Les fleurs à l’ADQ, le pot au sous-ministre

Bien que je ne fasse plus parti de l’ADQ, je trouve important de souligner le travail qui a été accompli par l’équipe restreinte de recherche parlementaire dans le dossier de la corruption. L’article suivant est le résultat d’un effort évident à vouloir faire la lumière sur les allégations de corruption au Québec. J’ai bien aimé la citation à la fin de l’article provenant du sous-ministre :

« L’attribution des contrats relève de l’appareil administratif et non du politique », conclut le sous-ministre Boivin.

Disons que depuis que j’ai vu le sous-ministre des Finances corriger le discours du ministre des Finances en personne lors du colloque organisé par le CIRANO récemment, ce genre d’affirmations me fait bien sourire. L’administratif est au service du politique bien plus que tente de nous faire croire le sous-ministre. C’est à se demander parfois pourquoi on leur offre une si belle sécurité d’emploi. Cette sécurité d’emploi a été implantée dans le passé justement pour éviter de politiser la fonction administrative du gouvernement. Est-ce que cela a fonctionné, je ne pense pas du moins, pas pour les niveaux supérieurs de gestion étatique. Les cadres dirigeants de la fonction administrative font tout simplement un tas de contorsions pour se plier aux exigences de leur ministre et ils osent se dire indépendants du pouvoir politique. Je vous le dis, c’est d’un ridicule des plus total.

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