Une question de sécurité

Par Guillaume S. Leduc,

Voici mon article du jour sur le blogue de Branchez-vous.com. J’y aborde la non-prolifération nucléaire, le terrorisme et la sécurité alimentaire. Ne manquez pas mon entrevue demain matin 7h30 au FM 93,3 !

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3 réflexions sur “Une question de sécurité

  1. J’imagine que la déléguée allemande était verte avant et encore plus verte (de frustration) après la réponse de Stevenson sur les OGM dans les pays du tiers monde. J’ai vu la famine dans le sud de Madagascar à cause de nuées de locustes dévorant le sorgo et le millet. Grâce à Monsanto, plus jamais ça!. Oui ils s’en mettent plein les poches oui, ya les brevets… so what? Faut surtout pas compter sur les verts pour régler le problème de la faim dans le monde. J’ai hâte de voir la discussion sur le changement climatique… un arnaque qui est en train de faire crever les pays pauvres.

    • M. Du Berger, faite attention avec Monsanto! Je comprend que dans plusieurs cas, leurs produits ont aidés, mais c’est une entreprise assez étrange… De plus, ils ont fait certains produits qui sont très contestables. Je ne dit pas que tout est bon ou mauvais, mais ils ont des prétentions qui font dresser les cheveux de sur la tête!

  2. Avec la diminution des terres arabes dû au fait que les biocarburants en utilise de plus en plus pour produire de l’huile de palme, du colza, du maïs et de la canne à sucre dédiés à nourrir les automobiles au lieu des humains, les OGM pour nourrir le monde croissant en nombre est inévitable. Mais quand on a le ventre plein on trouve des bibittes partout même dans la biotechnologie et on se crée des démons comme Monsanto, membre de la bourse du carbone de Chicago.

    Norman Borlaug, père de la révolution verte quand il a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1970, le comité le lui décernant déclara que ses travaux avaient permis de sauver environ un milliard de vies humaines grâce aux OGM. Voici quelques extraits d’un interview de celui-ci effectué par Paul Drissen qui a été publié sur le site de l’Institut Économique Molinari.

     » Comme il l’a affirmé en 2005 lors d’une conférence sur les biotechnologies parrainée par le Congrès pour l’Égalité Raciale aux Nations Unies, il ne voit aucun moyen de nourrir la population mondiale sans avoir recours à des céréales génétiquement modifiées, surtout si l’on souhaite développer les biocarburants de manière croissante.  »

     » Produire 7 milliards de gallons d’éthanol en 2007 a nécessité une croissance de la culture du maïs sur une surface équivalente à celle de l’Indiana, en plus de grandes quantités d’eau, d’insecticide, d’engrais et de pétrole. C’est la raison principale pour laquelle les coûts du Programme Alimentaire Mondial ont augmenté de 40 % depuis juin 2007, forçant le PAM à rationner l’aide alimentaire, et plongeant dans la faim des millions de personnes. Cette situation est insoutenable, tant au point de vue moral, économique, qu’écologique.  »

    « Notre planète compte 6,5 milliards d’habitants, explique Borlaug. Je vous en prie, utilisez du fumier. Vous ne pouvez pas rester assis à ne rien faire. Mais si l’on utilise que des engrais organiques et des méthodes naturelles sur les terres arables existantes, nous ne pouvons nourrir que 4 milliards de personnes. J’ai du mal à imaginer 2,5 milliards de personnes se portant bénévoles pour disparaître. »

     » Les cultures OGM sont plus rigoureusement réglementées et testées que n’importe quelles autres, bien que ceci ne soit pas, selon l’avis de nombreux scientifiques, nécessaire. Les Américains ont déjà mangé plus d’un trillion de plats contenant des ingrédients OGM, sans que le moindre dommage n’ait été noté sur la santé humaine ou sur l’environnement, remarque Henry Miller, l’ancien directeur de la section des biotechnologies à la Food and Drug Administration. Dans le même temps, les seuls épinards naturels ont rendu malade et tué plusieurs personnes en 2007.  »

     » Il n’apprécie guère « les utopistes bien nourris qui vivent dans les beaux quartiers et viennent dans le Tiers Monde pour y causer de graves dommages » en effrayant les populations et en bloquant l’usage des biotechnologies. Ces militants particulièrement durs ont ainsi persuadé la Zambie de laisser sa population mourir de faim plutôt que de leur permettre de manger du maïs OGM donné par les États-Unis. Ils s’opposent également aux insecticides pour combattre la malaria, aux énergies fossiles, aux barrages hydroélectriques, et à l’énergie nucléaire pour produire une énergie abondante, fiable et peu chère dans les pays pauvres.  »

    Nourrir le monde demeure la priorité première de nos dirigeants mais comme le principe de précaution est réclamé par les environnementeurs utopistes, j’ai hâte comme Monsieur Du Berger de voir les développements dans le dossier climatique qui est interrelié. Comment nourrir le monde sans se donner trop de contraintes environnementales pour créer des catastrophes plus grandes que celle que ces gens veulent éviter…

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