Réformer le RRQ

Par Éric Duhaime,

Voici une note économique que je publie avec l’IEDM. Je traite des réformes que l’on devrait apporter au RRQ. Il y a beaucoup de travail dans ce papier, j’espère que vous l’apprécierez.

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20 réflexions sur “Réformer le RRQ

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  2. Très bon papier M. Duhaime. Il faut briser le monopole public de la RRQ. Si on maintient le régime actuel, les génératons X et Y et les suivantes vont payer de plus en plus cher leurs cotisations et en échange, n’auront pas droit à une retraite aisée car la caisse de la RRQ va être vide en 2037. Il faut réformer la RRQ pour le bien des générations futures.

  3. Il demeure que le facteur le plus important de cette non rentabilité des régimes est dû à la moyenne d’espérance de vie qui s’est rallongée.

    Les actuaires ont trop tardé à changer leurs tables de calcul basées sur une espérance de vie moyenne non conforme à la réalité. Ils ont ignoré cette donnée de base préférant augmenter le taux de participation au régime sans plus. Ce n’est que récemment que l’ordre des actuaires a modifié les données de base et les a imposées. Pourtant c’est simple, il coûte plus cher de compenser pendant 30 ans que pendant 20 ans, c’est l’enfance de l’art.

    Une des solutions serait de déplafonner l’âge de la retraite mais en regardant ce qui se passe en Europe actuellement où le débat fait rage, c’est une mesure impopulaire. Pourtant, ca permettrait une plus longue période de participation au régime et par le fait même un plus court accès aux bénéfices du régime. Si tu paye 10 ans de plus, tu recoit des prestations dix ans de moins. Ça ne peux qu’avoir un effet positif sur les réserves. Ainsi, ça vient corriger le retard de la révision des tables de calcul actuarielles.

  4. Bonjour,

    J’aimerais savoir comment ce plan tient compte de la reciprocité avec le plan Canadien (CPP), sommes nous entrain d’essayer de modifier comme en sante quelque chose qu’on controle pas vraiment ?

    Merci

  5. Tout d’abord, je dois dire que le papier est bien écrit, alors mes félicitations pour cet aspect de votre travail. Cependant, je dois vous dire que je suis toujours sceptique lorsque l’IEDM publie une étude qui fait la promotion de la privatisation des régimes de pension complémentaires gérés par le secteur public. Pourquoi me demanderez-vous? Parce que l’Institut a des liens évidents avec les compagnies d’assurances et les firmes d’investissement (Hélène Desmarais – Investors, London Life, MacKenzie Financial et Great West…)

    J’ai donc lu le papier et j’ai décidé de lancer une recherche sur Google afin de vérifier si les constats et conclusions de M. Duhaime font unanimité, spécialement en ce qui concerne l’exemple chilien. À ma grande surprise, je n’ai pas eu à fouiller très longtemps pour trouver une étude qui dit le contraire.

    http://www.monde-diplomatique.fr/2008/12/RIESCO/16613

    Comme je ne suis pas un expert, je vais comparer les deux approches et me faire une idée sur l’exemple chilien.

  6. @lutopium: dans votre article, on parle beaucoup de la « mauvaise idée » d’avoir investi dans la capitalisation boursière car la bourse a droppé et perdu beaucoup dans la crise économique. Est-ce vraiment un argument ? La caisse de dépôt qui gère l’argent des pensions a droppé de presque 40% pendant la crise. Ca a touché tout le monde.

    @tous Pourrait on faire une comparaison avec Teachers’, qui est privé ?

    • Olivier, tous les régimes de retraite peuvent connaître des difficultés, qu’ils soient privés ou publics. Demandez-le aux pilotes d’Air Canada. Et, pour ce qui est de Teachers’, c’est un fonds d’investissement relié au syndicat des professeurs de l’Ontario et au gouvernement de l’Ontario. Comparable à la Caisse de Dépôt. Ils ont cependant été moins touchés par la récente crise économique.

    • Merci pour cette revue de presse de qualité, avec des articles récents et pertinents.

      Je ne suis pas une experte mais je sais qu’un actuaire est susceptible de m’orienter vers de bonnes lectures!

      Personnellement, ça me donne froid dans le dos ce qui se passe avec notre caisse de retraite.

      • Isabelle, pas besoin de tout lire, tous ces articles reprennent le papier de M. Duhaime… Ce qu’il faut lire par la suite, ce sont des études qui vont dans l’autre sens. On peut alors se faire une meilleure idée.

  7. J’en ajoute un autre:

    http://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/le-rrq-sera-vide-en-2037-selon-liedm-/514826

    Très bon papier, M. Duhaime.

    J’aimerais bien garder les milliers de dollars que je verse (en pure perte?) à la RRQ chaque année. J’ai un maigre REER que j’ai décidé d’autogérer moi-même.

    Cela m’a amené à m’intéresser à la bourse et à apprendre quelques rudiments en économie. Je crois que nous allons vivre des moments difficiles, surtout pour la classe moyenne. Je crois aussi que ceux qui pourront le mieux tirer leur épingle du jeu seront ceux qui ne vont pas se fier exclusivement aux autres (à l’État, notamment) et qui vont se responsabiliser en tant qu’individu.

  8. Presque 100% d’accord M. Duhaime.

    Ce n’est pas encore libertarien comme idée, mais c’est déjà mieux que la folie étatique obligatoire actuelle…

    Ai-je bien lu/compris: l’ADQ serait contre cette idée? Ouate de phoque !!!
    ;-(

  9. Remarquable, absolument remarquable, comme analyse tronquée des faits. Mais voici ce que Duhaime ne vous dira pas :

    1) Le régime a été instauré par la dictature du général Pinochet, sans même en référer au Parlement, qu’il contrôlait pourtant. Déjà, les fondements démocratiques de cette réforme sont viciés.

    2) Il est quand même amusant de noter, pour l’anecdote, que les militaires et policiers, eux, ont réussi à se faire exempter de la réforme… et ont gardé un régime traditionnel de pensions. Tiens donc!

    3) Le régime n’a fonctionné qu’au tout début, quand la bourse était dopée aux privatisations massives. Les problèmes ont commencé tout de suite après…

    4) Ces dernières années, les deux-tiers des participants au régime n’avait aucun ou presque pas de revenus de retraite.

    5) Devant cette situation, le gouvernement chilien, en 2008, a été obligé d’instaurer une allocation de solidarité, une sorte de revenu minimum garanti.

    6) Presque trente ans plus tard, le régime a fini par coûter plus cher à l’État chilien que d’avoir maintenu un régime traditionnel de pensions.

    Et posons-nous la question : si le régime chilien avait été si extraordinaire, pourquoi n’a-t-il jamais été adopté par des démocraties développées? C’est même le contraire, après débat, cela a été rejeté aux États-Unis, en Grande-Bretagne et dans tous les pays de la zone Euro.

    Conclusion : les idées libertariennes sont attrayantes pour l’esprit, mais elles ratent trop souvent leur confrontation avec la réalité. On peut faire des théories dans des papiers pour l’IEDM, mais ce sera trop souvent au prix d’oublier des faits. Comme c’est le cas ici, malheureusement.

  10. J’ai une solution en ce qui concerne le blâme que vous faites porter sur les baby-boomers, c’est celui d’imposer de moitié l’assurance-vie que normalement les futures générations hériteraient de leurs parents pour la verser dans la caisse de la RRQ. Qu’en pensez-vous, messers Sénéchal et Duhaime ?

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