Dialogue Québec-Alberta

Par Ian Sénéchal,

Voici une lettre de Michel Kelly-Gagnon diffusée dans La Presse le 28 janvier 2010. Il était également en entrevue à Radio-Canada. Son intervention commence à 15 minutes. Il argumente avec Thomas Mulcair. Voici deux extraits de sa lettre :

Aujourd’hui, ce sont les Albertains et leurs sables bitumineux qui sont la cible de cette malencontreuse attitude négative, entretenue au plus haut niveau non seulement par Gilles Duceppe mais par le premier ministre Charest lui-même depuis le sommet de Copenhague. Une attitude qui s’appuie elle aussi sur des mythes et qui ne contribue en rien à la défense des intérêts du Québec.

Par ailleurs, les dirigeants politiques québécois feraient bien de délaisser les déclarations politiques populistes à courte vue car le Québec pourrait bien lui-même devenir un jour un producteur pétrolier non négligeable. La prospection pétrolière dans le Golfe du Saint-Laurent a en effet un potentiel aussi prometteur que sur le plateau continental de Terre-Neuve où se trouve le gisement Hibernia, dans la même formation géologique.

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8 réflexions sur “Dialogue Québec-Alberta

  1. C’est encourageant de voir qu’il y a encore des gens assez lucides pour comprendre que sans l’argent des sables bitumineux, le Québec se retrouverait rapidement dans le pétrin. Excellent article de Michel Kelly-Gagnon, j’espère qu’il se rendra aux oreilles de nos décideurs !

  2. Le Québecois séparatiste n’a aucune idée que le Québec jouit de cet argent des sables provenant de l’Alberta. Si jamais on trouverais une grande quantité d’huile sur le territoire Québecois, et que nous en faisions l’extraction et si le reste du Canada pointerait les conséquences sur l’environement, les séparatistes crieraient « injustice » et pleurnicheraient que ROC fait du Québec bashing! Si on coupait la production des sables de l’Alberta, c’est le Québec qui souffrirait le plus, elle qui recoit 50% de la péréquaiton. Alors Harper fait passer l’économie avant l’environement, pour ne pas sabrer dans tout les bienfaits que les Canadiens sont habitués de recevoir? Est ce qu’il a raison? That is the question…

  3. Pour une fois que nous avons une richesse que l’on partage et qui nous permet de traverser la crise économique mondial mieux que le reste du monde.

    Les sables bitumineux est une réserve aussi importante que celle de l’Arabie Saoudite. Maintenant que nous sommes les arabes du nord pourquoi nous cracherions nous là dessus.

    Les écolos albertains comme l’Institut Pembina et Sierra Clucb sont partie prenantes et sont constamment consultés dans les projets pour diminuer l’impact de l’exploitation des sables bitumineux.

    Je vais faire suivre un communiqué de Shell Canada sur leur projet conjoint.

  4. Voici la lettre d’intention du projet Quest

    http://www.shell.ca/home/content/can-fr/aboutshell/media_centre/features/2009/feature_oct8_quest.html

    Cette lettre a un lien avec celui de celui de Ressources Naturelles Canada qui dit ceci:

    « Cette technologie pourrait permettre d’y capter annuellement jusqu’à 1,1 mégatonne de gaz à effet de serre, soit environ 40 % des émissions. »… »
    Selon le rapport du groupe de travail écoÉnergie Canada–Alberta sur le CSC, la technologie de CSC pourrait permettre au Canada de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de pas moins de 600 millions de tonnes par année d’ici 2050, soit l’équivalent de près des trois quarts des émissions annuelles actuellement produites au Canada. »

    http://www.nrcan-rncan.gc.ca/media/newcom/2009/200998-fra.php

  5. Kelly-Gagnon essaie de se donner de l’importance. Qu’il ait son dialogue constructif avec l’Alberta ou qu’il ne l’ait pas, ne change rien, l’Alberta continuera de payer sa part de péréquation et d’exploiter ses sables bitumineux.

  6. Je n’ai rien contre la péréquation… Je ne suis pas historien mais je crois que l’Alberta n’a pas toujours été riche et qu’elle a largement reçue des autres provinces.
    S’il est vrai que l’Alberta est une réserve incroyable de sable bitumineux, il est malheureusemnt aussi vrai que les technologies utilisées ne sont pas encore optimales du point de vue environnementale et coûtent très cher à extraire. S’il est vrai que le Québec a un potentiel si prometteur, pourquoi ne pas l’exploiter en attendant que la recherche continue en Alberta?

    • Le potentiel du Québec repose principalement dans le gaz naturel.

      Les compagnies qui effectuent la prospection sont très petites (Gastem, Junex, Pétrolia et Questerre). Elles sont toutefois « backées » par des plus grosses (Forest Oil, Talisman, Canbrian?).

      Si vous voulez en savoir plus, je vous suggère une recherche sur « shale gas » et « La formation du l’Utica ».

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