Les négationnistes

Par Guillaume S. Leduc,

On a beaucoup critiqué le budget Bachand à propos des hausses de tarifs et son refus de s’attaquer aux dépenses gouvernementales. Mais le budget démontre également à quel point le gouvernement Charest n’a pas l’intention de changer sa mentalité vis à vis notre dépendance financière envers la péréquation. Le document budgétaire contient une section d’une vingtaine de pages, qui semblent destinées directement à faire taire les critiques qui, comme nous l’avons fait depuis plusieurs mois, se font de plus en plus importantes concernant ce dossier. Michel C. Auger, avec qui j’ai eu une bonne discussion sur ce blogue, voit dans ce budget une manière de nous fermer le clapet. Qu’en est-il vraiment ?

La section sur la péréquation se fonde essentiellement sur trois arguments :

1) Si l’on prend les paiements par nombre d’habitants, le Québec est la province bénéficiaire qui reçoit le moins de péréquation;

2) Les programmes sociaux du Québec sont financés par notre régime fiscal plus élevé;

3) L’exploitation des sables bitumineux tire le dollar canadien à la hausse et cela nuit aux provinces exportatrices comme le Québec. Il est donc normal que la péréquation nous compense.

Regardons ces trois arguments uns par uns.

La péréquation par habitant

Il est vrai que pris par habitant, les paiements de péréquation sont moins importants au Québec que pour les autres provinces pauvres. Comme il y a 7,9 millions d’habitants au Québec, il est normal que le montant total soit plus élevé qu’ailleurs. Le problème avec cet argument est qu’il passe à côté de l’essentiel : pourquoi le Québec est une province pauvre, alors qu’il a toutes les ressources nécessaires pour être une province riche ?

Il est anormal qu’une province qui va bientôt dépasser le cap des 8 millions d’habitants et qui a la superficie la plus importante se compare avec des provinces qui ont moins d’un million d’habitant et qui sont aussi petites que les provinces maritimes. Par ailleurs, quand M. Auger souligne que la péréquation n’est pas un transfert d’argent entre les provinces, mais est plutôt financée à même les contribuables de tout le Canada, il a parfaitement raison. Cependant, je n’achète pas son argument que le Québec paie sa part. Par habitant, le Québec paie 5310$ à ce programme, tandis que les albertains en paient 7490$! Nous devons être autonomes dans nos décisions, mais une province responsable devrait aussi rendre des comptes à ceux qui la financent.

La question du régime fiscal

Alors là, nous avons une belle démonstration de négationisme. Affirmer que nos programmes sociaux plus généreux sont financés par notre régime fiscal plus élevé, c’est nier que nos dépenses excèdent nos revenus depuis maintenant des décennies. Le 8,6 milliards de péréquation que l’on va recevoir cette année correspond à 13% de nos revenus. Sans lui, il serait impossible pour nous de maintenir des garderies à 7$, des frais de scolarité anémiques et un régime d’assurance parental aussi élevé, par exemple.

Pourtant, cela n’empêche pas M. Auger d’affirmer : « Huit milliards, ce n’est certainement pas négligeable dans le budget du Québec, mais ce n’est pas ce qui lui permet de financer de nouveaux programmes sociaux.  « . Pour lui et pour le gouvernement Charest, ces programmes sont financés uniquement par le régime fiscal élevé que nous avons « choisi ». Pour que cet argument soit valable, il faudrait que nos revenus et nos dépenses balancent sans même recevoir un sou de l’extérieur. Cela voudrait dire que nous assumons toutes nos dépenses. Or, les derniers chiffres des comptes publics du Canada indiquent que nous recevons au total 5 milliards de plus du gouvernement fédéral que ce que lui prélève comme revenu chez nous. Et ces chiffres datent de 2007 : depuis ce temps, le fédéral a baissé la TPS à 5% et nous recevons encore plus d’argent de sa part.

Il va donc sans dire qu’une bonne partie de la péréquation nous sert à financer nos programmes sociaux. Par ailleurs, quand M. Auger affirme que nous avons fait « le choix » de payer plus de taxes et d’impôts pour avoir plus de services, encore faudrait-il démontrer que les contribuables aient véritablement fait ce choix. Les derniers sondages indiquent totalement le contraire. Ce « choix » est plutôt le résultat des gouvernements libéralo-péquistes qui prennent le contribuable comme une vache à lait, pour financer des programmes sociaux souvent inéquitables et injustes.

Le dollar canadien

L’argument selon lequel un dollar fort nuit à nos exportations sert bien ceux qui veulent justifier la péréquation. Le document budgétaire nous démontre que la hausse du dollar correspond à la hausse du prix du baril de pétrole et que cela est du à l’exploitation des sables bitumineux. La péréquation serait en quelque sorte une juste compensation pour les difficultés qu’un dollar fort peut nous causer.

Si cet argument semble séduisant au niveau théorique, il devient complètement caduc dans la pratique. En effet, alors que depuis 2002 (moment où le dollar était très faible, 62 cents américains), le dollar canadien a connu une progression fulgurante, cela n’a pas empêché l’économie québécoise de progresser, bien au contraire. Même les exportations ont augmenté de manière significative : elles sont passées de 85 milliards à 95 milliards annuellement.

Le taux de chômage au Québec a connu une baisse considérable, passant de 9.6% en 2002 à 7.2% durant la même période, signe que malgré un huard qui progresse, nous avons créé des centaines de milliers d’emplois.

Comment l’économie du Québec arrive-t-elle à progresser même si notre dollar augmente ? La principale raison est continentale. Même si importer du Canada pour des américains est moins attrayant lorsque le huard est fort, la proximité géographique et la facilité de livraison des biens et matériels fait en sorte qu’il demeure plus avantageux pour eux d’acheter ici.

D’ailleurs, et c’est là que se trouve probablement une des plus grosses contradiction du budget, les prévisions d’exportation du Québec vers les États-Unis sont à la hausse pour les prochaines années (section B du document). Quelques centaines de pages plus loin (section E), on se plaint du dollar fort qui menace nos exportations. Si tel était véritablement le cas, pourquoi donc vos propres prédictions d’exportations sont à la hausse ? Le gouvernement adapte son discours en fonction des arguments qu’il essaie de nous faire avaler. Quand vient le temps de démontrer que le Québec s’est bien sorti de la crise, on prévoit une hausse des exportations. Quand vient le temps de justifier la péréquation, on prévoit une baisse des exportations. Du grand Jean Charest. Et Michel C. Auger s’associe directement à ça.

Pour conclure sur la parité avec le dollar américain, il ne faut pas y voir uniquement des désavantages. Au contraire. Tous les experts s’entendent pour dire que l’équipement canadien n’a pas suivi l’évolution technologique au cours des dernières années. Le taux de productivité des entreprises canadiennes est directement touché. Tous s’entendent également pour déplorer l’acquisition d’entreprises canadiennes par des américains.

Pour une fois, les entrepreneurs canadiens ont une occasion en or d’importer du matériel de performance qui leur permettra de concurrencer les américains et le Japon, de même qu’acquérir des entreprises étrangères. On peut faire le même constat avec le consommateur, pour qui acheter des biens venant des États-Unis n’aura jamais été aussi avantageux qu’actuellement. Sur ce sujet précis, voici trois articles intéressants qui donnent l’autre côté de la médaille sur la parité :

Pierre Duhamel

Hélène Desmarais (cet article a été écrit lors de la première hausse du dollar en 2007)

Sophie Cousineau

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23 réflexions sur “Les négationnistes

  1. Les données de Michel Auger dont vous discutez mênent a la confusion.

    Sur un autre sujet, j’ai toujours pensé que M. Auger était un séparatiste…?…et cela me fait peur lorsque des separatistes on trop d’antenne à cause de la misinformation. J’en suis devnue paranoïaque, car il y en avait ou il y en a encore beaucoup.

  2. @ Guillaume S. Leduc

    Bonjour, concernant « La question du régime fiscal » et « La péréquation par habitant », votre analyse est pas mal bonne.

    Par contre, concernant le dollar canadien, et tout comme Pierre Duhamel, votre analyse est trop partielle et partiale pour être valide.

    J’ai une question pour vous:

    La valeur d’une monnaie à taux variable, reflète quoi exactement d’une économie d’un pays ? Ou encore, quels sont les facteurs qui influencent la valeur de cette monnaie ?

    En répondant à ces questions, nous allons pouvoir voir à quel point ‘votre’ analyse est trop partielle pour être d’une quelconque utilité.

    • La valeur d’une monnaie va varier selon l’offre ou la demande de dollars de cette devise. Cette offre (ou demande) va varier elle-même en fonction de facteurs à la fois internes ou externes (hors de son contrôle, comme le prix du baril de pétrole).

      La hausse actuelle, selon les auteurs du budget, est liée à un facteur externe.

      Je ne veux pas négliger les effets pervers d’un dollar fort, mais je souhaiterais seulement que les gens tiennent compte de ses effets bénéfiques. À ce titre, la pression qu’exercerait un huard fort sur l’économie québécoise ne semble absolument pas se matérialiser. Le budget lui-même prévoit que la hausse des exportations vers les USA sera très forte. Il y a là une contradiction grosse comme le bras.

  3. J’ai trouvé ce tableau issue d’un rapport(nov.2006) du Fraser Institute:

    Comme nous pouvons le constater par rapport à la crise de la dette en Grèce (la dette totale était largement sous-estimée et ce, de quelques CENTAINES de milliards de $), la comptabilité gouvernementale ne tient rarement compte de TOUTES les dettes que le gouvernement endosse.

  4. Puisque vous me faites l’honneur de me citer encore, je crois qu’une réponse s’impose.

    Il est dommage que vous cherchiez de grands motifs idéologiques à une chronique qui ne faisait qu’expliciter des questions techniques sur ce qui est sans doute le programme fédéral qui est sans doute le plus compliqué et le plus méconnu de tous.

    Deux points de clarification :

    1) la péréquation tient compte de la capacité fiscale des provinces et de rien d’autre.
    Le Québec recevrait autant de péréquation s’il coupait dans ses dépenses et ses impôts que s’il les augmentait.
    Le montant reçu en péréquation n’a rien à voir avec les programmes sociaux ou l’absence de programmes sociaux.
    En ce sens, il est exact de dire que c’est le Québec, à partir de ses propres choix fiscaux, qui se paie des programmes comme les CPE ou l’Assurance médicaments.
    On peut aimer ou de pas aimer ces programmes; trouver que le Québec vit au dessus de ses moyens ou pas, mais c’est un autre débat. Le paiement de péréquation serait LE MÊME dans tous les cas.

    2) tous les pays fédéraux ont un système de péréquation, qui est, dans la plupart des cas, plus généreux que celui du Canada.
    L’une des raisons de tous ces programmes de péréquation est le fait que des circonstances économiques dans une région du pays peuvent avoir des conséquences néfastes dans d’autres régions.
    La hausse du dollar canadien fait partie de ces circonstances. On ne peut nier qu’elle a causé des dizaines de milliers de pertes d’emplois dans les secteurs industriels de l’Ontario et du Québec ces dernières années.
    Pas plus qu’on ne peut nier que cela a eu un effet sur les finances publiques de ces deux provinces.
    Encore une fois, c’est une simple question de fait et pas d’idéologie.

    • Bonsoir M. Auger et merci de prendre le temps de réagir à ce texte. Sur vos deux points :

      1) Je ne me souviens pas avoir affirmé que nos paiements de péréquation diminueraient si on abolissait nos programmes sociaux. Ce que je dis, c’est que nous avons le culot de nous payer ce luxe que même les albertains ne se paient pas. La situation serait différente dans un contexte d’équilibre budgétaire. Cela voudrait bel et bien dire que nous assumons ce luxe via notre régime fiscal uniquement. Or, vous savez autant que moi que nos dépenses excèdent nos revenus depuis des lunes.

      Dans un budget équilibré, nous pourrions investir le 8,6 milliards de dollars dans des secteurs de création de la richesse, par exemple dans l’exploitation de nos ressources naturelles, dont seulement 50% sont pris en compte dans le calcul de péréquation. Dans ce cas, la capacité fiscale du Québec serait à la hausse et les paiements de péréquation diminueraient. Cela affecterait notre budget, certes, mais nous rendrait plus autonomes financièrement.

      2) Il est vrai qu’en pourcentage du PIB, le programme de péréquation au Canada figure parmi les moins généreux de toutes les fédérations. La raison est fort simple : un tel programme encourage la dépendance financière et pénalise les provinces les plus productives. Une province comme le Québec, qui a toujours voulu préservé son autonomie, ne devrait pas être parmi celles qui encouragent le maintien de la dépendance financière inter-provinciale.

      Vous savez, M. Auger, m’accuser d’idéologisme dans ce commentaire comme dans ceux que vous aviez émis il y a quelques mois, c’est plutôt bas. Depuis quand est-ce que réclamer plus d’autonomie financière au Québec est faire preuve d’un discours idéologique ? À peu près tous les gouvernements québécois depuis 1867 ont tenu ce discours. Vous aurez compris que le gouvernement actuel ne figure pas parmi ceux-ci. Je me serais par contre attendu de votre part à ce que vous n’emboitiez pas le pas à Jean Charest.

      Au plaisir,

  5. Lorsque j’ai lu le texte de M. Auger,j’ai senti du négatif envers le Canada. Cela me fait grincher les dents.

    Ce que je voudrais savoir de la plume de M. Auger est que si demain les provinces riches ne pouvaient plus donner des milliards au Québec… ou irions nous chercher ces $8.6 milliards manquants pour que nous puissions du moins garder les portes de nos hôpitaux ouvertes. Banqueroute et misère, exodus en masse des fédéralistes, mais… un peuple heureux!

    Je n’ai jamais entendu un journaliste poser cette question d’une importance magistrale à aucuns des leaders séparatistes…c’est quand même important pour ceux qui veulent se separer d’un des meilleurs pays au monde.

    Je suis sure que M. Auger ne pourrait jamais répondre à cette question sans exposé des thèses mennant à la confusion. Il me donne l’impression, d’excuser les abus du gouvernment concernant l’irresponsabilité de ces dépenses inexpliquables… logiquement parlant. Et…que cette générosité existe ailleurs dans d’autres pays…alors « big deal », right…? RDI… fini… pour en avancer une de ces institutions que nous ne pourrions sûrement pas nous payer? Ooooops!

    Ceci est mon opinion sans préjudice.

  6. @Michel C. Auger
     » tous les pays fédéraux ont un système de péréquation, qui est, dans la plupart des cas, plus généreux que celui du Canada. »
    Je demande à M. Auger de produire des tableaux qui indiquent de façon convaincante pour les pays fédérés auxquels il réfère, comment les cantons ou provinces ou divisions administratives de l’état les plus riches démontrent leur « générosité » envers les cantons ou provinces les plus « BS » ou « défavorisés » pour être poli et politiquement correct.

  7. Je crois que M. Auger veut signaler que le Canada n’est pas assez généreux envers la province qui lui rie en pleine face en se payant des garderies à $7 et pleins d’autres luxes…c’est dérangeant.

    J’entend dernièrement que les provinces riches sont en déficit, alors je demande à M. Auger … »est-ce que cela veut dire que la générosité est à la veille de diminuer au prochain tour? La colère qui grogne maintenant va sûrement tourner en révolte si c’est le cas!

  8. « pourquoi le Québec est une province pauvre, alors qu’il a toutes les ressources nécessaires pour être une province riche ? »

    De grâce, ne cherchez pas la solution dans les pages du Quotidien: il se passe rarement une journée sans qu’on nous passe une ligne qui dénonce le fait que le Saguenay-Lac-Saint-Jean n’a pas le contrôle de ses ressources et c’est la raison de tous nos problèmes!

    :D

    M. Du Berger:

    En ce moment je n’ai pas de tableau pour l’Allemagne mais, si je me fie aux sondages où 65% des Bavarois se disent écoeurés de payer, disons qu’il doit en effet être assez généreux.

  9. M. Leduc : je parle d’idéologie quand vous affirmez que la parité des dollars canadien et américain donne une chance aux entreprises de se ré-équiper avec du matériel plus performant.
    C’est vrai dans un livre d’économie. Mais sur le terrain, pour des entreprises qui sortent de la pire récession depuis les années 30 et qui ont dû faire des mises à pied — entre autres à cause de la hausse rapide du dollar canadien — il est assez illusoire de penser que la parité va les aider à acheter de la nouvelle machinerie. On ne peut faire cela quand les coffres sont vides et la reprise aussi fragile.
    L’idéologie, c’est quand on pense que les théories sont plus fortes que ce qui se passe dans la réalité, sur le terrain.
    Allez parler à un chef d’entreprise manufacturière de la hausse du dollar et des effets sur la santé financière de sa société, juste pour voir.

    M. Du Berger : Valeur des programmes de péréquation en pourcentage du PIB. (Données de l’OCDE citées par le budget 2010 du Québec.)

    Japon 4,0%
    Finlande et Autriche 3,8%
    Italie, Suisse et Espagne 3,0%
    Danemark 2,8%
    Suède 2,6%
    Moyenne OCDE 2,3%
    Allemagne 2,0%
    Portugal 1,9%
    Grève 1,2%
    Turquie 1,1%
    Canada 1,0%
    Norvège et Australie 0,5%

    Mme Houde : je ne vois pas en quoi le fait de citer au texte un document budgétaire officiel provenant du gouvernement (fédéraliste!) du Québec ferait de moi un séparatiste, mais enfin…
    Je vous invite à lire l’ensemble de mes chroniques sur le site radio-canada.ca/nouvelles

  10. @M. Auger. Merci pour ces chiffres qui démontrent que la Norvège et l’Australie avec le Canada sont les seuls états fédérés avec une économie florissante capables d’ administrer un programme de péréquation avec lucidité. Ce qu’il faut utiliser pour une comparaison juste entre les différents programmes de péréquation est plutôt le PIB par habitant. Voici les rangs sur 225 occupés par les différents pays que vous citez: Les pays les moins « généreux » en péréquation ont en général l’économie aussi la plus saine!

    Japon (33) 4,0%
    Finlande (30)et Autriche (22)3,8%
    Italie (37), Suisse (17)et Espagne (35) 3,0%
    Danemark (25)2,8%
    Suède (24)2,6%
    Moyenne OCDE 2,3%
    Allemagne (32) 2,0%
    Portugal (52) 1,9%
    Grève (39)1,2%
    Turquie (86)1,1%
    Canada (19)1,0%
    Norvège (6) et Australie (26) 0,5%

    • @Du Berger

      Vive la Canada! Merci pour l’info supplémentaire qui met les statistiques en perspective.

  11. Sauf votre respect M. Du Berger, mais je ne sais pas d’où vous tenez vos chiffres, mais le Japon n’est pas le 33e au plan du PIB per capita (19e selon le FMI), l’Autriche est 8e, etc…

    De toute façon, le classement du PIB per capita est un bien mauvais indicateur de la qualité d’une économie puisqu’il inclut plusieurs pays qui faussent le classement comme les Luxembourg, Qatar, Koweït et autres Iles Jersey du monde. Dans un tel classement, l’Allemagne devient quasiment un pays pauvre, voyons donc!

    Ce n’est pourtant pas à un scientifique comme vous que je vais devoir dire qu’on ne met pas les aberrations dans le calcul de la moyenne. Même aux Olympiques, on enlève la note du juge le plus haut et le plus bas!!!

  12. M. Auger, le classement des pays selon leur PIB per capita est différent selon la source que vous consultez ( International Monetary Fund (2009), World Bank (2008)ou CIA World Factbook. Il est évident que je préfère vivre au Canada plutôt qu’au Liechtenstein, au Qatar ou à Macau, mais je m’acclimaterais facilement à la Norvège, au Luxembourg ou mieux… aux USA qui restent tous en tête dans les trois références. De toute façon, la « générosité » comme vous dites exprimée par le % du PIB versée en péréquation n’est pas indicateur de santé économique pas plus qu’un indice de compassion, elle n’est que proportionnelle au niveau atteint par la doctrine socialiste ou social-démocrate , appelez ça comme vous voudrez, dans ces différents pays fédérés.

  13. Précision, la Norvège n’est pas une fédération.

    La péréquation du Danemark est dirigée vers le Groenland et il s’agit de presque la totalité des revenus de la région qui sont couverts par ces transferts. Les revenus pétroliens vont changer la donne et cela inclut la montée du mouvement indépendantiste.

  14. Moi ce qui pique ma curiosite c’est que le Quebec paye une bonne cincantaine de milliards au federal et recoit 8 milliards en perequation et on fait une fixtion fetichiste sur la dependance au « BS » du Quebec, c’est comme si une personne sur le BS payait 50,000 en impot et recevait un cheque de 8,000. C’est donc important de savoir combien de milliards d’autres transfers, biens et services on recoit du federal, 30 milliards? 70 milliards? Si on recoit 70 milliards ont fait pitie, mais si on recoit 30 milliards on fait pitie pour d’autre raisons.

    • @ deck

      Si cela « pique », je vous conseillerais de « grattez », vous trouverai la vérité.

    • @Deck

      Au total, quand on tient compte de tous les transferts fédéraux et tous l’argent des Québécois envoyé à Ottawa, le Québec reçoit plus de 5 milliards de plus que ce qu’il envoie.

  15. @Guillaume

    Bizarre mais $5 Milliards n’est jamais mentionné avec les médias, c’est la premiere fois que j’entend ces données, maintenant vient la confusion.

    Ce devrait être plus claire partout. J’étais vraiment de l’impression que c’était $8.6 milliards.

    Y at’il un lien ou je pourrais voir l’info.

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