit Les Canadiens de Montréal: une affaire en or. C’est plein de chiffres intéressants. # 148

      Coûts du Centre Bell, 260 millions

      Impact sur le PIB, 351 millions

      Revenus:
      Droits de diffusion, 16 millions par année
      Le Canadien, 109,1 millions
      Centre Bell, 77,7 en 2005 et 50,7 en 2006.
      Divers, 32 millions

      Impôt provincial année 2005-2006
      joueurs, 15,1 millions
      Le Canadien et le Centre Bell, 21,1 millions

      Taxes de vente provinciale et fédérales, 11,3 millions
      Charges sociales, 5,5 millions

      Taxes municipales annuelles moyennes, 8,7 millions

      Intérêts payés à la Caisse de dépôt et placement en 9 ans, de loin supérieur à 100 millions

      salaires aux joueurs, 47,5 millions
      salaires aux cadres et employés, 13,7 millions
      autres dépenses, Canadiens, 38,7 millions
      autres dépenses, Centre Bell, 100,9 millions

      dépenses des touristes, 32,2 millions

      Total des dépenses directes, 235,2 millions

    • Projet d’amphithéâtre multifonctionnel

      Document pdf Ville de Québec par SNC-Lavalin

      Esquisses préparées par la firme d’architectes ABCP

      empreinte au sol
      capacité 18 000, 14 625 M carrés
      capacité 15 000, 13 625 m carrés

      Coût de construction, 2009, $
      18 000 sièges, 304 millions
      15 000 sièges, 274

      Coût de construction, 2012, $
      18 000 sièges, 383,2 millions
      15 000 sièges 345,4

      Coûts fixes d’exploitation, 2009, $
      18 000 sièges, 335 000 $
      15 000 sièges, 305 000 $
      Colisée Pepsi, 674 235 $

  7. Selon les principes du libéralisme, financer un amphithéâtre ça ne fait pas de sens sauf que politiquement, c’est pas tellement brillant de s’y opposer…

    C’est PKP qui doit être mort de rire. Il va être en position de force pour négocier le loyer de son équipe sachant que 1- La population serait furieuse si elle « bâtissait mais que finalement ils ne venaient pas » et 2- Le secteur public s’en fout bien de faire des déficits.

    Si les gens de Québec veulent l’avoir leur Colisée, ils l’auront un jour. Faut juste que Labeaume trouve une nouvelle combine maintenant que le gouvernement du Québec et la ville se sont engagés à hauteur de plus de 200M$. Le privé va commencer à flairer la bonne affaire et après même Harper va se mettre à genou pour pouvoir participer.

  8. Tant et aussi longtemps que le Québec ne sera pas souverain, il va falloir aller quêter à Ottawa pour aller chercher notre propre argent. Pitoyable! Pas moyen de gouverner en fonction de nos besoins. Une cenne pour le Québec et voilà : tollé dans le Canada anglais! 175 millions, c’est quoi à côté du 9 milliards dépensé dans l’armée pour la chasse aux barbus???

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