Règlementation et salaire des dirigeants, un bon ménage?

Par Ian Sénéchal,

L’institut économique de Montréal vient de publier une étude portant sur le salaire des dirigeants d’entreprise. Voici d’ailleurs le communiqué diffusé ainsi que des articles parus cette semaine ici, ici et ici.

Vous vous en doutez, L’IEDM s’attaque ainsi à un sujet très contreversé. Généralement, les gauchistes adorent utiliser les écarts de salaire entre dirigeants et employés pour justifier leurs actions. C’est effectivement un moyen simple et imagé d’illustrer leurs récrimminations envers le capitalisme nord-américain. Également, on l’a vu récemment aux États-Unis, quand l’état accorde une aide substancielle afin de sauver de grandes entreprises, il n’est pas long que le sujet de la règlmentation des salaires des dirigeants revient à l’avant-scène. C’est pour cela que cette étude est intéressante.

Voici quelques citations clées de l’étude. Je vous invite réellement à la lire. Écrite dans un langage simple, mais précis, vous aimerez voir la question du salaire des dirigeants d’entreprise sous un angle différent :

Ceux qui dénoncent la rémunération des chefs d’entreprise semblent souvent plus soucieux d’offrir une critique morale du capitalisme plutôt que des arguments rationnels à propose de l’efficacité écnomique.

Le principal problème ne serait pas que les dirigeants prennent trop de risque, mais qu’ils n’en prennent pas suffisamment afin de garder leur emploi.

Plusieurs études indiquent un lien entre la rémunération des dirigeants d’entreprise et les résultats obtenus, conformément aux intérêts des actionnaires.

Selon moi, le gouvernement devrait se tenir loin de cette règlementation. Comme le démontre l’étude, la concurrence est très bien établie dans le milieu des salaires des dirigeants. C’est aux actionnaires de déterminer cette rémunération et de suivre de plus près les compagnies dans lesquelles ils investissent, qu’ils soient petits ou institutionnels.

 

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2 réflexions sur “Règlementation et salaire des dirigeants, un bon ménage?

    • Il faut effectivement que les actionnaires surveillent de très près les gestionnaires, principalement lorsque ces derniers ont le pouvoir de s’octroyer des options.

      Par contre, il faut comprendre que l’octroi d’options est nécessaire afin d’obtenir une rémunération qui favorise la performance, c’est-à-dire, la rémunération incitative.

      Je ne pense pas que les actionnaires profiteraient réellement que leur gestionnaire ne soit rémunéré qu’avec un salaire fixe et pré-déterminé.

      On le voit dans le domaine public (où les primes au rendement font bien souvent plus partie de la rémunération fixe que de la rémunération incitative), il est difficile d’obtenir une performance adéquate du gestionnaire en fonction de la demande des contribuables.

      La rémunération incitative demeure nécessaire via les options, mais les actionnaires ont une responsabilité de surveillance qu’ils doivent exercer.

      Les actionnaires institutionnels s’impliquent de plus en plus au sein des entreprises qu’ils possèdent et c’est une excellente chose.

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