Rigolons un peu

Par Ian Sénéchal,

Rigolons un peu sur le cas de la FTQ-Construction ce matin. Je vous mets un communiqué émis le 26 novembre 2009. Je vous surligne des passages et on en discute plus bas.

Montréal, jeudi 26 novembre 2009 – Contrairement à certaines informations véhiculées, la FTQ-Construction ne s’oppose pas à une enquête publique. La FTQ-Construction appuie et appuiera toutes mesures efficaces qui auraient pour finalité d’assainir l’industrie de la construction et les mœurs politiques incluant une commission d’enquête encadrée par les règles de droit habituelles. Cependant, la FTQ-Construction continue de croire que la meilleure façon de lutter contre la criminalité demeure les enquêtes criminelles. À cet effet, nous nous réjouissons que des enquêteurs du SPVM soient intégrés à l’escouade Marteau et nous estimons que les enquêtes policières en seront bonifiées. Tout comme le président de la Fraternité des policiers, nous croyons que leur expertise et leur connaissance du milieu montréalais seront des atouts importants pour arriver à des résultats rapides et concluants.

De plus, la FTQ-Construction croit fermement que tant que l’industrie de la construction sera caractérisée par la précarité et l’insécurité pour les travailleurs et les travailleuses, il sera extrêmement difficile de lutter contre la criminalité dans l’industrie de la construction. La clé de voûte de la problématique actuelle est le travail au noir. Mettons fin au travail au noir et nous mettrons fin au blanchiment d’argent. D’ailleurs, la FTQ-Construction a déposé des documents en commission parlementaire permettant au gouvernement du Québec d’amorcer une véritable lutte au travail au noir dans l’industrie de la construction. Les solutions pour agir immédiatement sont entre les mains du gouvernement Charest.

En ce qui a trait à une commission d’enquête publique, la FTQ-Construction demeure perplexe à l’égard de l’efficacité réelle d’une telle mesure. La FTQ-Construction réitère que pour qu’une commission d’enquête publique soit véritablement efficace, toutes les règles de droit doivent être appliquées. Contrairement au fiasco de l’enquête publique sur la Gaspésia, la FTQ-Construction demande notamment que toutes les parties puissent faire entendre leurs témoins, puissent avoir le droit de contre-interroger les témoins entendus par une commission, puissent déposer des documents en preuve. Seules ces règles de droit de base sont garantes d’une commission d’enquête à la hauteur de nos critères démocratiques. La FTQ-Construction ne veut pas d’un spectacle médiatique instrumentalisé par des objectifs politiques partisans. À cet égard, Pauline Marois du Parti Québécois, souscrit à certaines appréhensions de la FTQ-Construction et réclame une commission d’enquête publique avec un mandat clair et à laquelle s’appliquent les règles de droit habituelles. La FTQ-Construction veut que toute la lumière soit faite sur les malversations alléguées dans l’industrie de la construction, mais veut surtout que des solutions efficaces soient mises en place rapidement pour mettre fin aux irrégularités liées à l’industrie de la construction.

La FTQ-Construction dénonce depuis 30 ans des crimes perpétrés contre les travailleurs et travailleuses de la construction. La FTQ-Construction exhorte le gouvernement du Québec de légiférer afin de mettre un terme au vol de salaires, au vol des retraites, au vol d’assurances collectives, au vol d’heures assurables en assurance-emploi, au vol de contributions au régime des rentes du Québec, au vol de frais de transport, au vol de la santé, de l’intégrité physique au bénéfice de l’ensemble des travailleurs et travailleuses de la construction.

La FTQ-Construction est la plus importante association syndicale de l’industrie de la construction, représentant plus de 70 000 membres.

Bon, je vous ai souligné 4 passages. Mon préféré est le quatrième. On sait ce que ça vaut la démocratie dans le milieu syndical surtout dans le milieu de la construction. Parlez-en à Rambo. J’ai reçu ce communiqué à la suite d’une discussion sur Twitter avec la FTQ-Construction. Sérieusement, les gens qui s’occupent de la communication de cette organisation ne sont pas sortis du bois. Ils défendent l’indéfendable et ce n’est pas leur compte Twitter qui va tout changer. Cette organisation pue comme c’est pas possible et au bout du compte, le citoyen est mal servi. Faites-là l’enquête publique, qu’on fasse le ménage une fois pour toute. Les règles favorisant la syndicalisation extrême de ce milieu vont finir par mener notre province dans de sales draps.

Changer les règles

Il faut corriger le problème à la base. Il faut enlever l’obligation de se syndiquer dans ce milieu. Il faut que les votes se fassent de façon secrète. Il faut que les donneurs de job soient indépendants (bref, pas le syndicat). Il faut que les autorités de surveillance soient indépendantes. Il faut que cesse la possibilité de déduire ses cotisations syndicales de son salaire imposable. Bref, il faut faire le foutu ménage dans tout ça et oui, ça commence par une commission d’enquête.

Tant et aussi longtemps que les allégations de corruption, de collusion, de trafic d’influence, d’intimidation et de système de ristourne flotteront dans l’air, la réputation de cette organisation sera ternie.

On nous dit que les enquêtes policières sont le meilleur moyen de tout régler. Foutaise. Personne ne parle. Le meilleur moyen de tout régler est la commission d’enquête publique et elle sera efficace. De plus, elle sera démocratique, car elle permettra au peuple d’y voir clair dans cette industrie.

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2 réflexions sur “Rigolons un peu

  1. L’enquête policière n’éclairera jamais le public. Ceux qui seront accusés plaideront coupables et la vérité ne sortira jamais. À leur sortie de prison, s’ils y vont, la FTQ leur donnera une bonne petite job bien payée et pas trop visible pour les récompenser de leur dévouement.

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