Mon nouveau blogue au Journal

Par Éric Duhaime,

Vous trouverez ma chronique d’aujourd’hui dans le Journal de Québec (page 16) sur mon tout nouveau blogue. Ne vous en faites pas, je continue à écrire sur lesanalystes.ca. Vous aurez simplement l’occasion de me lire sur une autre plateforme et de lire les commentaires des lecteurs du Journal de Québec.

Le texte d’aujourd’hui revient sur un discours de Maxime Bernier et s’intitule : « LE MOUVEMENT « DÉPENDANTISTE » QUÉBÉCOIS ».

 

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24 réflexions sur “Mon nouveau blogue au Journal

  1. Il est temps que nous ayons des sources d’informations autres que les média a la botte du gouvernement (Devoir, Presse, SRC entre autres). Nous en sommes ou nous en sommes au Québec en grande partie grâce a la collaboration tacite gouvernement/état/média.

    Merci de montrer les choses telles qu’elles sont.

  2. @Bernard, n’allez-vous pas un peu trop loin en accusant les médias traditionnels d’être à la solde des gouvernements? Qui a dévoilé la corruption et la collusion au sein du Parti Libéral? Alain Gravel et l’équipe d’Enquête à Radio-Canada. Prenez le temps de lire les chroniques de Michel David et Gil Courtemnache dans Le Devoir, vous verrez qu’ils sont loin d’appuyer Jean Charest!

    Les éditorialistes de La Presse auront tendance à appuyer le Parti Libéral, c’est connu. C’est une tradition. De temps à autre, Alain Dubuc, Lysianne Gagnon, André Pratte et autres chroniqueurs se porteront à la défense du Parti qui est appuyé par la famille Desmarais. S’agit de faire preuve de scepticisme lorsqu’on est confronté à leurs écrits.

    Pour ce qui est des journaux de Quebecor, il me semble que l’agenda est clair: anti-syndicalisme pur et simple. C’est le nouveau cheval de bataille de M. Péladeau et c’est dans l’intérêt de son empire. Vous remarquerez quand même qu’il se gardera une petite réserve par rapport au Parti Québécois, loyauté oblige.

    J’ai appris à porter des lunettes lorsque je lis un journal ou regarde un bulletin d’informations ;-)

  3. @lutopium

    … je n’ai pas dit qu’ils étaient a la solde du gouvernement, j’ai dit qu’ils étaient a leur botte… c’est pas pareil.

    … je ne lis plus les journaux… pour me comprendre, il faut en avoir vu l’évolution (si on peut utiliser ce terme) depuis les années soixante. Je pourrais élaborer mais j’ai pas l’temps. Plusieurs sauront ce que je veux dire.

    Avant les blogs, je croyais devenir fou… je me demandais: ‘Mais personne ne voit-il rien?!’

    • C’est pareil pour moi!!

      JAMAIS je ne m’abonnerai à un de nos journaux francophones si la qualité de l’information reste comme elle est. Et si jamais ça devient payant sur le net, c’est ben simple, un seul journal méritera que je paye pour lui:

      le Globe and Mail.

    • « Avant les blogs, je croyais devenir fou… je me demandais: ‘Mais personne ne voit-il rien?! »

      Je crois que beaucoup de citoyens avaient la même impression que vous.
      Et aussi,on s’aperçoit que les médias ajustent à la québécoise l’information, en éliminant en premier lieu le mot « Canada » dans le vocabulaire.

  4. Vos lunettes ressemblent aux miennes cher Lutopium, à quelques différences près.

    Je crois que M. Péladeau est sincèrement pour la souveraineté. Il était présent au moulin à paroles en septembre dernier. De plus, n’oublions pas que Québécor aide financièrement le Devoir, ce journal qui se réclame d’être libre et indépendant (mon oeil!). Avez-vous remarqué que les lettres de M. Péladeau passe toujours dans le Devoir?

    Le Devoir a aussi un agenda très clair à mes yeux: il est pro-syndicat (loyauté oblige envers la FTQ qui lui donne également un support financier), anti-américain et pro-souveraineté.

    Par contre, je ne connais pas de journal qui a fait la promotion de l’ADQ ou du parti conservateur…

    Aux États-Unis, il me semble qu’il y ait une plus grande variété d’opinions dans les médias. Et Mme Bazzo nous apprenait ce matin qu’une nouvelle chaîne allait apparaître dans le paysage américain: Right network! Selon elle, ça allait être encore plus à droite que Fox, imaginez!

    Je pense que je vais m’abonner!

  5. @Isabelle, effectivement, tout laisse croire que PK Péladeau est souverainiste. On m’e dit qu’il est un grand ami de Bernard Landry… on peut comprendre car c’est grâce à ce dernier s’il est devenu ce qu’il est aujourd’hui (vente de Vidéotron). Il est cependant très prudent à ne pas trop montrer ses couleurs, vente de journaux oblige.

    Même si certains médias se montrent sympathiques à certains partis politiques, je ne crois pas qu’un programme politique soit privilégié plus qu’un autre. Il faut également prendre en considération les traditions sociales et politiques du Québec pour bien comprendre leur approche éditoriale. À mon avis, les idées de droite (modérée) ont une certaine place dans les médias aujourd’hui et ce, même si l’ADQ est à l’agonie. Le Journal de Québec et son cousin de Montréal font une très grande place aux idées de la droite économique et politique. Certains postes de radio de la vieille capitale me semblent également fort sympathiques à ces mêmes idées. Lors de la préparation du dépôt du dernier budget québécois, les économistes de droite étaient présents partout. Et, même si M. Duhaime prétend le contraire dans ce billet, Le Devoir a présenté un article important sur la popularité de Maxime Bernier dans le paysage conservateur canadien. Voir http://www.ledevoir.com/politique/canada/287332/la-marche-discrete-de-maxime-bernier-vers-le-pouvoir

    La gauche (modérée) pourrait avoir le même constat. Même si certains ont l’impression que la couverture médiatique est exagérée, elle est minime si on la compare à l’intérêt pour les idées de privatisation des services publics ou du discours actuel qui vise à discréditer le syndicalisme et la pertinence des services publics.

    Ceux qui s’intéressent à la politique sauront trouver l’information adéquate. Le danger est plutôt du côté des gens qui n’y porte guère attention et qui croient que la réalité politique s’arrête au Journal de Québec ou aux radios-poubelles.

  6. Je crois qu’il dit que personnes en parlait, car ils ont écrit leur article en même temps et envoyé à l’impression en même temps. Disons que le timing était bon. Les médias écrits ne sont pas autant en temps réels que les blogues.

  7. Mon texte dans le Journal a été publié en même temps que celui dans le Devoir. Je soulignais dans le premier paragraphe que les médias francophones ne s’y étaient pas intéressés parce que le Globe et le Post avaient déjà écrit sur le discours de Maxime mais aucun quotidien québécois. Content de savoir que quatre jours plus tard, la presse francophone se réveille. Finalement, lutopium (puisque tu ne veux toujours pas donner ton vrai nom), pourquoi est-ce que les radios de Québec sont qualifiées de poubelles? En quoi, par exemple, mes chroniques politiques sont moins respectables que celles de Lapierre ou Lester à Montréal? On est poubelle quand on est à droite? Drôle de respect des principes démocratiques et des idées d’autrui…

    • M. Duhaime, ce n’est pas moi qui a inventé le terme « radio-poubelle ». Je sais que nous ne serons pas d’accord mais le style de certains animateurs de ces postes de radio est « questionnable ». Les approximations, les propos injurieux et la diffamation y sont monnaie courante. D’ailleurs, n’est-ce pas Stéphane Dupont qui « se présente lui-même comme «un clown» dont les opinions se fondent sur des impressions personnelles plutôt que sur des critères journalistiques? «Je ne suis pas journaliste, a-t-il dit. Heille, je ne suis même pas collégien, ostie! J’ai un secondaire cinq. Et on me demande de dire ce que je pense de différents sujets de l’actualité.» – Source: Le Devoir, 17 avril.

      Ça n’enlève rien à vos interventions, en autant que vous le fassiez avec justesse et dignité.

      Et je signe,

      Jocelyn Roy
      aka lutopium

  8. Lutopium parle de radio, il y a aussi Dumont 360 qui jase avec des gars de droite une heure par jour.

    Alors la radio-poubelle est totalement biaisée à droite et Dumont 360 avec, le journal de Montréal aussi….

    La droite n’est donc pas en position d’accuser les biais des autres médias car elle possède elle-même les médias les plus biaisés….

    T’es une radio poubelle quand tu fais une émission (entre autre) qui préconise d’enlever le droit de vote aux pauvres…

  9. @ Je suis d’accord avec vous sur certains points:

    « Ceux qui s’intéressent à la politique sauront trouver l’information adéquate. »

    Oui, d’accord. Je pense que ceux qui se trouvent ici sur ce blogue ont la curiosité nécéssaire pour aller chercher toutes sortes d’information. Même celle qui est à l’encontre de leurs idées (comme vous!). Et je salue au passage cette curiosité intellectuelle!

    Par contre, quand vous dites: « Le danger est plutôt du côté des gens qui n’y porte guère attention et qui croient que la réalité politique s’arrête au Journal de Québec ou aux radios-poubelles. »

    Vous oubliez de présenter l’autre côté de la médaille qui est tout aussi vrai.

    Je pourrais dire la même chose des fidèles auditeurs de Radio-Canada, de ceux qui attrapent le journal Voir de Montréal et qui lisent les chroniques tendancieuses au possible de Mme Josée Legault.

    Et que dire des présentoirs qui offrent l’Aut’Journal et qui traînent dans tous les édifices à vocation communautaire? Je ne sais pas si ça existe dans la ville de Québec mais pour les curieux, il y a toujours le site web:

    http://www.lautjournal.info/

    C’est vrai qu’il y a moyen de trouver chaussure à son pied. Mais, en passant, l’émission de Dumont et les chroniques de M. Duhaime sont apparues récemment, peut-être justement pour combler une lacune au niveau des idées plus à droite.

    Et puis, vous avez beau ne pas être l’auteur de l’expression « radio-poubelle », ça ne vous dédouane pas pour autant de l’insulte que l’utilisation de ce mot implique.

  10. Très bon texte M. Duhaime. Le Québec veut toujours plus d’argent du méchant fédéral. Les provinces riches et le fédéral payent 25% de nos folles dépenses. On vit dans un État collectiviste et socialiste qui sait juste taxer les contribuables québécois. Le gouvernement du Québec devrait réduire ses dépenses au lieu de pleurnicher devant le fédéral et lui quémander de l’argent.

  11. Pingback: Maxime Bernier et la liberté économique « Le blogue de Joanne Marcotte

  12. @Isabelle, je m’intéresse effectivement aux blogues politiques depuis plusieurs années. Je peux vous confirmer en toute honnêteté qu’un nombre important de blogueurs ont cette mauvaise habitude de vouloir convaincre les lecteurs qu’ils détiennent la vérité et qu’il ne devrait y avoir qu’une « pensée unique ». Ça tombe souvent dans l’insulte et la démagogie. Je pense qu’il faut maintenant se retrouver sur un autre terrain. Je crois qu’il faut se questionner sérieusement sur le mode de « vivre-ensemble » qu’on veut se donner.

    Oui, il existe au Québec des médias alternatifs avec une tendance politique « de gauche ». Vous nommez l’Aut’Journal, mais on en retrouve d’autres, moins connus, comme À Babord, Relations, Le Couac et quelques autres. Leur tirage est limité et ne rejoint que trois à cinq mille lecteurs. À ma connaissance, il n’y a pas de revues « de droite » mais l’influence du néolibéralisme économique se fait sentir tous les jours dans des médias importants. Les « experts » de l’Institut Économique de Montréal sont partout, ils publient pas loin de 300 billets par année dans les journaux de Gesca et Quebecor. Les idées de la droite économique et politique trouvent également leurs tribunes au canal V et dans quelques postes de radio. Les idées sont bel et bien présentes. Plus que jamais, on parle de privatiser les services publics, de réduire le budget de l’état, de remettre en question les avantages reliés au syndicalisme, etc…

    Les idéaux de la droite politique peuvent donc être diffusées calmement, pas besoin d’un enragé derrière le micro qui fesse partout… qui insulte Amir Khadir et Françoise David sournoisement, qui considère le Plateau Mont-Royal comme le paradis des parasites sociaux, qui essaie de nous faire croire que tous les fonctionnaires sont des paresseux chroniques et quoi d’autre encore.

    Personnellement, j’essaie de trouver un terrain d’entente. Si jamais le coeur vous en dit, jetez un coup d’oeil sur le billet « Discuter avec un militant du Tea Party » que je viens de publier sur mon modeste blogue. C’est une traduction d’un article américain et je pense qu’il y a là des pistes de solutions intéressantes… S’cusez pour la ploye… et bonne journée!

  13. @Isabelle, j’oubliais… regardez la marge de droite et vous remarquerez le nombre important de blogues qui ont une tendance politique à droite. Je peux vous dire la liste des blogues de gauche est beaucoup moins importante… Signe des temps?

  14. Pour une fois que je trouve des sites qui expriment des idées avec lesquelles je suis en accord, qu’est-ce que j’y trouve? Des commentaires interminables écrits par des gauchistes surexités. Eh bien, il est plus que temps. La gauche, ca fait cinquante ans que j’en soupe au Québec et j’en ai marre.

    Mais la gauche ne devrait pas paniquer. D’après ce que je peux voir, leurs idéologie va primer jusqu’à la banqueroute inévitable du Québec.

  15. @Bernard, je crois qu’il faut discuter pour tenter de se rejoindre, en tant que citoyens. Vous avez une bien drôle de définition de la gauche si vous croyez qu’elle est au pouvoir depuis 50 ans. Je crois que vous essayez de dire que vous aimeriez que la droite prenne le pouvoir, c’est tout autre chose.

    Les québécois de la « gauche modérée » et du centre-droit se rejoignent sur plusieurs aspects. C’est cette fusion des forces qui nous permettra de nous débarasser de la corruption, de la collusion et des lobbies corporatifs qui contrôlent notre démocratie. Les citoyens, le monde ordinaire, y’en a des deux côtés de l’axe politique. La pensée unique, ça n’existe pas.

  16. ‘Vous avez une bien drôle de définition de la gauche si vous croyez qu’elle est au pouvoir depuis 50 ans.’

    Mes excuses… bon, je n’y connais rien… le Québec n’est pas a gauche… bien content de voir ca.

    ‘Je crois que vous essayez de dire que vous aimeriez que la droite prenne le pouvoir’

    C’est pas une question de droite.

    ‘(…) nous débarrasser de la corruption, de la collusion et des lobbies corporatifs qui contrôlent notre démocratie.’

    Ce ne sont pas les lobbies corporatifs qui contrôlent notre démocratie… ce sont les lobbies syndicalistes. Le plus gros problème du Québec est l’éléphantesque bureaucratie étatique. Voyez ce qui se passe en Grèce.

    Mais le réveil des citoyens envers cette bureaucratie gargantuesque fait peur a plusieurs… je ne dirais pas avec raison, car je crois que la situation ne peut plus changer car la tumeur est maligne. Ça changera quand on va y passer comme la Grèce. Et même la, pour les Grecs, rien n’y fait… ca va être la même chose ici.

  17. @Bernard, je ne veux pas m’éterniser sur ce débat et occuper trop d’espace sur le blogue des Analystes qui, vous avez entièrement raison, et un endroit où les gens qui adhèrent aux idées de la « droite économique et politique » peuvent se rencontrer et discuter. Loin de moi l’intention de court-circuiter les débats.

    Je tenais simplement à vous dire que plusieurs militants de la « gauche modérée » ont à peu près les mêmes constats en ce qui concerne l’amélioration de la gestion de certains programmes gouvernementaux. Je vous rejoint entièrement en exigeant que les gestionnaires de la fonction publique, les fonctionnaires et les syndicats déploient tous les efforts nécessaires afin de bien gérer les fonds publics tout en s’assurant de livrer les meilleurs services.

    Il ne faudrait quand même pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Certains organismes publics font une belle job et je suis convaincu que la majorité des citoyens en sont satisfaits. Et n’oubliez jamais que la bureaucratie existe également dans le privé et qu’elle peut parfois s’avérer inefficace. Je travaille dans une grosse boîte et pourrais vous en parler longtemps.

    En terminant, saviez-vous que la Régie de l’Assurance Maladie du Québec est plus efficace que la majorité des compagnies d’assurances dans le traitement des demandes?

    Là-dessus, bonne fin de semaine à vous. Le soleil est au rendez-vous!

  18. ‘Je vous rejoint entièrement en exigeant que les gestionnaires de la fonction publique, les fonctionnaires et les syndicats déploient tous les efforts nécessaires afin de bien gérer les fonds publics ‘

    Ça veut dire rationaliser. C’est pas dans leurs intérêts. Les syndicats veulent des cartes de membres.

    ‘Et n’oubliez jamais que la bureaucratie existe également dans le privé et qu’elle peut parfois s’avérer inefficace.’

    J’ai appelé un organisme gouvernemental pour obtenir un relevé pour pouvoir compléter l’impôt d’un ami récemment. Délais de livraison… (vous êtes bien assis?)… six semaines.

    J’ai été dans l’industrie de pointe toute ma vie… croyez-moi, on était ‘lean and mean’… pas toujours autant que j’aurais voulu… mais comparé au public, ‘no contest’.

    Mais c’est un fait qu’il y a des fonctionnaires qui sont exemplaires, j’en connais. Le problème est qu’il y a trop de fonctionnaires. Deux fois plus qu’en Ontario pour la moitié de la population si je ne m’abuse. Ça fait quelques sous n’est-ce pas? Vous trouvez les Ontariens mal traités vous?

  19. Éric,
    Je suis tes réflexions régulièrement. Je joins aussi une note qui paraîtra dans le Post, lundi prochain et qui devrait t’intéresser.
    A bientôt.

    Jean-Luc

    Quebec, a Typical Slow-Growth High-Income Province
    Jean-Luc Migué and Gérard Bélanger

    As argued in the National Post editorial of April 23, the silly suggestion by the Bloc Québécois that Quebec retains 25% of the seats in the House of Commons not only flies in the face of democracy, but it also shows a total lack of understanding of the process of interregional adjustments in the Canadian open economy. As stated in the Post editorial, “…population growth in Canada is built on immigration”. However while valid for Canada as a whole, this last statement does not fully account for differential variations between particular regions in Canada. In an integrated economy, interregional adjustments are realised through people’s mobility, but not uniquely by immigration from abroad, and not through price or income variations. Slow growing regions should therefore have as high per capita real income as fast growing ones, but the relative size of their population should decline. Quebec is the perfect illustration of this process.

    Growth Divergence and Interregional Convergence of Living Standards in an Integrated Economy
    Whenever the overall growth rate of some regions differs within a free trade area like the national economy, people move from slow-growth to high-growth provinces. This adjustment process continues until real income have equalized across the regions. At the margin, the choice of location is determined by real standards of living. Overall, our data confirms that in the U.S., the U.K., France and Canada economic integration through trade, labour market adjustments and immigration, leads to real income equalization. Between 1920 and 2000, real income dispersion per worker between the four large regions of the U.S.A. remained extremely low, with the index of interregional variations in 1980 ranging only from 96 to 105. Our studies show that interregional income differentials in England and France are also tightly distributed, once adjusted for cost of living differences. In Canada, a recent federal budget indicates that “while economic disparities between the provinces remain substantial, they have clearly declined over the last 25 years”. This reduced income dispersion occurred as important movements of the Canadian population took place: declining shares in the Atlantic Provinces and Quebec together with rising shares in Ontario, in Alberta and British Columbia.

    Quebec, a Typical Slow-Growth High-Income Province

    When measured by overall economic growth, population, investment and employment increase, the Quebec economy has witnessed a widening gap with Ontario and the rest of Canada over the period since the “Quiet Revolution”. Considering the period from 1981 to 2004, real GDP growth averaged 2.4% in Quebec against 3.0% in the rest of Canada, for an overall gain of 70.9% in Quebec and 96.3% in the rest of Canada.
    On the basis of three measures, GDP per capita, personal disposable income and average weekly earnings, Quebec lags behind Ontario by ten to sixteen per cent in 2004. But those figures are not adjusted for differences in the cost of living. By the Consumers Price Index for the month of October 2004, the cost of living in Montreal was 15.5% below Toronto. Montrealers in general earn lower monetary incomes than Torontonians, but the monetary gap is wholly offset by the lower cost of living. Because land is a resource in fixed supply, its price increase is more pronounced in fast growing regions. In the long term, any monetary income differential is entirely capitalized in the price of land. People like the higher monetary income in fast growing regions, but they like lower house prices in slow-growing regions. Populations, not prices or incomes, adjust to differential growth. Over time lagging regions advantages in lower land prices compensate for the lower nominal income. Quebec’s per capita income has matched real income in Ontario in spite of its dismal growth and therefore in spite of the “Quiet Revolution”, not because of it.
    Policy Implications

    In light of this analysis, the National Post is right in suggesting that old-stock francophones risk being disappointed by a revived fertility rate. One implication of the analysis is that even if successful in raising birth rates, natalist policies in low-growth regions like Quebec can only cause further emigration down the road. Without a return to strong growth, Quebec would continue to lag behind the rest of the country.

    Quebec and of other so-called “have not” provinces have traditionally defended the level of equalization payments on the basis of their economic situation. Yet, as shown above, there is no significant gap in real per capita income between slow-growth provinces and other regions. The level of equalization payments to each province should therefore be similar, most likely zero. Equalization simply makes explicit the transfer of the burden of lagging provinces to other regions of Canada. Absent equalization, higher growth and higher land prices would have ensued in Alberta, Ontario and B.C. High-growth provinces are the first victims of equalization. Yet lagging provinces have gained nothing. They have lost in less depressed land prices what they have gained in equalization payments. Equalization mostly slows down the adjustment process. Other programs like regional economic development policies and corporate welfare also differentially impact specific provinces. Our assessment of equalization applies to all such federal programmes. Furthermore, provincial politicians are induced by equalization to act less responsibly, inasmuch as voters in lagging provinces do not bear the full cost of provincial policies.

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