RQAP : Un luxe que le Québec peut se permettre?

Par Ian Sénéchal,

On apprenait récemment que le régime d’assurance parentale (RQAP) était une fois de plus au bord du gouffre financier. M. Bonnardel de l’ADQ y est alors allé d’une sortie pour demander au gouvernement de rendre le régime moins généreux, ce qui a dû faire réagir certains adéquistes.

D’ailleurs, une personne que je connais bien, m’a demandé mon opinion sur le sujet via la page Facebook de notre blogue. Elle était curieuse d’obtenir mon avis puisqu’elle savait que j’étais présentement prestataire de ce régime gouvernemental. Et oui, je suis un papa moderne qui est resté au foyer pendant les premiers mois de la vie de son bambin. C’est un choix que je referais sans aucun doute quoique je commence à avoir hâte de retourner à mon emploi, ce qui se fera dans quelques semaines.

Ce sujet est sensible aux adéquistes principalement puisque les propositions de la politique familiale faites par le parti expliquent une partie des succès électoraux passés. En effet, les jeunes familles représentent un terrain de jeu intéressant pour le parti d’un point de vue électoral. Je considère que le 100$ par semaine proposé par l’équipe Dumont à l’époque était probablement une des mesures des plus populaires.

Mais est-ce que cette étiquette de « Parti de la famille » doit venir brouiller leur jugement quand vient le temps d’analyser les finances publiques et que l’heure des choix a sonné. Il ne le faudrait pas. C’est pourquoi je suis en accord avec la sortie de M. Bonnardel.

Je considère que le régime est trop généreux. Dans mon cas, par exemple, j’ai eu droit à 75% de mon salaire brut pendant 28 semaines (3 semaines de paternité et 25 semaines de parental). Considérant que j’ai énormément diminué mes activités de loisir avec la venue du petit (les 5@7 de la job par exemple), que je n’ai plus besoin de me faire de lunchs ou d’aller au restaurant pour mes dîners, que je ne dépense plus d’essence pour aller travailler, que mon automobile ne s’use pratiquement plus et surtout, que je ne paie plus le stationnement à mon travail, je suis forcé d’avouer que je suis pas très loin du « Break-even point », même avec seulement 75% de mes revenus.

Pourtant, suis-je devenu inapte? Non. J’avais énormément de temps libre, ce qui me permettait de « parfaire ma personne » (désolé, je n’ai pas trouvé d’expression adéquate). J’ai lu beaucoup, j’ai refait mon sous-sol, j’ai fait beaucoup de politique, j’ai amélioré mon anglais énormément grâce à la télé (c’est même pas des farces) et, bien sûr, j’ai monté le présent blogue pour mon plus grand plaisir. Je ne considère pas avoir perdu mon temps durant le congé. Je n’ai peut-être pas amélioré mes compétences actuarielles, mais j’ai peaufiné mon expérience de vie! Une autre personne aurait pu profiter de ses temps libres pour générer quelques revenus ou encore poursuivre ou compléter une formation dans le but d’améliorer ses conditions salariales à son retour de congé.

J’entends quelques personnes dirent que la venu du bébé amène également des dépenses, donc ma théorie du « break-even point » ne tient pas. Et bien, malheureusement, quand on retourne sur le marché du travail, ces dépenses restent (couches, nourriture, linge…) Ça fait partie du choix de devenir parent. C’est pourquoi je n’en tiens pas compte dans l’analyse.

Je suis conscient que le Québec vit des problèmes démographiques. Par contre, je ne suis pas encore convaincu que le régime d’assurance parental réussit vraiment à faire augmenter suffisamment le taux de natalité par rapport à ce qu’il coûte. Les finances du Québec sont au rouge sang présentement. Il faudra faire des choix. Il faudra couper dans les dépenses. Peut-on encore se permettre une politique familiale aussi généreuse? Ce n’est pas comme si le succès de cette politique était démontré bien que plusieurs commentateurs sensationnalistes parlent de mini baby-boom.

Certains diront, les familles sont déjà saignées par le gouvernement, c’est normal qu’ils en reçoivent un peu eux aussi. Bien que ces gens marquent un point, je leur poserais la question suivante. Pourquoi ne pas moins taxer les familles dans ce cas? C’est vrai. Au lieu d’envoyer les précieux dollars durement gagnés au gouvernement pour qu’il nous en retourne qu’une fraction (ahhh! la bureaucratie), pourquoi ne pas tout simplement les garder?

En effet, est-il possible que si les couples avaient plus de marge de manoeuvre en les libérant un peu de leur lourd fardeau fiscal, ils pensent peut-être à faire un peu plus d’enfants en moyenne?

Il est important d’avoir un régime d’assurance parental. Mais est-il si important qu’il soit si généreux? 75% du revenu, ne serait-ce pas un peu exagéré? Pourquoi, au Québec, a-t-on si besoin d’un régime supérieur au régime canadien s’il n’influence pas tant que ça le taux de natalité.

Est-il possible pour les adéquistes de toujours vouloir s’identifier comme le parti de la famille s’il demande au gouvernement de diminuer les prestations du régime. Je pense que oui!

Je suis persuadé que le meilleur moyen de sauver les familles du Québec passe d’abord et avant tout par un assainissement des finances publiques. Pour réussir cela, il faudra faire des choix!

 

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27 réflexions sur “RQAP : Un luxe que le Québec peut se permettre?

  1. Il faudrait revoir toute la politique gouvernementale de la petite enfance. Ce n’est pas seulement le RQAP le problème, c’est aussi les CPE et toutes les autres déductions fiscales pour les enfants.

    C’est une question de choix qui revient aux parents alors je suggère de remettre tout cet argent dans les poches des contribuables qui seront à même de faire de meilleurs choix que le gouvernemaman!

    Une initiative pouvant être favorisée est de permettre aux services financiers de mettre sur place des Régime d’épargne pour futurs parents qui leurs permetterait de choisir le salaire et la longueur du congé qu’ils voudront.

    • Vous marquez un point quand vous dites que toute la politique est à revoir. Les frais de garderie ont tout simplement explosés depuis que les CPE ont été offerts à la CSN sur un plateau d’argent.

      Vous en marquez un autre en parlant de la prévisibilité du congé. Les parents peuvent mettre quelques sous de côté, ce qu’un chômeur ne peut pas faire.

      Par contre, je ne vois pas l’intérêt de jeter le régime aux poubelles. Je le garderais, je le remetterais tous simplement comme avant (régime d’assurance-emploi) ou légèrement bonifié afin de ramener une rentabilité.

      • Tout « régime » d’assurance mis sur pied par le gouvernement du Québec finit toujours par être remettre le fardeau fiscal du programme sur la partie de la population qui n’en bénéficie pas. L’exemple le plus flagrant est le régime d’assurance médicament gratuit pour les assistés sociaux et les personnes âgées. Avec le RQAP, ce sont clairement les employeurs qui écopent!

        Je suis né en 1983 lorsqu’il n’y avait pas de régime du genre. Ma mère, alors syndiquée, avait choisi de prendre un congé différé et de vivre pendant 4 ans à 75% de son salaire. Ce que je veux dire, c’est que j’ai l’impression qu’on a pas pris le temps d’évaluer toutes les possibilités avant d’instaurer un tel programme.

  2. Excellent texte. Si j’avais accès aux chiffres du gouvernement comme l’a le Comité consultatif sur l’économie et les finances publiques, je ferais évaluer ce que coûtent 1) les allocations familiales 2) la prestations aux familles 3) les garderies à contribution réduite 4) les déductions pour frais de garderie 5) le congé parental. Je pense que ça doit être assez fantastique comme somme. Je refondrais tout ça en ayant comme objectif de libérer le plus possible les employeurs de cette nouvelle taxe sur la masse salariale et je redistribuerais ce qui reste sous la forme de prestations directes à TOUTES les familles!

    • On a une très généreuse politque familiale au Québec. Mais pourquoi?

      1) Attirer les familles canadiennes à s’établir au Québec?

      2) Augmenter le taux de natalité?

      Hmmm, bien que généreuse, a-t-elle remplie les attentes? Le comité pourrait en effet se pencher là-dessus.

  3. Ton point sur le fardeau fiscal est très bon Ian, mais n’oublie pas que 75% d’un très bon salaire, c’est vivable.

    Mais 75% de revenu de travailleur autonome ou 75% d’un revenu moyen, c’est plus rushant.

    Et pour le nombre de semaines, ce n’est pas évident d’envoyer son enfant à la garderie à l’âge de 8 mois (après 28 semaines)… Quand c’est le choix des parents, ça se vit bien, mais quand c’est par obligation de faire rentrer de l’argent, c’est moins évident.

    Et ça, c’est quand il y a une place pour l’enfant en garderie…

    Ceux qui décident de prendre le plus long congé ont 70% de leur salaire au début et 55% par la suite… vraiment pas évident!

    Je suis d’accord avec Jonathan pour ce qui est de revoir l’ensemble de la politique.

    Ce qui a fait la popularité de la proposition du 100$ par semaine, c’est la liberté de choix que ça redonnait aux parents…

    • Je ne vois pas pourquoi le congé parental devrait donner plus aux parents qu’aux chômeurs et aux autres parents canadiens. Surtout, quand tu as 9 mois minimum pour te préparer à la venue du petit et que tu peux t’en mettre un peu de côté.

      Surtout que les chômeurs eux, ils ne voient généralement pas leur perte d’emploi venir et ne sont pas sûrs de s’en retrouver un avec les mêmes conditions.

      La seule raison que je voix, c’est que l’on veut augmenter le taux de natalité. Or, après quelques années, on ne voit pas d’augmentation suffisamment signifiante pour justifier le poids de ce régime « d’assurance » sur les finances publiques.

      Désolé Catherine, je sais pertinemment que ma situation personnelle n’est pas celle de tous les parents. Mais aujourd’hui, il faut se rendre compte que nous devons couper dans nos programmes sociaux. Évidemment, il n’y a pas seulement que le RQAP qui doit y passer.

      Encore une fois, il est injustifié que l’aide parentale soit plus élevée que l’assurance-emploi.

  4. Il est surtout toujours injustifié que les autres paient pour mes choix de vie individuels et mes projets personnels sans leur consentement.

  5. @ Mathieu C’est le Québec au complet qui a un problème démographique, avoir des enfants n’est pas seulement un choix de vie individuel.

    Ça serait quoi Ian une « augmentation suffisamment signifiante » (sic) qui justifierait de conserver le programme tel qu’il est en ce moment? Je n’ai pas les chiffres exactes, mais je sais qu’on est en train de vivre un mini babyboom et que le nouveau régime n’y est pas étranger.

    Je suis désolée de ne pas être d’accord avec toi, mais une société qui a un problème démographique comme le nôtre ne peut pas se permettre d’être cheap dans son programme d’assurance parentale. Les conséquences sur notre pérénité à long terme seraient trop importantes.

    Il y a beaucoup d’autres endroits à amincir avant de s’attaquer à ce régime.

    • Je te réfère à cet article que j’ai écrit au mois d’avril. (https://lesanalystes.wordpress.com/2009/12/05/ancien-texte-cdj-taux-de-fecondite/)

      J’ai beaucoup de problème avec l’expression mini bay-boom. C’est vraiment exagéré. Il y a une hausse des naissances certes, mais rien d’extraordinaire. Et le lien de causalité avec le RQAP est encore loin d’être démontré.

      Les USA, par exemple, ont un taux de natalité supérieur au nôtre et pourtant, on sait tous qu’ils n’ont pas notre régime.

      Mon point Catherine, est qu’il serait plus efficace de moins taxer les couples en offrant moins de programmes sociaux, dont entre autres, le RQAP plus généreux que l’assurance chômage. Les couples seraient mieux servis ainsi et auraient plus de facilité à dégager de la marge de manoeuvre pour faire des enfants.

      Je n’ai pas de problèmes à donner une aide directe aux couples moins nantis. J’ai un problème avec un régime mur à mur trop généreux. Je pense que les québécois étaient bien servis avec l’ancien régime qui est présentement en vigueur partout ailleurs au Canada.

      • Je comprends ton point Ian, mais tu dis cela dans un mode idéal où il y aurait une réelle volonté de changer les choses…

        Quand tu tiens des propos comme ceux-là, qui sont rapportés un peu partout, tu donnes raison à ceux qui veulent sauter sur l’occasion pour sauver un peu de fonds public sur le dos des nouveaux parents.

        Eric Duhaime parle souvent dans les médias et écrit aussi sur ce blogue. Alors ton blogue va être de plus en plus visité et ton titre accrocheur ne fait pas de nuance et laisse penser que tu couperais le RQAP point final.

        Tu entres dans une zone risquée, où tes propos vont être souvent interprétés. Je t’encourage à être prudent!

  6. J’aime votre point Jonathan. Il est vrai que toutes les options n’ont pas été étudiées avant de lancer le RQAP. La façon de faire utiliser par votre mère est décidemment un bel exemple de responsabilité individuelle et de prévoyance.

  7. @Catherine,

    Une des raisons qui justifie la création de mon blogue est justement le fait que je souhaite que mes propos soient interpretés.

    Il est beaucoup plus facile de structurer sa pensée en la confrontant à celle des autres. Comme je ne fais plus de politique militante, le meilleur moyen de « polir » mes réflexions est de les diffuser.

    Également, comme tu le dis, certaines personnes mal intentionnées pourraient mettre des paroles dans ma bouche avec le titre que j’ai utilisé. Mais entre parler une langue de bois et dire les choses comme je les vois, je choisirai toujours la deuxième option.

    Également, je ne dirai jamais que je ne ferai pas d’erreurs sur le blogue. Je te réfère à ce billet par exemple (https://lesanalystes.wordpress.com/2009/12/10/pierre-foglia-et-lecologie/). Je me suis fait prendre comme un amateur. Par contre, je l’assume entièrement.

    PS: Je suis parfaitement capable de virvre avec les critiques. Les points que tu amènes sont d’ailleurs excellents et je t’encourage à toujours exprimé ton désaccord face aux textes que tu aimeras moins!!!

  8. Petite réflexion, j’avais dédié à M. Charest, je n’ai pas eu de réponse …

    Avant de créer un programme social –démocrate louable, il faudrait au moins avoir la décence dans connaître le coût.

    Questions tout à fait légitime, mais pour un politicien Québécois c’est secondaire, ce qui l’intéresse c’est le nombre de votes qu’il peut gagner, le financement on verra après.

    Comme l’État n’avait pas les moyens d’assumer le coût de son programme social-démocrate, elle a dit pas de problème je vais taxer.

    Pour tous ceux qui travaillent oups! une autre cotisation additionnelle, avez-vous eu le droit d’en discuter, c’est quant même vous qui crée la richesse, pas besoin l’état travaille pour la collectivité il sait, même s’il ne connaît pas les coûts réels, par contre il sait combien de votes qu’il gagnera, s’il instaure ce nouveau programme social démocrate.

    Donc, à tous nos sujets travailleurs, le gouvernement a décidé pour vous de soutirer 40% des coûts des congés parentaux sur votre talon de paie, en assumant votre pleine collaboration.

    Mais qui absorbe les autres 60 %, pas de problème nos politiciens ont décidé que c’était l’employeur.

    Serait-ce que l’employeur est une compagnie d’assurance. Pas grave nos politiciens décidèrent pour le bien-être de la cie, qu’il devait payer les congés parentaux, donc ajoutons une prime additionnelle au coût de la masse salariale des employeurs.
    Examinons certains constats :
    • Le coût du régime en 2008 est de 1,590 milliards.
    • Ce régime a commencé en 2006, permettant aux parents qui viennent d’avoir un ou plusieurs enfants de rester à la maison jusqu’à 50 semaines en touchant entre 70 et 75 % de leur salaire.
    • Les dernières données rendues publiques par l’Institut de la statistique du Québec en 2008, le Québec a compté 87 600 naissances
    • Ces données révèlent une augmentation de 15 % des naissances par rapport à janvier 2005, pour environ 13,000 enfants.
    Donc M. Charest, j’ai quelque question puisque c’est vous qui avez entériné ce programme ?

    Donc si je comprends bien, nous avons dilapidé 1.6 milliard de richesses collectives en 2008, pour faire 13,000 enfants de plus, ce qui revient à peu près à 120,000 dollars par bébé, vos bébés sont-ils en or ?

    Pourriez-vous ventiler entre ceux qui ont pris ces congés parentaux, entre le public et le privé. Je doute fort que dans le privé on puisse partir 50 semaines pour avoir un enfant. Évidemment dans le public permanence et conciliation famille est de mise, pas grave c’est le secteur privé qui paye.

    Saviez-vous juste à la SQ, ils ont des problèmes de gestion de personnel, 13 600 jours d’absence en 2007 pour congé parental et bien sur du temps supplémentaire pour compenser. Rappelons qu’en 2005, à eux seuls, les patrouilleurs de la SQ ont effectué un million d’heures supplémentaires, pour un total estimé à 50 millions de dollars.

    Saviez-vous que le coût de la masse salariale au Québec pour un employeur est le plus élevées que dans le reste du Canada après on se demande pourquoi il n’y a plus d’investissement privé au Québec, demandez au président de SNC/Lavallin, il en coûte 25 % plus chers pour le même emploi au Québec que dans le reste du Canada

    Saviez-vous que la dette publique actuellement est de 214 milliards, au rythme que ça va on risque d’être à 300 milliards, quant nos enfants vont être en âge de travailler

    Avant de dilapidé 1.6 milliard de richesses chaque année. Faites donc votre travail gérer donc comme un bon père de famille, réduisez donc la dette a quoi sert de faire 13,000 enfants additionnels, si on leur donne un cimetière de dette, évidemment nos politiciens, pense pas plus loin que 4 ans, le reste est une éternité.

  9. Il y a plusieurs années de ça, l’ex-premier ministre Parizeau disait, en parlant des cotisations à de nouveaux programmes, de nouvelles taxes, etc:

    (Je le cite de mémoire et de façon très approximative)

    « Pour faire accepter une nouvelle ponction du revenu, il faut tout simplement commencer par imposer le principe d’une nouvelle taxe, aussi minime soit-elle. Cela peut être très très bas comme montant, même quelques sous… et ce, même si nous savons que cela ne sera pas suffisant pour payer le nouveau programme. Nous pourrons, une fois le programme instauré, augmenter ce montant sans arrêt ».

    ***

    Et qui se souvient des déclarations concernant les coûts entourant le programme ‘néo-marxiste’ de l’assurance médicaments du Québec ?

    Qui se souvient du montant -de départ- qui était perçu -de force- à tous les contribuables qui ne VOULAIENT pas s’assurer ?

    En tout cas, je dois dire que j’en ai marre du Québec, du Canada, des États-soviétiques-Unis et de l’occident en général…

    PLUS CAPABLE !

    Si ça continue comme ça, le Venezuela de Chavez va finir par être plus à droite que l’Occident…

    ***

    Et voici quelques faits et chiffres sur la Suède, le pays qui sert d’inspiration au ‘modèle néo-marxiste’ du Québec:

    La politique familiale québécoise ‘copie’ la politique familiale Suédoise.

    Certains croient que les nouvelles mesures québécoises aident à faire remonter le taux de natalité. Possible.

    Analysons un peu quelques données suédoises.

    Années / Indice synthétique de fécondité

    1987 1,838

    1988 1,961

    1989 2,017

    1990 2,137

    1991 2,117

    1992 2,090

    1993 1,997

    1994 1,890

    1995 1,738

    1996 1,606

    1997 1,520

    En 1988 la Suède a décidé de faire un effort considérable en faveur des familles. Le but n’était pas d’encourager la natalité (notion qui n’est pas « politiquement correcte » chez eux) mais

    . de permettre l’épanouissement des enfants.

    . de faciliter la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle en accordant d’importants congés aux parents.

    Pour cela, la Suède a accordé de substantielles allocations aux familles. Le budget de la politique familiale est ainsi passé de 19 milliards de couronnes à 45 milliards.

    L’indice synthétique de fécondité est alors monté de 1,6 à 2,4 enfant par femme en l’espace de 2 ans. Depuis ce taux est fortement redescendu à 1,7.

    Source:
    Vue générale de la politique familiale Suédoise

    par Mme E. SULLEROT

    UNION DES FAMILLES EN EUROPE

    ***

    « L’exemple de la Suède met en garde contre les illusions. Ce pays a mis en place des mesures lourdes en faveur de la famille, dont un congé parental de deux ans, la multiplication des crèches et diverses allocations. Le résultat est consternant: un taux de fécondité de 1,54 enfant par femme, contre 1,5 en Suisse. Quant au taux de chômage, il donne aussi à réfléchir: 5% en Suède, contre 1,7% dans notre pays. C’est une invitation à la prudence. Mais elle ne dispense pas de rechercher l’optimum. »

    Raymond Gremaud/ 22 septembre 2001

    http://www.lagruyere.ch

    ***

    «Il y a une limite à ce que des politiques familiales peuvent accomplir, écrit ce mois-ci la chroniqueuse Katha Pollitt dans un essai sur la natalité publié dans le magazine The Nation. Même en Suède, le pays qui a fait le plus pour aider les mères à concilier le travail et la famille, le taux de natalité n’est que de 1,3 enfant.»

    http://www.cyberpresse.ca/article/20070429/CPMONDE/704290475/0/CPACTUALITES

  10. Correection:

    « Qui se souvient du montant -de départ- qui était perçu -de force- à tous les contribuables qui NE voulaient PAS s’assurer ? »

  11. Je suis réelement impressionné par la qualité des commentaires. J’adore lire toutes ses stats et tous ces points de vue peu importe de quel côté ils se trouvent. Lâchez pas.

  12. p.s.

    Savez-vous pourquoi le taux de natalité connait un ‘boom’ et ensuite un ‘crash’… lorsque des politiques ‘néo-marxistes’ sont instaurées?

    Parce que les parents qui planifiaient avoir des enfants d’ici quelques années, accélèrent leur ‘projet familial’… c’est tout !

    ***

    A mon humble avis, la meilleure façon de redonner le goût aux Québécois de faire des enfants…

    C’est;

    1) Des familles ‘libres’… idéologiquement parlant(i.e. pas sous l’emprise de dogmatiques socio-constructivistes, qu’ils soient péquistes ou libéraux);

    2) Des familles PAS TROP LOURDEMENT IMPOSÉES;

    et

    3) La présence de lois vraiment ÉGALITAIRES:

    Comme pour tous les autres ‘grands’ paradigmes de notre époque siiii évoluée et siiii rationnelle, je crois bien que l’égalité juridique entre l’homme et la femme, sujet de tant de fierté ici, est en fait un -autre- mythe colportée par certaines élites médiatiques/politiques…

    Qui va parler de toutes ces lois qui dégradent les relations égalitaires entre les hommes et les femmes? Les lois – inégalitaires – n’ont-elles pas un impact sous-estimé sur nous tous et sur la qualité de nos relations ou le désir (ou la peur!) de rentrer en relation?

    ***

    Voici quelques améliorations à apporter pour atteindre une véritable égalité entre les hommes et les femmes du Québec (est-ce qu’il y a une seule femme ou homme équilibré qui serait réellement contre ceci?)

    – Faire ‘tomber’ les protocoles d’interventions sexistes en matière de violence conjugale + abus sexuel et ce, pour que la présomption d’innocence retrouve sa juste place dans notre société soi-disant démocratique ! Que les lois en matière criminelle soient appliquées, point à la ligne !(ce qui n’était PAS le cas lorsque ces politiques sexistes furent conçues en 1986!) ;

    – Que le système d’injustice cesse de nommer les accusés et taire le nom des accusateurs avant qu’une la cause soit jugée et ce, pour préserver la réputation des personnes accusées et pour qu’encore une fois, la présomption d’innocence retrouve sa juste place en notre société soi-disant démocratique ! ;

    – Que les ministères de la sécurité publique / de la justice / et de la santé cessent de parler de ‘victimes’ / ‘agresseurs’ dans leurs statistiques lorsqu’en en réalité ce sont que des présumé/es victimes/agresseurs et ce, pour que la présomption d’innocence retrouve sa juste place en notre société soi-disant démocratique ! ;

    – Que la loi C-311 -Loi modifiant le Code criminel (remboursement des dépens dans le cas d’un pardon ou fausse allégation/erreur judiciaire)- soit appliquée. Le projet de loi vise à faire en sorte que lorsqu’il y a une erreur judiciaire, l’indemnité soit versée à 100 p. 100 à la victime de l’erreur, et que les frais d’avocat soient déboursés par le gouverneur en conseil.

    – Que le procureur général envoie une directive claire à tous ses procureurs et ce, pour les forcer à appliquer “l’obligation légale de divulguer toute information pertinente qu’elle possède” (sic). (Ce qui n’est PAS toujours le cas en ce moment!)

    -Qu’une présomption sur la garde partagée devienne loi -sauf en bas d’abus prouvé (pour que cesse beaucoup de lutte$ inutiles en cour et pour que les enfants aient accès à leurs 2 parents).

    – Que le procureur général/ministère de la sécurité publique envoient une directive claire à tous les corps policiers pour qu’ils fassent respecter les jugements de garde / droits de visite (ce qui n’est PAS le cas en ce moment !);

    – Que les lois sexistes sur la discrimination ‘négative’ soient abrogées, comme le prévoit les conventions de l’ONU;

    – Que le procureur général applique les lois lorsqu’il y a fausse allégation de violence conjugale/abus sexuel (ce qui n’est PAS le cas en ce moment!);

    – Que soit annulée la loi sur la partage du patrimoine familial de 1989 (et donc que le Québec permette le libre choix en cette matière, comme c’est le cas dans les 9 autres provinces canadiennes);

    – Passer une loi pour faire cesser la présomption de paternité et l’obligation alimentaire pour l’homme, qui s’applique, après seulement 1 an de cohabitation avec une femme ayant des enfants! ;

    – Abroger la loi québécoise sur la reconnaissance de la paternité de 2003. Cette loi est injuste et unique au monde! Selon cette loi incroyablement inégalitaire, les femmes ont 30 ans pour poursuivre un père en reconnaissance de paternité Et l’homme lui a seulement 1 an de délai, s’il veut que sa paternité soit reconnue ! ;

    – Faire une réforme des pensions alimentaires pour aider les pères pauvres + enfants de ces pères. Donc copier la réforme de l’Australie et monter le seuil de revenu à partir duquel ces pères (dans 95% des cas) payent une pension, de 10 000$/an à 25 000$/an. Cela va inciter plusieurs mères (la majorité des cas!) à NE PAS demander la garde unique… car elles vont perdre l’avantage en $ et les pères pauvres pourront plus facilement se payer un logement pour accueillir leurs enfants et ce, dans le cadre d’une garde partagée.

    -La Suisse procède en respect des Droits de l’Homme !!! Les pères bénéficient de la garantie d’un revenu insaisissable de +- 900 € ainsi que le montant de leurs loyers pour leurs logements et aussi le montant de leurs assurance maladie / invalidité. Tout le reste de leurs revenus sont saisis en cas de non payement ou bien de retards, ou encore de difficultés à payer les pensions alimentaires. Ces hommes, en cas de faillites de leurs mariages (ou de leur couple), peuvent vivre d’une manière décente… Ce qui n’est pas le cas au Québec où les pères de familles sont -trop souvent- broyés par la machine juridique.

    -Lorsqu’un couple marié se divorce, il faudrait passer une loi qui abroge les pensions ‘à vie’ pour les ex-conjointes, (donc maximum 2 ans de pension et ce, uniquement pour les femmes qui ne travaillent pas ou qui gagnent moins de 25 000$/an !)

    – Changer la loi sur les pensions alimentaires pour enfant, pour que les pères (dans 95% des cas), ne soient pas obligés de se payer un avocat lorsqu’ils doivent demander d’ajuster la pension dans les cas où ils tombent malades/invalides et/ou en chômage ou lorsque leurs enfants adultes cessent de fréquenter l’école. Marc Bellemare (ministre de la justice sous Charest), avait essayé de passer cette réforme en 2003, mais le lobby des avocats (i.e. barreau) et des groupes communautaires féministes s’y sont opposés avec succès !

    • Le point 3 est probablement hors-sujet, mais bon, je comprends où vous voulez en venir.

      Je vous avourai que le domaine juridique est un domaine duquel je me tiens très loin (peu importe le droit en question).

      Je n’y connais absolument rien et je ne ressens pas un réel désir d’essayer de comprendre quelque chose.

      Bien que vos points semblent intéressants, je ne me sens pas capable de me prononcer d’une manière crédible. D’autres personnes que moi seraient probablement en mesure de mieux juger.

      Bonne soirée.

      • Selon moi, si le sujet c’est: « l’ADQ, est-ce LE parti de la famille? » ou encore: « comment utiliser l’état pour augmenter la natalité », alors, tout ce que l’état fait de positif/négatif et qui affecte ce taux de natalité, devrait être étudié…

        En passant, le Québec détient aussi un autre record mondial (avec la Suède):

        Le taux de familles ‘monos’ et le taux de personnes vivants seules…
        (en tout cas, si nous ne sommes plus les ‘premiers’, nous sommes dans les ‘poles position’)

        Donc ?

        ;-)

        ***

        Vous dites encore:

        « Bien que vos points semblent intéressants, je ne me sens pas capable de me prononcer d’une manière crédible. D’autres personnes que moi seraient probablement en mesure de mieux juger. »

        Euh, est-ce que l’avis d’un avocat ferait votre affaire ?
        ;-)

  13. @ Ian qui écrit:

    ‘Je suis réelement impressionné par la qualité des commentaires. J’adore lire toutes ses stats et tous ces points de vue peu importe de quel côté ils se trouvent. Lâchez pas.’

    MOI aussi, moi A-U-S-S-I ! :-)

    Je fais des recherches sur tant de sujets et ce, depuis des années et des années… et j’avais vraiment l’impression de crier dans le désert. Plus maintenant. La quantité de personnes et sites/blogues qui arrivent aux mêmes conclusions, est vraiment encourageant…

    En tout cas, encore selon mon humble avis, les faits sont toujours UNIQUES. Pour trouver LA réalité, suffit de chercher et de chercher encore… de se poser des questions, et encore des questions, etc.

  14. Désolé Sébas, mais vous êtes hors-sujet. C’est pourquoi j’ai supprimé votre dernier post.

    Vous venez de me rapeller pourquoi il serait temps que j’écrive une politique claire sur le traitement des commentaires.

    Vos commentaires seront dorénavant modérés, et ce, pour une certaine période de temps. Un email vous a été envoyé afin d’expliquer plus en détail cette décision.

    Merci de votre compréhension.

  15. Pingback: Bulletin des @nalystes : Janvier 2010 « Les analystes

  16. « ce qui me permettait de « parfaire ma personne »  »

    Je crois que la societe beneficié du point de vue qualitatif du temps libre que vous avez obtenu. Combien de gens pourrait ameliore la qualite de vie, si ils avait une pause de pousse crayon, tape clavier ou de pousse manivelle?
    WordPress est une valeur ajoute pour la planete, gratuis, et comme d’autres logiciels Open Source a ete concu grace a la collaboration de benevoles, en fonction de leur aptitutes et de leur interets. Au lieu de depenser des millions pour une informatisation des donnees de patients qui n’offre aucun resultats, on pourrait s’inspirer du Brezil et lancer un chantier Open Source, et comme pour WordPress ou phpBB un grand nombre de volontaires pourrait faire progresser le projet par interet personel (et non par soucit de s’en mettre plein les poches)

    De mon cote je crois que le RQAP atteind mieux les imperatifs demographique, que les milliards qui stagnent dans des abris fiscaux, ou que les millions qu’on lance dans les projets en patronage public prive qui n’avancent pas, ou les milliards payer en trop par colusion et corruption, ou que le buget alloué au lieutenant-gouverneur qui fait une fou de lui avec des medailles a son efigie, ou que les millions consacres en bonus, et les milliers de $ pour des fin de semaine de ressourcement de gestionnaire dans des SPA, les milliards qu’on paye en medicament plus que l’Ontario ou que si on avait un PharmaQuebec, etc, etc, etc

    On a les moyens, il faut s’assurer, en general, de mettre l’argent dans les services sans corruption, abus, et conflit d’interet. Charest ne ferait jamais un developement Open Source qui coute presque rien au contribuables puisqu’il peut nous faire payer la totale pour ces amis, l’apat du gain et le conflit d’interet ne fait pas seulement nous faire payer plus de facon abusive pour une solution X, mais les solutions Y et Z qui coutent moins ou rien ne sont meme pas sur la table au depart.

    Et si on veut faire le menage , il faut pas juste dire « c’est platte il faut pas faire ca » et mettre un exemple en prison pour ce donne l’impression que l’on a fait quelque chose, il faut changer les regles du jeu, le systeme, la dynamique.

    Idealement il faudrait des mesures de transparence plus forte, un code d’etiques(commissaire independant sinon ca sert a rien) et des lois anti-corruption et anti-conflit-dinteret tres severes et avec des dents, ainsi qu’une loi de protection de delateurs beton et audacieuse. Si un de NOS employe(dans le public) denonce une crosse de la part d’un superieurs egalement NOS employes, il ne devrait cerainement PAS etre mis a la porte ou harceler, mais plutot recevoir une medaille. Plusieurs agences federales savait que des gens, pere mere enfants, mourraientt du Cancer a cause d’une fuite de produit cancerigene, et pas un chat a sonne l’alarme pour pas perdre sa job, c’est criminel, et rien n’est fait pour regler la situation.

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