Faut-il quitter la politique pour attaquer une vache sacrée?

Par Ian Sénéchal,

À l’image de ce qu’il à fait avec les Lucides, Lucien Bouchard vient de lancer un nouveau document dans la mêlée politique. Je vous invite à le lire. Ils ont également créé une page Facebook pour ouvrir les discussions. Je peux vous dire que ça brasse déjà.

Voici donc les liens importants :

Le site principal pour trouver le Pacte sur le financement ainsi que la page Facebook. Une autre page pour signifier son opposition a déjà été créée. Vous serez probablement surpris d’apprendre qu’elle réunis déjà 4 fois plus de membres.

Ça commence à devenir vraiment frustrant de voir autant de gens qui ont eut l’opportunité un jour de changer le Québec profondément, mais qui ne l’ont pas saisie brasser les politiciens actuels (Bouchard, Jérôme-Forget, Audet, Facal). On les aime bien aujourd’hui, mais ils n’ont plus le pouvoir qu’ils ont déjà eu. Au moins, ils mettent la main à la pâte aujourd’hui et utilisent leur nom pour promouvoir des idées qui pourraient être intéressantes pour le Québec.

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14 réflexions sur “Faut-il quitter la politique pour attaquer une vache sacrée?

  1. Il semblerait que même les médias s’ouvrent les yeux. Je vous invite à écouter l’excellent reportage de Philippe Leblanc de radio-canada à l’adresse ci-bas. Oui, c’est frustrant de voir que ceux qui se sont fermés les yeux pendant si longtemps (médias et politiciens) sont aujourd’hui frappés par un éclair de lucidité, mais bon, on va le prendre!

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2010/02/23/002-Financement-universite-pacte.shtml

  2. Eh oui…Guillaume, je suis totalement d’accord, je pointe le doigt vers les médias d’avoir eu peur de dévoiler en profondeur les états des finances du Québec, ils n’ont pas fait leur travail. Je suis enchantée que the can of worms is now open! Finallement! Tout les partis sont coupables d’y avoir participé d’une maniere ou d’une autre à court ou a long terme.

  3. [audio src="http://www.985fm.ca/chmp/audio/audioplayer.php?url=http://mediacorus.corusquebec.com/webcorus/audio/content_Audio/278531.mp3" /]

    Petite montée de lait d’Isabelle Maréchal. J’apprécie sa « lucidité » (elle dénonce le gel des dernières années), mais il y a une contradiction énorme dans son argumentation.

    D’un côté elle dit : il ne faut pas monter les frais trop rapidement, car tous ceux qui ont eu de bas frais de scolarité sont avantagés à comparé à ceux qui font leurs études actuellement ou dans le futur.

    De l’autre côté elle dit : il faut penser aux parents dans tout ça, car c’est eux qui vont assumer les frais de scolarité de leurs enfants.

    Les parents, n’est-ce pas eux qui ont eu des frais peu élevé quand c’était gelé ?

  4. « Pendant le point de presse (lancement du document dont vous parlez dans votre billet), l’ex-recteur de l’Université de Montréal Robert Lacroix a parlé des effets néfastes du sous-financement. Il s’est bien gardé de préciser que 10 des 15 universités ont renoué avec les surplus en 2008-2009. Le tableau n’est pas aussi noir que le prétend le club des ex. Mais il faut bien qu’ils le noircissent, le tableau, pour faire passer leurs idées.

    Et les effets néfastes d’une hausse brutale des droits de scolarité? Même si le groupe Bouchard-Lacroix est prêt à consacrer 30% des sommes recueillies pour bonifier le programme des prêts et bourses, une hausse trop brutale aura probablement un effet négatif sur l’accessibilité.

    Selon le Conseil supérieur de l’éducation, «les problèmes financiers expliquent le quart des abandons, ce qui en fait la raison la plus fréquemment observée dans l’ensemble des motifs évoqués». En 2003, Statistique Canada avait conclu que les jeunes issus de familles à revenu élevé étaient 2,5 fois plus nombreux à l’université.

    M. Bouchard devrait se pencher sur ces chiffres avant de proposer des hausses à gogo. »

    Vous croyez que ce commentaire a été écrit par un gauchiste? Pas du tout. Extrait d’un article publié dans La Presse d’aujourd’hui.

  5. @Isabelle, vous dites: « Excusez-moi mon (ou ma?) cher(e) Lutopium mais Michèle Ouimet a beau écrire dans la Presse, elle ne souscrit pas nécéssairement aux idées de M. Pratte, M. Dubuc ou M. Roy. »

    Et puis? Qu’est-ce que ça enlève à l’argumentaire? Est-ce que les chiffres avancés sont faux? Et êtes-vous en train de me dire que Mme Ouimet est une gauchiste? Le débat ici est de savoir si M. Bouchard et son nouveau groupe de lucides a raison en disant que ces hausses de tarifs n’auront aucun impact sur l’accessibilité aux études supérieures et si seulement ce dégel des frais de scolarité permettra de financer adéquatement les universités québécoises.

  6. @ Lutopium

    Ben là…Danièle Ouimet n’est sûrement pas membre du parti conservateur quand même! Je ne tiens pas à lui attribuer un étiquette « droite » ou « gauche » mais si vous y tenez…Il me semble qu’elle se range un peu plus à gauche que MM. Dubuc, Pratte et Roy, non?

    Mais, comme vous dites, ça n’enlève rien à l’argumentaire. Alors…pourquoi avoir écrit à la fin de votre premier commentaire:

    « Vous croyez que ce commentaire a été écrit par un gauchiste? Pas du tout. Extrait d’un article publié dans La Presse d’aujourd’hui. »

    Se servir du fait que ça provenait de la Presse pour affirmer que ça ne pouvait pas être de la gauche, tout en omettant de nous dire de quelle journaliste il s’agissait: j’ai trouvé ça un brin tendancieux.

    Bon, pour en revenir au débat:

    Quand on évoque que le quart des abandons sont dûs à des problèmes financiers, j’ai un peu de la misère avec ça. C’est la raison officielle que les étudiants donnent mais dans la réalité, qu’en est-il?

    Sûrement que les augmentations auront un impact mais le sous-financement a un impact aussi: la déterioration de la formation. On est à l’heure des choix.

    Mais je suis d’accord avec Mme Ouimet sur le fait que des universités ont fait du gaspillage d’argent éhonté. L’îlot voyageur en est un triste exemple. À chaque fois que je passe par là, j’ai un coup de déprime…

  7. Vous savez la question qui me hante? Si hausser les frais de scolarité est un facteur nuisible à l’accessibilité, comment ça se fait qu’alors que malgré les frais de scolarité les plus bas, les études universitaires sont moins populaires au Québec?

  8. Effectivement, moi aussi je me range aux côtés des arguments de derteilzeitberliner!

    Ça n’a plus de fin l’idée de l’accessibilité. Même si on enlevait les frais de scolarité, ce n’est pas rendre service à la société que de faire croire que tout est gratuit. D’ailleurs ce ne l’est pas puisqu’en fin de compte, les services gratuits ou quasi-gratuits sont financés par l’argent de nos impôts.

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