Les pétards politiques

Frédérick Têtu

(Contact via Courriel),

Partout dans les démocraties modernes, les partis politiques misent de plus en plus sur la pure apparence afin de gagner l’appui des électeurs. Je discute ce matin avec Dominic Maurais de l’un des symptômes de cette politique de façade : les pétards politiques. Cliquez sur la photo pour écouter.

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17 réflexions sur “Les pétards politiques

  1. Chronique plutôt insignifiante si vous voulez mon avis.

    Est-ce que M. Têtu nous parlera un jour de la Flat Tax et surtout de la Formule Rand malgré qu’il ait obtenu sa permanence syndicale comme prof de Cégep?

  2. Puisque vous me demandez mon opinion sur la formule Rand et la flat tax, la voici.

    Sur la formule Rand, je dois dire que je ne me suis jamais prononcé où que ce soit sur ce sujet et il est donc étrange que des weirdos (j’insiste sur ce choix de terme) m’accusent d’être un gauchiste parce qu’ils disent que j’en suis un partisan. Lorsque j’ai suivi le cours que donnait Roy Heenan à McGill en droit du travail, j’ai été frappé par le fait que de nombreuses améliorations pourraient être apportées au Code du travail du Québec. Je pense à la trop grand facilité de l’accréditation syndicale, aux contraintes imposées aux employeurs qui veulent communiquer directement avec leurs employés lors du processus d’accréditation et lors du processus de négociation de la convention collective, je pense aussi au problème majeur de la transparence syndicale, sur laquelle mon bon ami Éric Duhaime écrit régulièrement, je pense au vote à main levée qui est permis par le code du travail et je pense, par-dessus tout, à la loi anti-scab, dénoncée par l’IEDM à la lumière d’études internationales. Pour ce qui est de la formule Rand, j’ai lu la jurisprudence sur la question de la Cour suprême du Canada, j’ai un peu réfléchi à la question, j’ai écouté ce qui se dit sur le sujet, et je n’ai pas encore d’opinion fixe sur la question. Je remarque que mes politiciens préférés (Thatcher, Reagan, Churchill, Klein, Harris, Bernier) n’ont pas aboli ou cherché à abolir la formule Rand. Je prends note que Réjean Breton s’est dit prêt à vivre avec la formule Rand. Je suis ouvert à vos arguments: s’ils sont si bons que ça, ils sauront certainement me convaincre.

    Pour ce qui est de la flat tax, je pense que la priorité est de contrôler les dépenses de l’État, contrôler la dette publique, baisser les taxes et impôts. Lorsque tout cela aura été accompli, il sera souhaitable à mes yeux de mettre en place une imposition à taux unique (une flat tax). C’est exactement ce que Ralph Klein a fait en Alberta. Je remarque d’autre part que Reagan a baissé les impôts mais n’a pas établi une flat tax (serait-il un gauchiste à vos yeux?), que Thatcher, Churchill, Harris, n’ont pas mis sur pieds une flat tax. Que Maxime Bernier, qui milite en faveur d’une flat tax, fait partie depuis 4 ans d’un gouvernement qui a baissé les taxes et impôts, mais qui n’a pas institué une flat tax.

    Je résume: m’accuser d’être en faveur de la formule Rand est un mensonge, puisque je n’ai pas d’opinion coulée dans le béton sur ce sujet. M’accuser d’être contre la flat tax est est aussi un mensonge, car je suis en faveur de la mise en place des mesures qui feront de la flat tax une excellente mesure.

    Il y a quelques années, j’ai signé en compagnie de quatre de mes collègues un article contre la désinformation syndicale. Je suis désolé d’avoir aujourd’hui à répondre à la désinformation d’un groupuscule de droite qui pratique la personalisation à outrance. Je dois vous l’avouer, Martin, je vous trouve pathétique.

    • La Formule Rand n’existe pas dans plusieurs états américains.

      De plus, j’aimerais savoir quand Réjean Breton a dit qu’il vivrait avec la Formule Rand?

      Je me rappelle qu’il a déja dit (lors d’un show de Gilles Parent en 2004) que c’était la clé de l’immobilisme au Québec et qu’il voulait contester devant les tribunaux l’obligation obligatoire de cotiser aux syndicats.

      Malheureusement, il n’y a jamais eu de suite à cette histoire et M. Breton a quitté l’UL depuis.

      Pour vos insultes, je ne m’en fait pas car on traitait aussi les Pères Fondateurs des USA de weirdos :-P

      PS. Reagan a été l’un des plus grands dépensiers des USA malgré ses beaux discours à saveurs libertariennes.

      • Je me rappelle vous avoir entendu dire être prêt à vivre dans une social-démocratie à la suédoise si Pauline Marois s’y mettait.

        Pas moi et plusieurs autres aussi.

        On paie déja assez de taxes comme ça…

        • J’ai eu le plaisir de souper avec Réjean Breton ce soir et, évidemment, j’ai abordé la question de la formule Rand avec lui. Au deuxième niveau, effectivement, il considère que la formule Rand devrait idéalement être aboli. D’où la déclaration que vous citez, Martin. Mais pour des considérations de troisièmes niveau, soit d’action politique, il pense qu’il serait impossible en pratique de s’y attaquer de front en partant et qu’il faudrait plutôt s’attaquer à toutes sortes d’autres aspects du Code du travail et des lois du travail. D’où la déclaration que je cite. Aucune contradiction de sa part, donc, Simplement des nuances qui tiennent compte de la complexité des choses humaines. Nuances qui rappellent ce que j’ai dit précédemment sur la flat tax.

        • Btw, est-ce que l’abolition de la Formule Rand pourrait abolir le monopole de l’UPA?

          Si oui, la gauche de l’Union paysanne pourrait être de notre bord…

          Je rêve aussi que le monopole du Barreau et du Collège corporatiste des médecins (qui bloque les médecins immigrants) soit abolit.

          Je persiste et signe: l’abolition de la Formule Rand doit être une priorité.

      • Je pense qu’il est important de faire la différence entre, 1 les principes politiques de base, 2. les politiques publiques qui découlent de ces principes, 3. l’action politiques et les étapes par lesquelles il serait possible d’implanter des changements politiques avec succès qui vont dans le sens de nos principes et des politiques publiques que nous approuvons. À mesure que nous passons de 1 à 2 puis de 2 à 3, nous évoluons vers un degré croissant de contingence, puisque nous passons graduellement de la théorie à la pratique.

        Par exemple, nous sommes probablement d’accord vous et moi sur l’importance du principe de la liberté individuel. C’est le premier niveau. Nous serons donc d’accord aussi sur le fait qu’une lourde taxation est une mauvaise chose, puisqu’elle diminue la liberté individuelle, et qu’une baisse des taxes et des impôts est à l’inverse une chose souhaitable. Nous sommes ici à cheval entre le niveau 1 et le niveau 2. Maintenant, qu’elle est la meilleure politique en matière de baisses de taxes et d’impôts? Une des réponses possibles est l’instauration d’une flat tax, mais ce n’est pas la seule. Doit-on baisser les taux d’imposition? ou plutôt baisser la taxe à la consommation (comme l’ont fait les conservateurs)? ou plutôt diminuer les frais afférents de toutes sortes? Et comment compenserons-nous pour les baisses de taxe et d’impôts? Où et comment couperons-nous? Ici, nous sommes résolument au deuxième niveau et nous sommes en marche vers le troisième. Je pense que l’erreur fondamentale des gens de votre clique, Martin, est de confondre le premier et le deuxième niveau. Vous ériger des concepts de deuxième niveau, comme la formule Rand et la flat tax, en principe fondamental de premier niveau, ce qui vous amène à vous disputer sans cesse avec des gens de votre propre famille politique (ceux qui sont d’accord avec vous au premier niveau). Vous direz, par exemple, que celui qui, pour une raison ou pour une autre, est prêt à vivre avec la formule Rand, ou qui n’a pas d’opinion définitive sur cette question, ou qui pense que l’instauration d’une flat tax n’est pas une priorité, vous prétendrez, dis-je, que cette personne n’est pas de droite, ou n’ose pas s’assumer, ou encore n’a pas le courage de ses convictions. À partir d’une dissention d’ordre intellectuelle, vous tirez un jugement moral catégorique. Confondant le niveau 1 et 2, vous ne faites pas non plus la distinction avec le troisième niveau. Vous allez donc aussi stigmatiser des gens qui sont d’accord avec vous aux niveaux 1 et 2 (qui pensent par exemple qu’une flat tax est une bonne chose) parce qu’ils ne sont pas d’accord avec vous au troisième niveau (qui pensent par exemple qu’au niveau de l’action politique, ce n’est pas dans un premier mandat qu’on peut instaurer ici une flat tax, mais qu’il faut plutôt prendre le chemin de Ralph Klein: commencer par éliminer le déficit, faire le ménage dans les dépenses plubliques, baisser les impôts de manière générale, pour ensuite instaurer l’imposition à taux unique).

        Cette erreur de votre part a de fâcheuses conséquences. Elle fait de vous des absolutistes. Elle vous condamne à des confrontations verbales sans issue avec les gens de votre propre clan, ce qui crée pour vous un isolement croissant. Vos dialogues sont toujours des dialogues de sourds. D’autre part, cette confusion vous empêche de faire des nuances et vous condamne donc à être superficiels, ce qui entretient chez vous le réflexe des gens superficiels en politique: la personalisation incessante et extrême. Non seulement vous vous isolez, donc, mais encore vous devenez des parias sans crédibilités auprès de ceux qui ne font pas partie de votre petit cercle immédiat.

        Pour ce qui est du modèle suédois, oui, il contient plein d’éléments fort intéressants depuis les réformes du milieu des années 90, réformes qui ont introduit des éléments de concurrence dans l’ancienne sociale-démocratie. Le Québec a 15 ans de retard sur la Suède et si je me place au troisième niveau (celui de l’action politique concrète), oui, je me réjouirais énormément de voir le PQ prendre le virage pris par la Suède au milieu des années 90 (par exemple, donner le transport en commun en sous-traitance au privé, décloisonner le système de santé, donner aux enseignants des augmentations de salaire moduler selon la performance, rendre les prestations d’assurance-chômage conditionneles au fait de suivre un programme de formation professionnelle, etc). Ça ne veut pas dire que je voterais pour le PQ, mais je n’encouragerais pas moins ce virage du PQ.

        Je conclurai en précisant que si je vous trouve pathétique (traduction anglaise: get a life!), ce n’est pas parce que nous ne pensons pas de la même manière vous et moi, mais bien parce que vous faites partie du groupuscule de gens qui se disent de droite et qui se plaisent un peu partout sur le net à me dénoncer comme étant un gauchiste hypocrite parce que je ne pense pas exactement comme eux. Je sais qui vous êtes, Martin, vous êtes encore jeune et je peux donc vous souhaiter d’en revenir un jour.

        • @ Frédérick Têtu:

          Je n’ai qu’un mot pour décrire votre discours:

          WOW !

          Je suis réellement impressionné. On gagnerait à vous connaitre… en dehors de la grande région de Québec/Beauce/etc.
          ;-)

          ***

          Par rapport à votre concept des « 3 niveaux », je crois réellement qu’il serait nécessaire d’établir de façon claire et précise les objectifs et philosophies de « niveau » 1, dans une charte coulée dans ‘l’beton’. Je ne voudrais pas voir une dilution des ces objectifs, comme cela a été le cas pour presque TOUS les mouvements pour plus de liberté individuelle, en Occident. (voir ce qui est arrivé au WildrRose Party)

          Cela va sûrement calmer les gué-guerres internes…

          Ensuite, avec autant de nuance et de détails que vous utilisez dans votre dernier commentaire, établir un ‘plan de match’ plus pratiquo-pratique.

          Je sais, cela est beaucoup de travail… mais je crois bien que ce genre de travail est vraiment fait sur mesure pour vous.
          ;-)

        • Merci des précisions!

          D’ailleurs votre dernière chronique à RP était excellente.

          Par contre, je trouve drôle que Fillion dénonce vos détracteurs alors qu’il a été le premier à vous traiter de social-démocrate lucide en onde quand il a su que vous approuviez les subventions pour les couples infertiles.

          Avez-vous changé d’idée la-dessus?

          Approuvez-vous qu’on subventionne le nouveau Colisée, la NHL et les Olympiques?

        • @ Frédérick Têtu

          Comme Martin (mais sans partir de gé-guerre), moi aussi je suis curieux de savoir si dans vos « principes politiques de base(1) », vous incluez la-dedans, le programme de subventions aux couples infertiles.

          Personnellement, cela n’y serait pas !

          ***

          Et pour les subventions aux ‘sports’, aux stades, etc ???
          (Eric Duhaime était pour ça, lui? = Ouch !)

          A la limite des prêts cela pourrait se défendre, mais DONNER de l’argent??? Ok, je comprends que vous aimez la ville de Québec -moi aussi!- (ville qui est ‘hot’ en ce moment), mais la province est dans ‘l’trou’, et cette ville devrait être capable de trouver l’argent (d’investisseurs)… sans puiser dans nos poches à tous, non? C’est comme pour le stade à Montréal, que la folie cesse et qu’on privatise le tout…

          *

          Et moins catégoriquement (car Hydro Québec est déjà une ‘patente’ publique), je ne voudrais pas voir Hydro investir (plutôt jeter son argent par les fenêtres, mais passons), mais vraiment pas du tout, dans Gentilly (réacteur Candu = une vraie patente à gosse = gouffre sans fonds = comme le budget du Québec?), comme le voulait L’ADQ:

          « Gentilly-2: l’ADQ appuie la réfection de la centrale nucléaire »
          http://matin.branchez-vous.com/nouvelles/2010/08/gentilly-2_ladq_appuie_la_refe.html

          ***

          *Je n’ai rien, mais vraiment contre le nucléaire à priori…

          *Si on moins les réacteur Candus étaient peu couteux et efficaces…

          *Si au moins Gentilly donnait plus que 800-900 jobs (qui peuvent être déplacées et mieux utiles ailleurs dans le réseau?), comme des retombées (en aval), par une industrie nucléaire Québécoise (au niveau canadien, c’est une industrie essentiellement Ontarienne, qui risque, en plus d’être privatisée, car trop couteuse pour les finances publiques), ce qui n’existe pas ici.

          *Nous ne produisons rien d’autre que de l’électricité et des déchets nucléaires (avec Gentilly), et dans les 2 cas, c’est vraiment trop couteux et pas trop intelligent par rapport aux autres sources d’énergie.

          Et une recherche rapide donne ceci:

          « Si l’Ontario, dépendante de l’énergie nucléaire, admet que la réfection de CANDU est trop chère, pourquoi le gouvernement Charest s’obstine-t-il à poursuivre en ce sens? L’argent dépensé dans la réfection de Gentilly 2, ce sont autant de sommes qui ne le sont pas dans les énergies vertes. »

          « La probable fermeture des réacteurs Pickering est l’occasion idéale pour le gouvernement Charest de revenir sur sa décision de 2008 de remettre en état Gentilly-2, ajoute Shawn-Patrick Stensil. Depuis, la réfection des réacteurs au Nouveau-Brunswick et en Ontario, elles ont donné de piètres résultats et aujourd’hui, un article révèle que l’Ontario fermera quatre de celles-c

           » 1. Les énormes dépassements de coûts dans toute l’histoire de l’énergie nucléaire, y compris celle de la centrale Gentilly-2 (G-2) qui devait, suivant l’estimé initial, coûter 302 millions, et a fini par coûter 1,36 milliards, soit quatre fois plus. Alors qu’Hydro-Québec avait annoncé en 2004 un coût de 0,85 milliard pour la réfection de la centrale G-2 qu’elle a maintenant doublé à 1,9 milliards de dollars, notre estimé prudent du coût total du projet nucléaire prolongé Gentilly-2 est dans la fourchette de 7 à 10 milliards de dollars. »

          (…)

          « L’expertise canadienne en énergie nucléaire provient principalement de l’Ontario. La dernière grande période de construction nucléaire en Ontario a été celle de la centrale Darlington qui comprend elle aussi quatre réacteurs nucléaires. La construction a débuté en 1982 et s’est terminée en 1993, ayant subi des retards dus à des causes variées, dont une grève de six mois des corps électriciens. Estimé au début à 5 G$ le coût de la centrale de Darlington a fini par monter à 14 G$, presque le triple de l’estimé initial. Tel que mentionné plus haut, Gentilly-2 a fini par coûter quatre fois l’estimé initial. »

          ***

          En tout cas, je réitère mon idée inscrite dans commentaire du 30 août 2010 à 6:18, et ça presse, selon moi…

          Il y a trop de cacophonie (caca-phony? ;-) ), parmi ‘nous’…

        • Le projet de subventionner la fertilisation in vitro est le bébé d’Éric Caire et c’est lui, pas moi, que Jeff Fillion a traité de social-démocrate lucide. Encore une fois, vous faites des allégations fausses. Décidément, une fâcheuse habitude.

          Mais vous auriez intérêt, quoique vous en semblez incapable, à vous demander la question suivante: même si Jeff Fillion m’avait traité de social-démocrate lucide, ça changerait quoi à la discussion? Personnalisation ne vaut pas argumentation, et il ne faut pas prendre les étiquettes pour des idées.

  3. Le cirque politique a assez duré!!

    Toutes les démocraties actuelles de type représentatif fondé sur les partis politiques et l’élection de l’un de ceux-ci au gouvernement ne servent les intérêts que de ceux qui les maintiennent en place et les financent à gros prix quitte à se corrompre pour y arriver. Il est pourtant possible de changer ce système en ayant non pas des partis politiques mais des citoyens exerçant eux-mêmes leur pouvoir. Je vous encourage à lire un document fort pertinent qui offre une alternative différente que la démocratie totalitaire actuelle! Il s’agit du « Municipalisme libertaire ». Voici le lien: http://libertaire.pagesperso-orange.fr/archive/2000/230-ete/bookchin.htm La façon de faire les choses est totalement différente. Il n’est pas question ici d’anarchie mais bien d’une gouvernance citoyenne dans nos collectivités à échelle humaine! Y en a marre de focaliser sur la forme lorsqu’on sait tous que le contenu est le facteur déterminant! La révolution démocratique pour la liberté, l’égalité et la fraternité de la Commune de Paris se poursuit toujours! Allons-nous un jour la mener à terme?

  4. A Claude Talbot

    Laissez aux citoyens…hmmm…à Montreal, on ne peut même pas tourner sur un feu rouge are les authorités ont peur que nous ne pourrons pas faire la distinction et savoir quand c’est prudent ou non de tourner à droite…

  5. Je viens de « tomber » sur un entretien que vous avez eu chez Radio-pirate au sujet de l’intimidation de Éric Duhaime. Vraiment super intéressant!

    Au delà des pétards politiques, ce que je trouve le plus navrant c’est l’absence de débat de fond dans les médias. Ce qui fait leurs choux gras, ce sont des révélations fracassantes, des déclarations incendiaires. Qu’elles soient fondés ou non, ça n’a aucune importance et rien n’est fait pour nous éclairer vraiment.

    Prenons le débat qu’il y a eu lieu sur l’uranium. Avez-vous vu quelque chose dans les médias qui fait mention des arguments de M. Loubier ou de la démonstration scientifique des géologues oeuvrant dans les compagnies minières durant les longues heures des travaux parlementaire? Personnellement, je n’ai rien vu de tel. Premièrement ça demande un effort intellectuel de la part des journalistes afin de bien rapporter ces informations pointus. Deuxièmement, c’est d’un ennui mortel.

    Alors, ce qu’on a retenu de ces longues heures de présentation, ce sont le camping des groupes de pression devant le parlement et la hargne de M. Khadir envers les représentants de compagnie. Côté marketing, M. Khadir a la cote dans les médias. Voyez-vous, les propos disgracieux, ça vend pas mal plus que les soporifiques démonstrations scientifiques.

    Le lecteur est diverti et, mieux encore, le lecteur péquiste-chambranlant qui succomberait au charme de Khadir fera un voteur de moins pour le parti québécois.

    Pas étonnant que Gesca se fasse aller le côté ultra-gauchiste. C’est pour mieux effriter le PQ.

  6. à Claude Talbot

    « La révolution démocratique pour la liberté, l’égalité et la fraternité de la Commune de Paris se poursuit toujours! Allons-nous un jour la mener à terme? »

    Ouf ! En voilà un qui est parti pour la gloire ! C’est ce qui arrive quand on lit Chomsky. Et qu’on prend ça au sérieux !

    « La Commune de Paris »… Rien de moins, mesdames et messieurs ! Ah, cette bonne vieille nostalgie des « soviets »…

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