Recensement : les jupons dépassent

Par Frédérick Têtu,

C’est maintenant devenu une habitude : dès que le gouvernement conservateur fait ce qu’il a à faire (c’est-à-dire gouverner) et apporte le moindre changement à l’ordre des choses dont il a hérité, un chœur de groupes de pression et de têtes médiatiques bien-pensantes l’accuse de créer une crise pour des motifs bassement idéologique. C’est à nouveau le cas avec la récente décision du Ministère de l’industrie au sujet du formulaire long du recensement canadien.

À tous les quatre ans, le gouvernement fédéral effectue un recensement conformément à une obligation constitutionnelle. 80% des ménages reçoivent un formulaire court et, jusqu’à maintenant, 20% recevaient un formulaire détaillé long d’une cinquantaine de pages. Répondre à ce formulaire indiscret était formellement obligatoire et la loi prévoyait une amende et de possibles peines d’emprisonnement pour ceux qui se seraient risquer à désobéir à Big Brother. Les changements apportés par le gouvernement conservateur sont fort simples : répondre au formulaire détaillé deviendra facultatif; en revanche, 30% des ménages recevront ce formulaire plutôt que les 20% d’autrefois. Le motif invoqué par les conservateurs est incontestablement louable : il s’agit du désir de respecter la liberté individuelle et la vie privée des citoyens canadiens.

Une certaine hystérie a accueilli ces changements, qualifiés même de «saccage» par le très respectable André Pratte dans un éditorial dépourvu du moindre argument mais rempli de remarques gratuites et désobligeantes à l’égard du cabinet conservateur. D’autre part, on écoutera avec amusement l’interview donnée sur ce sujet par Maxime Bernier à une animatrice radio visiblement (devrait-on dire «audiblement») secouée par les changements semble-t-il «dramatiques» apportés au recensement.

Certains des arguments utilisés pour critiquer ces changements sont carrément faux. Par exemple, le formulaire détaillé n’est pas aboli. D’autre part, les questions relatives à la langue font partie du formulaire court, qui demeure inchangé. On a accusé le ministre Clement de faire de l’ingérence chez Statistiques Canada, mais en commission parlementaire, Munir Sheikh, patron démissionnaire de Statistiques Canada, a dû reconnaître que c’est la plus stricte prérogative ministérielle que de dicter de tels changements de procédure. Après tout, nous élisons un gouvernement précisément pour qu’il gouverne et non pas pour qu’il laisse les technocrates gouverner à sa place, comme c’est trop souvent le cas.

L’argument fondamental contre la décision des conservateurs concerne la précision  de ce recensement qui sert de base pour légitimer toutes sortes d’interventions gouvernementales. Mais il n’est pas certain que le recensement deviendra moins précis, puisqu’il est bien possible que des réponses effectuées sur une base volontaire soient plus précises que celles offertes sous la contrainte et la menace d’emprisonnement. À cet effet, l’exemple le plus souvent donné est celui de  ces dizaines de milliers de Canadiens qui se déclarent chevaliers Jedi lorsqu’ils répondent au formulaire détaillé du recensement (le même phénomène est observé en Grande-Bretagne). De plus, rien n’empêche les organismes étatiques ou privés de faire des enquêtes ad hoc lorsque qu’ils en sentent le besoin.

D’autre part, à l’ère digitale,  le gouvernement possède une myriade d’informations sur les citoyens et on peut même se demander si le recensement traditionnel ne serait pas devenu une opération désuète. De fait, des pays de plus en plus nombreux, notamment les pays scandinaves, renoncent au recensement traditionnel et utilisent d’autres méthodes, plus modernes et plus efficaces, afin de sonder leur population (voir à ce sujet l’excellent article paru récemment dans le magazine The Economist).

Si les conservateurs avaient tout simplement aboli le formulaire détaillé, imaginez les attaques qu’il aurait dû subir : «fossiles de droite», «idéologues à la George W. Bush», «démagogues simplistes et rétrogrades».  Ironiquement,  ils n’auraient alors fait qu’emprunter l’approche suédoise, finlandaise, norvégienne, danoise, et j’en passe. On ne peut empêcher les groupes de pression de faire ce qu’ils existent pour faire, soit mettre de la pression. Mais on pourrait souhaiter avoir dans les médias québécois une classe de gauchistes qui choisissent moins aveuglément leurs batailles et qui témoignent d’une plus grande honnêteté intellectuelle.

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88 réflexions sur “Recensement : les jupons dépassent

  1. Dans un pays libre, on ne doit jamais obliger par la contrainte ou la menace d’être emprisonné des citoyens pour remplir un formulaire. C’est pourtant ce qui arrive aux « heureux gagnants » d’un formulaire long choisis au hasard.

    Être obligés de remplir un formulaire est la meilleure façon de ne pas avoir des données fiables car les gens répondent n’importe quoi pour se débarrasser. Mettre une contrainte aussi menacante démontre que ce formulaire n’est pas apprécié du tout par ceux qui le reçoicvent et contraints de le remplir sous peine d’amende et même d’emprisonnement.

    Par contre, ceux qui défendent le questionnaire long devraient donner leurs coordonnées à Statistiques Canada pour être mis sur liste de volontaires prêts à recevoir le questionnaire long. Fini la distribution arbitraire et au hasard du questionnaire long. Ceux qui le reçoivent onsont sur la liste des volontaires. Ils ont choisi librement d’y répondre et se feront un devoir d’y répondre adéquatement à chaque question. Voilà comment taire ceux qui réclament ce questionnaire long dont plusieurs questions ne sont pas pertinentes à un recencement. Les questions qui intéressent réellement Stratistiques Canada sont sur le formulaire court. L’autre est du superflu réclamé par les lobbys de toutes sortes pour étoffer leurs demandes à l’État…

    • Excellente suggestion Fernand. Mais l’attitude des étatistes a tout à voir avec la coercition. On aime obliger les autres a se soumettre au moindre caprice de l’état maman… on aime dominer… contrôler… écraser (écoutez Mme Courchesne!).

    • Sauf que justement, ceux qui y répondront ne seront pas représentatifs de la population. Il est démontré que les non-réponses sont moins fréquentes chez les gens avec davantage d’éducation par exemple. Donc les données seraient moins fiables.

  2. Bizarrement, toute tentative des conservateurs de réduire l’intrusion gouvernementale dans la vie des citoyens est taxée de ‘fascisme’ ou de totalitarisme.

    Pour ce qui est de l’attitude de l’animatrice radio durant l’interview de Maxime Bernier sur ce sujet , ladite animatrice ne connaissant visiblement RIEN du formulaire détaillé. Son attitude agressive semblait être basée sur le simple fait qu’elle s’adressait a un représentant conservateur… donc, il est « open game ». Elle voulait se montrer, de façon servile, au service de l’orthodoxie ambiante du reste de la caste médiatique québécoise .

  3. Selon CBC ce soir, abolir la forme longue du recensement (abolir???) va être dangereux pour notre santé et va faire souffrir les petites compagnies.

    J’ai vu mieux comme argument!

  4. Totalement d’accord avec Frederick et ainsi qu’avec les excellents commentaires de Fernand.

    Je pense, que peut être,c’est une strategie des conservateurs de faire des petits changements pour agiter l’oposition who make fools of themselves pretending to defend Canadians from a government that moves. They look so ridiculous complaining all the time but never coming up with better ideas.

  5. À tous les quatre ans, le gouvernement fédéral effectue un recensement conformément à une obligation constitutionnelle.

    Vérifiez vos faits svp.

    On dirait un truc recopié d’un site américain.

    Les recensements fédéraux au Canada sont tous les CINQ (5) ans : 2001, 2006 et 2011.

    Et je ne crois pas que ce soit dans la Constitution (mais j’ai pas vérifié, mais vous devriez…)

  6. Je me dois d’intervenir ici, surtout à la vue de la méconnaissance totale des statistiques et de la collecte de données qui semble être de mise ici.

    Premièrement, ne me faites pas rire avec l’argument « le gouvernement gouverne ». C’est l’argument le plus pathétique que j’ai sur le sujet (et j’en ai lu de mauvais arguments sur mon mur facebook…). Arrêtez de vous masquer les yeux, il s’agît d’une décision prise par le PM, sans consultation avec personne (son ministre semblait carrément etre contre au début), sur un sujet qui ne posait AUCUN problème. Statcan recevait 2-5 plaintes par recensement… oh la la, une chance que notre bon gouvernement a agit!

    Deuxièmement, l’utilité des données. Je complète mon doctorat en sciences économiques, donc je sais de quoi je parle ici. Ces données SONT utiles. Ne pas les avoir ne serait pas la fin du monde tel qu’annoncé par certains groupes, mais cela poserait de réels problèmes. Mais de toutes manières, le gouvernement ne remet pas en cause cela, il parle de vie privée. ET c’est là que c’est ridicule. Le questionnaire long n’est même pas si long (oui oui je l’ai vu, avant qu’un petit malin n’intervienne). On pourrait songer à abolir quelques questions, mais globalement, vous répondez à ces questions ailleurs (rapport d’impots, etc).

    Le point central est que le gouvernement ne reconnaît pas que les données seront moins fiables. Et je sais que la plupart d’entre vous, petits libertariens en herbes, pensez que non, que les gauchistes n’y connaissent rien. Mais TOUS les experts sur le sujets s’entendent sur le sujet. Avoir la possibilité de ne pas répondre entraînera des données moins fiables. Le US Census bureau a envisagé de le faire et s’est rétracté.

    Quant au nouvel argument que je vois partout (les pays Nordiques n’ont pas de recensement), encore une fois, que de manque de connaissances. Oui ils ne font pas de recensement aux 5 ans, mais ils collectent des données administratives bien plus intrusives. Tout comme la Suisse, la plupart des pays en Europe ont par exemple des fichiers sur la population. Par là, je veux dire que quand vous déménagez dans une nouvelle ville, vous devez aller vous inscrire au registre des habitants. Le Canada n’a pas cette infrastructure en place. Et toujours concernant les pays Nordiques, sachez qu’ils nous fournissent les données les plus détaillées au monde, en jumelant données d’enquêtes et administratives. Nous avons par exemple des données sur les enfants adoptés bien plus riches qu’ici. Alors svpl, si le recensement vous semble intrusif (en bon petit militant que vous êtes; combien d’entre vous s’étaient plein avant ce faux scandale généré de toutes pièces par ce gouvernement qui « gouverne »?), vous détesteriez les données nordiques.

    • Je suis d’accord avec toi que l’aspect obligatoire améliore la qualité des données. Je sais de quoi je parle également, je suis actuaire.

      Par contre, ce n’est pas nécessairement au gouvernement de gérer la collecte des informations.

      Exemple, depuis des années, autant au Canada qu’au USA, les sociétés d’actuaires ont réussi à convaincre les entreprises d’assurance de mettre en commun leur base de données pour créer des tables de mortalité fiables ainsi que des tables de morbidité. Nous travaillons chaque jour avec ces dernières. Tout ça, entièrement aux frais de ces compagnies sans avoir eu à menacer d’emprisonnement qui que ce soit.

      C’est l’industrie de l’assurance qui s’est responsabilisée et qui s’est chargée de la conduite des études.

      Les universités et les universitaires n’auront qu’à se mettre en commun pour développer leur propre base statistique. Leur seule perte est l’aspect obligatoire que pouvait imposer le gouvernement grâce à la menace d’emprisonnement et aux amendes (même si on sait que personne ne fut emprisonné!) Malheureusement, cette obligation provenait, à mon sens, d’atteintes sérieuses à la liberté et à la vie privée des canadiens.

      De toute façon, mathématiquement, les données de 20% de la population canadienne représentent un nombre beaucoup trop élevé pour ce qui est réellement nécessaire afin d’avoir un échantillonnage fiable. On dira ce que l’on voudra, mais le gouvernement ne peut utiliser la force (menace) pour exiger des choses de citoyens honnêtes. Déjà qu’on a l’impôt…

      PS : Sérieusement Bryan, j’apprécierais que tu ne prennes pas les lecteurs de ce blogue pour des débiles. Je m’attendais à un peu mieux de ta part. Je comprends que le sujet te touche, mais quand même. Les opinions de nos lecteurs sont aussi valables que les tiennes, aussi éduqué sois-tu!

    • A la vue des commentaires précédents (et des similaires sur facebook ou ailleurs sur les blogues des libertariens), mon commentaire était fort approprié. Et non toute opinion ne se vaut pas. Ne fais pas l’hypocrite. J’ai plus de 7 ans d’études académiques, tu ne me convaincras pas que mon opinion sur un sujet comme le recensement ne vaut pas mieux qu’un gars sans diplome. C’est de l’hypocrisie pure et simple. Tsé si je donnais mon opinion sur comment la NASA devrait lancer la fusée spatiatle, mon opinion vaudrait-tu quoique ce soit? La réponse est non, bien sure que non. Donc tu peux avoir comme opinion que le long-questionnaire est trop intrusif, mais tu ne peux pas juger de la pertinence de ces données ou de la fiabilité du à des non-réponses.

      Quant au 20%, ayant travaillé avec les données, je te dirais que cela N’est pas forcément si grand. Si ton analyse porte sur des unités géographiques petites (genre IPE), tu n’auras deja pas un grand échantillon.

      • Votre opinion ne vaut pas plus que celle d’un autre… Non, mais la condescendance doit dormir dans votre lit…

        Et la comparaison avec la NASA est boiteuse… Personne ne débat sur la pertinence des données, mais plutôt si ces données doivent être prises par la force…

      • Personne ne débat de cela? Voila justement le problème! Le gouvernement refuse d’admettre que les données seront moins fiables. Ceci est le point central, tel que démontré par les experts.

        Mais je sens un anti-intellectualisme dans votre réponse, dans je vais laisser faire.

        Vive le peuple!

        • « Le gouvernement refuse d’admettre que les données seront moins fiables. »

          Je veux bien vous croire, mais je le répète, de quels droits l’état peut m’obliger à leur donner ces informations?

          « Mais je sens un anti-intellectualisme dans votre réponse, dans je vais laisser faire.

          Vive le peuple! »

          Libre à vous… C’est vrai que l’élite devrait décider pour le peuple, mille pardons…

    • Deuxièmement, l’utilité des données. Je complète mon doctorat en sciences économiques, donc je sais de quoi je parle ici. Ces données SONT utiles.

      Le problème — vais-je compris — c’est UTILE pour quoi faire ? Que le gouvernement intervienne plus ?

      Or, évidemment, pour quelqu’un qui veut que le gouvernement intervienne moins, subventionne moins, ce n’est pas UTILE, mais une tentation d’intervention.

      • Plein de compagnies privées utilisent les données et elles paient pour y avoir accès. Cela peut servir à des études de marché, etc.

        Et les données n’aide pas à PLUS intervenir, elles aident à MIEUX intervenir. On peut évaluer une politique publique grace a ces données. Même un libertarien ne peut pas être contre une utilisation intelligente des ressources.

        • Bizarre, monsieur le Docteur, vient d’entendre à la CBC que des gens se plaignaient de devoir payer si les recensements n’étaient plus aussi complets.

          «Et les données n’aide pas à PLUS intervenir,»

          Vous comprenez le sens de « tentation », d’ « occasion » ?

          Sans ces chiffres, l’idée est qu’il y aura moins d’intervention de l’État parce que l’État ne saura pas BIEN intervenir, il le ferait à l’aveuglette, on pourrait donc plus facilement dire à n’importe quel étatiste qu’il ne sait pas comment l’argent sera dépensé, etc.

          Enfin, je pense que vais laisser la discussion là. Visiblement, je ne suis pas assez intelligente.

        • Par contre, un libertartien peut être contre une utilisation publique des ressources, point.

          ;-)

        • Euh ton point? Bien sur que les compagnies vont rechigner à payer pour des données moins complètes et fiables!

          La droite libertarienne n’aime pas les stat car en règle generale, les résultats vont contre leurs croyances et idéologie.

          Tentation? Oh oui, avoir des données détaillées sur les ménages, ca incite carrément à l’interventionnisme, c’est débile!

          Celait pourrait être l’inverse. P ex, on pourrait remarquer que la pauvreté diminue et ainsi décider de moins intervenir ou d’investir moins d’argent. Mais bon, c’est sur que quand l’argument est rendu « on pourra leur dire qu’ils ne savent pas ce qu’ils font », ca vole haut. Au fait, je vous rassure, la quasi totalité des décisions de ce gouvernement conservateurs ne sont pas evaluées sur une base scientifique. Ouf, il nous reste les idéologies.

        • « Plein de compagnies privées utilisent les données et elles paient pour y avoir accès. Cela peut servir à des études de marché, etc. »

          Les compagnies vont réussir à s’arranger, j’en suis certain…

        • @ Bryan Breguet :

          Vous avez raison, j’ai mal formulé ma question:

          Existe-t-il une seule utilité -non-étatique- de ces recensements(étatiques), que le secteur privé ne pourrait pas remplir avec plus d’efficacité ?

    • «Deuxièmement, l’utilité des données. Je complète mon doctorat en sciences économiques, donc je sais de quoi je parle ici. Ces données SONT utiles.»

      Svp, donnez aux pauvres petits libertariens inculter que nous sommes UNE seule utilité (de ce recencement), non-étatique…

      Merci.

      p.s.
      Bien sûr, avec toutes vos grandes études, vous devez comprendre pourquoi je pose cette question…

      p.p.s
      Comme presque tous les économistes, financiers, actuaires(s’cuse Ian, mais c’est vrai), vous ne savez probablement rien de comment fonctionne la BASE de notre systême monétaire…

      Je le sais, j’ai discuté avec des centaines de ces personnes au cour de plusieurs années, ET AUCUN ne savait ça… mais ils pouvaient faire des calculs ‘économiques’ hyper compliqués -mais souvent inutiles- pour épater la galerie…

      Et avant de me dire que cela n’a pas rapport avec le présent sujet, je vous réponds que cela a rapport avec votre suffisance… et sur l’impression que vous avez de tout comprendre, parce que vous avez un Phd…

      Et moi je comprends TOUTES les bases de notre systême économique et je n’ai JAMAIS étudié dans ce domaine. Testez-moi et après vous allez devoir vous la fermer, en toute humilité ! ;-)

      Sérieux, je ne suis plus capable de toute cette gang de têtes enflées (qui ne savent rien de la base d’à peu près tout, car trop spécialisés et trop ‘pardus’ dans leurs théories et qui se croient plus sages que monsieur et madame tout le monde pour prendre des décisions politiques qui concernent TOUT le monde. Dites-le donc que vous croyez que la démocratie est une erreur et qu’il faudrait des phd pour tout diriger…

      • Je l’ai deja dit, des études de marché. Voici d’autres utilités:

        http://www.theglobeandmail.com/news/politics/ten-ways-the-census-could-affect-you/article1646825/

        Je peux en trouver davantage si tu insistes.

        Concernant ta question sur la politique monétaire, je connais ce que j’ai vu au bacc. Pas davantage, je ne me spécialise de loin pas sur le sujet. Je suis heureux pour toi si tu connais tout. Tu es quelqu’un de chanceux. Et oui parfois les experts sont rendus trop théoriques. Cela ne justifie pas cet anti-intellectualisme dans ton commentaire.

        • @ Bryan Breguet :

          A mes yeux, vous représentez à peu près tout ce qui va mal dans ce bas monde…

          Je ne sais pas tout, loin de là, mais je comprends la base de beaucoup de principes économiques (ou philosophiques), et ce, contrairement à vous…

          J’ai travaillé au centre-ville de Montréal pendant presque 15 ans… et mon boulot me donnait l’occasion de rencontrer des centaines et des centaines d’économistes, des étudiants autant que des profs, des financiers, des actuaires et tutti quanti du même genre ET PAS UN NE SAVAIT COMMENT FONCTIONNAIT NOTRE SYSTÊME MONÉTAIRE, i.e. la base BASE DE NOTRE ÉCONOMIE.(ou la base de leurs calculs…)

          C’est quand même débile… et c’est là qu’il faut se demander qui est l’anti-intellectuel…

          ***

          C’est comme des plombiers qui posent des tuyaux toutes leurs vies, mais qui ne savent pas que c’est de l’eau (vrai $), ou de la m*rde (fausse monnaie «keynésienne»), qui coulent dans leurs tuyaux.

          Vous êtes des «lemmings»… sociétaux.

          Si seulement vous vous contentiez de calculer, sans prétendre être utiles au niveau sociétal, là je vous suivrais dans vos «résonnements»…

          *

          Autre exemple:

          Lorsque je veux des détails techniques sur quelque chose de précis, je vais aller les chercher chez un spécialiste, MAIS JAMAIS je ne vais faire confiance à des techniciens (aussi diplômés soient-ils), pour me dire comment diriger ma vie… encore moins ma vie économique…

          Comprenez-vous la nuance ?

          Non?

          Je m’essaye avec un autre exemple:

          J’ai un ami millionaire, mais JAMAIS -en le rencontrant- vous pourriez le réaliser, car;

          1) Il est humble !
          2) Il n’est PAS instruit dans nos «grandes» universités: donc pas une tête enflée (comme c’est trop souvent le cas)…
          3) Il comprends ce qui est important pour vivre vie saine.
          4) Il est sage (et la sagesse est souvent inaccessible aux «savants», qui suivent le troupeau des universitaires sur-spécialisés, et/ou: ne vient pas à ceux qui se croient intelligents parce qu’ils ont UN diplôme dans UN domaine).

          10-4 ?

  7. Si le gouvernement gérait convenablement toutes les sources des informations qu’il tire de ses citoyens (déclarations d’impôt, assurance emploi, aide sociale, demande de prestations de retraite, demandes d’indemnisation CSST, SAAQ, pension de vieillesse, demandes d’adoptions à l’étranger, contrôles des passeports à l’entrée-sortie du pays, etc….) on n’aurait nul besoin de venir nous emmerder à tous les 4 ans avec ce foutu questionnaire! Nos ministères fourmillent de politiciens et de fonctionnaires d’incompétents (Statistiques Canada par exemple).

    • Effectivement, le gouvernement est loin, mais alors très loin d’utiliser pleinement de manière optimale toute l’information que nous lui fournissons chaque année.

    • Oui d’accord, mais tous les opposants au census qui crient à l’atteinte à la vie privée n’aimeraient sans doute pas davantage de voir le gouvernement combiner toutes ses sources. En plus il s’agirait du gouv, pas d’une agence statistique.

      • m. petit monsieur ,il le fait déja , example aller au bureau de la SAAQ et faite don de votre voiture a votre conjoint(e) et le formulaire de don ne va pas a la SAAQ mais au ministère du revenu, alors ne me parlez pas de recoupement des renseignements qui ne se fait pas ex. 2 les travailleurs de la construction qui durant les vacances des fêtes qui voient leurs cartes d’embarquement d’aéroport transmisent a l’assurance-emploi qui les coupent sous prétexte qu’il ne sont pas apte au travail, pourtant ils sont reconnu comme férié-chômé ,les chantiers sont fermé et les gars seront rappellé

    • @ Reynald Du Berger qui écrit:

      «Si le gouvernement gérait convenablement toutes les sources des informations qu’il tire de ses citoyens»

      Et cela ne se nomme plus une démocratie.

      Dans une démocratie, l’état en sait TOUJOURS moins sur ses citoyens, que le contraire. Dans tous les autres systêmes politiques, ce sont les citoyens qui en savent mois sur son gvt… avec tous les dérapages historiques que nous connaissons.

      «Ben non, ben non, ici c’est différent»

      On s’en reparlera d’ici quelques années…

      p.s.
      Certains rusés (?) peuvent tout savoir sur leurs co-citoyens grâce à la technologie…. mais dites-vous bien que cette technologie peut se retourner contre eux…
      ;-)

  8. @Bryan Breguet

    C’est justement pourquoi, quand je parle de l’alternative nordique aux recensements, je fais d’avantage d’ironie qu’autre chose.

    • Plusieurs pays démocratiques le font. Je ne suis pas favorable, mais cela ne serait pas anti-démocratique. La Belgique, l’Argentine, l’Australie, etc le font.

      En l’occurrence, je suis contre car tu forces des gens à avoir une opinion. Tandis que pour le recensement, il ne s’agît de donner ton opinion mais de répondre à des questions.

  9. @Bryan

    En affichant du mépris comme tu l’as fait , tu as détruit la qualité de ton commentaire. Peu importe que la validité de tes arguments, tu auras de la difficulté à convaincre les gens en t’assoyant bien haut sur tes diplômes.

    Comme je te l’ai dit, je suis sûr que cette politique créera des bouleversements dans votre travail. Je comprends parfaitement que la notion d’obligation peut améliorer la qualité des données.

    Par contre, je suis également persuadé qu’avec du recul, vous trouverez d’autres façons d’effectuer vos recherches. Parfois, quand on a le nez collé sur l’arbre, on ne voit plus foret. C’est peut-être là l’avantage de discuter avec des non-chercheurs.

    Un jour, tu diras peut-être : « Ouin, finalement, on était quand même capable d’effectuer nos travaux en croisant telle base de données avec cette nouvelle base de données que nous avons créée. Ça ne valait peut-être pas la peine de menacer les gens d’emprisonnement dans le temps pour que l’on puisse effectuer nos travaux! »

    PS : Je vois que tu as laissé tomber l’argument que le PCC était dirigé par une bande de créationistes.

    • Il ne faut pas oublier que la quantité de diplômes n’apportent pas plus de jugement.

      • …mais ça vous apporte un fichu tas de connaissances, que les ti-jos connaissants ignorent.

        • Je vois que j’ai été mal compris… De débattre sur le rôle de l’état dans une société ne demande pas de diplôme. De débattre sur les actions que l’état doit ou ne doit pas faire ne demande pas de diplôme… C’était là-dessus que je m’exprimais. Bien sûr, sur des sujets précis, pointus, techniques, scientifiques, oui ça prend des connaissances…

          Je voyais le débat comme en étant un de la place de l’état dans nos vies. Si je n’ai rien compris et qu’on parlait de l’importance scientifique du recensement, je m’en excuse…

    • Ne me faites pas rire, il s’agît d’une question académique et scientifique, bien sur que je vais citer mes diplomes pour établir une crédibilité. Dans quel monde vivez-vous?? lol Pouruqoi CBC n’invite-elle pas une inconnue pour parler des conséquences de cette décision mais un prof d’économie de U Victoria spécialisé sur le sujet? Car il s’y connait. Désolé, je pensais que s’y connaitre dans qqchose était un avantage pour émettre une opinion. Mais je vois que non, on est dans le tit monde de tout le monde il est beau.

      Sidérant l’anti-intellectualisme de ce gouvernement et de certains lecteurs de ce blogue.

      De plus, je l’ai dit dans mon premier commentaire: ne pas avoir ces données ne serait pas la fin du monde! Merci de lire correctement la prochaine fois. Je dis juste que pour évaluer la décision idéologique de ce bon gouvernement qui gouverne )en plein été surtout, le reste du temps? mmh pas tant que ca), il faut reconnaître la menace à l’intégrité des données. Sinon c’est se voiler la face.

      • M. Breguet: Je vous donne raison, non sur le fond du problème, mais sur la forme. Vous avez non seulement le droit mais le devoir de brandir un diplôme à l’appui de votre crédibilité. Ne vous gênez donc pas. Il y aura toujours des jaloux rabat-joie pour tenter de vous le faire avaler. Oui Radio-Canada consultera le spécialiste de la question sur la base de sa formation plutôt que les millions de ti-jos connaissant québécois qui vous casseront toujours les pieds car ils ont une opinion sur tout, même en l’absence des connaissances les plus élémentaires.

        • @ Reynald:

          Citez-moi UN seul économiste à qui vous accordez votre confiance (parce qu’il a des diplômes), qui comprend notre systême monétaire, i.e. la base de l’économnie, et je vais peut-être accorder un peu de crédibilité à votre commentaire sur les diplômés (dans CE domaine et d’autres domaines des sc ‘molles’).

          Si les économistes «keynésiens» ne prétendaient pas tout comprendre de notre économie et/ou de nos vies matérielles (et ce, contrairement aux spécialistes dans les sc ‘dures’), là votre argument aurait du poids…

      • Je n’ai aucun problème à ce que quelqu’un donne la liste de ses diplômes quand il émet une opinion. Au contraire, ça permet de comprendre, comme dans votre cas, que vous êtes prêt à marcher sur le droit d’un individus à son intimité pour vous procurer un avantage. De plus votre arrogance n’arrange rien et vous semblez même oublier que le questionnaire existera encore mais sur une base volontaire.

      • « Ne me faites pas rire, il s’agît d’une question académique et scientifique, bien sur que je vais citer mes diplomes pour établir une crédibilité. Dans quel monde vivez-vous?? lol Pouruqoi CBC n’invite-elle pas une inconnue pour parler des conséquences de cette décision mais un prof d’économie de U Victoria spécialisé sur le sujet? Car il s’y connait. Désolé, je pensais que s’y connaitre dans qqchose était un avantage pour émettre une opinion. »

        J’ai du mal m’exprimer…

        De débattre des conséquences scientifiques de la décision, je suis d’accord que les études aident. Là où je dis que le diplôme est inutile est de débattre sur le fait que OUI ou NON le gouvernement à le droit de nous y obliger… Désolé si j’ai été mal compris…

        • Sur ce point, oui d’accord. Chacun a son opinion sur l’obligation, le niveau personnel des questions, etc. Mon argument était sur les conséquences concernant la fiabilité des données. Désolé également si je n’ai pas été assez clair.

    • Comment osez-vous critiquer M.Breguet ? Cet homme fait partie de la crème de notre société, essentiellement grâce à ses bouts de carton, alors svp, du respect envers lui !

      La sagesse de M. Breguet et son âme sœur, M.Geloso, est si grande, qu’elle a été capable de convaincre plusieurs droitistes fédéralistes de laisser tomber l’ADQ lorsqu’elle était l’opposition officielle (2008) pour reporter au pouvoir la pire administration provinciale de notre histoire (Libéraux de Jean Charest, décembre 2008) … majoritairement, à part ça ! Vous auriez dû les voir tirer à grands boulets rouges sur le parti, imparfait certes, mais qui était le seul espoir de centre-droite au Québec. Je rappelle que l’ADQ était et est encore le seul grand parti vierge, point de vue du pouvoir, et que dans la vie, il faut laisser la chance au coureur, surtout après 40 ans d’inertie Péquiste-Libérale.

      Je soupçonne que ces gauchistes sociaux (Breguet & Geloso) ont eu peur d’une montée de la droite sociale au Québec, alors ils ont fait dans leurs pantalons, et ont amorcé leur campagne de peur, qui a malheureusement eu du succès (parmi tant d’autres).

      Fraddé
      P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

  10. Je suis en accord avec la décision du gouvernement Harper d’abolir le questionnaire obligatoire du recensement. C’est une intrusion du gouvernement dans la vie privée des Canadiens.

  11. Tout citoyen qui accepte que son gouvernemaman (ou gouvernepapa) intervienne dans la gestion de SA santé, SON éducation , celle de SES enfants, SA garderie à 7$, SES déplacements à l’étranger, SA retraite, SON aide sociale, SES impôts, SON droit au mariage gai, SON droit à l’avortement, même SON incapacité à procréer considérée comme une maladie (on en est rendus là!!!!) … bref dans presque tous les aspects de SA vie privée ou publique (je vous rappelle que ça s’appelle une social démocratie plus ou moins envahissante, mais à des degrés divers allant de la droite à la gauche), tout citoyen comme vous tous qui acceptez cela avec complaisance et surtout avec l’aide $$$ qui va avec, VOUS devez forcément accepter l’intrusion de ce gouvernemaman dans votre vie. C’est pour cela que j’ai un médecin privé que je paie 1 500$ par année. Je veux le moins possible d’aide donc d’intrusion gouvernementale dans ma vie. Incapable de prendre soin vous-même de tous ces aspects de votre vie, vous avez choisi de vous faire aider, acceptez-en donc une des conséquences irritantes, l’intrusion gouvernementale dans cette même vie!

    • J’ai l’avantage (ou est-ce le désavantage?) de me rappeler l’époque d’avant la prolifération maligne de l’intervention de l’état dans nos vie. Je vois donc ce que nous avons perdu (pour résumer vite: la paix!). Je suis certain que plusieurs n’y voient pas d’inconvénients, n’ayant connu rien d’autre.

      Au sujet des médecins, j’en ai perdu 2 en dix ans pour cause de retraite… c’est un cauchemar d’essayer d’en trouver un autre. Plusieurs clinique privées ne retournent même pas mes appels… elles sont pleines.

      • « Je suis certain que plusieurs n’y voient pas d’inconvénients, n’ayant connu rien d’autre. »

        C’est ça le hic, je crois. La plupart des gens ne voient que cette réalité…

    • Je suis bien d’accord et on a remarqué dans biens des commentaires (pas nécessairement ici) que les gens veulent de cette protection omnisciente… On se demande comment l’humain a fait pour survivre et évoluer avant l’état…

    • @ Reynald qui écrit:

      «Tout citoyen qui accepte que son gouvernemaman (ou gouvernepapa) intervienne»

      Fausses prémisses…

      PERSONNE, JE DIS BIEN PERSONNE n’a pu voter sur toutes ces décisions.

      Pire encore, rarement ces programmes et «sévices» sont dans les programmes des partis…

      Le Parti Québécois de 1994, avait-il -dans ses cartons- les cpe et l’assurance médicaments ?
      (ce n’est que 2 exemples parmi tant d’autres).

      Comme Joanne Marcotte et tant d’autres, je dis:

      «JE N’AI JAMAIS VOTÉ POUR ÇA»

  12. Personnellement, la décision du gouvernement Harper de rendre facultatif le remplissage du long questionnaire me laisse plutôt indifférente. Par contre, je suis profondément agacée par la tempête médiatique fabriquée de toute pièce à partir de cette décision.

    Je suis parfaitement d’accord avec le point soulevé par M. Têtu: cela ressemble beaucoup à une bataille motivé par une idéologie. Dès que les conservateurs font quelque chose, c’est obligatoirement mauvais. Effectivement, une certaine classe médiatique de gauche est en train de perdre toute crédibilité à force de taper aveuglément sur tout ce qui est bleu foncé.

    D’ailleurs, les médias ont été très avare sur le contenu de formulaire long. Il a fallu que j’aille sur le blogue de Maxime Bernier pour avoir un lien sur ce fameux questionnaire.

    On peut comprendre pourquoi on ne tenait pas à trop nous informer sur le coeur du sujet car certaines questions m’ont laissé songeuse.

    Question 33b: la semaine dernière, combien d’heures cette personne a-t-elle consacrées aux activités suivantes: à s’occuper de ses enfants ou des enfants des autres, sans paye ou sans salaire?

    Je ne suis pas une diplômée en actuariat mais…que vaut les chiffres avancés par les répondants? Je veux bien croire qu’on nous donne des exemples pour nous aider à faire une juste évaluation mais il me semble que c’est très subjectif un sujet comme celui-là. S’occuper des enfants…Est ce que je m’occupe d’eux si je regarde un film avec eux? si je les regarde s’entretuer…sur la console PS3 il va sans dire!

    Je ne remet pas en doute l’utilité de certaines statistiques, comme quand vient le temps de souscrire à une assurance-vie. Je comprends que certains risques de mortalité peuvent être évalué de façon assez précise mais dans le cas de certaines questions liées au formulaire long du recensement, j’ai comme un doute sur les limites à accorder au sondage dans la prise de certaines décisions.

    Enfin, merci d’avoir soulevé le sujet. Au moins ici, on n’a pu avoir des arguments des deux côtés pour nous éclairer, contrairement au cirque médiatique habituel qui se manifeste bruyamment autour des conservateurs.

    • Isabelle, contrairement à monsieur Breguet, vous avez parfaitement saisi le sens de mon propos.

    • Les médias font une meilleure job que le gouv? Ce même gouvernement qui a passé 3 jours à citer, comme exemple de question incroyablement intrusive, le fait que l’on devait donner le nombre de salles de bain? Alors que justement, on ne doit pas le faire? Une chance que les médias ont vérifié justement.

      Concernant la tempête médiatique, que voulez-vous, quand un gouvernement créationniste (hey, son ex-ministre de la science pensait que les donisaures avaient cohabité avec Adam et Eve…) prend une décision idéologique que tout le monde critique (ben à part sur la petite blogosphère droitiste et partisane visiblement), cela crée du remous.

      Quant à votre exemple de question, sachez qu’il existe une enquête encore plus intrusive (au Canada et aux USA) où vous devez expliquer ce que vous faisiez à chaque heure, heure par heure (time use survey est le nom je crois). Et oui il est possible de collecter de l’information pertinente avec ces questions, bien que celle-ci pourrait être retiré du census. C’est d’ailleurs le compromis proposé par l’association stat. canadienne.

      • J’apprécie que vous vous êtes donné la peine de faire valoir votre point de vue sur l’utilité d’obliger les gens à répondre au long formulaire de recensement.

        Je ne connais rien à ce domaine et j’ai du mal à mesurer les conséquences de la décision du gouvernement. De lire un spécialiste en la matière est très instructif.

        Cependant, vous donnez raison au titre qu’à donné M. Têtu à ce billet en ne pouvant résister à travers votre analyse à parsemer ici et là votre acrimonie envers les conservateurs.

        • Il faut dire que j’ai deja mon mur facebook rempli de commentaires du genre, donc oui j’ai tendance à être moins gentil. Je prends cette critique.

          J’apprécie vos commentaires (avec ceux de Ian ici, ce sont les deux seuls qui ont un peu de jugement). En particulier, les exemples de questions que vous avez citées sont de bons exemples de questions que l’on pourrait abolir.

  13. Dans tout cette histoire, il y a un point qui n’est jamais soulevé : la facture d’un tel recensement, peu importe sa forme. Ce n’est probablement pas la monstrueuse dépense américaine sur le sujet, mais j’imagine que la facture est élevée. N’y aurait-il pas moyen de rationnaliser cette dépense ? Par exemple, en incluant un feuillet questionnaire avec la déclaration de revenus ? On pourrait en profiter par la même occasion pour effectuer une révision exhaustive du questionnaire de rescencement et s’assurer que seulement les questions nécessaires et pertinentes s’y retrouvent. À supposer bien sûr que l’on veuille conserver une forme de recensement. Les gouvernements disposent déjà d’une foule de données sur ses citoyens, c’est étonnant qu’ils ne fassent pas plus de recoupement de données.

  14. Pour ceux que les recensements intéressent et qui ont un peu de culture religieuse:

    L’évangile lu à Noël situe la Nativité dans l’histoire : « Or, en ce temps-là, parut un décret de César Auguste pour faire recenser le monde entier. Ce premier recensement eut lieu à l’époque où Quirinius était gouverneur de Syrie » (Luc 2, 1-2). Marie, enceinte, et Joseph se rendent donc tous deux en Judée pour le recensement, dans la petite ville de Bethléem, d’où est originaire la lignée du roi David.

    « Pendant qu’ils étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva ; elle accoucha de son fils premier-né, l’emmaillota et le déposa dans une mangeoire, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle d’hôtes » (Luc 2, 6-7).

  15. Je me demande quel est le coût de chaque recessement. Tel mentionné plus haut, je trouve que l’idée de demander de remplir ces formulaires (optionel) en même temps que nous remplissons nos impôts pourrait être une très bonne idée.

    En effet, le gouvernement pourrait offrir $5 ou $10 comme « incentive ». Ca pourrait marcher. Pouquoi pas!

    • Grosso modo, 500 mio à tous les 5 ans.

      Oui cela pourrait couter moins cher, mais les mesures seraient probablement plus intrusives dans votre vie (genre les pays Nordiques qui combinent les données administratives (impots, etc)). Donner 5$ ou 10$ couterait cher (à 10$ par formulaire, cela augmenterait les coûts d’environ 30 mio).

      En fait, voici un point non-mentionné ici: la décision des Conservateurs va couter PLUS chère! Le US census bureau avait envisagé de faire la même chose et s’était abstenu.

      Donc quelle bonne politique publique: nous aurons des données moins fiables pour un coût additionnel!

  16. Au fait, tous les commentaires du style: toute opinion se vaut, c’est vraiment ridicule. Cela me fait penser aux créationnistes qui vont dire: la théorie de l’évolution et le créationnisme, ce sont juste deux théories. Il faut enseigner les deux. Cela est faux, nous avons une théorie et un livre…

    Ici c’est la même chose, nous avons les croyances (pas de problème de fiabilité des données, données inutiles, etc) et nous avons les experts (qui en rajoutent sur l’absolue nécessité de ces données).

    • « Ici c’est la même chose, nous avons les croyances (pas de problème de fiabilité des données, données inutiles, etc) et nous avons les experts (qui en rajoutent sur l’absolue nécessité de ces données). »

      De mon coté, je ne dis pas qu’il n’y a pas de problèmes de fiabilité des données ni d’inutilité. Comme vous dîtes, je ne suis pas un expert. Je dis seulement que c’est une entrave à la liberté que d’obliger les gens à y répondre. Que voulez-vous, c’est la valeur que je place au somment de mon échelle, avec la responsabilité, bien entendu. La responsabilité de respecter la liberté des autres…

      Ces données, sûrement utiles, peuvent sûrement, avec un peu d’imagination, j’en suis convaincu, être recueilli d’une autre façon…

    • Mes connaissances dans les sciences qui concernent le recensement (sciences économiques, politiques , sociales et même analyse statistique) sont plus que rudimentaires. Aussi, je capitule avec respect et modestie devant certains arguments énoncés par des gens qui ont des diplômes dans ces sciences que je ne possède pas. Cela ne m’empêche pas d’émettre une opinion même si je conviens qu’elle ne sera pas aussi valable scientifiquement que celle émise par des spécialistes de la question. C’est encore plus vrai en sciences humaines qu’en sciences pures (exactes).

  17. Etant donné que, si je comprends bien, les questions posées sont de nature privéée comment Statistique Canada sait que les données sont fiables? Est-ce que elle procède à une validation systématique d’un échantillon à chaque recensement? et comment peut-elle les valider?
    Quant à moi, et suite au commentaire de Jean-Luc Proulx les données que je fournirais ne serviraient pas à grand chose autre que des études bidon.
    Par contre si on me le demande gentiment, alors-là je deviens plus sincère.

    • Est-ce que quelqu’un a déjà évalué le ratio de « n’importe quoi » dans les réponses? Ce serait une donnée interessante…

      • Il semblerait que dans le questionnaire de 2001, 21000 individus auraient répondus qu’ils étaient de religion Jedi et que 164000 auraient refusés de répondre au questionnaire jusqu’à ce qu’on les menace. Si c’est exact, comment un statisticien conciencieux peut-il utiliser ces données pour une recherche, à moins qu’il s’en tappe des résultats et que son seul souci soit d’être publié…

        • Lors de son témoignage en commission parlementaire, Munir Sheikh a affirmé qu’il y a risque que le formulaire volontaire produise des résultats moins précis. Il y a donc aussi risque qu’il produise des résultats plus précis. Le seul argument valable que j’ai trouvé sur l’avantage du formulaire obligatoire en terme de précision est que les membres de certains groupes (on cite généralement les nouveaux-arrivants, les aborigènes et les jeunes) sont susceptibles de moins répondre au formulaire volontaire que les certaines autres personnes. Le contre-argument est que si des données supplémentaires sont nécessaires sur ces groupes, rien n’empêche l’État ou les entreprises privées d’aller chercher ces données de façon ad hoc. En bout de piste, et c’est ma conclusion, le fait de rendre volontaire le formulaire long du recensement a des avantages et de possibles inconvénients auxquels il est facile de remédier: contrairement à ce que certains groupes de pression et une presse mal intentionnée voudrait nous faire croire, il n’y a pas de scandale là-dedans. C’est ce que je dis dans mon billet, et les diplômes de monsieur Breguet n’y changent rien (en mauvais lecteur, ce dernier affirme d’autre part que j’endosse la solution scandinave; il n’en est rien: je la mentionne et j’imagine la réaction d’une certaine presse si les conservateurs l’avaient adoptée, mais en aucun temps je ne la cautionne).

        • « Il semblerait que dans le questionnaire de 2001, 21000 individus auraient répondus qu’ils étaient de religion Jedi  »

          C’est 30 fois plus que les adeptes des « spiritualités autochtones » au Québec (environ 700), et pourtant 20 % de l’étude des religions dans le cours ECR au primaire sont consacrés aux spiritualités autochtones (ils sont gentils, très égalitariens, très écologistes aussi donc c’est tout bénéf’ pour les bobos)

      • Quelqu’un qui évolue dans le domaine de la recherche pourra le confirmer (ou infirmer), mais si je me rappelle bien mes études, il existe des méthodes statistiques pour évaluer la fiabilité des réponses, particulièrement d’une étude à l’autre.

        Le portrait d’un seul sondage sur un sujet peut être facilement trompeur, on peut le voir en campagne électorale où les médias nous bombardent des données sans aller plus loin que les chiffres, ce qui importe réellement d’un point de vue statistique, c’est la tendance d’un sondage à l’autre. Si 3 sondages effectués sur 3 groupes différents, au même moment ou non, nous donnent des résultats similaires, il y a de fortes chances qu’ils décrivent la réalité. De la même façon, s’il y a des différences numériques, on utilisera des méthodes statistiques pour évaluer si ces différences sont significatives ou non.

  18. Un jour, tout ça se résumera à un astérisque.

    Je constate aussi que cette situation est une occasion de plus de démoniser Harper. J’ai une réserve méthodologique cependant.

    Techniquement, le statisticien en chef a raison de dire que les sondages volontaires et obligatoires ne peuvent pas être comparés. Les sondages précédemment envoyés l’étaient selon une matrice précise s’assurant d’une représentation uniforme des différents sous-groupes : hommes, femmes, francos, anglos etnies, langue parlée etc.

    Avec un questionnaire volontaire, l’envoi peut être précis mais le volontariat sera variable. Les clientèles moins volontaires généreront un échantillon moins stable, qui peut amener des distortions voire des aberrations statistiques. Les statisticiens ont un joli travail de pondération qui les attend! Mais ils le feront et on verra au bout du compte qu’on y perd peu au change. Un peu comme on passe du beurre à la margarine!

    Au bout du compte, les données seront comparables, mais porteront un astérisque. On a fait ça aussi avec le 61e circuit de Roger Marris lorsqu’il a éclipsé la marque de Babe Ruth.

  19. À Bryan Breguet

    « … et nous avons les experts (qui en rajoutent sur l’absolue nécessité de ces données). »

    Premièrement, je fais sans doute pour vous dans l’anti-intellectualisme primaire, mais j’ai tendance à me méfier des « experts » de tous horizons…

    Deuxièmement, les partisans du contrôle social qui me parlent « d’absolue nécessité » quand ils veulent à peu près tout savoir de ma vie privée, de mes habitudes de vie, etc. ont tendance à m’inquiéter un peu… J’aurais presque le goût de leur dire de se mêler de leurs maudites affaires… Et oui, même le nombre de salles de bains que j’ai chez moi ne les regarde pas plus que ma religion ou ma façon de me déplacer.

    J’exagère sans doute un peu, mais il y a quelque chose de totalitaire dans cette manie statistique que l’état justifie par sa prétention de mieux « gouverner »… « Absolue nécessité »… Quand on vous balance ça à la figure, il n’y a pas à discuter. Vous êtes devant un organisme ou une institution qui « sait », n’est-ce pas, et il ne vous reste plus qu’à vous incliner très humblement devant tant de majesté…

    Le refus de remplir un formulaire de recensement est un « délit » purement bureaucratique, qui ne fait AUCUNE victime. Ne venez pas m’emmerder avec votre chantage aux « données » indispensables, sans lesquelles notre merveilleux état canadien sombrerait dans l’anarchie. Il est tout de même capoté de penser qu’un tel « délit » peut vous valoir une amende salée, voire même, en théorie, une peine d’emprisonnement. Autrement dit, un individu pourrait se retrouver avec un dossier criminel pour avoir refusé de remplir son formulaire de recensement. Et vous êtes d’accord avec ça !

    Drôle tout de même, quand les conservateurs veulent rendre un peu de liberté aux individus (car ce formulaire long obligatoire est une corvée, il n’y pas d’autre terme pour ça), on les accuse d’obscurantisme, rien que ça ! Les « scientifiques », ou qui se prétendent tels, ont vraiment une drôle de vision de la liberté. Une vision pour le moins abstraite, je dirais…

    Troisièmement, et là je fais vraiment, mais vraiment dans « l’anti-intellectualisme » primaire, à fond la caisse comme un gros épais, je dirais que vous êtes la preuve vivante que les universités fourmillent d’emmerdeurs pédants et hautains… Si le fait de se moquer des platitudes convenues proférées par des universitaires de troisième ordre est de « l’anti-intellectualisme », et bien considérez-moi comme un « anti-intellectuel » quasiment viscéral…

    Enfin, vous dites que seulement trois ou quatre personnes se sont plaintes du formulaire long. À quoi je vous répondrais que lorsque l’état vous menace de sanctions (amende et peine d’emprisonnement), vous n’avez pas tellement le cran de vous plaindre. Vous prenez votre trou, et vous vous tapez la corvée !

    En conclusion : encore un effort, et vous finirez bien par devenir assez important pour vous montrer la binette à la CBC !

  20. TOUT ÇA POUR ÇA?

    Article de Marie-Claude Lortie, paru dans La Presse

    Je viens de répondre au fameux questionnaire long du recensement. Celui de 2006, que des collègues de La Presse ont retrouvé pour le mettre en ligne. Celui que les conservateurs trouvent à ce point enquiquinant qu’il ne devrait plus être obligatoire et qui est devenu le centre de LA controverse politique de l’été.

    Je viens de finir d’y répondre, juste pour voir, et je n’ai qu’une chose à dire: tout ça pour ça?

    Je n’en reviens pas. C’est un peu long à remplir (mais on parle de minutes, surtout pas d’heures) et c’est surtout plutôt ennuyeux, comme tous les formulaires gouvernementaux. Mais une violation de la vie privée, comme le disent ses détracteurs, qui n’en ont que faire des règles scientifiques d’échantillonnage? Ça, non.

    Oui, on nous demande le nombre de chambres à coucher et le prix du chauffage. Et puis?

    Les banques et autres organismes de crédit et de services financiers privés, eux, sont pas mal moins discrets. Et vous leur faites plus confiance pour protéger vos renseignements personnels? Ils demandent pourtant tout sur nous, à commencer par le salaire, mais aussi les propriétés, les dettes, le nombre de cartes de crédit, depuis combien de temps on habite ici et on travaille là.

    Et que dire des douaniers (eh! oui, encore eux), qui fouillent dans nos bobettes à notre retour de vacances pour savoir si on mange du saucisson et qui exigent de savoir pourquoi on est parti en voyage. Ça, c’est une vraie intrusion dans la vie privée.

    Hier, à la suite de ma chronique sur la douane, une personne qui travaille à l’Agence des services frontaliers m’a demandé par courriel, et je la cite: «Vous étiez au courant du risque engendré en rapportant autant de bouteilles (de vin) et je vais vous poser la question: était-ce nécessaire d’en acheter autant?» Non seulement on veut savoir ce que j’ai acheté, mais on remet en question mes emplettes? Pas mal pire qu’un recensement qui me demande si ma maison a besoin de réparations.

    Et puis, ce questionnaire long est utile: le premier ministre Stephen Harper en personne a fait sa maîtrise en économie en se fondant sur des données tirées du questionnaire long. Il a même fait des commentaires, dans sa thèse, sur les difficultés posées par les changements méthodologiques.

    Où était sa hantise de l’intrusion étatique à ce moment-là?

    Plusieurs des détracteurs du formulaire long – notamment le magazine The Economist – donnent l’exemple des États européens qui ont abandonné les recensements en faveur de registres de citoyens. Ce qu’il faut savoir, toutefois, c’est que ces registres vont souvent bien plus loin, dans la direction opposée de ce qui est souhaité par les antirecensement.

    Anecdote. Vous connaissez la trilogie suédoise à grand succès Millénium et son auteur, Stieg Larsson, mort sans laisser de testament et surtout sans jamais avoir épousé sa conjointe de toujours, qui n’a donc hérité de rien?

    Savez-vous pourquoi ils ne se sont jamais mariés? L’an dernier, en entrevue à Stockholm, elle m’a expliqué. Ils ne se sont jamais mariés pour qu’elle soit le seul membre du couple aisément retraçable en consultant la mine de renseignements personnels compilés en Suède. En d’autres mots, toute leur vie était uniquement sous son nom à elle. L’immatriculation de l’auto, la facture d’électricité… En se mariant, Larsson aurait été officiellement rattaché, par l’entremise de sa femme, à une adresse, à un numéro de téléphone et à d’autres informations. Pourfendeur de l’extrême droite, il avait déjà fait l’objet de menaces gravissimes. Ne pas se marier officiellement malgré des décennies de vie commune était la seule façon, m’a expliqué la veuve, de garder réellement Larsson dans l’ombre.

    Si des pays comme la Suède n’ont pas besoin de recensement détaillé, c’est parce que l’information est abondante ailleurs. Pas parce qu’elle est farouchement protégée. Loin de là.

    La décision du gouvernement conservateur d’abolir le caractère obligatoire du formulaire de recensement long est incohérente. Des violations de la vie privée, ou plutôt la fragilisation de notre protection, il y en a partout. Si c’est Big Brother que craignent les «libertariens» de l’ancien Parti réformiste devenus conservateurs, qu’ils se penchent sur les vraies questions du moment, notamment sur l’impact des nouvelles technologies sur la protection de nos renseignements personnels. Sur les failles de sécurité dans le web. Aussi, avec les Facebook, Google Street View et toutes les nouvelles applications de géolocalisation de ce monde, pour ne nommer que cela, nous sommes en train, collectivement, de glisser dans un univers où Big Brother est partout, mais surtout où nous sommes souvent nos propres Big Brothers sans que nous en soyons conscients, sans que nous voulions le voir.

    Le vrai débat actuel sur la vie privée, il est là. Pas dans un questionnaire géré par une agence réputée mondialement. ?

    • Personnellement, j’apprécie Mme Lortie pour ce qu’elle connaît le mieux: c’est à dire les meilleures adresses bio, les restaurants bcbg de Manhattan et de Brooklyn, les boutiques de vêtements branchés, etc…

      Ou encore quand elle fait la promotion des dernières tendances « in » de la métropole comme ce fut le cas avec la noble cause du retour des poules à Montréal la semaine passée. Vraiment, pour moi, c’est là qu’elle est à son meilleur.

      C’est sur qu’elle peut être tentée quelquefois de s’aventurer vers d’autres sujets. Parce que, comme quelqu’un lui a fait remarqué sur son blogue au sujet des poules: c’est pas avec ça qu’elle va gagner le prix poule-itzer. :-D

  21. @ Thierry Vaudreuil:

    Marie Claude Lortie devrait apprendre la signification du mot sophisme…

    Pendant des années et des années j’ai combattu l’idéologie féministe… (pas les femmes, c’est très différent)… et savez-vous quelle réplique m’étais servie le plus souvent ?

    «Oui mais, oui mais, même si les hommes subissent des discriminations systémiques, les femmes subissent toujours celle-ci ou celle-là»

    Marie Claude Lortie faisait partie du lot…

    En tout cas, c’était une façon de dire que tant qu’il restera UNE SEULE femme qui subira UNE SEULE discrimination (à quelque part dans l’univers), il faut s’occper des ces dernières, avant de regarder les problèmes que vivent les hommes…

    Et moi je répondais:

    «À ce compte, aussi bien oublier les besoins et les injustices que vivent les hommes, car il restera toujours au moins une femme qui subira une injustice/discrimination»

    En d’autres mots: ce n’est pas en disant/démontrant qu’il existe de PIRES intrusions, qu’il ne faut RIEN faire…

    Il faut bien commencer par quelque part et j’appuie donc ce gvt pour CE geste… (comme pour la fin de la discrimination «négative»).

  22. Quelle dommage que les blogues dégradent en insultes personelles.

    Le sujet de l’auteur se perd completement pendant que les coqs s’attaquent mutuellement.

    • « pendant que les coqs s’attaquent mutuellement. »
      et pendant ce temps… que font les poules qui fréquentent notre blogue à part picosser quelques timides coups de becs? De temps en temps, certaines nous pondent des commentaires intéressants… Notre blogue est devenu une sacrée basse-cour, parfois très agitée. Il y a des coqs et des poules et aussi… quelques dindes…faciles à repérer, elles pondent des oeufs fêlés et se tiennent toutes à gauche de la basse-cour.

      • @ Reynald

        Vous dites….que font les poules qui fréquentent notre blogue

        Réponse:…Les poules perdent intérêt lorsque les coqs se lancent dans des attaques personnelles.

        Ce n’est pas un reproche c’est un constat. Sont plûtôt rares les poules. Ce que je remarque c’est que les insulteurs reviennent et reviennent pour essayer d’avoir le dernier mot.

        • Les «poules» veulent gérer la basse-cour, plus souvent qu’autrement…

          Pondez vos oeufs si vous voulez, mais laissez donc les coqs faire ce qu’ils aiment faire… et laissez-nous répondre sans que vous pondiez des «oeufs nerveux» à chaque fois que la discussion devient corsée..

          La vie tout-en-rose-qui-trouve-les-défauts-de-notre-monde, et les VRAIS débats-tout-en consensus, n’existent pas, non-plus, sauf si vous faites partie d’un groupe tyrannique qui impose sa façon de penser à tous ces mebres (coqs ou poules).

          Et le coq qui écrit ce message attend tjrs vos preuves des dites «insultes» ou «attaques personnelles».

          *

          Plus globalement:

          Les coqs et les poules se complètent bien (nous ne sommes pas pareils! et pondre des oeufs -avec amour-, i.e. enfanter, c’est ce qui y a de plus important sur terre -même si cela est dévalorisé de nos jours-, sinon plus de coqs et de poules ), lorsqu’ils n’essayent pas de dire ‘aux autres’ comment pondre des oeufs ou comment chanter.

          Si seulement les poules ‘modernes’ n’essyaient pas d’être identiques aux coqs (ou de vouloir que les coqs soient identiques à elles), nous pourrions vraiment améliorer notre monde.

  23. Une insulte ?

    Ah, Renée, sans vous le monde arrêterait de tourner…

    ;-)

    Sérieux, les seules insultes que je vois ici, proviennent de ceux qui insultent nos intelligences avec leurs arguments d’autorité…

  24. Comme toujours Sebas, il vous faut le dernier mot. Vous connaissez tout et vous savez tout.

  25. Intéressant de lire tous ces « Québécois »(souverainistes, indépendantistes, sécessionnistes – peu importe le titre) qui, depuis des années, ne cessent de proclamer qu’ils veulent plus de pouvoir d’Ottawa parce que le Qc serait beaucoup « plus meilleur » ainsi, et qui soudainement, alors qu’ils ont une occasion inoui de « prouver » ces grands « patriotes » se mettent à courir dans le sens inverse ??? :PPP

    Pourtant, le gouvernement du Qc pourrait faire « son » propre recensement – avec les $$$ des Québécois seulement comme de raison – et ainsi, Qc aurait « le contrôle » d’un autre « pouvoir » :) Nos « grands patriotes » devraient applaudir cette initiative du gouvernement Harper pourtant, ils courent tous en sens inverse :(((

    En rendant facultatif, l’obligation à remplir le formulaire, le gouvernement Harper élimine la carrote/menace d’une peine d’emprisonnement attachée au recensement –excusez-moi– « peine d’emprisonnement » pour ne pas répondre à des questions sur un bout de papier (???)… Et c’est le gouvernement Harper qui est, selon les dires de nos « pseudos intellos », totalitarien ???

    Arrêtez-moi cette planète je veus en descendre!

    SI au Qc, nos grands « patriotes » (PQ,QS etc.) sont tellement intéressés à savoir tout ce qui se passe dans notre privé SOUS MENACES alors, qu’ils le fasse à ciel ouvert pour que toute la population voit leur « vrai visage » :p
    —————

    Le gouvernement Harper « n’élimine pas » le recensement, il ne fait qu’éliminer, A PRIORI, la menace (peine d’emprisonnement)! Ama, c’est vraiment pas quelque chose « à déchirer sa chemise » !!!

  26. @ Lorraine

    Vous dites:

    Le gouvernement Harper « n’élimine pas » le recensement, il ne fait qu’éliminer, A PRIORI, la menace (peine d’emprisonnement)! Ama, c’est vraiment pas quelque chose « à déchirer sa chemise » !!!

    Malheureusement il y a des gens qui voient toujours du négatif dans tout.

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