Rétro : Taux de fécondité

Voici un autre texte qui fût publié sur le blogue de la CDJ. Celui-ci aborde le sujet de la démographie. À la fin du texte, je parle de mon futur enfant. Et bien, celui-ci a aujourd’hui 4 mois, il est en parfaite santé et il représente la meilleure décision que moi et ma femme avons prise dans notre vie.

Selon l’Institut de la statistique du Québec, le taux de fécondité des Québécoises serait en hausse. Il aurait atteint le niveau de 1.74 enfants par femme en 2008. Déjà, plusieurs journalistes et éditorialistes utilisent l’expression mini baby-boom pour décrire ce phénomène. Je dois dire que l’on n’a plus peur du sensationnalisme au Québec. Franchement dire que nous sommes dans un baby-boom, aussi mini soit-il, relève de la fiction. Nous sommes encore très loin du taux de renouvellement naturel de la population fixé à 2.1 enfants par femme.

Le PLQ verra dans cette augmentation de 4% (de 1.68 a 1.74) un signe que son programme de congé parentaux est un vif succès. On n’a d’ailleurs pas fini d’en entendre parler. Certes il y a eut augmentation, mais est-ce que l’augmentation est strictement attribuable aux nouveaux congés parentaux. Permettez-moi d’en douter. Pour ma part, je crois que nous assistons à un phénomène de société particulier. En effet, les couples de la génération X (1959-1981) ont retardés énormément l’arrivée de leur premier enfant. Il faut dire que ces couples ont été passablement traumatisés par les années 80 d’un point de vue économique et que le rôle de la femme dans la société fût totalement redéfinie. Ils seront donc, en moyenne, parents pour la première fois plus tard que leurs propres parents.

Ce phénomène est moins visible chez la génération Y qui a connu des années de croissance économique fulgurante durant leur jeunesse. C’est d’ailleurs ce qui explique en partie le fait que les naissances sont en hausse dans le groupe des 24-28 ans pour la première fois depuis 1990. Les jeunes couples auront donc leurs enfants plus rapidement que la génération précédente.

La conséquence évidente de ces deux phénomènes est que nous observons présentement deux cohortes de couples mettre au monde leur premier ou deuxième enfant. C’est ce qui explique en grande partie l’augmentation du taux de fécondité. À mon humble avis, nous n’observerons pas, dans le futur, le retour des familles de 8 à 10 enfants comme les surutilisateurs de l’enflure verbale voudraient bien nous le faire croire. En effet, 81% des nouveaux-nés de 2008 étaient soit le premier ou le deuxième enfant de leur famille.

Les libéraux devront encore attendre une hausse plus importante du taux de fécondité avant que je leur lève mon chapeau. La société québécoise vient d’effectuer certainement un pas dans la bonne direction, mais il ne faudrait pas crier victoire trop vite, nos problèmes démographiques sont encore très loin d’être règlés.

De mon côté, je suis présentement en train de faire ma part en attendant patiemment la venue de mon premier enfant. À l’âge de 24 ans, disons que je tente de prouver la théorie que j’avance.

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6 réflexions sur “Rétro : Taux de fécondité

  1. La Terre ne pourra pas supporter les 9 milliards d’humains prévus pour 2050 et les pays qui s’en sortiront le mieux seront ceux qui ne seront pas trop peuplés par rapport à leur superficie: le Canada sera de ceux-là…

    • Et bien, avez-vous une étude pour vous appuyer là-dessus. J’aimerais la lire. Sinon, ça me semble être une affirmation gratuite et hors-sujet!

      Si votre scénario catastrophe se produit, je pense bien que l’immigration au Canada va augmenter fortement, puisqu’il y a beaucoup de place disponible.

  2. C’est de la propagande.

    La terre est entièrement capable de supporter 9 milliards. Le problème n’est pas l’agriculture, mais les structures poiltiques et les conflits qui menacent les populations.

    Ça fait depuis 50 ans que l’alarme est sonné. On est à 7 milliards, pis on est amplement capable de supporter la population humaine entière. La faim n’est pas causée par la surpopulation, mais la météo, la politique et la mauvaise distribution des resources.

    • Je te dirais également que les mesures protectionnistes des pays occidentaux sur leurs produits de l’agriculture aide à maintenir les pays en voie de développement dans la misère. Bon commentaire Suzanne.

  3. Suzanne et Ian: vous avez entièrement raison, il y a de la place en masse sur la Terre et oui, les mesures protectionnistes ne serve qu’à maintenir riches les riches et à maintenir pauvres les pauvres. Vraiment malheureux…

    Mais ce qui est le plus malheureux, c’est effectivement cette propagande environnementaliste qui n’a pour but que d’accuser les humains d’être des humains et de nous convaincre que pour sauver la planète il ne faut pas avoir d’enfants…

    Très bon article!!

  4. Pingback: RQAP : Un luxe que le Québec peut se permettre? « Les analystes

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