La vessie surhumaine des Jeannois

Ian Sénéchal

(Contact via Twitter, Facebook, Courriel),

Nous avons débuté nos vacances estivales ce vendredi ma conjointe et moi. Nous avons décidé de rester au Québec cette année. Cela implique donc des déplacements  pour voir nos familles respectives. Nous sommes donc descendus dans le bas du fleuve cette fin de semaine pour voir la famille de mon côté. À notre retour, ma femme a attiré mon attention sur les haltes routières.

Elle qui vient du Lac-St-Jean trouvait incroyable la quantité de haltes sur le bord de l’autoroute 20. En fait, selon ce site, on en dénombre au moins 5 entre Cabano et St-Nicolas (Québec). Évidemment, tout le monde sait que les saguenéens et les jeannois doivent se contenter de la seule halte routière disponible dans le Parc des Laurentides, l’Étape.

Il faut croire qu’un fonctionnaire du gouvernement a évalué que la vessie des Jeannois étaient génétiquement supérieure à celle des gens vivant dans le bas du fleuve! Je sais bien que le trinquage de la grosse Coors Light est une activité très populaire au Royaume des bleuets, mais quand même!

Donc, quelle route est problématique ici? L’autoroute 20 ou le Parc des Laurentides? Évidemment, selon-moi, c’est l’autoroute 20. Je trouve que le nombre de haltes routières est excessif sur cette route. Ces infrastructures ont un coût et sérieusement, a-t-on besoin d’autant de celles-ci? Et je n’ai même pas osé parler de leur salubrité! Personnellement, on utilise bien plus les infrastructures du McDonald de La Pocatière qu’autre chose lors de nos déplacements. Vous vous doutez pourquoi, je ne vous ferai pas un dessin.

Bref, on a souvent dit qu’au Québec, nous vivions au-dessus de nos moyens. Je pense que le nombre de haltes routières sur l’autoroute 20 en est une preuve bien tangible. Certaines sont parfois même construites à proximité d’un centre urbain important qui accueille justement… un McDonald.

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19 réflexions sur “La vessie surhumaine des Jeannois

  1. Arrêter à l’Étape? Un signe de faiblesse. Ton pipi, tu le fais avant ou après au Pétro-Canada/McDo de Stoneham.

    Mais anyway, le Québec a besoin de service centres à l’ontarienne/américaine, pas de vulgaire haltes qui tombent en ruines.

  2. Incroyable ce que quelques latrines peuvent provoquer comme réflexion.
    De la chasse d’eau au commentaire politique!!!
    Bonne observation, Ian.

  3. C’est la ou il faut cesser de penser comme des dépendants du gouvernement, se libérer de nos ornières et de se dire: « Tiens donc, quelle belle opportunité d’affaire.

  4. Juste comme ça en passant, on nomme toujours les autres personnes en premier… C’est une règle de politesse et de grammaire. Ma conjointe et moi, mes amis et moi, etc. ;o)

  5. C’est juste que tu connais pas l’histoire de ce Parc là, pour résumer, en 1972 Hydro-Québec voulais aménager la rivière Jacques-Cartier, projet de 10 giga-watts ( vous avez bien lu, pour comparaison, Hydro produit présentement 36 giga-watts au total ). C’est le projet Champigny.

    En tout cas, nos so-so-solidaires ce sont mêlé de ça, tsé faut quand même pas faire trop d’argent avec Hydro-Québec, un coup qu’on paie notre dette par mégarde, alors Hydro a cedé les terrains qui sont devenu le Parc National de la Jacques-Cartier, et le bassin de rétention prévu au Nord est devenu le nouveau Parc National des Laurentides.

    Alors évidemment, le problème sont nos so-so-solidaire, qui veulent vivre au-dessus de nos moyen, en créant des infrastructures inutile comme sur la 20, et empêchant les projets qui paierais la facture, comme le Parc National des Laurentides est un fabuleux témoin.

    Tu essaieras d’expliquer ça à ta douce, qu’essentiellement, la 175 a la hauteur du Parc est dans l’état actuel en attendant d’être inondée, quand suffisament de gauchiste voudront faire de l’argent ou qu’on soit rendu incapable de payer les factures que les boomers nous ont laissé. Entre temps, rien va changer.

  6. « Il faut croire qu’un fonctionnaire du gouvernement a évalué que la vessie des Jeannois étaient génétiquement supérieure à celle des gens vivant dans le bas du fleuve! »

    Autre possibilité, ils ont évalué que c’était surtout les hommes qui empruntaient ces routes et comme on le sait, nous les gars, ça nous en prend pas gros, un petit arrêt sur le bord de la route et c’est réglé.

    Bref, hypothèse aussi ridicule et loufoque que la vôtre,

    TM

  7. Peut-être que le nombre de haltes routières est plus élevé sur la 20 simplement parce qu’elle est plus fréquentée. De plus, à partir de la 20, plusieurs routes s’en vont vers les USA ou le Nouveau-Brunswick. Tandis qu’au-delà de la région du lac St-Jean/Saguenay…c’est les chemins forestiers ou Chibougamau!

    Personnellement, j’apprécie un réseau routier bien pourvu de haltes routières, avec de temps en temps des aires de piques-niques. C’est une des choses que j’aime tant des routes aux USA (en plus du fait qu’elle sont bien construites!).

    @ Tym Machine

    Prisonnière d’un énorme bouchon sur la 20 lors d’une mémorable tempête de neige et d’un café qui réclamait de façon insistante son envie de sortir de mon corps, j’ai eu l’occasion de méditer sur les immenses avantages d’être un homme. Celui qui se dessina alors en premier lieu fut sans conteste celui que vous venez de décrire!! ;-D

    • Je comprends ton point Isabelle. Par contre, je suis persuadé que si le gouvernement n’avaitconstruit aucune halte, il y aurait eu des demandes du privé pour en construire ou encore, des commerces privés auraient répondu au besoin sans que le gouvernement engendre des coûts.

      D’ailleurs, entre Cabano et Rivière-du-Loup, il n’y a aucun halte routière. Les gens arrêtent tous au « Truck stop » de St-Antonin. C’est immense et relativement propre si on compare aux haltes routières. Et je ne voudrais même pas voir leur chiffre d’affaires tellement ça roule.

      Maintenant, ils sont en train de transformer cette route en autoroute. Gageons qu’ils vont ajouter des haltes routières, alors que les gens ne semblent pas en avoir besoin, car le Truck Stop fait bien le travail, à mon sens.

      • Moi aussi je comprends ton point, remarques. C’est vrai qu’on peut toujours se débrouiller sans les haltes routières. C’est d’ailleurs ce que j’avais fait dans le cas cité plus haut (en l’occurence au Dunkin Donut de Ste-Julie, à l’est de la 30)!

        C’est un beau coin Cabano. J’y retournerais n’importe quand, avec ou sans halte routière sur l’autoroute!

        N’empêche, c’est commode de ne pas à avoir à sortir de l’autoroute. Aussi, j’aime bien pique-niquer de temps en temps quand on voyage en famille car ça permet de se délier les jambes dans la halte en question et on n’attend pas après le repas (et ça coûte moins cher aussi).

        C’est sûr que ces haltes ont un coût, cependant. D’ailleurs, et sans vouloir faire de la guéguerre Montréal/Québec, je trouve les haltes à l’entrée de Québec (autant sur la 40 que sur la 20) très, très fancy! Cela a dû couter un max! On n’a rien de tel, nous, à l’entrée de Montréal…

        Nous autres, c’est avec plein, plein de cones oranges qu’on accueille les visiteurs.

    • On trouve pourtant des tonnes de produits sur le net pour de telles situations :D

    • Avec ma fille, nous avons eu à expérimenter le pipi sur le bord de la route au féminin ;).

      Plus compliqué j’avoue mais pas impossible. Il faut aller plus loin et être plus discret, à vos risques et périls mesdames ;)!!

  8. Je me souviens de discussions sur le « Parc de Chibougamau », route 167, où suite à la fermeture d’un quelconque relais, il n’y avait plus de toilettes.

    Il n’y en a toujours pas, privées ou publiques. Et je crois que la raison est fort simple: la plupart des usagers de cette route sont des camionneurs, donc ça arrête moins qu’en auto.

  9. Il faut répondre aux « besoins » des citoyens. J’aurais jamais cru que notre blogue aborderait cette « matière ». Peut-être que l’abondance de stops pipis sur la 20 est un indicateur de la fréquentation davantage féminine de cette route. Pourtant on dit que les Jeannoises sont 5 fois plus abondantes que les Jeannois… mais elles ne traversent pas le Parc… voilà l’explication. Tout géologue comme moi qui a guidé des groupes d’étudiants sur le terrain sait que quand il y a des filles, il faut prévoir deux fois plus d’arrêts techniques, même si elles consomment moins de bière – je vois déjà la géologue Isabelle va bondir-. Trève de plaisanterie, il faut seulement quelques centres modernes et non rustiques, bien conçus et construits comme aux USA qui comportent dépanneurs, kiosques d’information touristiques avec publications adéquates et aires piqueniques avec toilettes plutôt que cette surabondance de croulantes bécosses minables et malpropres qui jonchent la 20. Et pour ces dames, on vend dans le centres plein, air de magnifiques petites lunettes de toilettes portables qu’on déploie discrètement à côté de la voiture.

  10. Le nouveau centre à Rigaud sur la 40 est assez bien (et en Ontario ils sont pour la majorité en reconstitution sur la 401), sauf qu’il est évident que les haltes routières aux États-Unis sont souvent à l’entrée des états (Welcome Centers) ou dans les autoroutes à péage qui servent souvent à un trafic routier de moyenne ou de longue distance avec des sorties espacées. Ceux qui sont situés sur les Interstates qui sont gérés par les états peuvent être très inégaux, du fait que certains sont aussi dégoutants que ceux l’autoroute 20 et d’autres sont carrément peu sûrs, alors que d’autres sont très bien (comme celui en périphérie de Burlington,VT). Par contre, à part d’être dans une région éloignée, il est toujours possible de trouver quelque chose à manger et une toilette du moins dans une station-service.

    Par contre, il est évident que dans toutes les régions éloignées en Amérique du Nord, le truck stop est plus qu’un simple commerce, c’est une véritable tradition qui est carrément un morceau de culture populaire dans certains cas! Sur ce, le cas le plus extrême est le relais au kilomètre 381 sur la Route de la Baie-James.

    • aahh, le fameux arrêt 381. C’est plus qu’une tradition mais carrément de la survie! Que ferait-on sans station-service après 380 km de route passé Matagami? Même que, si par malheur on n’a pas rempli à ras bord notre réservoir d’essence ou si le vent souffle trop fort en sens contraire, on risque d’atteindre cette halte « sur les vapeurs ».

      @ Reynald Du Berger,

      Sans vouloir rien enlever à votre verve humoristique fort appréciée, celui qui remporte la palme d’or pour me fait bondir ces temps-ci, c’est notre cher député de Mercier et son comportement avec M. Loubier.

      http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-24809.html

      De la haute voltige, y’a pas à dire! ;-)

      • Le Président a rabroué avec raison Amir Khadir qui démontre sa totale méconnaissance du secteur minier en général et de l’uranium en particulier. C’est doublement inquiétant quand on sait qu’il est médecin, donc qu’il devrait être normalement instruit de principes scientifiques de base. C’est à cause de démagogues de bas étage comme lui que les populations sont entretenues dans leurs peurs irrationnelles de l’exploration de l’uranium et de l’industrie nucléaire. Mois je veux bien une mine mais pas de Khadir dans ma cour.

        • Logiquement, le problème vient que Khadir va finir par comprendre que le language parlementaire n’est pas celui d’un forum de discussion de politique où il est possible de traiter son adversaire idéologie de termes. Or, traiter quelqu’un de «colonisé» c’est pas fort!

          Vrai, cependant, que tu ne peux pas être persécuté par ce que tu dis au parlement. Cela est une bonne chose, mais je considère évidemment qu’il est possible d’un député se fasse expulser s’il démontre certains comportements. Cela est arrivé à Queen’s Park l’année dernière.

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