Tim Hudak, un conservateur d’avenir

Par Ian Sénéchal,

De jeudi à samedi, j’ai participé à un bel événement du Manning Center à Ottawa. Il s’agissait de la « Manning Networking Conference ». J’aurai l’occasion de vous en parler au cours des prochains jours, cette conférence m’a inspiré quelques billets.

Depuis que j’ai quitté l’ADQ, je me disais que je n’aurai plus la chance d’entendre des discours partisans. Ça peut sembler bizarre pour le commun des mortels, mais je suis un grand fan de ce type de discours. J’aime écouter et entendre un politicien qui souhaite transmettre un message à une assemblée. C’est dans ce type de discours, à mon avis, qu’un militant politique réussit à saisir si le politicien dans lequel il met autant d’efforts en vaut la peine. L’ADQ avait été choyé avec Mario Dumont. Il maniait très bien cet art. Les péquistes étaient choyés dans le temps avec René Lévesque, sans oublier le grand orateur qu’était Pierre Bourgault pour le RIN.

Et bien, j’étais heureux d’apprendre que Tim Hudak, leader du parti conservateur de l’Ontario viendrait nous faire une adresse vers la fin de la conférence. J’avais déjà entendu parler de lui, je me disais donc que j’aurai la chance de le voir en personne.

Dès son entrée dans la salle, on sentait qu’il était promu à un bel avenir. Extrêmement chaleureux, il prenait le temps de serrer la main aux gens tout en reconnaissant les militants de son parti à chaque fois, eux qui étaient dispersés au travers d’une foule de conservateurs canadiens.

Son discours était parfait, de mon point de vue. Aucune ambiguité. Il maniait le discours des valeurs conservatrices avec doigté. Ses images étaient claires, simples et précises. Son ton était adéquat. Si je compare aux nombreux discours de Mario Dumont que j’ai entendu, celui de Hudak était d’une qualité supérieure. De plus, M. Hudak a une personnalité beaucoup plus chaleureuse que bien d’autres leaders conservateurs. L’image qu’il projette n’est pas rigide. Il sourit énormément dans ses discours. Ça peut sembler bien superficielle comme affirmation, mais quand on sait comment les gens prennent leurs décisions politiques, on ne peut pas négliger cet aspect.

Il a pas mal tout ce qu’il faut pour devenir le prochain premier ministre de l’Ontario. Reste à voir comment son histoire se déroulera. Une chose est sûre, je vais le garder à l’oeil.

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3 réflexions sur “Tim Hudak, un conservateur d’avenir

  1. Notre province voisine a un véritable chef de l’opposition officielle qui est prêt à prendre le pouvoir aux prochaines élections. Ce n’est pas le cas à Québec. On a besoin dans la Belle province, d’un leader conservateur charismatique et avec des idées novatrices pour diriger un éventuel mouvement de droite. On a besoin d’une troisième voie au Québec. Est-ce qu’il y a un leader conservateur fort qui se cache à quelque part au Québec? J’espère que la réponse est oui pour le bien de notre société.

  2. tant qu’a avoir un parti provincial qui est présent a Ottawa(Bloc), pourquoi ne pourrait on pas avoir un parti fédéral(Conservateur) qui se présente au provincial? surtout que ce que nous avons au Qc, c’est bonnet blanc et blanc bonnet et malheureusement pour nous le move de M.Deltell aurait du se faire durant course à la chefferie au lieu de récupéré le tout comme on dit « trop peu,trop tard »

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