Réforme scolaire : à en rire et à en pleurer

Par Ian Sénéchal,

J’ai récemment reçu une enveloppe brune que je partage avec vous. Ces pages ont été tirées du contenu d’un travail demandé à un étudiant d’Éthique et Culture Religieuse (ECR). Regardez ce que l’on montre à nos jeunes! Sommes-nous en train de perdre une génération pour sauver notre beau régime socialiste?

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51 réflexions sur “Réforme scolaire : à en rire et à en pleurer

  1. Le gros questionnement de l’étudiant était sur le « fameux barème plancher ». Ce barème est tellement « fameux qu’il est assez dur de dire ce qu’il représente!

    Notez que la question D est vraiment drôle.

  2. Pingback: Tweets that mention Réforme scolaire : à en rire et à en pleurer « Les analystes -- Topsy.com

  3. Wow. De la pure propagande. La fameuse question D est tout ce qui fait le lien avec la religion, sans ça il n’auraient pas pu justifier ce travail dans le curriculum. C’est incroyable!

  4. Et c’est de quelle école? De l’école Karl Marx ou de l’école Friedrich Engels? Je suis étonné que le document ne recommande pas de consulter Françoise David, Gilles Duceppe ou Jack Layton pour des pistes possibles.

    Pour ce qui est de l’aide sociale, je m’y connais, je suis originaire d’Hochelaga-Maisonneuve… c’est une école de dépendance et de dé-responsabilisation, mais ca, ca fait l’affaire de l’état: programmes, postes biens rémunérés, avancement, expansion bureaucratique, asservissement des citoyens.

    Étudiant, j’aurais reconnu le language du texte pour ce qu’il est: la langue de bois syndicalo-bureaucrato-étatique.

  5. Lidec, la maison d’édition agréée par le MÉLS qui a publié ce document se décrit comme « l’Éditeur qui répond à vos besoins pédagogiques ». Puisqu’il s’agit d’un document qui s’adresse à des jeunes dans le cadre d’un cours qui leur est imposé et que ce document suggère aux élèves d’adhérer à une pensée ou à des valeurs que l’auteur du document prétend universelles, et puisque ce cours traite d’éthique, l’honnêteté et la transparence étant des valeurs d’éthique universelles, le document devrait être signé, d’autant plus que l’auteur accuse Sam Hamad de maltraiter les assistés sociaux. Si j’étais parent, j’aimerais bien connaitre celui ou celle qui a pondu ça, et le ou la rendre imputable sur la place publique; ça aussi c’est de l’éthique.

  6. Est-ce qu’on vous a mentionné l’année scolaire recommandé pour un tel travail ? Le texte de présentation me semble assez complexe, tout comme la réflexion d’ailleurs, alors j’espère qu’on ne submerge pas des enfants de 9 ans, j’exagère sur l’âge, avec ce travail ! Quoique, ca serat une bonne façon des les guider vers « le droit chemin »…

    Ceci étant dit, quel texte de présentation biaisé ! C’est totallement injustifiable dans un cours qui devrait être neutre. Belle façon d’orienter les réponses! C’est décourageant de constater que ce texte ne fait que souligner les aspects qui sont négatifs du point de vue de l’assisté social, mais jamais de celui de l’administrateur.

    La question D est troublante. Je croyais que nous étions un état laïque…

      • En secondaire 5, je leur aurait hurlé par la tête que ce texte c’est (je ne dirais pas quoi) et de la bouillie bureaucrato-étatique et je les aurais envoyé promené en leur disant que je ne collaborerait pas a cette séance de rééducation digne de la Chine Maoïste. Et si mes enfants me seraient arrivés avec un tel texte, je l’aurais déchiqueté sous leur yeux en leur disant qu’ils ne toucheraient pas a ca pour les raisons citées plus haut.

        Je travaille fort présentement pour inciter mes enfants a quitter le Québec. Il n’y a plus d’espoir ici et je ne veux pas qu’ils en fassent les frais. Vous devriez me remercier, car ainsi, ils pourraient travailler dans une province prospère ou ils contribueraient a générer assez de richesse pour pour pouvoir continuer a nourrir le Québec a la cuillère par le moyen de la péréquation sans être matraqués a coup de tickets a l’aller et au retour du travail tout les jours.

  7. Il n’est malheureusement fait aucune référence au fait que quand l’État se charge de prendre les responsabilités des individus, la contrepartie est que l’individu perd sa liberté, ce qui aurait donné une perspective pédagogique.

    À l’évidence, il s’agit de propagande socialiste irresponsable.

  8. WOW!!! si je serais un jeune du secondaire aujourd’hui, je crois que en voyant cela, j’aurais vraiment le goût de décrocher…. Je trouve cela inconcevable de^proposer des travaux de la sorte.

    De plus, la relation fait versus la religion est une abération. Comme mentionné par M.Hébert, il s’agit vraiment de propagande socialiste!!!

    Ce texte ressemble à un règlement de compte (j’exagère peut-être) syndical face au système, où bien le ou les auteurs veulent se venger de quelque chose.

    • Je ne trouve pas que vous exagerez dans votre impression de règlements de compte.

  9. Quelqu’un peut-il me répondre?

    Où s’en va notre système d’éducation contrôlé par des êtres très douteux??

  10. Assez savoureux merci!

    Plus rien ne m’étonne de ce qu’on peut trouver comme propagande dans les manuels scolaires. J’ai moi-même photocopiés quelques pages d’un manuel de lecture de 2ième année dont une petite histoire portait sur les chômeurs.

    En gros, le message était qu’un monsieur untel, chômeur, ne pouvait pas se retrouver un emploi et que son destin était d’être chômeur!

    • On s’éloigne du sujet je crois…ce n’est pas une question de faire peur au monde…mais bien à nos enfants de 15-16 ans. On parle ici de culture religieuse…où est lel ien, pour ma part il n’y a rien d’équilibré dans ce texte et dans les questions à répondre par nos jeunes! A mon sens ça ne fait qu’entretenir les préjugés des BS et du parti pris politique des bonzes du ministère de l’éducation.

      C’est ça qui me fait peur!!

  11. Il n’y a pas d’extrême droite au Québec. Vous ne savez pas ce que c’est l’extrême droite… l’extrême droite, c’est Reinhard Heydrich (parmi d’autres)… montrez-moi l’équivalent.

    Comme l’a dit Ratzinger, l’extrême droite, ce sont ceux que l’on n’aime pas.

    @lutopium

    Je suis entièrement d’accord avec vous lutopium. Au Québec, on a rien a craindre: tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

    • @Bernard, vous n’avez pas saisi le sarcasme, alors je vais vous expliquer. Si M. Sénéchal peut se permettre d’accoler le terme « régime socialiste » au Québec d’aujourd’hui et que personne ne corrige le tir, on peut bien associer l’ADQ à l’extrême-droite. Pigez?

      Et arrêtez de m’associer à des trucs que je n’ai jamais dit. C’est de la démagogie pure et simple et je suis certain que vous êtes capable de faire mieux. Alors, je n’ai jamais dit que tout allait bien au Québec, au contraire. Nous ne proposons tout simplement pas les mêmes solutions. La pensée unique, ça n’existe pas.

        • … je dirais même plus: nous ne sommes pas communistes au Québec (dans plusieurs secteurs en tout cas et surtout chez les syndicats) ?

          Sérieux Lutopium, tous les courants politiques sont présents au Québec, l’extrème gauche, la gogauche, la gauche, le gauche-centriste, le centre gauche et le milieux (plutôt de gauche).

          Au niveau de la politique médiatisée, la droite morale ou économique n’existe pas ou peu au Québec, et ce depuis longtemps.

          Ce cours est vraiment un ramassis de tout ce qui existe de gauche en occident. ABSOLUMENT rien de droite la-dedans.

  12. Pardonnez mon anglicisme, mais, c’est de la grosse « bull shit ».

    Juste à lire à la page 3 le premier paragraphe:
    « …les ministères s’échangent leur banque de données. »

    Mon père (maintenant retraité et travaillant pour un secteur du MRQ) me disait qu’il avait la preuve qu’un de ses clients était sur le B.S. et travaillait au noir. Il appelle dans un autre département du MRQ pour dénoncer ce type et l’employé lui répond qu’il ne recevoir sa plainte et son témoignage, et il demande même à mon père s’il est jaloux….

    Rien n’est plus faux.

    Je me pose la question à savoir si je passerai le reste de mon existence de travailleur dans le domaine de l’éducation. J’aime enseigner aux enfants et aux adolescents, mais je n’aime pas leur enseigner qu’un seul côté de la médaille.

  13. @Patrice
    Les jeunes de sec V sont suffisamment matures pour qu’on puisse leur exposer les deux côtés de bien des médailles mais on les prend souvent pour des enfants. Demain et mercredi je ferai 6 présentations devant des groupes de sec V à Chicoutimi. Le titre que j’ai choisi est « La science défaillante et la religion florissante du changement climatique ». Les enseignants de cette école sont assez ouverts pour m’autoriser à diffuser mon opinion sur ce sujet en sachant très bien qu’elle ne s’harmonise pas avec celle que leur manuel scolaire diffuse comme officielle à leurs élèves. Je commence toujours mes présentations par une mise en garde aux élèves : mon opinion n’est pas nécessairement partagée par leurs professeurs et est souvent contraire à ce qui leur est présenté comme la vérité dans leur manuel, et à l’examen, il faut répondre selon le manuel; ça ressemble pas mal à l’URSS des années 50′ mais c’est comme ça. La pensée unique et officielle existe au Québec.

    • @ Mr. Du Berger

      Merci beaucoup :-) Je suis vraiment heureux de voir que vous présentez des conférences en disant que vous avez une opinion différente. Et oui, vous avez raison de dire qu’il faut malheureusement répondre comme le manuel.

  14. Quelle vérité dans les manuel scolaires?? C,est terrible de voir ce qui s’écrit aujourd’hui!!!

    Quelqu’un peut me dire où le ministère recrute ces hurluberlues pour produire se genre de texte?

  15. Je voudrais féliciter Lutopium pour son lien montrant un Mario Dumont en étrangleur de Boston.

    Elle enrichit ma collection d’exemples éloquents voulant démontrer à quel point Radio-Canada a entretenu un préjugé défavorable envers Mario Dumont et comment elle s’y est pris par tous les moyens pour miner la crédibilité de l’ADQ.

    Neutre, Radio-Canada?

    • Honnêtement, je n’avais pas remarqué… Mon intervention ne cherchait pas à défendre le contenu du manuel mais plutôt à rappeler à M. Sénéchal que le terme « régime socialiste » était quelque peu déplacé… Croyez-vous vraiment que vous allez vendre vos idées en faisant peur au monde? Vraiment?

  16. Bien, moi, quand j’entends mes neveux dirent qu’ils votent Libéral, parce que c’est la pensée de leurs profs, alors la propagande elle est à tous les niveaux !

  17. Je crois que j’ai quelque chose qui pourrait vous intéresser. Il y a 2 ans, un boursier du Liberales Institut der Friedrich-Neumann-Stiftung für die Freiheit a fait une recension exhaustive du traitement réservé au libéralisme et à l’économie de marché dans les manuels scolaires allemands.

    Sa conclusion est cinglante: la popularité du socialisme en Allemagne est directement liée aux louanges qu’il reçoit à l’école.

    Le document se divise en 4 parties: « l’anti-capitalisme par la construction de mythes », « rhéotorique anti-capitaliste », « politique partisane dans les manuels scolaires » et « messages politiques dans les introductions d’exercices ».

    J’ai d’ailleurs une anecdote là-dessus. Quand j’ai passé un an comme moniteur de langues en Allemagne, le manuel de français n’avait invariablement qu’un seul exemple de salaire à donner lorsque l’on faisait des activités sur les thématiques chiffres/argent/marché du travail: le salaire minimum en France, sans égard à l’emploi donné en exemple.

    http://pro-kopf.de/uploads/tx_ttproducts/datasheet/Martkw_Schulbuecher.pdf
    http://www.welt.de/wirtschaft/article1906992/Schulbuecher_hetzen_gegen_die_Marktwirtschaft.html

    @lutopium

    Dans un contexte académique, au secondaire de surcroit, on doit privilégier une approche neutre face aux idéologies politiques et leur donner le même poids afin que les jeunes construisent leurs opinions.

    Pensons aux cours d’histoire. Les profs fédéralistes ou souverainistes ne dispensent pas le même cours, même si le programme est censé être le même!

    Je n’ai pas dit que vous ne croyiez pas cela. Cependant, je considère que quelqu’un qui se bat pour la proportionnelle au parlement ne devrait pas avoir peur, dans le même esprit, de voir Ronald Reagan à côté de Françoise David dans un manuel scolaire!

    • Loin de moi l’idée de défendre cet extrait du manuel du cours ECR. Effectivement, si on consulte ces 4 pages (hors contexte?), on est en droit de se poser des questions sur l’objectif visé par son concepteur. Mon intervention était principalement associée au terme « régime socialiste » utilisé par M. Sénéchal que je trouve personnellement déplacé. C’est une vieille tactique politique pour faire peur au monde. Vous qui connaissiez bien l’Europe savez fort bien de quoi je veux parler…

      Deux sujets sont sur la table ici: le questionnement sur la pertinence d’un texte et du cours ECR en plus de glisser (sournoisement?) sur le débat de la pertinence du programme d’aide sociale. Ne me dites pas que le prochain parti politique de droite répétera les mêmes erreurs de l’ADQ!

        • … et j’vois pas c’qui a d’autre a dire… ca prend pas une dissertation pour comprendre ca! C’est un fait pur et simple.

  18. Trop drôle, on montre des faits aux jeunes, on veut les faire réfléchir sur des notions comme la justice sociale, et vous prenez ça pour de la propagande de gau-gauche….

    C’est histoires faisaient parti des actualités il y a quelques années….c’est grave de raconter ça à des jeunes de 17-18 ans….

    Vaudrait mieux leur parler du père noël…

    Moi qui suis bien de gauche, j’aimerais bien qu’on leur parle du système libertarien à ces jeunesses, leur expliquer que ce système prône de remplacer le BS par la mendicité/charité…

  19. Pingback: Bienvenue au Québekistan

  20. Voilà les sources en parti qu’on a utilisées pour ce document éducatif, vous n’aimez pas que les jeunes lisent les actualités? Juste Harry Potter? C’est votre vision de l’éducation?

    Vous voyez, M Du Berger ici présent avoue faire des tournées dans les écoles et donner sa version de la climatologie que je ne partage pas du tout. Mais je trouve cela correct qu’il le fasse….même si les enjeux climatiques sont aussi politiques.

    Un jeune, ça s’endoctrine pas aussi facilement que ça de toute façon….

    Vous pensez que mes cours de religion m’ont endoctrinée, pas une seconde, à cet âge, on s’en christ, ça prendrait la torture pour nous imposer des valeurs.

    Les adolescents sont beaucoup plus critiques que vous, et c’est une bonne chance.

    Voilà les sources….

    « Sam Hamad, qui a soutenu récemment que les assistés sociaux «ont tout», au point que cela peut leur paraître «confortable» de demeurer bénéficiaires de l’aide sociale, estime que cette nouvelle mesure représente le «pont à faire» pour les préparer à retourner sur le marché du travail. »

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/142619/aide-sociale-hamad-veut-reinserer-sur-le-marche-du-travail-les-cas-les-plus-lourds

    http://www.ledevoir.com/societe/139887/la-charite-des-proches-penalisee-a-l-aide-sociale

  21. Moi au CEGEP, seulement un an après le secondaire V, nous avions reçu René Lévesque et Paul Rose, c’était l’bon temps quand on avait pas des tonnes de vierges offensés prêtes à défendre la vertu de la jeunesse…

    Les temps ont bien changé….dommage…

  22. Dire que, au Cégep, j’avais crié à la propagande syndicalo-gauchiste, quand on nous avait remis, à l’automne 2006, le p’tit dépliant «Demain vous appartient – Parlons politique» qui avait été écrit par le SFPQ (si ma mémoire est bonne)!!!!

    J’étais loin de penser que, un jour, la machine de propagande syndicalo-gauchiste tomberait encore plus bas que ça. Quoique, quand on chante les vertus de la Mère Térésa des pauvres (Françoise David) dans le cahier d’exercices d’Éthique et culture religieuse de secondaire 4 avec de la bouillie marxiste et fémi-fasciste, je dois dire que plus rien ne m’étonne!!!!

    @ Pierre-Luc.

    Parles-moi en du cours Monde contemporain!!!! Ce cours est aussi pire que celui de ECR qui sont, littéralement, en train de battre le p’tit Livre rouge de Mao à eux tous seuls. Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un cours gauchiste, c’est juste parce que c’est une gibelotte de différentes disciplines de Sciences humaines, à savoir l’Histoire, la géographie, l’économie et la science politique!!!

    J’ai un DEC en Sciences humaines-profil Société-Monde (2008)! Je peux, donc, très bien t’en parler, moi!!!

    L’Histoire, la géographie, l’économie et la science politique doivent être enseignées séparément, afin de permettre une multidisciplinarité, car chaque discipline de Sciences humaines (Histoire, sociologie, psychologie, science politique, économie, anthropologie et géographie) aborde une problématique humaine sous un angle particulier et exclusif.

    La géographie s’intéresse au lieu, au territoire, à l’espace et à l’organisation spatiale. L’Histoire s’intéresse au temps et au changement. La science politique s’intéresse au pouvoir et au contrôle. L’économie s’intéresse à la rareté, aux besoins/ressources et à l’échange. L’anthropologie s’intéresse à la culture et à l’évolution. La sociologie s’intéresse à la culture, aux institutions et aux rapports sociaux. La psychologie s’intéresse à l’individu et au comportement individuel.

    C’est évident qu’une analyse exhaustive de telles problématiques, qui est la seule adéquate d’ailleurs, nécessite l’intervention de plusieurs disciplines, et donc un cadre d’intervention multidisciplinaire, sinon ça ne marche pas. Le cours Monde contemporain (et, là, je pèse mes mots, parce que, sur mon blogue, je serais encore plus cinglant que ça) n’est que de la poudre de perlimpinpin pour brainwasher nos jeunes, exactement comme le cours d’Éthique et culture religieuse qui donne Françoise David comme héroïne du Québec et modèle à suivre.

    Ceux qui ont «pensé» le cours Monde contemporain doivent être les mêmes crétins du Ministère de l’Ignorance du Culbecistan qui ont mit en place les compétences transversales, les bulletins incompréhensibles et qui sont incapables de revenir aux bulletins chiffrés, qui voulaient arrêter de compter les fautes de français à l’Épreuve uniforme de français au CÉGEP (préalable pour l’obtention du DEC), qui tolèrent que nos futurs enseignants de français fassent 36 fautes et plus à leur examen final de dissertation écrite et qui nous sortent de nouvelles âneries à chaque année.

    Les âneries sont vraiment débiles que même les parents ne peuvent plus aider leurs enfants, car il y a des concepts qui n’existent plus. Il y a eu un test en ligne sur Canoë, en 2007, et le Journal de Québec a révélé que les parents qui ont fait ce test ont une moyenne de 57%.

    D’où la perdition de notre système d’éducation!!!!

  23. Monsieur Sénéchal, je trouve ça étrange que vous effaciez une de mes interventions, où j’ai peut-être fait preuve d’impatience, mais que vous approuviez des commentaires où l’on insulte Françoise David avec un terme complètement déplacé.

    Vous allumez un feu et vous n’intervenez plus par la suite. C’est ça le style des Analystes? Vous me rappelez la faction populiste du Parti Républicain il y a 5 ou 6 ans. Credo: à soir, on fait peur au monde…

    Je le répète, si la droite politique ne change pas son approche, elle stagnera à 10-15% dans les sondages. Comme celui publié hier qui nous informe que les conservateurs sont à 10% au Québec. C’est sans doute mieux comme ça…

    • Allumer un feu? Laissez-moi rire.

      Les gens sont assez brillants pour se faire leur propre idée.

      Et je vous rapelle que l’enveloppe brune provient d’un citoyen bien ordinaire juste assez politisé et qui ne se qualifie pas lui-même de droite.

      Si ce blogue permet a des gens ordinaires de dénoncer des situations qui les dérangent, je suis bien content.

      Pour votre commentaire, je vous invite à en parler à Guillaume, je ne l’ai pas vu passer, mais il devait avoir une bonne raison pour le supprimer.

      Pour madame David, je cherche encore ce qui était déplacé et je ne le trouve pas, veuillez m’éclairer.

  24. http://www.suburbainlucide.net/?p=1644

    «Quand on apprend chaque fois un peu plus que le programme d’Éthique et de culture religieuse (ECR) sert à former les marxistes et socialistes adultes de demain par des manuels propagandistes dignes, autant que les cours d’histoire nationale d’avant la Réforme servaient à former des nationalistes franco-québécois, il n’y a pas là de quoi s’étonner.

    C’est en fait le propre de chaque État (et du parti au pouvoir) qui impose sa propre vision de l’histoire (on appelle ça une mémoire en fait), de l’éthique ou de la morale comme étant cela la Vérité et toute la Vérité.

    L’écologisme alarmiste enseigné et promu chez les enfants
    L’article choisi ici est celui d’un étudiant du secondaire à Drummondville en 1971.

    Très probablement le gagnant d’un concours organisé par un professeur, on peut percevoir dans son texte le début de l’alarmisme environnemental contemporain: une nature vierge éventrée par des humains abjects, pollueurs, des catastrophes majeures appréhendées bientôt si rien ne change, des efforts à faire bien qu’il pourrait être trop tard, etc.

    Il y a 40 ans, ça commençait ce discours catastrophiste. Mais force est d’admettre que bien des professeurs et institutions publiques propagèrent avec succès que cela devait être LA bonne façon de penser.

    Chez les 30-55 ans d’aujourd’hui, c’est un discours qu’ils peuvent répéter par coeur et une opinion qu’ils croient avoir appris d’eux-mêmes, du fruit de leur propre réflexion, tellement ils se le firent servir.

    D’ailleurs, pourquoi le professeur aurait-il choisi ce texte pour être publié dans un quotidien local si le professeur ne pensait pas que c’était le «meilleur» texte, celui le plus représentatif de la «meilleure» façon de penser, si ce n’était pas conforme à la propre vision du «mieux» et du «bien» du professeur même ou de l’institution?

    Si vous êtes de bons parents, faites-moi plaisir, faites tout ce qui est en votre pouvoir pour vérifier ce que l’État ou le professeur «engagé» et «conscientisé» veut faire gober à vos enfants. Faites tout pour protester et pour les écarter de ces idéologies et de ce qui se cache derrière.

    P.S.: Je suis à la recherche d’un vieil article de La Parole de Drummondville, paru entre 1967 et 1973, où on voit des Cégepiens avec des masques à gaz nous dire que la planète disparaîtra très prochainement sous les déchets, les gaz toxiques et où les rivières seront toutes extrêmement polluées. Je croyais l’avoir numérisé mais je me suis trompé.»

  25. Pingback: Suburbain lucide.net » Blog Archive » L’école publique, l’instrument privilégié des étatistes en mal de propager leurs idéologies

  26. J’arrive de Chicoutimi. J’ai fait 6 présentations sur la science et le changement climatique. Je vous ferai bientôt un billet sur ma perception de ce cours d’ECR et d’un autre cours (Le monde contemporain) peut-être tout aussi inquiétant à cause des « valeurs » transmises à vos jeunes ados de sec V.

  27. Votre article m’a interpelé.

    J’ai décidé de communiquer avec le professeur Gougeon qui est à l’origine de l’activité. Voici sa réponse (par la suite, je vous transmets ma réponse):

    «Bonsoir M. Demers,

    D’abord merci d’avoir pris la peine de communiquer avec l’auteur plutôt
    que d’avoir entretenu le délire des blogueurs que je viens de lire sur le
    site auquel vous m’avez référé.

    D’abord, il est impossible de faire de la « propagande », que ce soit avec
    le programme d’éthique et de culture religieuses ou avec mon matériel.

    La Situation d’apprentissage et d’évaluation (SAÉ) dont il est question
    sur ce site a été tirée de mon cahier de 5e secondaire, que j’avais
    justement en main aujourd’hui. Je ne l’ai pas utilisée jusqu’à maintenant,
    mais elle est dans ma mire pour l’an prochain.

    Cette SAÉ qui est un fait réel sert en fait, comme beaucoup d’entre elles,
    de base pour une réflexion de l’élève, cette fois-ci sur le thème de la
    pauvreté. Les détails sur les chiffres et les statistiques sont là pour
    montrer que la situation réelle est complexe et qu’on ne peut pas procéder
    à un jugement rapide sur ce problème.

    Cette SAÉ touche aussi volontairement à la compétence 2 puisque mon
    intention, dans le chapitre qui précède cette SAÉ, est d’étudier et de
    comparer les théologies des grandes religions sur la pauvreté, en
    commençant par la doctrine catholique de l’Option préférentielle pour les
    pauvres (OPP). Évidemment, dans mon cahier de 5e secondaire, j’ai
    synthétisé en tableau le développement de l’OPP et de la doctrine sociale
    catholique depuis le fameux encyclique Rerum Novarum de Léon XIII,jusqu’à
    celle de Jean-Paul II.

    La pauvreté, n’en déplaise aux blogueurs , est d’abord un sujet éthique
    sérieux. C’était sûr que les « idéologues », je le dis sur le ton de
    Bonaparte, allaient s’en emparer assez vite.

    Je vous ai placé en fichier joint les compétences que doivent développer
    les élèves en vertu du programme. Vous noterez que l’élève doit articuler
    sa position, que ce soit à l’étape 12 de la compétence 1 ou du volet 3 de
    la compétence 3. Jetez-y un coup d’œil ; je vous les ai surlignées en
    BLEU. Les élèves peuvent avoir l’opinion qu’ils veulent, ce qui est
    contraire à de la propagande, mais ils doivent l’articuler, trouver des
    arguments ET discuter sur cette situation-problème dans le respect les uns
    des autres. Et ça donnera une discussion aussi animée que celle du blogue
    des « rieurs et pleureurs », à la différence qu’elle sera encadrée par un
    pédagogue-modérateur, MOI ou un autre prof d’ECR, qui ont autant en
    horreur à la fois le simplisme, la propagande que la rectitude politique.

    Merci encore de m’avoir contacté. Je reviens demain soir d’un tournoi de
    Génies en Herbe avec les élèves de mon école. Je fais donc parfois du
    temps supplémentaire le samedi. Si vous désirez engendrer une conversation
    ou une discussion avec moi, je me rendrai entièrement disponible. Si vous
    désirez placer mon courriel en guise de réponse sur le blogue auquel vous
    m’avez référé, vous avez ma permission.

    Merci de vous intéresser au domaine de l’éducation.

    Daniel Gougeon
    Prof de droit et d’ÉCR
    Collège Beaubois.»

  28. Ma réponse:

    «Bonjour M. Gougeon,

    Merci de votre réponse.
    C’est franchement bien de pouvoir correspondre avec quelqu’un qui semble
    manifestement ouvert et bien impliqué dans la vie de ses étudiants.

    Concernant l’activité soumise, peut-être se limite-t-elle aux grilles
    d’analyses et aux solutions mises de l’avant par la plupart des diplômés et
    professionnels des sciences humaines et sociales [je pense en premier lieu à
    mes confrères sociologues], reprises des économistes étatistes (en
    particulier des keynésiens et néo-keynésiens).

    Dans la plupart des cas, ces analyses et ces solutions ne tiennent pas
    compte, entre autres, de l’apport des économistes non ou faiblement
    interventionnistes/étatistes ou de la philosophie politique, en particulier,
    de l’École des choix publics.

    Exemple:
    Hernando de Soto Polar, un économiste péruvien, a consacré plusieurs études
    et ouvrages à la question du Pérou et d’Haïti. Il parla d’économies et de
    sociétés «informelles», se trouvant entre la société légale et illégale.
    Si plusieurs personnes semblent condamner à la pauvreté, c’est bien souvent
    à cause de structures et de règles étatiques et bureaucratiques qui
    découragent l’employeur à embaucher et le travailleur à entrer dans le
    système légal ou qui découragent le paysan à se faire reconnaître un droit
    de propriété sur l’espace qu’il occupe depuis des années.
    Ainsi, comme le coût et le temps nécessaires pour se faire reconnaître un
    titre ou un droit est astronomique, plusieurs n’embauchent pas et ils
    demeurent dans la clandestinité.

    Ce qui rendent les populations vulnérables aux projets des politiques, de
    leurs amis ou de promoteurs, leur propre existence légale n’étant point
    reconnue.

    Au Québec, nous ne sommes certes pas dans la même situation qu’Haïti. Loin
    de là.
    Cependant, des économistes libéraux et libertariens identifièrent dans nos
    démocraties représentatives des mesures des États pouvant s’avérer
    contre-productives pour insérer des gens et des immigrants au marché du
    travail.

    Il y a plus de dix ans, le libertarien Martin Masse dénonçait, à sa façon,
    le salaire minimum et diverses exigences des gouvernements.
    Cette mesure du salaire minimum semble juste mais il ne faut pas oublier
    que, comme toute loi, elle peut entraîner des effets pervers.
    http://www.quebecoislibre.org/991120-2.htm

    À moins d’être lui-même informé de ces courants ainsi que de principes
    économiques de base (comme l’offre et la demande) – ce qui est à peu près
    impossible au niveau secondaire, l’élève peut, à mon sens, sembler n’adopter
    que l’une des pistes proposées dans l’activité, à défaut d’avoir toutes les
    connaissances minimales des divers domaines pour se faire une opinion propre
    à soi-même.

    Dans les deux cas, les deux pistes proposées (subventionner l’insertion ou
    donner un crédit d’impôt) reviennent à demander l’intervention de l’État
    pour régler la situation.

    Le plus contradictoire, c’est que, selon d’autres penseurs, ce sont plutôt
    les contraintes des États qui en viennent à décourager l’embauche de
    personnes. De l’autre côté, les États cherchent donc à compenser les
    distorsions créées en octroyant des privilèges particuliers à certaines
    entreprises ou à certains organismes… mais cela aussi à un coût.

    Pour avoir une subvention ou une exemption d’impôt pour son organisme, ça
    prend des employés qui peuvent, dans certains cas, ne se consacrer qu’à
    aller chercher le plus de fonds publics possibles à temps plein.
    Chez les économistes de tous les horizons, tous à la recherche d’un optimal
    économique, c’est là même une perte puisque des travailleurs – qui
    pourraient être mis sur la production même du bien ou du service offert –
    doivent être mis sur des tâches administratives, dans le but de fournir en
    «paperasses» les gouvernements.
    Sinon, ce sont d’autres travailleurs qui ne peuvent être engagés vu l’effort
    devant être mis dans l’administratif.

    Ultimement, ce sont les interventions même des États qui sont questionnées
    ainsi que leurs rôles dans l’économie et la société.

    J’ai de la difficulté à croire qu’il est possible de créer des cours
    non-fondamentaux [qui ne sont pas des langues, mathématiques, sciences
    pures] sous le chapeau de l’État ou de quelconque organisation qui puissent
    être totalement neutres et réellement pluralistes (incluant un maximum des
    idées possibles sur une même problématique).

    Le plus souvent, ces cours servent à promouvoir le type de régime politique
    en place et à le renforcer en formant les X ou Y à penser dans un champ
    étroit de possibilités que ce système reconnaît comme «socialement
    acceptables». Dans les limites de ce que les contemporains reconnaissent, à
    un moment donné dans le temps ou dans l’espace, comme la bonne façon de
    penser.

    Cependant, j’ai de l’admiration pour les gens qui, comme vous, font un
    travail sérieux pour inclure un maximum des avis, opinions et faits
    possibles, même si cela sort des chemins de l’admissible pour la société
    contemporaine.

    Souvenons-nous que l’idée même de la démocratie est somme toute récente et
    qu’en d’autres époques, elle était aussi balayée du revers de la main par
    les élites politiques et même les pédagogues.
    La pauvreté est, en effet, un sujet très sérieux et surtout délicat. Bien
    que je crois pas qu’on ne l’éliminera jamais complètement, il faut
    simplement se rappeler qu’il n’y a pas que les analyses «socialement
    admissibles» au Québec – ou bien pour les étatistes ou pour le Gouvernement
    du Québec – qui doivent être envisagées pour réduire le nombre de personnes
    pauvres.

    Je transmettrai votre réponse au blogue en question.

    Bonne journée et bonne fin de semaine à vous,

    Mathieu Demers

    P.S.: Merci du temps consacré à la lecture de ce courriel.»

  29. Pingback: La « déforme » scolaire « Les analystes

  30. L’auteur de ce cahier ECR ose dire :

    « Les élèves peuvent avoir l’opinion qu’ils veulent, ce qui est contraire à de la propagande, mais ils doivent l’articuler [anglicisme], trouver des arguments ET discuter sur cette situation-problème dans le respect les uns des autres. »

    C’est tout simplement de la mauvaise foi : on peut bien sûr sélectionner des sujets plus intéressants pour la gauche (la pauvreté) ou la droite (la création de richesse, ne cherchez pas dans les cahiers ECR).

    Ensuite on peut sélectionner les faits qui vont surtout dans un sens et peu dans un autre sens, tous les faits seront véridiques, on ne fournira tout simplement pas tous les faits aux élèves qui ensuite devront débattre (souvent en groupe, bonjour la pression des paires) et parfois même arriver à un consensus dans la classe (lors de délibération).

    Enfin, on peut jouer sur les sentiments dès le début d’une leçon (SAÉ en pédagolangue) pour teinter le débat, lire la très bonne analyse dans ce sens du site Pour une école libre sur le clonage provenant d’un autre cahier ECR.

    http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2008/09/omissions-et-critiques-pdagogiques-du.html

    (il y a une première partie ailleurs mais je ne la trouve pas pour l’instant).

  31. Pris des mêmes cahiers de cette maison LIDEC :

    http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2008/10/laffaire-jean-xxiii-et-les-tmoins-de.html

    (erreurs manifestes à qui connaît l’histoire du même auteur que celui qui a répondu)

    http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2009/03/patrimoine-religieux-autochtones.html

    Notre Patrimoine religieux, un fourre-tout autochtoniste avec des Hopis, des Haïdas

    http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2009/07/apres-ma-religion-religion-de-reve.html

    Créer sa propre religion en classe…

    etc.

  32. Pingback: Droit de réplique « Les analystes

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