L’échec du Conseil permanent de la jeunesse

Par Guillaume S. Leduc,

Je vous copie-colle la lettre ouverte de mon ami Martin-Karl Bourbonnais qui réagît à une demande de la Présidente du conseil permanent de la jeunesse, Geneviève Dallaire. Cette dernière lui demandait d’appuyer une pétition pour sauver son organisme. Elle connaissait probablement très mal Martin-Karl!

Il vaut mieux abolir le Conseil permanent de la Jeunesse

Le manque de courage du dernier budget déposé par le ministre Raymond Bachand et le désir du gouvernement libéral de faire assumer le fardeau des nouvelles augmentations de taxes par la population entraîne une nécessité urgente de couper dans les dépenses de l’État. La manifestation du 11 avril dernier à Québec est représentative de l’écoeurement collectif d’une population déconcertée de toujours payer davantage pour des programmes et des ressources gouvernementales inutiles. 50 000 personnes sont descendues dans la rue pour réclamer une réduction des dépenses. Le gouvernement ne peut plus fermer les yeux.

J’ai reçu dernièrement une lettre de Geneviève Dallaire, présidente du Conseil permanent pour la jeunesse, me demandant de signer une pétition afin que l’organisme quelle représente soit sauvegardé. La mission du Conseil permanent de la jeunesse est de donner un avis au gouvernement sur toute question qui touche la jeunesse. L’organisme, entièrement financé par l’État, s’occupe de rédiger des avis et mémoires sur les questions affectant la jeunesse. Son budget annuel en 2009 était de 700 000$. Malgré ses 22 ans d’existence, le Conseil permanent de la jeunesse n’a pu empêcher que n’advienne la situation périlleuse que vivent les jeunes d’aujourd’hui.

Le taux de décrochage des jeunes Québécois a atteint un niveau si important que les experts craignent désormais une insuffisance de main-d’oeuvre qualifiée dans les années à venir. La dette publique du Québec nous place maintenant comme la cinquième nation la plus endettée au monde, tout juste derrière des pays comme la Grèce. Cette dette est déjà tellement lourde qu’en 2009-2010, les intérêts que l’on paie correspondent à 10% de notre budget total. Les générations futures devront composer avec cette facture, qui risque d’augmenter encore avec la hausse prévue des taux d’intérêts. Le seul moyen mis en place par le gouvernement Charest afin de contrer cet enjeu, le Fonds des générations, s’est avéré un gouffre dans lequel nous avons perdu davantage d’argent. Où était le Conseil permanent de la jeunesse lorsqu’était le temps de défendre l’intérêt des jeunes ?

Par ailleurs, les revendications de cet organisme me semblent d’autant plus injustifiées que la totalité de leurs activités seront fusionnées au Secrétariat permanent pour la jeunesse. Si Mme Dallaire s’attend à ce que moi, personnellement, ou les membres de la commission des jeunes de l’ADQ supportent de telles dépenses inutiles et un dédoublement couteux au sein de l’appareil gouvernemental, elle se trompe. Le gouvernement Charest ne va pas assez loin au niveau de la révision des dépenses publiques et des coupures. Le transfert des activités et le budget du Conseil permanent pour la jeunesse au Secrétariat permanent pour la jeunesse en est une démonstration frappante.

Encore une fois, le gouvernement fait la preuve de son incapacité à prendre de vraies décisions et à avoir le courage de réduire réellement les dépenses publiques. C’est ce qui explique le mécontentement général de la population devant ce gaspillage et cette incapacité à relever le défi. Des organismes comme le Conseil permanent de la jeunesse ont échoué à défendre les intérêts des jeunes et s’avèrent être des dépenses coûteuses. Plutôt que de fusionner ces organismes, le gouvernement devrait les abolir purement et simplement.

Martin-Karl Bourbonnais, président de la Commission des jeunes de l’ADQ

Advertisements

11 réflexions sur “L’échec du Conseil permanent de la jeunesse

  1. @MKBourbonnais…il font continuer à les reveiller tous

    Eventuellement tout le monde seront coupé, les jeunes, les vieux, les travailleurs, les dépenses des ministres, leurs voyages,leurs salaires et leurs limousines,les publicités coûteuses gouvernementales, les subventions aux artistes, la St. Jean Baptiste, etc. etc. C’est çela…ou nous rejoignons la Grèce.

    Le Canada qui nous donne ça comme toujours à coup de milliards (8.6 Milliards) cette année, va s’écoeurer un jour, et nous nous retrouverons le Q dans la rue!

  2. Dans le billet du 7 avril dernier, le blogue des Analystes joignait sa voix à celle du FM93 pour inviter les gens à manifester dans les rues de Québec. L’invitation était lancée comme suit:

    « Le 93.3 organise une manifestation pour dénoncer le budget du gouvernement provincial ainsi que le gaspillage dans l’appareil gouvernemental. »

    Voilà qu’aujourd’hui encore, un parti politique donne un tout autre sens à cette activité en tentant de nous faire croire que la manifestation du 11 avril dernier est « représentative de l’écoeurement collectif d’une population déconcertée de toujours payer davantage pour des programmes et des ressources gouvernementales inutiles. 50 000 personnes sont descendues dans la rue pour réclamer une réduction des dépenses. » Monsieur Bourbonnais est un fin politicien… prenez garde!

    Endosser l’abolition d’un programme gouvernemental est une chose. Associer les manifestants qui se sont déplacés le 11 avril à une volonté de couper les services publics en est une autre. Je serais plutôt porté à croire que la grande majorité des manifestants exigent une saine gestion de l’appareil gouvernemental en forçant le Parti Libéral de se débarrasser du climat de corruption, de collusion et de conflits d’intérêts qui, aux yeux de la population, représentent le gaspillage le plus important.

    Si l’ADQ désire vraiment faire la promotion de coupures drastiques dans l’appareil gouvernemental, son candidat aux élections partielles de cet été pourra le faire clairement. On pourra alors juger convenablement de la pertinence du discours et des réels bénéfices que ça pourrait apporter à la population.

    • Je crois qu’avec un peu de recule et une deuxième lecture des évènements, il y a autant de vérité que d’individus…

      Il est indéniable de dire que la manifestation du 11 avril dernier est représentative de l’écoeurement collectif.

      Cet écoeurement est probablement pour toutes les raisons sus-mentionnées et bien plus…

      Il est aussi indéniable de dire que 50000 personnes sont descendues dans la rue pour contester le dernier budget qui vient encore demander un effort supplémentaire au bon peuple sans pour autant démontrer que le gouvernement fera sa part de coupure… C’était ça et seulement ça l’invitation à cette manifestation.

      Je ne comprend pas votre mise en garde contre M. Bourbonnais… Au moins, contrairement à nous deux, il ne se cache pas derrière un pseudonyme ;-)

  3. Il n’y a pas a en sortir… le gaspillage le plus important est l’éléphantesque monstre administratif de l’état québécois. On parle de centaines de milliards. D’attirer l’attention sur d’autre chose est un leurre.

  4. Bernard

    c’est facile garrocher des chiffres…je pourrais aussi dire que si ca continue le Quebec va avoir une dette de 10 trillions dans pas longtemps…mais si tu veut etre credible fais une recherche avant d’avances des chiffres

    Le monstre administratif quebecois ne peut pas etre de centaines de milliard quand le PIB du Quebec est d’environ 200 milliard

    Rigueur

  5. Vous me rassurer Stéphane… on peut continuer comme on est parti… y pas problèmes.

  6. J’ai une question pour vous Stéphane (contrairement a vous je ne conmnais pas les chiffres). Quelle est la dette du Québec et cette dette est pour combien en dépenses de l’État?

  7. Actuellement, la dette du Québec est d’un peu plus de 219,3 milliards et en augmentation.
    Évidemment, les socialistes à lunettes roses ne veulent pas admettre que beaucoup de gens lors de la manifestation de Québec étaient pour l’abolition de programmes et/ou pour des tickets modérateurs intelligents, pas comme ceux que proposent Charest et cie. Mais quand tu es porteur de lunettes roses, tu ne va pas en pays conservateur te mêler à la plèbe.

  8. Je suis tout à fait d’accord avec M. Bourbonnais. Le Conseil permanent de la Jeunesse est un échec. Le taux de décrochage n’a jamais été aussi élevé au Québec. Il faut que le gouvernement du Québec abolisse tous les organismes gouvernementale qui donnent supposément des conseils au Québec : le Conseil du statut de la femme et le Conseil permanent de la Jeunesse en sont deux exemples. Il faut couper dans le gras de la bureaucratie mais ce gouvernement est trop paresseux et picsou pour le faire, misère.

Les commentaires sont fermés.