Vancouver 2010, une réussite canadienne

Par Ian Sénéchal,

C’est la dernière journée des Jeux Olympiques aujourd’hui. Il ne reste que le match de hockey des hommes à être disputé. Je suis extrêmement fier de la performance de nos athlètes canadiens à ces Jeux. On aura terminé la compétition avec 25 médailles, reste à savoir si on ira chercher une 14ième médaille d’or à ces Olympiques, ce qui, je pense, établirait un record.

Organisation

Le Canada aura organisé ces Jeux avec honneur. Ils auront, à mon avis, commis une seule faute majeure. Et non, ce n’est pas le manque de français à la cérémonie d’ouverture. Je laisse ce débat aux chiqueux de guenilles. C’est plutôt la dangerosité élevée de la piste de bobsleigh, luge et skelleton qui fût la plus grande erreur de ces Jeux. Je crois que l’on a découvert les limites que pouvait atteindre ces sports de glisse. Ça aura coûté la vie d’un athlète géorgien. J’espère que ces fédérations surveilleront d’avantage la conception de ces pistes de formule 1 sur glace.

Financement gouvernemental

Éric Duhaime a eut à répondre à une question traitant du financement gouvernemental des athlètes de haut-niveau par le gouvernement canadien vendredi à La Joute. J’ai trouvé cette question intéressante. Faudra-t-il poursuivre ce financement à la fin des Olympiques? Je crains que la réponse soit oui. Par contre, il faudra commencer à le diminuer bientôt. Il faudra que le privé s’implique plus dans le développement de nos athlètes de haut-niveau. De ce côté, je suis persuadé que la révélation des Jeux aura été sans aucun doute B2Dix.

C’est important pour nos jeunes d’être inspirés par les Joanie Rochette, Alexandre Bilodeau et Maëlle Ricker de ce monde. C’est en les voyant qu’ils auront le goût de lâcher leur console de jeux pour faire plus de sports.

Mon coup de coeur

Mon athlète préféré ces Jeux-ci? Clara Hughes. J’ai adoré cette femme. Ce fût un excellent choix d’en faire notre porte-drapeau à la cérémonie d’ouverture. Elle dégage beaucoup. Elle aime son sport. Ça paraît. Elle est tellement déterminée et elle aime la souffrance! Un modèle pour tous nos jeunes canadiens.

 Québec 2030?

Définitivement, la ville de Québec à tout ce qu’il faut pour organiser les Jeux Olympiques. En plus, elle a de la neige. Si jamais je vois ça de mon vivant, je serai le gars le plus heureux du monde. À nous de rêver encore un peu. Il faudra s’habituer à être déçu. On devrait poser notre candidature pour 2022 et 2026, mais je serais surpris que le projet réussisse avant 2030. Le Canada est définitivement un endroit de prédilection pour les Jeux Olympiques.

V Télé

J’espère que cette station de télé aura accompli ses objectifs au cours des dernières semaines. Je suis persuadé que la présentation des Jeux leur permettra de se remettre dans le droit chemin. Le Québec a besoin de cette station généraliste. Il est temps qu’ils commencent à prendre des bonnes décisions. Bien que très coûteuse, je crois que la couverture des Jeux était une bonne décision.

Conclusion

En terminant, je dois dire que j’ai ressenti beaucoup de déceptions et de joies tout au long de ces Jeux. Je n’ai jamais été aussi fier d’être canadien et québécois. J’ai eut un gros « peak » d’émotions quand Alexandre Bilodeau est monté sur le podium. Si seulement je n’aurais pas eut à me taper Jean Charest après chaque médaille québécoise. Quelqu’un sait comment cela à coûté, ces publicités complètement dépersonnalisées? 

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6 réflexions sur “Vancouver 2010, une réussite canadienne

  1. Dans les rues de Vancouver on n’a pas fait de différence entre des québécois et le reste du Canada. Pour eux on est tous des canadiens et ils en sont fiers de chacun quand il monte sur le podium.

    Hier ça chantait leur fierté dans les rues de Vancouver comme le rapportait les journalistes québécois sur place et on criait qu’il ne restait qu’à vaincre les américains au hockey pour devenir le pays ayant remporté le plus de médailles d’or aux olympiques d’hiver. Nous devons être fiers des performances de nos athlètes.

    Oui, il faut maintenir le financement des athlètes de haut niveau mais comme vous le dites, il faut du PPP, pas seulement des $$$ gouvernementales.

  2. Très belle rétrospective. Pour ce qui est du financement, chapeau aux compagnies privées qui ont financé les jeux. Vive B2Dix, vive Coca-Cola, vive McDonald (au grand dam des bien-pensants et de Vincent Marissal qui dénigrait le commanditaire d’Alexandre Bilodeau à l’émission de Bazzo.tv)

    • Faute le faire pareil préférer que l’on mette de l’argent public plutôt que McDonald le fasse à notre place.

      Je vais dire comme toi, chapeau aux compagnies privés qui ont financé nos athlètes, on en veut plus.

    • C’est correct l’argent de McDo et Coke, là n’est pas le point. Le point est d’un tout autre ordre et si on est pas capable de se sortir du paradigme public-privé, on ne pourra jamais débattre d’autre chose.

      C’est un peu comme Molson qui commandite le CH ou encore DuMaurier qui subventionnait à l’époque l’Omnium de tennis au parc Jarry à Montréal. C’est juste bizarre.

      Tout le monde sait que si tu mange 3 fois par jour au McDo et que tu bois 2 litres de Coke, tu ne feras pas un athlète. Que si tu bois une 24 à tous le soirs, tu ne seras pas un joueur de hockey et que si tu fumes un paquet par jour, tu ne joueras pas au tennis.

      Maintenant, si on est « bien-pensant » pour constater une telle réalité, so be it, je m’en fous pas mal.

  3. Entre temps, on apprend qu’Harper garde les subventions de l’argent du public aux athlètes via le programme d’Olympique canadien qui préviendrait soit disant le décrochage scolaire, comme s’il n’y avait que cela qui l’empêchait.

    Non à la culture mais oui aux athlètes, à chacun ses choix mais serait-ce toujours une question de deux poids deux mesures avec les deniers publics?

    Pauvre gang de socialistes de garde-robe ces conservateurs…

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