Une journaliste qui cherche la controverse…

Par Guillaume S. Leduc,

Je viens de prendre connaissance de l’article de la presse canadienne portant sur la rencontre que nous avons eue avec le Premier ministre Harper cet après-midi. Laissez-moi vous dire que ce qui est rapporté par la journaliste est assez loin de ce qui s’est passé durant la journée. Décidément, certains journalistes semblent chercher la controverse à tout prix quand il s’agît du gouvernement fédéral.

J’ai pourtant accordé une entrevue a la presse canadienne, mais ils ont décidé de créer une nouvelle sensationnaliste en laissant croire que le bureau du Premier Ministre avait réécrit les questions que nous avions posées à M. Harper. Je vais vous expliquer comment le processus a été établi et je vous laisse ensuite vous faire votre propre opinion.

Avant que l’événement ne commence, Global Vision nous a demandé d’écrire une question au Premier ministre et nous a averti qu’ils allaient uniquement choisir certaines d’entre elles. Par la suite, ils ont informé les jeunes si leur question était posée le matin avant l’événement. Ils nous ont même rappelé que c’était notre question et qu’ils tenaient à ce qu’on n’ait pas peur de la poser.

J’ai écrit une question sur les nombreux déficits que le gouvernement canadien et les gouvernements de plusieurs pays occidentaux ont fait suite à la récession et sur les solutions concrètes que le Premier ministre proposait pour que les générations futures puissent surmonter le défi de l’endettement publique. Et vous savez quoi ? Ma question a été sélectionnée pour être posée en premier.

J’ai donc posé ma question au PM telle quelle, à l’exception d’un lien avec l’actualité du matin que j’y ai ajouté de mon propre gré (Harper avait envoyé une lettre aux leaders du G20 pour lui faire part de ses inquiétudes face à l’endettement). En aucun temps cette question a été écrite pour moi. C’est ce que j’ai répondu à la journaliste, qui a toutefois jugé que ce n’était pas pertinent d’en faire mention et surtout que cela ne servait probablement à rien de rapporter le seul échange qu’il y a eu cet après-midi entre un jeune du Québec et le Premier ministre. Pour les journalistes qui cherchent la controverse, on fait passer le sensationnalisme avant les intérêts de la jeunesse québécoise. Bravo!

Pourtant, si la PC tenait tant que ça à critiquer M. Harper dans son article, elle aurait très bien pu le faire en mentionnant qu’il n’a pas répondu à ma question. En effet, le PM n’a pas nommé de solutions concrètes pour aider les jeunes à surmonter le problème de l’endettement et s’est contenter de dire que le Canada avait déjà souligné le problème dans le passé aux autres membres du G20.

Cela étant dit, rien ne justifiait un tel article de la PC. En plus d’avoir occulté la seule question québécoise de la journée, elle a occulté la totalité de l’entrevue que j’ai pris la peine de lui accorder, dans laquelle je démentais la controverse inventée de toutes pièces et où j’en profitais pour planter le gouvernement provincial du Québec en soulignant que la question de l’endettement est encore plus importante pour les jeunes québécois en raison des déficits monstres que le gouvernement a engagés ces dernières années. Vous savez, les journalistes reprochent souvent aux politiciens de ne dire qu’une partie de la vérité. Paradoxalement, c’est ce que les journalistes font souvent, cet article le prouve.

Je reconnecte demain ou mercredi pour vous rendre compte de ma rencontre avec les ambassadeurs des pays du G20 au Canada et de la journée de mardi.

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10 réflexions sur “Une journaliste qui cherche la controverse…

  1. Je ne suis pas surprise pour 5 cennes. Les journalistes arrivent souvent avec une idée en tête, un message à transmettre.

    Ensuite, il cherche des propos pour confirmer ce qu’ils ont déjà en tête, quitte à les inventer si il le faut.

    On est cynique envers les politiciens. On devrait aussi l’être envers la classe journalistique.

  2. Bravo tu es un bon chien chien bien dressé.

    Tu as posé la question qu’espérait monsieur Harper. Et maintenant tu viens faire la job sale contre les médias qui sont moins serviles que toi. Au fait tu oublies de nous « informer » sur quelque chose d’important : « Les jeunes dont parle le journaliste ont vraiment dit ça ou le journaliste l’a inventé ? ». Allez dis nous donc cette vérité qui semble tant te déranger.

    Après, promis tu auras ton os, tu l’as bien mérité…

    • Si c’était vraiment « la question qu’espérait monsieur Harper », il y aurait répondu non ? Au contraire, je pense l’avoir embarrassé avec cette question à laquelle il n’a pas été capable de répondre… Pour répondre à votre question, une des deux filles citée dans l’article s’est plaint d’avoir été mal citée…

  3. Il est intéressant de constater que les commentaires réfléchis sont signés, alors que les propos des ceusses qui déversent leur fiel avec une compréhension approximative du jeu de certains médias restent anonymes.
    Un courage impressionnant.

  4. @Guillaume,

    Je viens de lire l’article en question… Je ne suis pas certain de bien comprendre. Dites-vous que ce que rapporte la journaliste est faux? Ou êtes-vous plutôt déçu de sa couverture de l’évènement?

  5. Guillaume n’avait pas accès à un ordinateur aujourd’hui. Il publiera, ce soir, un texte expliquant les raisons qui font que les commentaires ont été bloqués. Soyez patients, vous allez tout comprendre.

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