Nathalie Elgrably : C’est reparti

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En référence aux multiples initiatives de relance adoptées par Washington, j’avais écrit en octobre 2008 que «le plan de sauvetage ne remettra pas l’économie sur les rails. Pis encore, il l’enfoncera dans un profond marasme». Puis, en août 2009, alors que médias et politiciens annonçaient la fin de la récession, j’avais écrit que «le rebond américain est artificiel et temporaire». Suite sur le site de l’IEDM…

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4 réflexions sur “Nathalie Elgrably : C’est reparti

  1. C’est facile de dire « je vous avais prévenus » après coup. Les opinions des économistes sont très diversifiées sur l’avenir de la situation économique. Certains disent qu’on replongera en récession, d’autres disent que la croissance en Asie relancera l’économie, d’autres annoncent la chute de l’Euro, un autre prédit de belles années de croissance pour le Canada, et des pessimistes annoncent une dépression…

    Il est certain que quelqu’un pourra dire qu’il a eu raison mais ce n’est pas de la science, c’est de l’alchimie que vous faites.

    La science nous amené sur la Lune il y a plus de 40 ans, alors que les économistes essaient encore de comprendre pourquoi on n’a pu éviter la crise. Le public voit des universitaires qui cherchent comment faire du feu en frappant deux pierres ensemble. Grassement payés. Qui s’applaudissent entre eux pour s’encourager.

  2. Pourtant l’économie c’est pas compliqué, comment veux-tu être plus riche en bout de ligne en t’endettant? Peut-être génères-tu de l’activité économique mais lorsque tu ne fais que t’enfoncer dans la dette, tu n’en sors jamais indemne.

  3. L’autre point important pour souligner l’omniprésence de l’interventionnisme c’est que trop souvent dans une situation donnée, si la solution raisonnable, logique et rationnelle est de laisser aller les choses et de laisser le libre marché faire son oeuvre, l’opposition se lèvera à tout coup pour dire:  »Il y a eu x situation et le parti y au pouvoir n’a rien fait. » Le parti au pouvoir se trouvera donc sur la défensive et se verra forcer d’expliquer pourquoi il n’a rien fait dans la situation x (à moins que comme le PLQ et Jean Charest font depuis 8 ans et dise:  »Vous quand vous étiez au pouvoir, vous n’étiez pas bien mieux » et se défiler sans réellement répondre aux interrogations.

    Le parti au pouvoir ayant fait la bonne chose pour l’économie, ie, ne rien faire se verra alors mis constamment sur la défensive à chaque fois que l’opposition interventionniste réclamera des  »actions » (ie des sorties d’argent qu’on n’a pas qui inévitablement couleront l’économie) de la part du parti au pouvoir qui pourtant aura à coeur l’économie.

    Alors voilà pourquoi nous sommes condamnés à être coulés économiquement parlant par des gens qui veulent absolument qu’on garoche l’argent des CONtribuables à tout vent de peur d’être taxé de n’avoir  »rien fait » pour xy groupe dans z situation donnée. En agissant ainsi, jamais aucune mesure concrète ne sera prise pour que l’on s’attarde à payer la dette de façon mature et responsable et finalement, c’est le spectre de la Grèce qui nous attend. Que de beaux cadeaux de grecs ils nous font ces politiciens interventionnistes.

  4. « Stephane Levasseur dit :
    15 juillet 2010 à 18:40
    C’est facile de dire « je vous avais prévenus » après coup. »

    Un manque d’expérience évident.
    Ce n’est pas facile du tout. Ça été prouvé.

    Je me souviens d’une expérience, d’un employé de la pesse de geska, qui avait recueillit quelque 200 opinions prévisionnistes d’économistes et qui les avait archivés.
    Un an plus tard exactement, il ressort l’archive et vérifie, un par un, qui avait raison et qui s’est trompé.
    Le résultat… 198 économistes prévisionnistes erronées, 2 prévisionnistes justes.

    L’économiste Elgrably avait 9 chances sur 10 contre elle, elle a bien analysé ses variables et ne s’est pas trompée. Qui dit mieux ?…

    Le plus intéressant de l’article, que peu de lecteurs de journaux comprennent la portée ou ses effets, c’est ceci…

    Certes, le taux de chômage, qui atteignait 9,7% en mai, est maintenant à 9,5%. Toutefois, rappelons que la méthode statistique considère qu’un individu est chômeur seulement s’il déclare avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines. Dans le cas contraire, il est exclu du calcul du taux de chômage. Il arrive donc que le taux de chômage baisse pendant que l’économie recule.
    … le taux de chômage réel atteint aujourd’hui 16,5%! …
    … Or, les plans de relance partent d’un principe illogique selon lequel il faut dépenser et s’endetter pour s’enrichir.

    S’endetter pour s’enrichir, eh eh eh !…
    Elle est bonne.

    CH

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