Réflexions sur le combat Charest-Harper

Par Ian Sénéchal,

C’est l’article d’André Pratte qui m’a donnée le goût d’écrire ce petit billet avant les fêtes. J’ai également trouvé l’attitude de M. Charest pitoyable envers M. Harper lors du récent sommet de Copenhague. Tout d’abord, il faut se le tenir pour dit, M. Charest ne casse pas du sucre sur le dos de M. Harper pour la Cause avec un grand C environnementale.

Il le fait simplement pour se mettre de côté un peu de capital politique avant les fêtes et pour, une fois de plus, faire diversion par rapport à son refus de tenir une enquête publique sur la construction. Ce que je trouve désolant là-dedans, c’est que les médias embarquent dans le jeu.

Est-ce que vous saviez que l’influence du Québec à Copenhague était inexistante, alors que le Canada est à la table des négociations. Contrairement à ce que plusieurs auraient pu croire, suite aux nombreux reportages rapportant les périples de M. Charest, le Québec n’était pas à la table des négociations. Donc, peu importe ce que dit le Premier Ministre du Québec, ça ne l’engage à rien, ce qui n’est pas le cas de M. Harper.

Ce dernier doit vivre avec une multitude de contraintes ou « trade-offs » si vous préférez lorsque vient le temps d’aborder les questions climatiques. L’impact économique des sables bitumineux au pays est bien réel et surtout non-négligeable. Sans oublier que nous aussi au Québec, nous en profitons, via la péréquation.

Est-ce que le Québec doit vivre avec de telles contraintes lorsqu’il parle sur la scène internationale. Non, évidemment. Est-ce que le Québec a réellement fait des efforts pour devenir un « leader écologique »? Non évidemment. Notre situation géographique est tout simplement avantageuse. Bien que le Québec ne soit pas un grand émetteur de GES par rapport aux autres provinces, ce pourrait-il qu’il soit quand même un pollueur et un gaspilleur de ressources? Je pense bien que oui. Donc, est-on vraiment un « leader écologique »? Faudrait peut-être pas s’en tenir simplement aux GES pour analyser la situation.

Bref, je suis toujours bien étonné de voir comment il est facile pour les politiciens de monter des grands bateaux aux gens. On nous fait croire ici à tout un duel, alors qu’en réalité, tout ça n’est qu’une simple diversion.

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13 réflexions sur “Réflexions sur le combat Charest-Harper

  1. Et ça, c’est sans compter la vaste campagne promotionnelle « Québec vers Coppenhague » (http://quebecverscopenhague.gouv.qc.ca/fr/) que le gouvernement a mis en place dès septembre. Je veux même pas savoir combien ça a coûté aux contribuables juste pour voir et entendre sans cesse à la radio, à la télé, dans les journaux et sur le Web que le Québec est tellement bon et avant-gardiste en matière environnementale.

  2. Si on trouvait du pétrole en dessous de l’île d’Anticosti, est ce que les Québecois seraient aussi favorable envers Kyoto, Copenhague et la campagne contre les sables bitumineux?

    • Plusieurs découvertes ont déjà été faites au Québec, surtout de gaz naturel.

      Si tu veux plus d’informations, regarde les compagnies suivantes :

      Gastem, Junex, Questerre, Pétrolia…

      J’ai hâte de voir ce qui va arriver dans le futur avec tout ça et surtout, si on a réellement un potentiel gazier intéressant.

  3. Charest montre toute sa mesure depuis qu’il a la majorité en chambre. On a pas fini! Le pire est que le P.Q. n’a rien a offrir de mieux. Les deux partis sont interchangeables. Tout ce que l’on aura d’eux, c’est plus d’étatisme.

  4. Charest est allé gaspiller l’argent des contribuables et faire copain-copain avec le faux frère d’Équiterre. Il n’avait rien à faire là tout comme tous les autres premiers ministres provinciaux.
    En plus de gaspiller notre argent, il a généré du CO2 inutile. Mais ça, les réchaufistes n’en parlerons pas.

  5. à Gilles Laplante

    J’aime beaucoup l’expression « faux frère d’Équiterre » que vous utilisez, sans doute, pour désigner l’emmerdeur à Guilbeault, assurément l’un des personnages les plus déplaisants surgis du mouvement écologiste…

    Guilbeault est pratiquement devenu le vrai ministre de l’environnement du Québec. Ou devrais-je dire son « pontife » ? Ce qui démontre assez bien le niveau de déliquescence du gouvernement Charest. Au moins Harper va chercher des conseils chez des gens sérieux, des gars de « bizness » . Pas chez les écoliers de Greenpeace et d’Équiterre qui ont la prétention de transformer la société en bergerie…

    P.S. J’ai bien failli écrire « Greenpitre » et « Équiterne », mais c’était vraiment trop facile…

  6. M. Charest est tres arrogant lorsqu’il crache sur Harper (Canada). Il pense qu’en prenant ce chemin,qu’il attirera des separatistes…. non… pas de cette maniere…en effet cette attitude desobligante envers Harper (Canada) ne fait qu’enrager les federalistes et n’attire aucun separatiste, en effet, ils les encouragent davantage en chialant et en disant des choses comme « je ne m’agenouillerai pas devant Ottawa ». Mauvaise strategie de petit pape! Il n’avait pas d’affaire a Coppenhague. On ne lave pas son linge sale en public surtout pas a l’international.

  7. Le pire dans tout ça c’est qu’Harper lui a donné en avril 2007, 350 millions pour améliorer l’environnement.

    Qu’a t’il fait avec, de la propagande et une usine d’éthanol de 200 milliomns dans la vallé du Richelieu qui n’est pas en opération.

    Il fait aussi de larges dons aux causes de Steven Guilbault d’Équiterre et entretient la gang d’alarmistes en leur faisant géréer des campagnes de conditionnement de l’opinion publique comme Défi-Climat.

    Ainsi la maison du éveloppement durable semblable au Centre de l’Environnement à Québec est un refuge pour tous les OSBL accrochés aux subventions et programmes gouvernementaux en environnement.

    Naturellement Guilbault prĉhe pour recueillir des aumônes pour son temple vert. Voici les cadeaux reçus du gouvernement Charest:

    D’abord l’Hydro a fourni un terrain au centre ville de Montréal dont la valeur imposable au rôle de la ville au moment du don était de 1,3 million. Ils ont signé un bail emphythétique de 1$ sur 50 ans.
    http://blog.amigoexpress.com/?m=200606

    En 2008, l’emplacement de la Maison du développement durable a été grandement bonifié par l’annonce de la Ville de Montréal et des gouvernements du Québec et du Canada, qui ont confirmé des investissements de 120 millions de dollars pour faire du quadrilatère autour de la Place des Arts une plaque tournante des arts et de la culture en Amérique. Des parcs y seront aménagés, dont le Parc Hydro-Québec, adjacent à la Maison.
    http://equiterre.info/site/rapportannuel/fr/mdd
    On veut y construire un édifice de 7 étages et déjà la Ministre Gaïa Beauchamps a fait sa part avec une subvention de 7 millions.
    http://www.mddep.gouv.qc.ca/infuseur/communique.asp?no=1221
    Ce qui a entrainé des dons de 250,000$ de Bell et de 750,000$ de Rona, etc… On fait même une campagne de souscription publique pour payer cash la maison des verts.

    Oui tout ce beau monde crient après Harper, ils veullent d’autres $$$ vertes même si Charest a déjà une taxe sur le carbone de 0,02$ le litre, il en veux plus encore… Il oublie les milliards de la péréquation dont une bonne partie vient des sables bitumineux. Pour une fois que nous sommes les arbes de l’Amériquem faudrait lâcher la proie pour l’ombre…

    Si on enlevait les taxes sur un litre d’essence, le prix à la pompe diminuerait de moitié. Ah ces méchants pollueurs…

    • Wow, c’est un commentaire bien documenté ça. Définitivement, l’industrie verte engrange maintenant des millions (milliards?) en fonds publics. Une bonne raison de continuer d’être alarmiste.

  8. Wow… M. Trudel vous etes super bien documente, vous devriez etre journaliste. J’aime bien M. Pratte, c’est reconfortant de lire quelque’un qui voir les choses claires et n’a pas peur de le dire. Ecrivez vous au Forum de La Presse quelques fois? Je vous encourage de le faire.

  9. Et la….encore un autre combat Charest-Harper….M. Charest apparait comme un bébé gaté, jamais satisfait, chialant tout le temps….tres annoying!

    D’un document obtenu par La Presse…

    Jusqu’ici, le gouvernement fédéral a versé huit paiements totalisant 525 millions de dollars à Québec en guise de compensation pour les dommages subis durant la crise du verglas en 1998. Le Québec affirme avoir droit à une autre somme de 421 millions de dollars, notamment pour les dommages subis par Hydro-Québec.

    Mais Ottawa a décidé de clore définitivement ce dossier en novembre dernier après avoir passé à nouveau au peigne fin en 2008 les dernières factures soumises par Québec.

    ET si on avait été separé du Canada on aurait reçu quoi! Vive le Canada! A la prochaine chicane!

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