Taxing and spending in Quebec

Par Éric Duhaime,

Voici un article paru dans le National Post aujourd’hui, le 1er avril 2010,

While Ontario made an announcement last week of a spending reduction of 2.6% for the upcoming year and the federal government is targeting an increase of 1.3% in the near future, the Quebec government tabled a budget on Tuesday that increases its spending by 3%, year after year after year.

Quebec already finances its public services by 26% more than Ontario, which involves spending $17.5-billion more, or $2,250 more per Quebecer, compared to our Ontarian neighbours in spite of the fact that Quebec’s wealth is 14% smaller that Ontario’s. And guess who’s going to pay for Jean Charest’s profligacy? You got it. Taxpayers — in Quebec, first and foremost, but also, to a lesser extent, our generous Albertan friends!

Instead of cutting the fat from its bureaucracy, Quebec liberals have chosen to tax each citizen even more. Taxes on gas will go up by an extra cent per litre every year for the next four years, a new $200 a year health tax per person has been created, the provincial sales tax will be hiked by 2%, electricity bills will be increased, all kinds of tariffs on government services as well as university fees are going to go up — the list goes on and on.

In total, we are talking about a tax increase of about $1,200 per year for a family of four.

The message sent by Quebecers was obviously not heard. In a poll released this week, 91% said they were against increases in income taxes, 87% against electricity bill increases, 82% against an increase in gas taxes and 77%against a PST increase.

But « Quebec must collect more tax because of shortcomings in equalization, » one of the budget’s headlines says, even though Quebec received a historic high in transfer payments, mainly from Alberta. According to Quebec liberals, it is not the Quebec government’s decision to offer more public services than anywhere else in Canada that has made it necessary to raise taxes. It is the federal government’s fiscal imbalance and the disparity in the equalization formula that disadvantages Quebec.

This argument comes from a so-called federalist government.

Jean Charest reminds me of a brother-in-law that visits you or his banker to borrow money supposedly to feed his wife and their kids. After crying on your shoulders and squeezing a big cheque out of you, he then turns around to buy a new Camaro, a yacht, a cottage in Tremblant and a brand new house that he obviously cannot afford, all of which — to everyone’s astonishment — he then brags about.

Those who were expecting and hoping for a common sense budget that could have brought Quebec back to Earth — and ended the province’s championing of public debt and high taxes — will need to be more patient. And those who were hoping that Charest would address the collusion and corruption scandals in the construction industry that are tainting his administration also better not hold their breath… though they should probably hold their nose. When he became Premier in 2003, Jean Charest told us that the Quebec government was « obese and tentacular. »

Forget about his fine intentions to fix the problem. This week, Jean Charest chose to keep taxing and spending, making the state fatter and more sprawling, without taking into account the limited means of Quebec taxpayers or the mood of an English Canada fed up with feeding an irresponsible Premier.

Read more: http://www.nationalpost.com/opinion/story.html?id=2751062#ixzz0jqj3Xet0

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14 réflexions sur “Taxing and spending in Quebec

  1. And Jean Charest keep on laughing…(Souvenez-vous comment ses ministres disait qu’il aurait pu devenir humoriste, tellement il était drôle) Three more years to go….

  2. J’ai réfléchi a tout ca aux cours des derniers jours et il m’apparait maintenant évident que rien ne sera jamais fait pour réduire la taille de l’état. Les gouvernement successif ont trop peur du monstre. On va finir comme comme l’Union soviétique ou la Grèce… ou encore l’Argentine.

    Moi, je n’ai plus aucun espoir… pour ce qui est de voter, oubliez ca! Ces gens ne représentent personne sauf leur seule véritable clientèle, les fonctionnaires de l’état, riches, gras et prospères. Nous, on va payer jusqu’à la ruine pendant qu’eux se bourrent la face a nos frais.

  3. La plupart des gens disent que c’est la taxe santé qui est le pire morceau du budget. J’avoue qu’elle est médiocre. Mais pour moi, le pire de ce budget c’est le mensonge sur la réduction des dépenses. « Le gouvernement va trouver 62% de l’argent » a-t-on dit. C’est carrément de la démagogie. Ce 62% est basé sur des prévisions de CROISSANCE des dépenses de 4,8%. Comme si c’était normal que les dépenses croissent autant! Le pire, c’est que plusieurs chroniqueurs ont avalé ça tout rond.

  4. Vous avez raison Guillaume… le pourcentage de 62% a été forgé pour permettre au gouvernement de dire qu’il fait un effort encore plus grand que celui des citoyens. Et dans les faits, quand on lit les détails, ce ne sont pas des coupures comme telles. De véritables coupures permettraient au gouvernement de ne pas avoir à demander plus aux citoyens…

    … mais NON!

    La taxe santé nous sera extorquée et impitoyablement dilapidée dans le ‘pacman’ administratif byzantin du MSSS.

    J’ai remarqué que toutes augmentations de revenus créaient plus de bureaucratie qui, ensuite, créaient des pressions additionnelles pour encore plus de revenus. Les coupures n’arriverons que quand les revenus cesseront… ce qui va se produire quand les citoyens auront été complètement lessivés. Le gouvernement sait exactement combien les citoyens ont en épargne, REER etc… il va TOUT vider.

    C’EST UN CANCER que le gouvernement se surmène a nourrir sans relent.

  5. Je faisais le ménage dans ma bibliothèque ce matin et je suis tombé sur le livre de Gil Courtemanche ‘Douces colères’ (1989) …remarquez la date! Je l’ai feuilleté et suis tombé sur ce passage :

    «Cet État bureaucratique a le syndicalisme bureaucratique qu’il mérite. Ce ne sont pas les enseignants syndiqués qui, seuls, ont créé un État dans l’État, c’est l’État planificateur qui a créé l’État syndical. C’est encore l’État qui a permis les monopoles de facto dont jouissent certaines centrales. C’est l’État, conseillé par Jacques Parizeau, qui a inventé la négociation sectorielle. C’est le gouvernement libéral qui, par décret en 1972, a accordé l’indexation automatique des salaires. Et c’est aujourd’hui un gouvernement libéral qui, comme tous ses prédécesseurs, poursuit la même fuite en avant. On peut bien dénoncer l’appétit de pouvoir qui anime les dirigeants syndicaux, mais cela ne sert à rien si on ne comprend pas qu’il est la contrepartie du viol des pouvoirs locaux commis par ceux qui nous gouvernent depuis 20 ans.»

    … ben… maintenant on peut dire depuis 40 ans… vous avez encore espoir vous?

    Moi, non… mes enfants doivent partir d’ici au plus c______ !

    Gil Courtemanche… prophète…

  6. Elle est bonne! Un québécois qui va s’agenouiller devant les canadiens en écrivant dans le National Post.

    Excellent poisson d’avril, bravo! Je ne savais pas que vous aviez un sens de l’humour aussi bien aiguisé…

    • Le 13 mars à 15h35, vous déclariez que c’était votre dernier commentaire sur ce blogue:

      « Bonjour Renée, mon dernier commentaire sur ce blogue te sera adressé. »

      Remember?

      Il faut croire que c’était un poisson d’avril quelque peu en avance.

      Et pour votre information, Lysiane Gagnon écrit pour le Globe and Mail. Vous vivez sur une autre planète, mon vieux.

  7. @lutopium : pourquoi est-ce qu’on ne partagerait pas les enjeux québécois dans les médias NATIONAUX ? À ce que je sache, le Québec fait partie du Canada.

    Et même s’il s’agissait d’un média régional, disons le Calgary Herald, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas écrire dans ces journaux. Nous avons nous aussi des nouvelles sur ce qui se passe ailleurs au Canada…

  8. Excellent résumé de la situation Éric Duhaime !

    Il faut que le reste du Canada sache que la majorité des Québécois en ont marre des politiciens du Québec socialistes/communistes.

    Certains veulent nous faire croire que c’est ‘nous’ qui avons demandé tous ces programmes/services qui coulent les finances de notre coin du monde.

    C’est faux: il n’y a jamais eu de vote direct (consultation publique).

  9. On parle du Québec dans le même ordre d’idée sur le blog de Mish Shedlock aux É-U. Personnellement, je suis tanné d’être un des cancres de la confédération.

    Un extrait:

    Quebecers have a level of services way above their means. The rest of Canada pays the price.

    Et nous avons le front de s’en vanter!

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