L’odeur du sang

Ian Sénéchal

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Tel un requin qui a flairé l’odeur du sang, la population québécoise a faim présentement. Elle a soif de scandales et souhaite voir des têtes roulées. Elle considère Jean Charest comme son plat principal et le Parti Libéral du Québec comme son dessert. Les médias salivent déjà devant le « show » qu’est devenu la commission Bastarache. Les présentateurs de nouvelles ne dorment plus la nuit tellement ils fantasment au fait qu’ils seront peut-être les premiers à annoncer la démission de la proie affaiblie et malade qu’est devenu notre « Premier Sinistre ».

Mais telle l’image que j’ai choisie pour accompagner mon texte, la population québécoise, sous son « effrayant » costume de requin, est et sera toujours le gentille petite créature docile, douce et sans malice qu’elle a toujours été depuis la révolution tranquille.

Le danger de tout ce cirque est justement que la remise en question de tout notre système politique soit balayée du revers de la main pour le temps que durera la commission. Notre système politique est malade et sa « surbureaucratisation » facilite les magouilles et la corruption. J’ai malheureusement très peur pour la suite des choses.

J’ai peur que les gens, une fois de plus, se satisfassent de bien peu, telle le veut la tradition québécoise. J’ai la fâcheuse impression que nos compatriotes ne comprennent pas que Jean Charest n’est plus qu’un pion gênant qui devra prochainement être déplacé outre-mer par les argentiers libéraux qui possèdent réellement le pouvoir depuis 1960. J’ai peur que la population québécoise crie victoire après la démission de plus en plus probable de Jean Charest pour des raisons familiales ou de santé.

J’ai peur, car ce ne sera pas une victoire. Nous vivrons toujours dans le même système politique qui favorise la corruption par sa trop grande centralisation des pouvoirs. Trop de gens s’imaginent qu’en changeant les protagonistes, on évitera la corruption. Mais c’est oublier que quand il y a de l’homme, il y a de l’hommerie! Malheureusement, aucun dieu bienfaisant ne s’est encore présenté comme chef d’état de la belle province. Et ceux qui pensent que le PQ dirigé par une femme fera différemment, j’ai deux mots pour vous : « Oxygène 9 » et « Gaspésia ».

La population québécoise est souvent qualifiée de cynique et semble désespérée du comportement de ses politiciens. Malheureusement, comme dans bien des sociétés ou la planification socialiste des actions gouvernementales fait des gains, la déresponsabilisation de la population est navrante. Les québécois semblent oublier qu’ils sont trop souvent réfractaires à des réformes qui leur permettront d’obtenir plus de libertés individuelles et ainsi soutirer des pouvoirs aux administrations publiques centrales. C’est en soutirant des pouvoirs à ces administrations que les québécois réussiront enfin à combattre la corruption.

On donne plus de 60 milliards de nos taxes et impôts en gestion à une vingtaine de ministres pratiquement tous redevables au premier ministre et on s’imagine qu’aucun ami du parti n’en profitera. Le Québec est effectivement le royaume de la pensée magique.

J’espère qu’un jour les individus désireront rapprocher le plus près possible d’eux-mêmes les pouvoirs décisionnels qui ont un impact sur leur propre vie et qu’ils accepteront de recevoir moins de bonbons électoraux afin d’envoyer seulement le stricte nécessaire aux administrations publiques centrales. Ce n’est qu’ainsi que notre nation pourra enfin montrer fièrement une vraie dentition de prédateurs assoiffés de vraies victoires.

Peuple du Québec, cessons de nous contenter de victoires morales, réformons le système, une fois pour toutes!

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28 réflexions sur “L’odeur du sang

  1. Un autre qui veut réformer plutôt que changer!!

    Le système n’est pas réformable en maintenant en plus cette démocratie qui ne sert que les riches de la société. Il faut en changer la nature pour une démocratie directe des citoyens exerçant eux-mêmes le pouvoir cette fois-ci! Ne me dite pas que c’est utopique de penser ainsi! Je vous invite à lire mon point de vue au commentaire de votre collègue, M. Têtu, intitulé « Les pétards politiques ». L’avenir réside dans le pouvoir et la souveraineté des villes et villages sous le controle des citoyens et non des politiciens corrompus! Ou nous allons vers une démocratie citoyenne et véritable ou nous maintenons celle-ci qui prends son essence dans le totalitarisme! Plusieurs ont tenté de réformer ce système étatique avant vous et tous ont subis un échec retentissant dans le sens des intérêts des plus démunis de nos sociétés dans le monde. Arrêtez de faire miroiter des illusions!

  2. Si j’étais PDG d’Hema-Québec, je surveillerais Jean Charest, d’après moi il reçoit un quatre litres de nouveau sang tous les jours pour être capable de survivre à la totale unanimité des médias quant à la pertinence d’une démission imminente du pugiliste en question.

  3. Eh bien…quel choix avons nous pour mener le Québec….? C’est ça la question…C’est vraiment dommage que Charest n’ai pas demandé une commission sur la construction, au lieu d’essayer d’assomer Bellemare. Il s’est vraiment tiré dans le pied. Il devrait mettre ces conseillers à la porte.

  4. C’est bien beau tous ces commentaires sur la réforme du système et tout le bla bla bla de droite de gauche du centre sur les bloques , ca me rappelle le chialage de cuisine dont les québécois sont les champions, gros parleurs petit faiseurs , devrait être notre devise et non Je me souviens.

    Alors , maintenant c’est bien beau tout remettre en question , mais il me semble que la conclusion de toutes ces interventions , est qu’avec le choix politique actuel offert aux québécois , le statut quo est implanté pour encore un sacré bout de temps.

    Alors qu’est ce que vous attendez, vous les Joanne Marcotte , Érice Duhaime, Facal, Senécal , Brassard etc….. de ce monde, pour offrir une solution à ce peuple québécois endormi et dépendant du gouvernement, plutot que des textes sur ces fameux blogues qui ne sont qu’une version actualisée des bavardages de perrons d’église .

    Quelle est votre solution pour ramener le 40 % de personnes qui ne prennent même plus la peine d’aller voter ?

    Qu’attendez-vous pour aller en politique remplacez ceux qui sont en place, pour enfin leur prouver que vous serez des politiciens différents, incorruptibles qui mettront, la hache dans la fonction publique ,les syndicats à leur place et enfin éliminer le gaspillage et augmenter la richesse .

    • Les événements que le Québec vit présentement démontrent que nos institutions politiques sont gravement malades et sont sérieusement gangrenées. Quand un membre est atteint de gangrène, l’amputation est nécessaire, mais quand il s’agit de la tête, c’est tout l’organisme qui est condamné. Pour le Québec, il faut donc choisir entre l’euthanasie, le suicide assisté ou laisser l’organisme agoniser lentement mais sûrement par lui-même. Pendant combien de temps encore devrons-nous assister passivement à l’agonie de notre système politique corrompu?

      On dit souvent qu’on hérite des hommes politiques qu’on mérite. La lente dégradation de notre système politique québécois s’est amorcée avec la révolution tranquille. Le citoyen est devenu soudainement euphorique devant l’abondance des gestes de générosité de l’état maternant. Éducation pour tous, manuels scolaire gratis, universités en province, CEGEPS, système de santé universel etc… On a lentement installé un système socialiste, un état providence qu’on n’avait pas les moyens de supporter et le citoyen est lentement devenu gâté et dépendant de sa drogue étatique de sorte qu’un sevrage même progressif est devenu presque utopique.

      Peut-être sont-ce nos gênes de Français qui nous ont menés lentement à cette dépendance dont nous ne pouvons plus nous passer. En ce matin d’octobre 1789, les citoyens de Paris sont monté sur Versailles sous les fenêtres de Marie-Antoinette pour réclamer du pain et cette dernière aurait répondu : « S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ! » ( je ne suis pas sûr que cette phrase fut d’elle) Peu de temps après, on lui tranchait la tête. Comment aurait agi le peuple américain dans des circonstances analogue à la même époque? Plutôt que de quêter du pain à l’état, il se serait relevé courageusement, retroussé les manches et marché vers l’ouest pour aller faire pousser son propre blé.

      Il est temps que le citoyen québécois sorte de sa torpeur, de son état de « né pour un p’tit pain », d’éternelle victime gémissante, de sa dépendance envers l’état. Oui il faut qu’il change drastiquement son gouvernement et ses règles de fonctionnement, mais aussi qu’il se regarde dans la glace et fasse un sérieux examen de conscience. Pendant combien de temps encore nos descendants quémanderont-ils leur pain à l’Alberta?

      • Le problème est beaucoup plus complexe que cela, car il est évident que nous vivons en quelque sorte dans un état communiste pour la principale raison qu’il essaie d’amener d’avantage à la servitude progressive qu’à la responsabilisation comme cela est le cas dans certaines sociétés occidentales où la population a tellement été brainwashée par l’état qu’elle considère ce même état comme responsable de toute leur vie.

        Honnêtement, cependant j’ignore toujours deux choses qui s’appliquent non seulement au Québec mais aussi à ces états providences qui sont sclérosées dans le monde:

        -Faut-il absolument avoir une crise pour former un changement politique important? Je pense particulièrement à la Grande-Bretagne qui avait beaucoup de problèmes semblables que le Québec durant les années 70 avant l’arrivée de Margaret Thatcher au pouvoir. Or, le fait de l’hiver 1979 où même les ambulances, le service de 999 (le 911) et les ceux qui creusent les tombes ont été en grève de façon parfois non-officielle a véritablement amené à une population générale une image très négative des centrales syndicales ce qui a amené à des réformes importantes. Même qu’en 1975, on prévoyait que dans 25 ans dans un rapport gouvernemental que la Grande-Bretagne allait avoir le niveau de vie de l’Albanie si elle continuait d’avoir un si gros état.

        -Donc, avec une crise, aurait-t-on cependant le fait d’une possibilité d’un effet contraire du fait qu’un dictateur qui promet n’importe quoi pourrait arriver au pouvoir?

        • C’est le système démocratique actuel qui cause ces crises donc éliminer la cause et vous éliminer les effets!!

    • La démocratie actuelle,totalitaire avec son le nouvel ordre mondial est bel et bien installée sur la planète, même les plus belles modifications au monde, même les plus belles personnalités au monde sur le trône ne peuvent en changer la nature! La nature même de ce pouvoir ne peut être que représentative et non citoyenne.

      Si vous lisez mon commentaire, vous allez constater qu’une réforme du système démocratique(type représentatif)tel qu’il est rendu, c’est-à-dire totalitaire n’est plus possible! Devant la destruction des espèces vivantes sur la terre, impossible de le changer même pour un « moins pire »!! L’humain, le citoyen, le pauvre n’ont pas le pouvoir de changer les choses! La seule façon qu’il peut le faire est de l’exercer lui-même avec la mise en place graduelle d’une autre démocratie, qui en passant a déjà existé, axé sur la citoyenneté, c’est-à-dire une démocratie directe ou participative dans le sens noble du terme.

      Plus question pour moi de fantasmer ou de jouir sur les partis politiques qui une fois au pouvoir ne font que nourrir la main qui les financent.Plus question,la camisole de force avec ces clivages gauche/droite/ ou souveraineté/fédéraliste coulés dans le béton, etc.

      Je vous invite à prendre de votre temps précieux, vous assoir et lire ce lien qui amène une alternative démocratique à l’impasse actuelle. Enfin un peu d’espoir!
      http://libertaire.pagesperso-orange.fr/archive/2000/230-ete/bookchin.htm

      Cessons de tergiverser! Cessons de tourner en rond! Les défavorisés qui s’accumulent partout sur la planète n’ont rien vu de cette liberté, cette égalité et cette fraternité tant promise!! Il est temps de passer aux choses sérieuses. Qu’attendons-nous pour compléter cette révolution démocratique initiée par la Commune de Paris? Pouvons-nous parler des vrais enjeux?

      • Un texte avec un lien nommé Franc-maçonnerie + Anarchie…

        Ça ressemble à une signature Illuminati du genre New World Order i.e. un gouvernement mondial qui régit tout.

        Pourquoi ne pas proposer un système à la « Zeitgeist – Venus Project »?

  5. @Captn
    Ce sont des arguments qui sortent souvent ces temps-ci, ce n’est pas la première fois que je les entends. On critique les gens de droite parce qu’ils ne font que parler.

    Je ne veux pas généraliser et, en fait, j’aurais tendance à être d’accord avec vous. Il est extrêmement frustrant de constater que l’élite de droite ne fait que commenter l’actualité. Aujourd’hui pourtant, je vous réponds parce que je tiens vos propos pour faux et injustes.

    Je suis moi-même une jeune militante active. Comme vous l’avez sûrement vu en consultant les bios des administrateurs de ce site, ils ont déjà été des militants très actifs. Je peux vous affirmer que leur dévouement, leur générosité et leur constance de l’époque est encore une inspiration pour moi aujourd’hui. Et que dire de l’apport de Joanne Marcotte à l’ADQ! D’ailleurs, je ne parle que de ceux que je connais personnellement et que j’ai eu la chance de côtoyer même si, j’en suis sûre, les autres collaborateurs des Analystes ont fait plus que leur part au cours des dernières années.

    Ainsi, je pense que ce qui devrait commencer à circuler maintenant est plutôt l’idée que l’immobilisme des Québécois tue toute initiative, inhibe tout élan et rend cyniques même les plus persévérants. Il ne faut plus s’étonner que notre élite de droite ne fasse que parler : c’est tout ce que les Québécois lui permettent de faire. Je trouve d’ailleurs d’autant plus noble que Ian Sénéchal et Guillaume Simard-Leduc, plutôt que de céder au découragement après plusieurs revers en politique active, cherchent toujours à exploiter au maximum par ce blogue la très étroite latitude que leur consent le peuple québécois.

    Il est vrai que la situation est frustrante, je le concède sans hésiter, mais il est dommage de s’en prendre aux mauvaises personnes.

    • Les peuples en général se méfient justement des élites ou de ceux qui se considérent comme des élites, car malgré le fait qu’elle tente de faire croire que c’est le bien de la communauté qui l’intéresse, généralement elle poursuit un but bien plus personelle. L’élite souverainiste a survécue , car elle a réussie à s’approprier très subtilement la notion de nationaliste comme l’a très bien décrit Mr. Têtu dans son document.

      Généralement l’élite n’est pas intéressée à faire le travail sur le terrain elle est tellement inbue d’elle même que le peuple ne se reconnait pas dans cette dernière et malheureusement pour elle et bien c’est le peuple qui a le dernier mot et ce pour le meilleur et pour le pire.

      Pour ce qui est de la droite (je dirais plutôt le centre) au Québec , elle a crue et croie toujours à tort que le travail de défrichage n’est pas pour elle. Le peuple québécois est immobile j’en conviens , mais seul le travail et la poursuite d’un but commun le fera bouger et je constate tout simplement que présentement il n’y personne dans les personnalités et options politiques actuelles pour le mettre en mouvement.

      Ce que déplore, c’est que présentement tous ceux que j’ai nommé dans mon commmentaire ont une chance unique de se rallier, former un mouvement d’ici la prochaine élection, pour justement mettre le peuple en mouvement , malheureusement ils se sont retirés et préfèrent bouder sur leur blogue respectif et metttre tout sur le dos de l’immobiliste des québécois.

      Lorsque le PQ a formé son premier gouvernement en 1976, il y avait désenchantement envers Bourassa, comme aujourd’hui envers Charest, mais il avait déjà dans ses membres des gens d’expérience qui pouvait former un conseil des ministres plus que respectable.

      La même chose pourrait se produire aujourd’hui.

    • Je tiens pour responsables de l’immobilisme actuel, cette démocratie de façade et les médias. Quelque soit le parti au pouvoir, tous se doivent de servir la main qui le nourrit sinon on fait comme au Chili on assassine le président pourtant « élu ».
      Si nous ne comptions que sur nous-même et non sur ces partis, nous serions des citoyens responsables, chefs de soi-même donc intéressés à exercer le pouvoir. À compter sur les autres, on s’est fait avoir! Qu’attendons-nous pour agir nous-même, en vrai citoyen engagé chacun dans nos localités?

  6. … au moins, il y a un certain réveil… jusqu’à il n’y a pas longtemps, aucune de ces questions n’étaient soulevées nulle part! L’arrivée des blogues a permis de nous échapper de l’influence anesthésiante des média traditionnels ‘collabos’ PC. Pour faire tourner un moteur, ca ne prend au moins, au départ, qu’une petite étincelle.

    • L’étincelle ne sert qu’au démarrage et sans essence le moteur ne tournera pas longtemps. Cette essence c’est les couilles, la détermination, l’acharnement, bref l’action énergique des citoyens québécois et non pas seulement celle des hommes politiques dans les mains desquels le Québécois passif a remis jusqu’à maintenant passivement, bêtement et béatement sa piètre destinée.

      Comment voulez-vous survivre en tant que peuple et prospérer si le tiers de vos enfants décrochent de l’école sans que ça vous inquiète car tout ce qui vous préoccupe comme parent c’est le concessionnaire automobile qui vous fera le meilleur « deal » afin d’impressionner vos voisins quand vous allez déposer vos gosses à l’école dans laquelle vous vous foutez totalement de la piètre qualité du français, des maths, de l’histoire qui y sont enseignés , sans parler de l’endoctrinement gauchiste qui y est propagé. Quelques mois après la naissance, vous jetez vos bébés dans des garderies à 7$, parce qu’en prendre soin vous-même compromettrait votre carrière, et encore vous n’en mettez au monde qu’un ou deux car au delà de ça, votre confort et votre petite « vie de couple » seraient menacés.

      Vous croyez qu’éliminer la pourriture libérale ou péquiste suffirait à redresser la situation? Dans quel monde vivez-vous?

      • Y’a encore de la place pour une discours autonomiste!

        Il faudrait que la société revalorise l’esprit de famille cependant. On dirais que ça existe juste dans les régions… Mais les régions n’existent plus… Les jeunes doivent quitter pour survivre. Les parents se doivent de les encourager à quitter les régions car il n’y a rien pour leurs enfants là-bas.

  7. Oui, j’abonde en votre sens M. Duberger. Tout ce qui se passe au niveau de notre gouvernement devrait nous amener à réfléchir à nos valeurs comme famille. Comment nous gérons nos propres dossiers chez nous. Jusqu’à quel point laissons-nous l’État s’occuper de nos affaires… prendre en charge nos responsabilités familiales… l’éducation… la santé… jusqu’à la procréation… N’en demandons-nous pas trop à l’État? Petit à petit, les individus que nous sommes et qui formons cet État se trouvent dépouillés d’une partie du pouvoir et de rôles qui se partagent difficilement… ex: notre famille, les valeurs d’éducation et d’entraînement des enfants que nous mettons au monde, tout ce qu’une famille donne comme héritage moral à ses enfants. Je pense qu’on a perdu de vue l’essentiel … Et tout ça pour l’argent… Avoir de l’aide de l’État pour payer toujours plus… et faire ce que la famille ne peut plus faire parce qu’elle doit gagner plus d’argent pour payer ses taxes.. Je vous le demande: comment ne pas s’y perdre à la longue… comment ne pas devenir cynique… s’arrêter de voter… et ainsi encore une fois abandonner ce pouvoir qui nous reste???

  8. Je ne vois pas en quoi votre commentaire avec lequel je suis entièrement d’accord contredise le mien. Cependant, pas de réveil, pas d’action… punkt! Ayant moi-même un background très martial (vertu très méprisée au Québec… voyez-vous, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil!), je trouve en effet le peuple québécois extrêmement poule mouillée. J’ai essayé un jour de partir une cabale dans mon quartier au sujet du déneigement… PERSONNE n’a voulu suivre… j’ai été gueuler (et croyez-moi ca gueulait!) seul a la ville… Don Quichotte quoi. Le peuple québécois est un des peuples les plus émasculés du monde.

    • Peut-être cette étincelle de démarrage mystérieuse que plusieurs souhaitent est celle qui nous est annoncée si mystérieusement et qui nous éblouira tous le 23 octobre… à la condition qu’on fasse ensuite le plein!

      Rappelez vous la liturgie de l’Avent….

      Venez divin Messie … Sauvez nos jours infortunés
      puis
      Peuple à genoux… attends ta délivrance!..
      et enfin
      Peuple debout! Chante ta délivrance!….

      Ça sonne bien québécois tout ça, il ne manque que la pomme d’Adam gonflée à bloc et vibrante de nationalisme d’un Vignault…le nez en l’air… mais ça vient pourtant de la France… un modèle à éviter…

      bon.. on verra bien le 1er septembre…

  9. J’ai écrit deux textes, il y a quelques mois, allant dans le même sens que celui-ci :

    http://esolaris.wordpress.com/2010/06/08/charest-doit-continuer/
    http://esolaris.wordpress.com/2010/03/15/federalistes-droite/

    Ils me font rire les gens qui veulent à tout prix la tête de M.Charest en souhaitant naïvement qu’après son (hypothétique) départ, tout ira pour le mieux au gouvernement. Le problème est beaucoup plus profond que la démission d’un seul homme. La racine du problème, c’est carrément le fait que le PLQ soit une entité politique encore vivante en 2010. Alors que c’est le parti qui nous a imposé les plus lourds régimes universels (assurance maladie, hôpitaux d’état, instruction publique étatique, allocations familiales, travaux publics, etc) que nous n’arrivons même plus à payer sans nous endetter et qui est responsable d’au moins du 2/3 de notre dette publique totale, je ne saisis pas pourquoi les citoyens leur donnent encore leur vote en croyant que ce parti est la voie du changement.

    Leurs rivaux péquistes sont également de centre-gauche. La différence qui rend encore pertinent le PQ dans l’arène politique est que ses élus représentent une clientèle électorale nationaliste représentant au moins deux millions d’électeurs inscrits. Vous avez un 2 en 1 ici : un parti de centre-gauche qui propose un projet qui rejoint beaucoup de gens. Sachant qu’il existe déjà un parti social-démocrate et qu’aucune élection référendaire se fait au Québec, je pose sincèrement la question ; Quelle est la raison d’être du PLQ en 2010 ?

    Le gauchiste fédéraliste peut très bien voter PQ aux élections et voter NON aux référendums. Il aura eu quand même son administration sociale-démocrate pendant 4-5 ans. Prenant ce constat pour acquis, il est le devoir des autres électeurs de voir pour l’Alternative. L’Alternative, ce n’est pas un caucus composé des Bachand, Beauchamp, St-Pierre, Hamad, Vallières et compagnie. Non. L’Alternative, c’est une formation de centre-droite qui a le courage de se relever malgré les revers ; l’ADQ. Que des fédéralistes et des nationalistes soient dans ce parti, ça m’est égal, l’important, c’est de réparer le Québec après 50 ans de régimes monstrueux libéraux et de bavures péquistes.

    Fraddé
    P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

    • Vous donnez une bonne réponse au problème. En fait, je crois qu’il existe encore le fait qu’il existe trois types d’électeurs types au PLQ:

      -Ceux qui sont modérés politiquement et non-rattachés au projet nationaliste Québécois. Habituellement, étant situés en Outaouais et d’autres régions comme en Gaspésie, ils sont des électeurs baromètres au fédéral.
      -Les anglophones et les allophones (qui habitent surtout Montréal) qui sont soit davantage centristes ou sociaux-démocrates (à la Mulcair). Leur deuxième choix est souvent le Parti Vert et certains votent NPD au fédéral malgré qu’ils votent traditionnellement pour le PLC même lors de l’élection de 1984 et 1988.
      -Ceux qui sont de centre-droit hors-Montréal et qui ont souvent voté ADQ en 2007. Je pense à la région de Québec, au Centre-du-Québec, la Mauricie et la Beauce.

      En somme, il est évident que si la première tranche et la troisième tranche va partir du PLQ, le parti risque de se fossiliser comme pour les appuis du PLC au Québec.

      Tout comme les trois types d’électeurs types au PQ:

      -Les nationalistes davantage purs-et-durs qui votent PQ pour le côté nationaliste. Malgré le fait qu’ils semblent très présents, ils sont une minorité dans ce parti.
      -Les socialistes ou travaillistes qui ont souvent voté NPD à l’élection fédérale de 1988 comme à Montréal ou dans les régions ressources. Dans certains cas, leur deuxième choix serait Québec Solidaire. Ils sont relativement présents dans l’aile Montréalaise du parti du fait que cela entraine parfois des tentions vives entre Montréal et les régions et cela depuis même l’époque du RIN.
      -Les nationalistes plus modérés de centre-droit qui votent PQ uniquement pour la question nationale et non pour le côté social-démocrate du parti. Ils ont voté massivement pour le PC en 1984 et 1988 et pour l’ADQ de façon relativement impressionnante en 2007, sauf pour quelques exceptions comme le Saguenay. Je pense particulièrement à la Montérégie, à Lanaudière et certaines parties de la couronne de Montréal. Tout comme le Saguenay d’ailleurs, dont le vote Bloquiste n’est pas aussi fort que cela malgré la faiblesse de l’ADQ.

      Personnellement, je me considère franchement non-nationaliste, du fait que j’ai horreur du fait que les élites nationalistes (tant celles du PQ que celles de Trudeau) utilisent l’excuse de la «nation» pour augmenter le rôle de l’état avec des théories qui sont fortes en verbiage mais faible pour donner plus de liberté à la population générale tout en étant axé sur les lobbies et les organismes corporatistes.

      Cependant, le problème est beaucoup plus profond que cela car j’ai l’impression qu’au cours des années, le PLQ et le PQ sont devenus carrément identiques dans divers sens en étant tous des partis avec une même base idéologique (et je considère la question nationale davantage comme une logique statique sur le plan de l’intervention étatique car on sait très bien que les nationalistes Québécois sont très silencieux sur la question de la taille de l’état et le degré de centralisation du gouvernement) voulant chacun un état interventionniste, dirigiste et centralisateur avec cela avec une dose de corporatiste. Même que les programmes étatiques qui sont tous mur-à-mur autant d’un parti que de l’autre. Sur ce, je considère évidemment les militants du PQ aussi «moutons» que ceux du PLQ. Or, je comprends parfaitement ceux qui détestent le gouvernement libéral actuel, mais on oublie rapidement que beaucoup de problèmes d’ordres structurels dans le «modèle Québécois» se suivent avec le temps selon les différents gouvernements malgré que mon capital de respect envers ceux qui détestent Charest car ils sont «teindus» au PQ est faible à mon avis.

      Sur ce point, je considère que dans le domaine des politiques électoralistes mur-à-mur est aussi pires au PQ (garderies à 5$, assurance-médicaments, gel de frais de scolarité en supposée période de «déficit zéro») que le PLQ (congés parentaux, fertilisation subventionnée).

    • Sur ce point, je considère que dans le domaine des politiques électoralistes mur-à-mur est aussi pires au PQ (garderies à 5$, assurance-médicaments, gel de frais de scolarité en supposée période de «déficit zéro») que le PLQ (congés parentaux, fertilisation subventionnée).

      Il faut regarder plus loin dans l’historique. Les régimes subventionnés «mur-à-mur», comme vous le dites, de la santé publique et de l’éducation, ce sont les deux bibittes universelles qui nous coûtent le plus les yeux de la tête, et elles sont le fruit des Libéraux. On peut penser aussi à la dette d’Hydro-Québec, une autre bibitte libérale qui traine encore une dette de 30G$, et dont nos politiciens utilisent les actuels surplus de la société d’État pour payer et développer d’autres programmes publics, alors que le réflexe logique serait de prendre, sur 10 ans, ces mêmes surplus pour rembourser ce que l’on doit, sans que l’on développe un programme de plus pendant cette même période de temps. Il y a également les travaux publics (auraient pu être laissés entièrement au privé) qui ont explosé durant les années Yéyé jusqu’aux Jeux olympiques (le Scandale avec un grand ‘S’) ; une facture salée qui a monté dans les milliards.

      Donc, comparer l’hypothèque laissée par le PLQ et celle laissée par le PQ, à mon humble avis, c’est de comparer un melon d’eau à un raisin. Je suis d’avis que les frais de scolarité devraient être indexés en fonction des salaires des parents de l’étudiant, moyennant une baisse d’impôt. Pour le réseau des CPE, je suis plus partagé, car aujourd’hui, la femme travaille, et statistiquement parlant, les garderies publiques s’avèrent être une politique familiale efficace (hausse du taux des natalités). Nonobstant leur idéologie sociale-démocrate, les deux grandes critiques que j’ai envers le PQ sont leur historique d’interventions dans le domaine manufacturier et l’autre, c’est le nettoyage ethnique de la population anglo-saxonne qui a eu lieu à cause des lois linguistiques et du travail adoptées par l’administration Lévesque.

      Et comme je le disais dans mon premier commentaire, dans l’éventualité où les aînés et les immigrants se libèrent de la prise d’otage qu’exerce sur eux le PLQ, l’unique Adversaire, dans un retour au bipartisme tant chéri chez les Québécois, deviendrait clair à nos yeux : un parti social-démocrate proposant la ligne de gestion traditionnelle et proposant un projet national. De l’autre côté, nous aurions l’Alternative de centre-droite ne voulant rien savoir du débat fédéralisme-souveraineté, et qui aurait comme mandat précis de réduire la taille de l’État en concentrant ses revenus sur la publique. Ça, ce serait de la politique !

      Fraddé
      P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

  10. Oupselail !

    M.Sénéchal, seriez-vous au fond un Libéral un peu fru et je peux vous comprendre ces temps-ci et même compatir avec vous….Oser comparer l’éthique qui n’est peut-être pas irréprochable de Mme Marois à celle de M. Charest si l’on compare les deux parcours politiques des deux personnes. Oxygène, Gaspésia, on parle de quoi là ? 300 ou 400 millions de dollars ?….. Qui n’arrive même pas à la cheville du fiasco économique de l’îLot voyageur de Jean-Marc Fournier nouveau jedi du Parti Libéral…. La collusion, la corruption du gouvernement Charest, on parle de quoi là depuis leur accession au pouvoir ?……De millards de dollars ? Allo…….il faut comparer les pommes avec les pommes et non pas les kiwis avec les pastèques….sans rancunes…..xxx

  11. Ok M.Sénéchal, il m’arrive parfois d’exagérer un peu alors je m’en excuse par contre, si je vous ai fait rire un peu et bien c’est toujours ça…..

  12. Quand on dit qu’une image vaut mille mots, celle du bébé déguisé en requin en est un bel exemple!

    Ce qui me fait peur, c’est le vacuum politique de notre province et le fait que M. Charest et son parti en sont bien conscients. Comme le dit le commentateur Jean Lapierre: « Où est Mme Marois? »

    Serait-elle trop occupée avec les fleurs de son jardin et elle a délégué Mme Hivon? Wow! Ça promet pour la suite…

    Une quatrième victoire pour le parti libéral en 2012? Si le vide continue de s’approfondir en ce qui a trait aux alternatives, pourquoi pas?

    Qui plus est, le calendrier Maya semble donner raison à cette hypothèse! ;-)

  13. Depuis plus de 50 ans, nous assistons au Québec, a la grande mascarade des tartufes,.On a diagnostiqué le mal, nous connaissons le remède,mais personne ne veut l’administrer.Dans cette affaire,nous n’avons que nous-même a blâmer compte tenu que nous avons élu tour a tour les deux parti qui sont a la source de nos problèmes.

    • Je me demande vraiment jusqu’à quel point nous pouvons nous blâmer nous-même… Dans mes cauchemars, les théories de conspiration existent.
      Dans ces cauchemars, je vois des boîtes de votes échangées avant d’arriver au bureau central des décomptes… Ces boîtes contiennent des enveloppes préarrangées… Surtout qu’il existe les votes anticipés… Ces boîtes sont comptés en même temps que les autres…
      Est-ce que cette théorie de complot est absurde? Après tout, les sondages préparent la population d’avance… Ils n’ont qu’à choisir avec soin les bonnes personnes pour transporter les boîtes du bureau de scrutin au bureau central où le décompte se fait.
      On a déjà vu qu’un Premier Ministre a été déclaré défait dans son comté et que quelques dizaines de minutes plus tard a été déclaré gagnant.
      Je crois sincèrement que les sondages devraient être proscrits et que les méthodes de comptage des votes soient révisés.
      Je connais bien les mécanismes probabilistiques et statistiques mais franchement la précision qu’ils obtiennent m’apparaît douteuse. Il serait intéressant de retirer les votes par anticipation et qu’un représentant de chaque partie, pour chaque bureau de vote, puisse suivre les boîtes durant leur déplacement. Ainsi, le doute disparaîtrait.

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