C-232 : Non aux juges bilingues

Par Éric Duhaime,

Voici ma chronique traitant du bilinguisme à la Cour suprême.

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11 réflexions sur “C-232 : Non aux juges bilingues

  1. @Eric…Totalement d’accord avec tes commentaires!

    Ces leaders séparatistes unilingues qui veulent imposer le bilinguisme aux juges de la Cour Supreme…quelle farce! M. Harper doit donc avoir une migraine avec le Québec, cet enfant gâté, qui demande toujours plus. Ce n’est vraiment pas raisonnable. Cela devient tellement agaçant à la longue!

    La compétence des juges c’est pas important…être bilingue cest çà qui compte pour commencer. Nous avons 3 juges du Québec alors 30%, et notre population au Quebec n’est que 22.8% de la population Canadienne…Ca suffit non!

  2. Vous avez de très bons arguments pour démontrer le ridicule de la chose.

    C’est pathétique de voir le bloc s’incruster ainsi dans le parlement fédéral et jouer la carte du Canada bilingue « Coast to coast ».

    Je suis d’accord également qu’à un certain niveau, comme être juge à la Cour suprême, la compétence devrait être la priorité.

    Par contre, pour ce qui est de la commission des valeurs mobilières, à avoir vu aller la nôtre dans le dossier Vincent Lacroix, je ne verrais pas cela d’un mauvais oeil d’en avoir une pan-canadienne…

  3. Si le Bloc est d’accord avec ce projet de loi c’est certainement dans le but d’obliger les juges venant du ROC à parler français. Par contre je suis d’accord avec ce projet de loi, ne serait-ce que pour permettre aux juges de discuter entre eux sans la présence d’un traducteur.

  4. À mon avis, il est souhaitable que les juges soient bilingues, mais ce n’est pas indispensable.

    Lorsque l’on recherche la meilleure personne pour occuper un rôle extrêmement important, il faut toujours garder en tête la chose suivante : chaque fois que l’on impose une restriction, on diminue nos chances de faire le choix optimal, à moins que la restriction ne soit complètement inutile.

    C’est dans cette logique que je trouve également absurde qu’il y ait une restriction géographique sur la provenance des juges.

    Il est de notre devoir, en tant que société, de mettre toujours les 9 personnes les plus compétentes dans ces sièges. Si 5 des 9 proviennent exceptionnellement de l’IPE, et bien, qu’il en soit ainsi.

    La provenance et la langue parlée ne sont pas des critères fondamentaux de la compétence d’un juge. Il faut enlever toutes ces restrictions et que les meilleurs obtiennent ces postes d’une importance incroyable.

  5. Je vais dans le même sens que vous M. Sénéchal. Mais j’aurais tendance à exiger le bilingualisme. Je gagerais un gros 20$ pour dire qu’un juriste québécois qui a les compétences pour devenir juge de la Cour Suprême est fort probablement bilingue. Ne pourrait-on pas s’attendre à la même chose d’un juriste anglophone qui se prétend canadien?

    Et ce, en attndant bien sûr que nous soyons souverains sur la Cour Suprême ;-)

    • Je ne l’exigerais pas. Par contre, ce pourrait être un critère qui fait qu’un candidat est plus intéressant qu’un autre.

      Faudrait-il exlcure un juge unilingue anglais qui excelle dans son métier? Jamais au grand jamais selon moi.

      • Croyez-vous qu’un juriste québécois unilingue francophone aurait des chances d’être nommé juge à la Cour Suprême du Canada? Et ce, même s’il en a les compétences? Permettez-moi d’en douter…

        • Ce que je propose va effectivement dans les deux sens. Par contre, comme vous disiez, au Québec, si on veut atteindre des niveaux plus élevés, et ce, dans tous les corps d’emploi, la probabilité d’être bilingue est très très forte.

          Je vois donc mal cette situation se produire dans le futur.

  6. Je crois que les juges de la Cour suprême devraient être bilingues. Le Canada est un pays officiellement bilingue, alors, les juges de la plus haute cours du pays devraient l’être aussi.

  7. Les avocats francophones appelés à plaider devant la Cour suprême devraient avoir le droit de plaider dans la langue qu’ils maîtrisent le mieux afin de bien représenter leur client. Actuellement, ils ont le droit de plaider en français et de rédiger leurs procédures en français, mais rien ne leur garantit que le juge les comprendra. Une plaidoirie « traduite » en direct, ce n’est pas très agréable à attendre (écoutez les débats traduits à la télé…) L’avocat qui plaide dans la langue que le juge comprend a beaucoup plus de chances de son côté. Donc, soit qu’on oblige 9 juges à comprendre le français et l’anglais, soit qu’on force tous les avocats francophones a plaider en anglais s’ils veulent être compris directement par les juges.

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